Le stylo courait, salissait



COLLECTION COEUR DOUBLE

Le stylo courait, salissait

No 29

PRÉAMBULE

Le titre est issu d’une activité d’écriture automatique réalisée en classe par les élèves qui m’ont fait l’honneur de plonger avec moi dans le cours Littérature et imaginaire à la session d’hiver 2002. La métaphore témoigne de l’esprit qui a présidé à cette publication réalisée dans le plus bel enthousiasme. Oui, l’encre a coulé dans ce cours qu’on a voulu ludique et un brin festif. Comme l’eau vive, les stylos se sont élancés sur les pages données en pâture à l’imaginaire créatif, salissant au passage la blancheur proprette de la feuille, éclaboussant ça et là les contraintes d’écriture, les barbouillant joyeusement d’un humour libérateur.

Ce petit livre sans prétention est avant tout un hommage au plaisir d’écrire, mais il se veut aussi un clin d’œil complice à ce délirant pataphysicien que fut Raymond Queneau. Ce sont en effet ses Exercices de style qui ont inspiré les plumes légères et allègres des auteurs de ce recueil. Les pastiches qui le composent sont regroupés en deux sections. La première propose de nouvelles variations aux quatre-vingt-dix-neuf déjà réalisées par Queneau dans ses fameux Exercices. La seconde regroupe des créations conçues à partir du canevas de L’Écume des jours de Boris Vian et de l’Étranger d’Albert Camus. Comme autant de surprises, quelques jeux d’écriture sont en outre dispersés ici et là dans le recueil.

J’aimerais rendre hommage aux auteurs, à vous toutes et tous qui avez accepté de jouer le jeu et, selon la formule de Baudelaire, de vous enivrer un peu des mots en vous ouvrant à leurs plaisirs.

Anne Bérubé



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