Latineries



COLLECTION COEUR DOUBLE

Latineries

No 33

PRÉAMBULE

Latinerie [latineri] n.f. – 2003 ; de latin
© Chose curieuse ou personnage singulier repérés dans le Quartier latin qui incite des étudiants du cégep du Vieux Montréal à la création littéraire.

Ce mot, inventé par un groupe d’étudiants inscrits dans le cours « Littérature et culture contemporaines », est né d’une expérience artistique ayant débuté par l’étude de deux
œuvres : Les Glaneurs et la glaneuse et Chronique de la dérive douce. Dans son film, Agnès Varda présente des personnages fascinants qui glanent toutes sortes de choses, de la nourriture comme des objets. La cinéaste, quant à elle, s’amuse à glaner des images. Pour sa part, le narrateur du roman de Dany Laferrière parcourt les rues de Montréal en observant ce qui l’entoure. Cela le conduira à choisir le métier d’écrivain.
Ce sont ces démarches artistiques et intellectuelles qui ont inspiré un projet qui, au départ, s’intitulait « Chroniques de quartier ». Les étudiants ont d’abord participé au concours de photographie Le Quartier latin et ses environs. Après avoir imaginé un concept artistique, ils sont partis, armés de leur caméra jetable, et ont parcouru les rues du Quartier latin afin de croquer des images de toutes sortes.

Certaines de ces images les ont marqués plus particulièrement et sont devenues sujets de création littéraire : un banc de parc, un parco-mètre, une cabine téléphonique, un coin de rue, un itinérant, un homme moustachu, une fumeuse pollueuse, et j’en passe. Ce sont ces curiosités qui sont devenues des latineries.

Je vous invite donc à découvrir les latineries de ces étudiants. J’en profite pour les remercier chaleureusement de l’intérêt dont ils ont fait preuve tout au long de cette session, de leur énergie et de leur créativité.

Nathaly Ledoux



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