PRÉAMBULE
Les ateliers
BD ont pratiquement toujours existé. Certains sont même
devenus légendaires ! Hugo Pratt donna des cours en Argentine,
Breccia influença plusieurs générations d'auteurs
sud-américains et Jigé enseigna son art aux plus
grands noms de la bande dessinée franco-belge.
Dans tous
les pays, à toutes les époques, les ateliers BD
répondaient à un besoin vital ! Celui qu'avaient
les auteurs de montrer leur travail et de rencontrer leurs pairs.
Nous pourrions énumérer pendant vingt pages les
formidables avantages que procure à un auteur la fréquentation
d'un atelier BD. Mais nous n'avons hélas qu'une page !
Cette dernière
session qui vient de s'achever a passé à la vitesse
de l'éclair. La date de tombée est arrivée
si vite que les dessinateurs et les dessinatrices ont parfois
eu l'impression qu'ils n'auraient pas le temps de terminer leurs
histoires. La pression fait partie du métier, en fait,
elle est presque nécessaire. Elle a bien servi nos auteurs,
il me semble. Vous noterez l'étonnant progrès qu'ont
fait certains habitués de l'atelier ! C'est stimulant de
voir s'affirmer des talents. Ça prouve que l'atelier a
un impact, une influence et un rôle à jouer.
Ici, au cégep
du Vieux Montréal, nous avons la chance d'avoir un magazine
pour publier nos BD. Car la publication est une partie essentielle
du processus créatif ! N'oublions pas que pour les étudiants
et les étudiantes, la parution dans Vestibulles de leurs
bandes, constitue très souvent leur toute première
publication ! C'est une étape mémorable dans le
parcours d'un auteur, tous les bédéistes vous le
diront ! Sans Vestibulles, les dessinateurs et les dessinatrices
auraient beau terminer leurs planches, l'absence de publication
leur laisserait une impression d'inachevé. Vestibulles
concrétise et donne une réalité physique
aux uvres qui naissent dans l'atelier.
Sur ces mots
d'optimisme, j'arrête immédiatement mon verbiage
chers lecteurs et lectrices pour vous laisser découvrir
cette nouvelle cuvée.
Grégoire
Bouchard