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Activités et services aux étudiants

Capsules 13 à 24

« Accueillir » et les mots semblables
On hésite souvent quand on écrit les mots « écueil », « accueil », « recueillir », « accueillir » et les mots semblables, parce qu’on ne sait pas vraiment où mettre le « e » : immédiatement après le « c » ou après le « u » ? Dans tous les cas, en français, quand un « e » suit immédiatement un « c » on a toujours le son « s », et non le son « k ». Pour s’en rappeler, on fait tout simplement le parallèle avec des mots qui ont le même son, comme « que » ou « quel », où le « q » est toujours suivi d’un « u ». Et on fait la transposition…

Avec ce moyen mnémotechnique, on n’hésitera plus et on ne fera plus l’erreur!

Celle-ci est tout simplement codée O1 dans la grille de correction.

Capsule numéro 14

« […] le plus possible, le moins possible… »
Lorsqu’un mot peut être utilisé comme un adjectif ou comme un adverbe, il peut être difficile de savoir s’il s’accorde ou non. Que dire alors d’un mot qui serait, occasionnellement, un adjectif invariable ? C’est justement le cas de « possible » !

Lorsque « possible » est « placé après un nom ou un adjectif pluriel accompagné d’un superlatif, l’adjectif est invariable. » (1) — Je pose le moins de questions possible. (Julien Green, Moïra). — Faites le moins d’erreurs possible (c’est-à-dire, « qu’il sera possible de faire », l’adjectif invariable « possible » se rapportant au pronom impersonnel « il », sous-entendu.).

Par ailleurs, quand « possible » est placé immédiatement après « le plus », « le moins », etc., il est évidemment invariable. — Faire le moins possible de dépenses.

Enfin, « possible » est un adjectif variable quand il se rapporte à un nom; alors, il s’accorde comme tout adjectif… variable ! — Il faut gagner tous les points possibles.

Il faut donc simplement se souvenir que lorsque « possible » est précédé de « le plus », « le moins », « le mieux », « le meilleur », « le pire », cet adjectif est toujours invariable.

Cette erreur est codée A1 dans la grille de correction.

(1) Multidictionnaire des difficultés de la langue française.

Capsule numéro 15

L’abréviation « etc. » suivie de points de suspension ?
L’abréviation « etc. » vient d’une expression composée de deux mots latins, « et » et « cætera », qui signifie « et les autres choses »; le mot latin « cetera », ou « cætera », est un accusatif pluriel neutre pris adverbialement qui a le sens de quant au reste, du reste.

Connaissant désormais le sens de ces mots, on comprendra aisément qu’il est erroné de faire suivre l’abréviation « etc. » de points de suspension, puisque ceux-ci viendraient redoubler en quelque sorte l’information, créant une redondance parfaitement inutile. Les points de suspension, au nombre de trois, n’ont d’ailleurs pas du tout le sens de « etc. »; ils « indiquent [plutôt] que l’expression de la pensée reste incomplète pour quelque raison d’ordre affectif ou autre (réticence, convenance, émotion, brusque repartie de l’interlocuteur, etc.); parfois ils marquent une pause destinée à mettre en valeur le caractère de ce qu’on ajoute. » (1)

Pour être utilisée correctement, l’abréviation « etc. » doit donc être précédée d’une virgule, suivre une liste d’au moins deux éléments énumérés et ne pas être suivie de points de suspension. Par ex. : « Cette élève a apporté avec elle, en classe, ses cahiers d’exercice, son guide méthodologique, son Parce que, etc. »

N.B. : le point qui termine le « etc. » sert également, s’il y a lieu, de point final à la phrase.

Cette erreur est codée P1 dans la grille de correction.
(1) Grevisse, Maurice, Le Bon Usage, no 1066.

Capsule numéro 16

Quand écrit-on « quant » ?
« Quand », avec un « d », est un adverbe ou une conjonction qui exprime généralement une relation temporelle de concordance ou de simultanéité. Quand je lis un roman, je suis aux oiseaux… On le confond facilement avec le « quant » de la locution prépositive « quant à », à cause de la prononciation [kãt] qu’il prend lorsqu’il est placé devant une voyelle. — Quand [kãt] un enfant joue, il est seul au monde.

Pour éviter l’erreur, on n’a qu’à se souvenir que si « quant » est suivi de « à » ou de « au », il fait alors partie de la locution prépositive « quant à » ou « quant au », et il prend un « t » au lieu d’un « d » ; cette locution signifie « pour ce qui est de » (par ex. : « Quant à moi, je préfère le théâtre au roman. »).

Attention ! l’expression « tant qu’à », construite avec un nom ou un pronom, est un tour populaire ou un régionalisme et on l’utilise la plupart du temps pour produire certains effets de style. — TANT QU’À moi, ce sont les premiers bessons que je vois. (G. Sand, La Petite Fadette).

Cette erreur est codée O1 dans la grille de correction.

Capsule numéro 17

« Langage » et non pas « language »…
Parfois, un mot français et un mot anglais sont très proches l’un de l’autre par leur sens et par leur orthographe. C’est le cas du mot « langage », sans « u » en français, que l’on confond fréquemment, à l’écrit, avec le mot « language », anglais. D’ailleurs, très peu de mots français comportent la suite de lettres « gua » et ce sont généralement des mots étrangers comme « Guatemala » ou « guano », que l’on prononce [gwatemala] et [gwano]. Mais jamais on ne dit [lãgwaje] (1)  Il faut donc éviter cet anglicisme orthographique et ne pas confondre le mot français avec le mot anglais.

Cette erreur est codée O1 dans la grille de correction.

(1) Le clavier utilisé ici ne comprend pas les caractères de l’alphabet phonétique.

Capsule numéro 18

« Parti » ou « partie »
Ah ! les homophones, quel problème ! Surtout quand le sens des mots qui sonnent pareils est proche… En ce qui concerne « parti » et « partie », il faut toujours vérifier le sens du mot. S’il s’agit d’un groupe de personnes partageant une même opinion ou des intérêts communs, comme dans le cas d’un parti politique, le mot s’écrit sans « e », d’autant plus que le mot « parti » est ici masculin. Cependant, si on veut parler d’un élément faisant partie d’un ensemble, comme dans une partie des élèves, le mot —  qui, comme par hasard, est féminin — s’écrit avec un « e ».

Mais attention; il existe de très nombreuses expressions utilisant les mots « parti » ou « partie » et leur sens n’est pas toujours évident. Alors, pour être certain que l’on ne fera pas d’erreur, on cherche dans le dictionnaire !

Cette erreur est codée O1 dans la grille de correction.

Capsule numéro 19

« Quelque » avec ou sans « s » ?
« Quelque » peut être un déterminant indéfini — autrefois nommé adjectif indéfini — ou un adverbe. Évidemment, quand il est adverbe, il demeure invariable et ne s’élide pas. En général, il précède alors un déterminant numéral et il signifie « environ », « à peu près » (par ex. : « Quelque cinq cents élèves assisteront au spectacle d’Urbain Desbois. »).

Cependant, quand il précède un nom pluriel et qu’il a le sens de « un petit nombre de », il s’accorde comme tout autre déterminant (par ex. : « Il n’y a, aujourd’hui, que quelques élèves à la bibliothèque. »).

Cette erreur est codée N2 ou O1, selon le cas, dans la grille de correction.

Capsule numéro 20

« Surréalisme » ou « surréaliste » ?
Pour plusieurs personnes, la confusion entre les suffixes « isme » et « iste » est fréquente. Pour distinguer l’un de l’autre, il faut toujours se demander s’il s’agit, d’une part, de la doctrine, de l’activité ou, d’autre part, de la personne. Un parachutiste est un adepte du parachutisme. De même, les auteurs qui appartiennent aux courants littéraires que l’on nomme réalisme, naturalisme et surréalisme, écoles littéraires de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle, sont des réalistes, des naturalistes, ou encore des surréalistes. Cependant, ceux qui prônaient les valeurs du romantisme, au début du XIXe siècle, n’étaient pas des romantistes, mais bel et bien, tout simplement, des romantiques… Il est donc sage de vérifier au dictionnaire !

Cette erreur est codée L1 ou O1, selon le cas, dans la grille de correction.

Capsule numéro 21

« Un grand amour » ou « une grande amour » ?
En français, certains mots sont parfois masculins, parfois féminins. C’est le cas de « amour », « délice » et « orgue », qui sont masculins au singulier et féminins au pluriel. On dira donc que George Sand a connu de grandes amours avec Chopin, Musset, et quelques autres… De même pour « délice » : les merveilleuses délices des vacances succèdent au plaisant délice de la fin de session ! Quant à « orgue », son pluriel féminin comporte une petite nuance; on parle alors d’un seul et même instrument, mais en mettant l’accent sur son ampleur, sa magnificence : les grandes orgues de l’église Très-Saint-Nom-de-Jésus. Mais si on fait allusion à plusieurs instruments, ce mot demeure masculin, même au pluriel.

Mais attention ! Cela n’autorise personne à féminiser tout un ensemble de mots qui sont masculins, mais dont l’usage tend à faire croire qu’ils sont féminins. On pense ici particulièrement à tous ces mots commençant par une voyelle, comme « autobus », « avion », « escalier », « horaire », etc., que l’on est porté erronément à considérer comme féminins. On n’a pas « une belle horaire » ou « une grande escalier », mais bel et bien « un bel horaire » et « un grand escalier » !

Cette erreur est codée N1 pour le nom commun et N2 et A1 pour le déterminant et l’adjectif qualifiant qui l’accompagnent.

Capsule numéro 22

Ah ! ces foutus paronymes !
Les paronymes sont des mots qui se ressemblent soit par leur prononciation, soit par leur orthographe, comme « différend » et « différent ». D’où la possibilité de confusion et d’erreur. Voici quelques trucs mnémotechniques qui permettent parfois d’en distinguer un certain nombre.

Paronymes Truc mnémotechnique
différent
différend
différente
désaccord

habile
habili

habile
capacité légale, autori
vénéneux
venimeux 
végétaux
venin des animaux
conjoncture
conjecture
jonction des circonstances
jeter des opinions
Quand il s’agit de trouver un terme juste, le meilleur allié reste le dictionnaire. Un dictionnaire de langue (par exemple, Le Petit Robert) donne des nuances de sens et le contexte d’utilisation ; un dictionnaire des difficultés (comme le Multidictionnaire) indique les homophones et les paronymes. (Source : CCDMD)

Le Multidictionnaire présente aussi un tableau comportant plusieurs paronymes.
On peut également consulter le site www.ccdmd.qc.ca/fr.

Cette erreur est codée L1 ou O1 dans la grille de correction.

Capsule numéro 23

Les mots écrans
En accordant toujours le verbe avec le mot qui le précède, on peut se laisser tromper par les mots écrans qui nous distraient dans le repérage du sujet.

  • Ces exemples vous le montrera…
  • Ses parents lui manquait…
  • Je veux vous parlez…

Lorsque le sujet est placé directement avant le verbe, le réflexe de l’accord se déclenche automatiquement, mais si un ou des mots viennent faire écran entre le sujet et le verbe, on peut se faire piéger en accordant aveuglément le verbe avec le mot qui le précède. Même les correcteurs électroniques se laissent distraire par les mots écrans; il faut donc toujours s’en méfier.

« Les enfants me confie souvent en secret ce qui les préoccupent. »

Dans cette phrase, les pronoms personnels « me » et « les » placés devant le verbe incitent à faire l’accord avec eux, alors qu’ils ne sont pas le sujet, mais le complément du verbe. Ce sont des mots écrans.

Pour bien repérer le sujet des verbes conjugués, la nouvelle grammaire propose, entre autres, l’astuce de l’encadrement. L’encadrement sert à vérifier qu’on choisit le bon sujet, puisqu’on répond à la question traditionnelle « qu’est-ce qui ? » ou « qui est-ce qui ? » en encadrant le groupe sujet avec les mots « c’est […] qui… » ou « ce sont […] qui… » (par ex. : « Ce sont les enfants qui me confient… c’est ce qui les préoccupe. » (Source : CCDMD)

On peut également consulter le site www.ccdmd.qc.ca/fr.

Cette erreur est codée V1 dans la grille de correction.

Capsule numéro 24

Merci !
Pendant toute l’année scolaire 2007-2008, j’ai eu le plaisir de publier cette chronique pédagogique hebdomadaire. Je voudrais, avant l’interruption de l’été, remercier toutes celles et tous ceux qui m’ont fait parvenir des suggestions de sujets et toutes les personnes qui m’ont transmis des commentaires et formulé des demandes.

J’adresse un merci bien particulier à toute l’équipe du Bonjour, qui m’a si professionnellement publié.

Donc, au plaisir de vous retrouver l’automne prochain, sous cette forme ou sous une autre… Entre temps, il est toujours possible de consulter le site extraordinaire du CCDMD : www.ccdmd.qc.ca/fr.

Jean Bélanger