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Activités et services aux étudiants

Capsules 25 à 36

L'erreur que je ne ferai plus

Capsule numéro 25

« Ballade » ou « balade » ?

Vous avez étudié, dans votre cours de français 101, des ballades de François Villon, comme la célèbre Ballade des pendus, connue aussi sous le titre d'Épitaphe Villon. Vous aimiez tellement ce poème que vous décidâtes de l’apprendre par cœur, du moins en partie, pour vous le réciter de mémoire lors de vos balades en forêt, seul(e) ou avec une autre personne… ou encore dans le métro, en attendant la prochaine rame…

Avez-vous noté l’orthographe différente de ces deux homophones ? L’un, la forme poétique, comporte deux « l » alors que l’autre, la promenade, n’en compte qu’un seul. Il n’existe pas, malheureusement, de moyen mnémotechnique pour s’en souvenir; il faut mémoriser cette différence et s’en rappeler.

Cette erreur est codée L1 ou O1, selon le cas, dans la grille de correction.

Capsule numéro 26

« Public » ou « publique » ?

Plusieurs élèves ont assisté récemment, dans le cadre de leur cours 601-101, au concert-démonstration du Ménétrier présenté par Philippe Gélinas. Dans leur compte rendu du spectacle, un certain nombre d’entre eux ont confondu les deux formes du mot « public ». La confusion est possible parce que ce mot est à la fois un nom et un adjectif. Quand c’est un nom, il est masculin et il est accompagné d’un déterminant : « Le public a bien aimé cette prestation. » On peut, bien sûr, le mettre au pluriel, mais on ne pourra jamais écrire « Le publique […] ».

C’est lorsqu’il est adjectif qu’on peut le mettre au féminin et même au féminin pluriel. « On a parlé beaucoup des affaires publiques pendant la récente campagne électorale fédérale. »

Alors, quand le mot est en lien avec un nom, il est adjectif et il s’accorde avec celui-ci; s’il est précédé d’un déterminant — démonstratif, indéfini ou autre — dans ce cas, c’est un nom masculin.

Cette erreur est codée L1 ou O1, selon le cas, dans la grille de correction.

Capsule numéro 27

« Voir » ou « voire » ?

On veut toujours écrire de mieux en mieux. Mais il arrive, lorsqu’on cherche à hausser d’un cran son niveau d’écriture, que l’on fasse de bêtes confusions d’homophones. C’est le cas, notamment, quand on utilise pour une première fois l’adverbe « voire », avec un « e » final, qui signifie « et même », en le confondant maladroitement avec l’infinitif du verbe « voir ». Ainsi, on écrira : « Il est très utile, voire indispensable, de bien lire tous ces textes pour se préparer à la rédaction finale. » Même si, bien sûr, lorsqu’on lit un texte, il faut bien en voir tous les mots pour bien en comprendre le sens.

De même, l’on ne confond pas, devant le kiosque, le journal VOIR avec celui qui se nomme ICI !

Cette erreur d’homophonie est codée L1 ou O1, selon le cas, dans la grille de correction.

Capsule numéro 28

Le mot « amour » est-il masculin ou féminin ?

Au Québec, on a souvent l’habitude de féminiser les mots qui commencent par une voyelle. Ainsi, on voit, dans le ciel, « une belle avion » ; on grimpe, au Cégep, quand ils ne fonctionnent pas, « des maudites grandes escaliers » ; et on a reçu, au début de la session, « une fichue belle horaire », etc. Le même problème se pose avec le mot « amour », mais avec une particularité bien spéciale. Bien sûr, Tristan et Iseut ont vécu « un grand amour » (au masculin) et non pas « une grande amour ». Mais, si on met le mot « amour » au pluriel, alors, comme deux autres mots en français, il change de genre et devient féminin!!! On dira donc correctement « les grandes amours de Roméo et Juliette ». De même pour les mots « délice » et « orgue » qui, eux aussi, deviennent des mots féminins au pluriel.

Ces erreurs sont codées N1 et (A1)  dans la grille de correction.

Capsule numéro 29

Une « partie » de mon « parti » est-elle « partie » ?

C'est la question que se posait, avec pertinence et sans faire d'erreur, Mario Dumont, il y a quelque temps. La confusion entre ces mots est fréquente, mais il est très facile de démêler le tout. Un « parti » (un parti politique, un parti pris, etc.) ne prend pas de « e » parce que c'est un nom masculin, tout simplement. Alors qu'une « partie » (une partie des députés, une partie de hockey, une partie de plaisir, etc.) en prend un parce que ce mot est féminin, évidemment... Mais il faut s'en rappeler quand on a à l'écrire. Quant au participe passé de verbe « partir », il s'accorde comme tous les autres participes passés; et comme « partir » se conjugue avec l'auxiliaire « être », eh bien, il s'accorde tout simplement avec son sujet !

Ces erreurs sont codées O1 et V2, selon le cas, dans la grille de correction.

Capsule numéro 30

Quand un auteur « cite »-t-il ?

Un auteur « cite » rarement, sauf ceux qui, comme Montaigne, se réfèrent, par exemple, aux auteurs anciens et qui rapportent, dans leurs écrits, des passages de leurs œuvres. Cependant, lorsqu'on fait une analyse littéraire ou une dissertation et que l'on veut appuyer son argumentation sur une preuve convaincante, alors, en tant que commentateur, on « cite » des extraits du texte à analyser. Mais on ne peut pas écrire que « l'auteur cite [...] » parce que l'écrivain, lui, il « écrit », alors que l'élève, lui, il le « cite » en retranscrivant un passage de son texte.

Cette erreur est codée L1 dans la grille de correction.

Capsule numéro 31

« Le monde sont drôles ! »

Au Québec, on est très innovateur... Ainsi, une nouvelle règle semble bien implantée, à savoir que lorsque l’on a un sujet collectif singulier, comme « le monde », on accorde alors le verbe au pluriel, ce qui est, bien sûr, erroné. De plus, l’attribut devrait également s’accorder avec le sujet. On doit donc dire (parce que cette erreur est surtout propre à la langue parlée) que « le monde est drôle », tout simplement.

Cette erreur est codée V1 et A1 dans la grille de correction.

Capsule numéro 32

« Tandis que » et « parmi »

Alors que l'on n'hésite pas beaucoup quand on écrit « alors », « toujours », « ailleurs », « parfois »,
« quelquefois » à mettre un « s » à la fin de ces adverbes, de même, il ne nous viendrait pas à l'esprit d'en mettre un à « aussi ». Pourtant, quand on écrit la préposition « parmi », on est incertain ; on pense à « tandis que », locution conjonctive qui prend un « s » et on risque de faire une erreur... Aucune astuce ici; il faut l'apprendre par cœur et s'en souvenir!

Alors, tandis qu'on y est, parmi les activités disponibles pendant cette session à la télévision, pourquoi ne pas regarder quelquefois l'émission Des nouvelles de la grammaire, une série de 13 émissions de 30 minutes animée par Pascale Lefrançois (professeure à la Faculté des sciences de l’éducation de l'Université de Montréal) qui présente toujours, de manière simple et accessible, en quoi consiste la grammaire enseignée actuellement dans les écoles du Québec. Chaque épisode propose l’explication de nouvelles notions grammaticales qui sont ensuite mises en pratique par une dictée.

Cette émission est diffusée sur les ondes du Canal Savoir tous les mardis à 20 h 30 ; reprises les samedis à 12 h et les dimanches à 11 h.

Capsule no 33

De l'usage du point-virgule et du deux-points

Ces deux signes de ponctuation sont très souvent mal utilisés parce qu'on en connaît mal les fonctions. Tout d'abord, il ne faut pas les prendre l'un pour l'autre comme des signes équivalents; chacun a son rôle.

Le point-virgule, est, comme son nom l'indique, un point qui a la valeur d'une virgule : on s'en sert donc pour séparer des propositions de même nature, syntaxiquement complètes de part et d'autre de celui-ci. Exemple : « Je ne fais plus d'erreurs d'orthographe; je suis très attentif quand j'écris. »

Le deux-points, quant à lui, précède une énumération, un exemple, parfois une citation. Exemple : « Quand je rédige un texte d'analyse, j'utilise plusieurs ouvrages de référence : dictionnaire, grammaire, conjugueur,
etc. »

Notons au passage que ces deux signes de ponctuation — qu'on désigne parfois comme des signes de ponctuation haute parce qu'une partie de ceux-ci est située au-dessus de la ligne sur laquelle on écrit, contrairement à la virgule et au point — sont séparés des mots qui les précèdent; on fait de même pour les points d'interrogation et d'exclamation. Et, en traitement de texte, pour éviter que ces signes de ponctuation ne se retrouvent seuls, orphelins, au tout début d'une ligne, on utilise pour ce faire l'espace insécable qui lie automatiquement ces signes de ponctuation au mot qui les précède.

Le mauvais usage de ces signes de ponctuation est codé P3 dans la grille de correction.

Capsule no 34

Les points de suspension et « etc. »

Les points de suspension, au nombre de trois, « indiquent que l'expression de la pensée reste incomplète pour quelque raison d'ordre affectif ou autre (réticence, convenance, émotion, brusque repartie de l'interlocuteur, etc.); parfois ils marquent une pause destinée à mettre en valeur le caractère de ce qu'on ajoute. » (Grevisse)
La plupart du temps, ils se confondent avec le point final de la phrase. Exemple : Il a ouvert son Parce que et...
Les points de suspension ne doivent jamais suivre ou précéder l'abréviation « etc. », qui a une tout autre signification.

En effet, l'abréviation « etc. », provenant de deux mots latins, « et cetera » (où « cetera » est le pluriel du neutre « ceterum », et non « cæterum » comme l'usage admis le laisse croire) veut littéralement dire « et les autres choses ». Cette abréviation est obligatoirement précédée d'une virgule et elle doit suivre une liste comportant au moins deux éléments. Malgré son sens littéral, elle peut suivre une énumération de noms de personnes...

Capsule no 35

L'abréviation des adjectifs numéraux ordinaux

Les adjectifs numéraux ordinaux, comme leur nom l'indique, déterminent les êtres ou les choses par leur ordre. Lorsqu'on veut écrire, en abrégeant, « premier », « deuxième », « troisième », etc., on se demande souvent comment le faire : doit-on écrire « 1ier », « 2ième » ou « 2ème », ou comment encore ? Alors, cessons de nous casser la tête! Rien de plus simple que de mettre un petit « e » en exposant et le tour est joué. On écrira donc, pour tous ces adjectifs numéraux ordinaux, premier « 1er », deuxième « 2e », et ainsi de suite, « 100e », « 375e anniversaire de Trois-Rivières », « 400e de Québec », « 100e des Canadiens », « 75e de l'Orchestre Symphonique de Montréal » et « la 9e de Beethoven », ouf... 

Capsule no 36

« Chaque » ou « chacun »?

À l'oral comme à l'écrit, la confusion entre « chaque » et « chacun » est très fréquente, à un point tel que lorsqu'on les utilise correctement on a presque l'impression de faire une erreur... « Ces cahiers coutent (selon la nouvelle orthographe, sans « ^ ») 2,89 $ chaque. » Mais non ! Il faut dire ou écrire « 2,89 $ chacun » parce que « chaque », adjectif indéfini invariable (ou déterminant indéfini, selon la nouvelle grammaire), ne s'emploie que devant un nom singulier : « Chaque jour, chaque semaine, etc. » Alors que « chacun » et « chacune », pronoms indéfinis singuliers, puisqu'ils sont des pronoms (mots mis à la place du nom), eux, remplacent évidemment des noms et, en conséquence, n'ont pas à être suivis de ceux-ci! Ainsi,  on dira correctement : « Chacune des élèves s'est procuré deux cahiers qui coutent 2,89 $ chacun... »

Cette erreur est codée Pro 2.3a dans la grille de correction.