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Activités et services aux étudiants

Capsules 1 à 12

L'erreur que je ne ferai plus

Capsule numéro 1

Un ou deux « r »

Comment se souvenir que « nourrir » s’écrit avec deux « r » au milieu du mot, alors que « mourir » n’en prend qu’un seul ? C’est bien simple : si on pense qu’on ne meurt qu’une seule fois dans sa vie alors qu’on se nourrit plus souvent, on voit bien où il faut mettre deux « r » ! Dommage que le même truc ne s’applique pas à « courir », bien qu’il nous faille bel et bien deux jambes pour le faire…

Capsule numéro 2

« Il fut » ou « il fût » ?

Il ne faut pas confondre la troisième personne du singulier du passé simple du verbe « être », « il ou elle fut », avec l’imparfait du subjonctif du même verbe, « qu’il ou qu’elle fût ». L’usage de l’imparfait du subjonctif est rarissime. Alors, quand on écrit « il fut » sans accent circonflexe, on ne prend pas un très grand risque en ne mettant pas cet accent; la plupart du temps, ce sera tout simplement un passé simple ! De plus, cela évitera de confondre ce verbe avec la fameuse bière en « fût » du vendredi soir !

Toutefois, au passé simple de l’indicatif, il faut toujours écrire « nous fûmes » et « vous fûtes », avec accent, comme pour compliquer les choses…

Capsule numéro 3

« Apporter » ou « amener » ?

Pour éviter une méprise fréquente entre « apporter » et « amener », il faut tout simplement se souvenir que dans la série « amener », « emmener » et « mener » il y a l’idée de prendre par la main (par la présence constante du « m »), ce que l’on fait avec une personne, alors que l’on « apporte », « emporte » ou encore « porte » un objet quelconque, une chose.

Cette erreur est identifiée par le code « L1 » dans la grille de correction; on trouve toutes les explications pertinentes dans le Parce que, aux pages 124 à 127.

Par ailleurs, ces verbes paronymes (proches par le sens et la prononciation) ont un sens différent par leurs préfixes : le « a » de « apporter » exprime l’idée de « direction vers », alors que le « e » de « emporter » donne une direction inverse à l’action, celle de « partir d’un lieu ».

Nota bene : l’erreur de la capsule no 1 portant sur l’orthographe de « nourrir » et de « mourir » est codée O1; on trouve la solution en consultant le dictionnaire. L’erreur de la capsule no 2 traitant du passé simple du verbe être à la 3e personne du singulier (« il fut »), sans accent circonflexe est codée « V4 »; c’est dans un « conjugueur » que l’on trouve la solution.

Capsule numéro 4

« Presque… »

L’adverbe « presque » (étymologiquement : « près [de ce] que ») est toujours invariable; donc, il ne s’élide jamais lorsqu’il précède un mot commençant par une voyelle, puisque, par définition, « un adverbe est un mot invariable que l’on joint à un verbe, à un adjectif ou à un autre adverbe pour en modifier le sens. » (Grevisse)

Donc, plus d’hésitation. Plus de : « J’ai presqu’atteint le but ! », comme dirait Guillaume Latendresse. Mais, plutôt : « J’ai presque atteint le but ! ». Quoique l’on préférerait qu’il s’exclame : « J’ai compté un but ! »

Cette erreur est codée O1 dans la grille de correction. D’ailleurs, si on consulte le dictionnaire, on constate qu’il n’y a qu’une seule entrée avec « presque » élidé; en effet, le seul et unique mot où l’on met l’apostrophe à la place du « e » à « presque » c’est « presqu’île » que l’on écrira désormais « presqu’ile » (sans accent circonflexe sur le « i ») selon les règles des rectifications orthographiques !!!

Capsule numéro 5

« Leur » ou « leurs » ?

Il leur dit : « À quelle heure leur faut-il rapporter leurs rédactions ? »

Il y a deux « leur » en français : dans la phrase ci-dessus, on a deux fois le pronom personnel complément d’objet indirect de la troisième personne et une fois l’adjectif possessif de la troisième personne. Comme on le constate, quand « leur » est placé comme pronom devant un verbe, il est toujours invariable et ne prend donc jamais de « s ». Quand il est adjectif possessif, il précède un nom, et à ce moment, selon le sens, il prend ou non un « s ».

Donc, plus d’hésitation : on regarde quel mot suit « leur » ; si c’est un verbe, il ne s’accorde jamais !

Cette erreur est codée Pro1 dans la grille de correction.

Capsule numéro 6

Quand « ensemble » prend-il un « s » ?

« Tristan et Iseut se retrouvent ensemble au-delà de la mort. »

On est souvent tenté de mettre un « s » à l’adverbe « ensemble » parce que celui-ci exprime l’idée d’une collectivité, d’un groupe, voire d’un couple; on croit alors que, selon le sens, il faut faire l’accord. Mais puisque « ensemble » est ici un adverbe (un mot invariable) qui accompagne généralement un verbe, alors on ne l’accorde pas. Il faut donc regarder de quel mot il modifie le sens; si c’est un verbe, il reste invariable.

Cette erreur est codée O1 dans la grille de correction.

Il ne faut pas, par ailleurs, confondre cet adverbe avec le nom masculin identique qui, lui, s’accorde quand il y en a plus d’un : « Les ensembles de ski seront chers cette année… »

Capsule numéro 7

Les homophones « a » et « à », « sont » et « son »

Faire une erreur d’homophones, c’est confondre l’orthographe d’un mot avec celle d’un autre mot qui se prononce de la même façon. C’est une erreur malheureusement très fréquente.

Une astuce efficace pour s’autocorriger consiste à remplacer le mot dont on n’est pas certain par un autre mot; c’est ce qu’on appelle le remplacement. Ainsi, si on hésite entre « a » ou « à », on n’a qu’à remplacer le mot par « avait »; si cela marche, c’est « a » du verbe « avoir » qu’il faut écrire; sinon c’est la préposition « à ». De même pour « sont » et « son » avec le mot de remplacement « étaient »; si cela fonctionne, il s’agit alors du verbe « être » et il s’écrit « sont », bien sûr.

Cette erreur est identifiée dans la grille de correction par O1 ou V4, selon le cas, accompagné d’un « H » pour indiquer qu’il s’agit d’une erreur d’homophonie. (Source : CCDMD)

Capsule numéro 8

Le redoublement ou non du « p » dans « apercevoir » et « apparaitre »

Lorsqu’on est témoin d’une apparition, on est tellement étonné et surpris qu’on lève les deux bras en l’air, d’où, par procédé mnémotechnique, les deux « p » dans « apparaitre » (sans accent circonflexe sur le « i » selon l’orthographe rectifiée). Cependant, lorsqu’on voit quelque chose furtivement, lorsqu’on « aperçoit » une chose ou quelqu’un rapidement, d’un seul œil, alors on se rappelle qu’« apercevoir » ne prend qu’un seul « p » puisqu’il ne faut, selon l’astuce, qu’un seul œil pour voir cet étrange phénomène…

Capsule numéro 9

« Eh bien ! » ou « et bien »
Il y a souvent méprise entre la locution interjective  « Eh bien ! », qui marque l’admiration, l’étonnement, la surprise et qu’on peut aussi utiliser pour attirer l’attention — celle-ci est généralement suivie d’un point d’exclamation ou d’interrogation —, et la conjonction de coordination « et », qui sert à unir des parties de même nature. Alors, quand on veut souligner l’étonnement, on se rappelle qu’il faut un « h » dans le « eh » et on met la ponctuation qui correspond à l’intention…

Cette erreur est codée O1 dans la grille de correction.

Capsule numéro 10

« À prime abord » à la place de « en premier lieu »
On utilise parfois erronément, comme marqueur de relation au début du développement, la locution « à prime abord » (qu’il vaudrait mieux écrire « de prime abord »), croyant qu’elle signifie « en premier lieu ». Mais non ! « De prime abord » veut dire « au premier coup d’œil », « à première vue », ou encore « dès la première rencontre », ce qui n’exprime pas du tout l’idée d’une première étape dans une rédaction. Alors, on utilisera plus correctement « en premier lieu », qu’on évitera, bien sûr, de placer au tout début du paragraphe pour éviter des structures syntaxiques répétitives et ennuyeuses…

Cette erreur est codée T5 ou L1 dans la grille de correction.

Capsule numéro 11

« Mon travaux ! »
Comment orthographier cette erreur que l’on entend souvent mais que, heureusement, l’on voit rarement à l’écrit ? En effet, on entend fréquemment à la porte des bureaux des enseignants : « Avez-vous reçu mon travaux ? » ou encore « Est-ce que vous avez corrigé mon travaux ? »

Petit rappel : si certains mots se terminant par « ail » prennent tout simplement un « s » au pluriel (un chandail, des chandails), d’autres changent ce « ail » en « aux » (un travail, des travaux; un vitrail, des vitraux). Mais jamais, au grand jamais, cette forme du pluriel ne peut devenir un singulier ! Pas plus qu’on admettrait  « un émaux » ou « un coraux », à moins, bien sûr, qu’il s’agisse d’un tableau de Corot !
Donc, plus jamais de « mon travaux »; mais, désormais, toujours et à jamais : « mon travail ! »

Cette erreur est codée N1 dans la grille de correction.

Capsule numéro 12

« Quelquefois » ou « quelques fois » ?
Il est parfois difficile de faire la distinction entre l’adverbe « quelquefois », écrit en un seul mot, sans « s » à « quelque », et l’expression « quelques fois », écrite en deux mots, avec un « s » à « quelque » parce que le sens de ces deux mots indique que l’action se produit à plusieurs reprises, quoique celles-ci soient peu nombreuses.

L’adverbe « quelquefois » signifie « parfois », « en certaines occasions », « occasionnellement », « à l’occasion », d’une façon en quelque sorte indéterminée. Ajoutez quelquefois, et souvent effacez. (Boileau, Art poétique). « Quelquefois, quand il pleut, je pleure. »

Quant à l’expression « quelques fois », elle signifie un petit nombre de fois, un nombre que l’on pourrait en quelque sorte compter. Je ne l’ai vu que quelques fois (un petit nombre de fois).

La nuance est subtile, mais elle est là !

Cette erreur est codée O1 dans la grille de correction.