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C'est à partir du XVIe s. que la vision religieuse de l'homme eut à subir les contrecoups de la révolution scientifique qui s'amorçait avec Copernic (1473-1543--Héliocentrisme), Johannes Kepler ( 1571-1630 - utilisation des mathématiques dans l'étude de l'univers), Francis Bacon (1561-1626 - théoricien de la méthode scientifique), Galilée (1564-1642 - le premier véritable expérimentateur).

D'une science subjective, déductive et qualitative des Grecs cautionnée par le christianisme, l'esprit humain évoluait vers une science objective, qualitative et expérimentale qui permettait de découvrir le monde plutôt que de l'inventer. La vision que l'homme se faisait de lui-même allait donc changer d'une façon considérable.

Sigmund Freud (1856-1939) décrit cette évolution dans la perception que l'homme se fait de lui-même de la façon suivante dans ses Essais de psychanalyse appliquée (1917). Ce texte nous apprend que le développement des sciences a fait subir à l'humanité (c'est-à-dire à la conscience occidentale) "trois blessures narcissiques". D'abord,

Copernic nous apprend que la Terre est plus petite que le soleil et qu'elle n'est pas le centre du monde. C'est le choc cosmologique.

Darwin (1809-1882) affirme et démontre notre filiation purement animale à l'intérieur de sa théorie de l'évolution. C'est le choc biologique.

Freud affirme que l'homme n'est pas le souverain de ses propres pensées; son comportement est en grande partie déterminé par ses pulsions qui demeurent inconscientes. C'est le choc psychologique.

Nous retiendrons quelques-unes des grandes théories anthropologiques qui ont marqué le développement de la pensée jusqu'a nos jours et qui influencent encore notre vision de nous mêmes.

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Copyright Claude Collin 99copy3.gif (2372 bytes)Mise à jour 25 févr. 2006
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