
(1905-1983), écrivain britannique
d'origine hongroise, qui adopta la langue allemande et devint correspondant de plusieurs
journaux européens pendant les années 1920-1930. Né à Budapest, il fit ses études à
l'université de Vienne. Membre du parti communiste de 1931 à 1937, il se rendit en
Espagne lorsqu'éclata la guerre civile dont il relata les événements pour le News
Chronicle. Condamné à mort par les franquistes, s'attendant chaque jour à être
exécuté, il fut libéré par la Croix-Rouge, expérience qu'il a relatée dans Un
testament espagnol (1937). Interné en France, il s'engagea dans la Légion
étrangère (1939), puis servit dans l'armée britannique pendant la Seconde Guerre
mondiale, avant d'opter pour la nationalité britannique et la langue anglaise. En 1941,
il publia le livre qui le rendit célèbre, le Zéro et l'Infini (Darkness at Noon),
dans lequel sont évoqués les purges et les procès politiques qui se déroulèrent à
Moscou dans les années 1930, la torture et la liquidation physique des opposants;
au-delà de son sujet historique, ce roman est une saisissante dénonciation des régimes
totalitaires. Traduit en trente langues, le Zéro et l'Infini fut porté à la
scène en 1951. L'abandon de la cause communiste dans laquelle il avait mis tant d'espoir
lui suscita deux romans, Croisade sans croix (1943) et Les dieux ont soif
(1951), dans lesquels il tente, amer et ironique, de réconcilier la communauté et
l'individu. La Corde raide (1952) et Hiéroglyphes (1954) sont des
uvres autobiographiques tandis que la Tour d'Ezra (1946) constitue le
témoignage de son aventure sioniste, tentée en 1926. Ayant pris la tête de la campagne
contre la peine de mort en Angleterre (1955), il publia en collaboration avec Camus des Réflexions
sur la peine capitale en 1957. Son engagement politique n'excluait pas un vif
intérêt pour les sciences et Koestler s'est consacré pendant de longues années à
l'élaboration d'une histoire des conceptions humaines à travers les âges (les
Somnambules,1959; le Cri d'Archimède, 1964; le Cheval dans la locomotive,
1967). Koestler rechercha dans la philosophie orientale une réponse aux «angoisses de
l'Occident» et se rendit au Japon et en Inde (le Lotus et le Robot, 1960).
Atteint de leucémie et de la maladie de Parkinson, il mit fin à ses jours en 1983.
Source : Encyclopédie Microsoft Encarta® 99
Mise à jour
29 oct. 2005
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