Le cas de L'Erreur boréale

(A) Introduction: le film L'erreur Boréale

Par Anne-Julie Tremblay, Marilou Beaudoin-Houde, Joëlle Gendron, Ange-Frédérique Lavallée

(Exercice pédagogique, sans but lucratif, décembre 1999)

 

"Les arbres deviennent des porte feuilles : Plus on coupe du bois, plus on fait de l'argent."

Enfin, un chanteur enragé s'en mêle !

Il est important de constater qu'un bon nombre d'artistes engagés, dont Richard Desjardins, peuvent être mobilisés pour une cause sans se réjouir par le gain ou par les sympathies du public.

Mission sur notre intelligence est le message du film L'erreur Boréale réalisé par Richard Desjardins et le cinéaste Robert Monderie. Ces derniers nous livrent des images frappantes sur l'exploitation de nos forêts par les compagnies papetières, sous la quasi-ignorance du gouvernement.

La forêt boréale, le cœur du pays, se trouve affreusement menacée. Desjardins souligne "qu'on n'habite plus directement avec la nature, car elle est devenue un ennemi naturel."

Le film est, en partie, basé de témoignages soutenant la position de Desjardins. Par exemple, un ingénieur forestier a affirmé que "la coupe avec protection de la régénération est en réalité nommée coupe à blanc, car la régénération est n'a pas été protégé. On laisse toujours une bande d'arbres entre les coupes, et cette dernière est censée être suffisante pour garantir un futur peuplement. VOILÀ L'ERREUR ! Il n'aurait pas fallu faire des coupes de cette manière, mais plutôt de faire un éclairci pour permettre à la régénération de s'établir. On a de sérieux problèmes de reboisement." Richard Desjardins émet que "pendant 15 ans la forêt boréale et québécoise sera pillée sans aucune retenue. L'opinion publique est un peu dérangée par le spectacle, mais on réussit à la convaincre que seule la coupe à blanc est rentable!"

D'ailleurs, ces fabricants de papier exploitent le plus grand nombre possible d'arbres en peu de temps et à coûts réduits, comme une "porte ouverte sur la liquidation," phrase choc de Desjardins dans le but de faire réfléchir le public.

Le chanteur fait jaillir une contradiction entre la première loi des industries forestières qui avaient l'obligation d'informer le public, la forêt étant publique, et en 1987, la loi iso dont le gouvernement garantissait des liens de ressources forestières aux compagnies. Ainsi, ces deux systèmes étaient en accord pour que le public soit tenu, cette fois-ci, le plus possible à l'écart de la forêt afin de créer une illusion rassurante auprès de celui-ci. La création d'emplois et la conservation d'une activité économique semblent être pour le gouvernement et les compagnies papetières des objectifs primaires à accomplir. L'ordre ne remplit donc pas son rôle de protéger la nature et on est dans une situation de plus en plus dramatique : la vitesse accélérée de l'exploitation de la forêt.

Il est temps de s'inquiéter du renouvellement des ressources forestières et à la prendre de sérieuses mesures pour assurer une meilleure protection de l'environnement forestier au Québec.

vers page 2 - (B) L'erreur boréale ; erreur pour la nature en danger, erreur de l'humanité ou encore erreur au profit de l'humanité ?

vers page 3 - (C) Les industries brisent le silence

vers page 4 - (D) Industrie forèstière vs. Richard Desjardins: qui croire?