Par Satya Boutet et Maxime Gribbin
(Exercice pédagogique, sans but lucratif)
On se souvient tous du génocide rwandais, des Hutus contre les Tutsis, qui a explosé au printemps 1994. Comment oublier une horreur pareille?, alors que sur les sept millions de personnes que comptait le Rwanda en 1994, pas moins de un million ont été supprimées de manière systématique en moins de cent jours. Aujourdhui, en lan 2000, nous savons que si il y a pire qu un génocide, cest de savoir quil aurait pu être évité. À cette époque, cétait gardé secret, mais maintenant, nous savons que nous aurions pu passer à côté dun tel massacre.
Le groupe chargé par lOUA (organisation de lunité Africaine) danalyser le génocide entrepris contre les Tutsis, à fait paraître au cours de lété 2000 un rapport qui confirme que les États-Unis, la France, la Belgique et l église catholique, sont en grande partie responsable de ce massacre. Au cours de tout le drame qui a prit place au Rwanda, les autorités religieuses ont fait preuve dune insensibilité incroyable et perfide, car elles auraient pu empêcher les Hutus dattaquer avant même que le génocide ait commencé. Bill Clinton et Madeleine Allbright aux États Unis, François Mitterand et Edouard Balladur en France, le gouvernement belge et lordre religieuse ont donné une importance à leurs intérêts géopolitiques et à leurs intérêts électoraux. Ils ont ridiculisés, si lon veut, le " plus jamais " international proclamé à la suite de lholocauste.
Depuis que Roméo Dallaire, le général canadien, avait envoyé ce fameux télégramme à lONU en Janvier 1994, on savait que les Hutus préparaient depuis des semaines un méga génocide contre les Tutsis et les Hutus estimés désuets. Plutôt que dexpédier les renforts que demandait le général Dallaire, les membres du conseil, les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France discutaient de leurs situations géostratégiques de cette partie du monde.
Depuis plusieurs semaines, les Hutus, après avoir donné lordre dun génocide, sexerçaient en tuant des vaches à coups de machettes. Ces maniaques avaient réalisé que ça prenait un minimum de cinq coups de machette pour enlever la vie à un Tutsi. Bien sûr, il y avait dautre moyens plus rapides et moins douloureux pour tuer, comme larme à feu, mais les Hutus considéraient que cétait trop dispendieux. Lorsque les Tutsis moyennaient avec de largent, ils pouvaient alors être tué par balle, si non, si ils nétaient pas physiquement et économiquement forts, ils étaient tués avec des lances de bambou. Les Hutus coupaient les tendons dAchille et les cous et les laissaient mourir au bout de leur sang.
La puissance la plus présente, donc la plus influente au sein du Rwanda, la France, sest lavé les mains en affirmant que cétait de la faute des États-Unis si il y avait eu le génocide. Les États-Unis avaient formés le FPR ( Front patriotique rwandais, formé de Tutsis) en 1990, lorsque le monde anglo-saxon voulait prendre une partie de lAfrique. Les États-Unis, eux, ont nié lexistence dun génocide, même lorsquil était en cours, car la population américaine avait été très traumatisée par lexpérience somalienne en 1993. De plus, les États-Unis ont trouvé des alliés inattendu en la Belgique. En effet, après la mort de dix de ses soldats présents au Rwanda, les États-Unis ont décidés de rapatrier leur contingent, en camouflant ce geste très lâche sous le prétexte de mettre un terme au MINUAR (mission des nations unis au Rwanda). Tout cela avec laide de la Belgique. Du côté du clergé, selon les témoignages recueillis, les Hutus ont eut un support de la part des autorités religieuses catholiques et anglicanes. Alors que ces pays se mettaient des illères pour éviter de simpliquer dans un génocide dune telle ampleur, des millions de personnes sont mortes. Alors que les froussards se lançaient le problème pendant quils auraient pu se mettre ensemble et aider les Tutsis du Rwanda, ces derniers tombaient comme des mouches.
Ce génocide a été un événement très marquant, non seulement pour les rwandais , mais aussi pour le monde entier. Cela a été un événement assez fascinant. Nous étions au courant, en fait, cest ce que nous croyons, mais nous ne savions rien. Nous étions au courant que des gens mouraient, mais les médias nont jamais mentionnés ce qui se passait véritablement en dessous de ce génocide. Nous pouvons, avec cet événement, constater que lobjectivité des médias nest pas toujours très présente. Dans ce cas on remarque que les recherches médiatiques nont pas été menées très sérieusement puisque nous navons pas su ce qui se passait réellement avant quelques années après le génocide.
