La nouvelle religion ... médiatique

Commentaire par : Dominic Landry, Valérie Turpin, Julie Delisle, Geneviève Côté

(Exercice pédagogique, sans but lucratif)

Introduction : quantité d'information égale qualité?

Qui sont les journalistes?

Qui détient les médias?

Conséquences de la monopolisation

Uniformisation de l'information

Conclusion : le besoin de la critique

Introduction : quantité d'information égale quantité?

Chaque jour, des millions de personnes lisent les journaux, des revues et écoutent les bulletins télévisés. On serait porté à croire que la quantité d'information est à son niveau maximal, une information complète et digne de la plus grande objectivité. De plus, nous avons l'impression de pouvoir choisir le média qui nous plaît. Avec les dizaines de choix de journaux, de postes de télévision et d'autres médias, il y a une panoplie de façons de distribuer l'information, ou l'idéologie dominante, selon le cas. Chaque lecteur ou téléspectateur regarde l'information dans le but de la connaître, de l'assimiler. Il est donc dans une position inférieure face aux personnes qui lui communiquent cette information. Ces personnes, qui sont-elles? Que disent-elles? Qui les paie? Profitent-elles de notre faiblesse? Toutes ces questions se doivent d'être posées pour comprendre et rester critique face aux médias. Veulent-il vraiment nous informer ou veulent-il seulement des cotes d'écoute? Le traitement de l'information constitue de plus en plus une histoire de "business" où, au-delà du papier et de la télévision, quelques hommes d'affaires se disputent le monopole idéologique de notre société, de ce que l'on pense, de ce que l'on fait et de ce que l'on vit.

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Qui sont les journalistes?

Ces personnes qui nous informent sont-elles dignes de confiance? Ce sont des journalistes qui sont formés dans nos universités, des gens qui se retrouvent avec une formation de journaliste. Que leur apprend-on à l'école? Ces gens du peuple qui sont sur les bancs d'école y sont pour arriver à se trouver un emploi. Les programmes universitaires sont construits d'après les demandes du marché. Le marché est saturé et ne laisse entrer que ceux qui apporteront de nouveaux "scoops" et qui attireront le public à acheter ou à choisir leur média. Ce sont les compagnies qui détiennent ces médias qui créent les lois du marché et du même coup ce qu'ils attendent des nouveaux diplômés.

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Qui détient les médias?

Au Québec, les compagnies qui détiennent les médias sont peu nombreuses. Au niveau des journaux, en 1996, la monopolisation chez certains individus est inquiétante. Trois grands noms sont sur la table: Péladeau (Québecor), Desmarais (Power) et Black (Hollinger). Ces trois hommes détiennent chacun le tiers des journaux Québécois. L'information distribuée dans les journaux québécois serait-elle affectée par l'idéologie de ces trois hommes? Le Canada est le champion de la concentration de la presse parmi les pays occidentaux. En 1998, 64% des quotidiens Canadiens appartiennent à Conrad Black. Ces données sont aberrantes. De plus Péladeau, qui détient le tiers des journaux, est propriétaire de T.Q.S., chaîne de télévision québécoise. Évidemment, les Américains n'y échappent pas. À Montréal, en 1993, 80% des projections cinématographiques sont américaines. C'est ce que l'on appelle l'américanisation!

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Conséquences de la monopolisation

Cette monopolisation et cette privatisation a des répercussions directes sur les chaînes de télévision publiques. Ces dernières n'étant plus capables de rivaliser avec les chaînes privées laissent leur côté informatique pour se diriger vers un contenu de plus en plus de divertissement. À cause des coupures budgétaires réalisées selon la politique gouvernementale néo-libérale, les chaînes publiques se voient dans l'obligation de combler leurs budgets par l'ajout de commerciaux durant les temps d'antenne. On assiste donc à une dictature des cotes d'écoute.

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Uniformisation de l'information

L'uniformisation de l'information est la conséquence de toutes ces histoires de "BIG MONEY". Les médias ont de plus en plus de contenant et moins en moins de contenu et ils favorisent le divertissement plutôt que l'information objective. Ce divertissement sert à amuser et faire rêver la masse par, entre autres phénomènes, l'américanisation culturelle. Les valeurs prônées dans les émissions sont la richesse, l'individualité, la violence, etc. Les mots d'ordre sont: sport, sexe, sang et scandale. On favorise les catastrophes et le sensationnel mais sans analyse explicative. On omet de donner des explications en raison de l'image pseudo-réelle que nous fourni le direct. Ce qui résulte de cette uniformisation, c'est la désinformation du public. Un public de plus en plus passif et de plus en plus naïf, favorise l'expansion de ces grosses compagnies qui détiennent le monopole et qui nous projettent leurs valeurs néo-libérales, qui n'ont comme effet que de créer une société de plus en plus duale.

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Conclusion : le besoin de la critique

Toute somme faite, il est évident que les médias sont et resteront "subjectifs", car il y a longtemps qu'ils fonctionnent ainsi. La naïveté du public, ne peut qu'encourager cette forme d'information. L'analyste Jacques Keable a écrit que :

puisqu'une norme commune doit nécessairement être définie et imposée dans chacun des médias par le propriétaire, la concentration-propriétaire porte alors sa propre subjectivité au rang supérieur d'une honorable et universelle "objectivité" qui lui serait parfaitement étrangère. Grâce à ce tour de magie, ses intérêts particuliers se donnent comme les intérêts collectifs. (Dans L'Information sous influence, VLB, 1985, page 25.)

Il y a donc une prise de conscience collective à réaliser. Cette subjectivité entraîne plusieurs effets sur notre société qui sont, malheureusement, majoritairement néfastes.Que ce soit sur la consommation, sur la politique ou sur les problèmes sociaux, toute cette idéologie déguisée en information permet à la pointe hiérarchique de contrôler la base de notre société et, dans une idée capitaliste, d'accumuler la richesse aux dépens des plus pauvres. Il faut critiquer cette idéologie dominante et son règne, pour permettre l'expansion de la diversité des idées et des activités dans notre société.

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