Manque d'objectivité journalistique à la NBC ?

Par Hugues Raymond et Maxime Bouchard

(Exercice pédagogique, sans but lucratif)

Introduction

"Objectivité" journalistique de la NBC?

Controverse du CIO

Rôle joué par les journalistes

Éthique et conséquences sociales

Conclusion

Introduction

Dans cette société hautement médiatisée, il semble facile de comprendre d'un problème tel que le manque d'objectivité journalistique. Que ce soit causé par un manque de temps, par des sources douteuses ou tout simplement dans une optique préméditée, les informations vehiculées par les journaux doivent être pris avec un peu de recul objectif. Ce phénomène a même affecté une institution telle que le CIO. Dans le cas en question, il est facile de constater le double jeu exécuté par la NBC dans le dossier scandaleux portant sur le CIO. En effet, en démontrant le manque d'objectivité de la NBC et en expliquant le scandale olympique, il sera plus facile de situer l'histoire entourant cette ténébreuse affaire. De plus, en prenant en considération le role des autres journaux dans l'histoire et quelques conclusions d'ordres éthique et sociale, on donnera un portrait plus complet de la situation.

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"Objectivité" journalistique de la NBC?

Il est clair que l’objectivité journalistique ne fait pas grimper la valeur des actions de la NBC à la bourse. Ça les cadres le savent bien. Ce à quoi nous avons affaire avec le dossier de Salt Lake City, c’est une réalité qui provient du système capitaliste : la rentabilité. NBC, voyant dans les Jeux Olympiques une bonne source de revenu, ont mis de côté l’objectivité des reportages concernant le CIO et l'impartialité quant à son jugement. Ce constat est survenu plus tard quand la démission d’un des membres, Charles Mukora, à soulevé des vagues. Le fait que Mukora a du démissionner suite à une affaire l’accusant d’avoir reçu 34 650$ pour sélectionner la ville de Salt Lake, a déclenché un doute quant à la transparence de la NBC. Des enquêtes affirmaient que les intérêts du média l’auraient poussé à camoufler des pôts-de-vins qui remettaient en question l’image du CIO, donc l’obtention des jeux de 2008 pour la ville américainne. La NBC, étant le plus grand joueur financier de ces jeux, représentait une bonne cible. De fait, on a appris que la NBC à investi 3.6$ billions pour avoir l’exclusivité sur les jeux en question. On soupçonne alors le media pour son maque de véracité dans ses reportages. On se défend, dans le but de réparer les pôts cassés, en dénonçant le fait que leurs journalistes ne sont pas spécialisés et qu'ils manquent de temps pour s’assurer des sources. Effectivement, il est difficile d’avoir des preuves écrites puisqu’il n’y a eu que des ententes verbales. Cependant il n’est pas difficile de comprendre que la NBC a acheté le choix du CIO en échange d’une belle image, quite à mettre en veilleuse l'objectivité journalistique.

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La controverse du CIO

Le Comité International Olympique existe depuis maintenant près de cent ans. Suite au grand projet de Pierre de Coubertin voulant restaurer les Olympiques comme au temps des grecs, un groupe décisionnel est mis sur pied à Lausanne, en Suisse, afin d’organiser et gérer les jeux. Se basant sur des principes tels que l’intégrité, le CIO à toujours présenté une image exemplaire. Cependant, cette intouchable réputation fut prise d’assaut suite à des agissements douteux dans le processus de sélection des villes-hôtes. Plusieurs journalistes, principalement européens, se sont penchés sur la question de la nomination de Salt Lake City (SLC) pour les jeux d’hiver 2002. Une enquête, un peu de couverture, et un membre craque sous la pression. Le comité organisateur de SLC avait en effet déboursé des sommes importantes à différents membres responsables de la sélection des villes-hôtes. Fait étrange, mais compréhensible, les journalistes américains, dont quelques-uns étaient au courant, n’ont pas fait de bruit concernant les pots-de-vin versés aux membres du CIO. Il est clair, et c’est là tout le problème, que leurs intérêts ont primé sur l’objectivité journalistique.

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Rôle joué par les journalistes

C’est dans l’esprit d’informer le public que les journalistes étrangers, et même locaux, ont dénoncé la situation. Malgré ses intérêts financiers importants, la NBC se devait de dénoncer comme tout le monde les agissements du Comité présidé par Juan Antonio Samaranch. D’accord, les journalistes de la NBC ont informé "objectivement" leurs spectateurs… Mais ils l’ont fait la-où ça ne les dérangeait pas. À vrai dire, s’ils n’avaient été réellement motivés que par l’objectivité, ils auraient dénoncé l’implication de la NBC dans le scandale, et ce, dès qu’ils en auraient été au courant. Ce ne fut pas le cas; une fois de plus le super-consommateur d’informations s’est fait duper. Plus important, si certains journalistes ont des enquêtes plus poussées à réaliser, il est bien souvent trop tard pour que toute la vérité sorte. George Mitchell a publié un rapport près de 4 mois après la "sortie publique" du scandale. Dans ce cas-ci, la rédaction fut brève mais le sujet était toujours d’actualité lors de la sortie du rapport d’enquête… Par chance, car c’est ce texte qui a vraiment permis d’élucider toutes les failles au niveau journalistique et les coupables ont du payer et être humiliés devant public…

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Éthique et conséquences sociales

Après un tel scandale, il est souvent difficile de croire en nos médias. D’autant plus qu’il est facile de comprendre qu’ils sont bernés par le profit. Le problème est que cette situation est moralement répréhensible et que le peuple est en droit se sentir trahi par les médias. Il est important de garder en perspective que les médias doivent informer le peuple. Le cas de la NBC dans l’affaire Salt lake, s’est créé par le fait qu'on a influencé un processus traditionnel et intègre, fondé sur la confiance sociale. Donc on a plutôt construit l’événement qui permettrait alors de donner une impression d’authenticité. Toutefois, ce mélange homogène entre le documentaire et la fiction révèle tout à fait l’inconsistence de l’objectivité dans l'optique du capitalisme. L’action des médias est de s’emparer d'une opportunité à la manière d’un rapace qui ne distingue aucunement l’intègrité des jeux olympiques et la politique économique de son entreprise, perdant ainsi toute crédibilité, la base de sa raison d'être.

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Conclusion

L’objectivité journalistique est une utopie. Le fonctionnement de notre système économique est un obstacle incontournable pour le journalisme, privé du moins. Cependant, une fois que le problème est cerné, nous pouvons le comprendre et essayer d'y remédier. La société devrait pouvoir croire en ses sources d’information. Pour cela, les médias doivent donner une information juste présentée en respectant des principes éthiques et permettant au peuple de s'orienter. Car on ne peut pas le nier, les médias sont extrêmement influents dans le contexte de la démocratie. Les médias ont le pouvoir de façonner l’opinion populaire et si les médias sont entièrement contôlés par l’argent, il n’y à plus de démocratie. Il est temps que l'on exige aux médias de réviser leur politique sinon ils perdront leur raison d’être journalistique.

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