Ouvert d'esprit
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Le cégep

Arts et communication graphique

Si tu devais décrire le cégep du Vieux Montréal en un seul mot, quel serait-il?

Je dirais « ouverture ». Pour moi, le CVM représente l’ouverture sur notre avenir, l’occasion d’essayer différentes choses ou différents domaines qui peuvent potentiellement influencer notre choix de carrière. C'est aussi l'ouverture sur le monde. En effet, c’est un cégep dans lequel on peut rencontrer énormément de gens venant de partout et ainsi créer de nouvelles relations et amitiés. Ouverture d’esprit aussi, car tous les étudiants qu’on y côtoie et qui s’impliquent dans différentes causes influencent forcément notre ouverture d’esprit sur beaucoup de sujets et même, sur la vie en général. Finalement, ouverture sur la ville. Situé en plein cœur de Montréal et près de la station Berri-UQAM, c’est une occasion de découvrir la ville et toutes ses richesses et ses attractions.

En quoi le cégep a-t-il changé ta vie?

Le CVM m’a, dans un premier temps, donné tous les outils et les connaissances nécessaires pour me préparer au métier et me trouver un emploi dans le domaine après mes études. Avant le cégep, j’avais une idée assez précise de la carrière que je voulais avoir, mais la technique m’a aidé à mieux m’orienter en me faisant découvrir mes forces et mes intérêts. De cette façon, le CVM a changé ma vie, car j’ai pu trouver un emploi qui était plus près de mes intérêts et ça a influencé la suite de ma carrière, pour le mieux bien sûr. De plus, j’y ai rencontré des gens qui font encore partie de mon entourage et qui ont eu une belle influence dans ma vie.

Qu’est-ce que le programme t’a apporté que tu ne soupçonnais pas ?

Je me suis toujours perçu comme une personne très créative et j’étais d’abord nettement attiré par l’aspect esthétique et formel du design industriel. Je me suis découvert une fascination pour la création plus technique d’un produit, c’est-à-dire de déterminer comment un objet peut être fabriqué, assemblé et utilisé. Concevoir un produit dans ma tête, ensuite le développer avec l’ordinateur pour finalement le tenir dans mes mains est une énorme satisfaction et une grande fierté. En résumé, le programme m’a fait découvrir que c’est le processus de création au complet qui me stimule et pas seulement l’apparence d’un produit.

Quel a été ton parcours à la fin de tes études ?

J’ai d’abord travaillé chez Plasticase à Terrebonne, une entreprise de mallettes de plastique. J’ai participé à la création de leur nouvelle ligne Nanuk, des mallettes étanches et très robustes. Cet emploi a été une énorme expérience en frais de moulage par injection puisque toutes les étapes de la production étaient faites sur place, de la fabrication des moules jusqu’au moulage des pièces en passant par une multitude de tests. C’est peu courant d’avoir l’occasion de voir tout le processus dans un même endroit au Québec, alors je me compte chanceux d’avoir eu cette expérience. Après plusieurs années dans cette entreprise, j’ai ressenti le besoin d’aller travailler dans un endroit qui me permettrait de faire des projets plus diversifiés. C’est pourquoi j’ai frappé à la porte d’Alto Design. J'ai travaillé pour cette entreprise jusqu'à tout récemment, pendant plus de six ans.

Un projet dont tu es fier.

Chez Alto Design, nous avons fait un projet avec Novabus en 2010-2011. Il s’agissait de refaire une partie de l’intérieur des nouveaux autobus urbains. C’était un défi de taille pour moi, car je n’avais jamais eu un projet de cette envergure auparavant et j’étais employé d’Alto depuis peu à l’époque, donc je devais être à la hauteur. J’avais seulement fait de petits produits de consommation, et je n’avais jamais travaillé dans le transport. J’ai appris énormément de choses dans ce projet qui me servent au quotidien, mais ça m’a surtout appris à développer une meilleure vision des projets et à considérer tous les paramètres avant de commencer la conception. Au final, je suis très satisfait du résultat et c’est un peu une fierté pour moi d’avoir relevé ce défi colossal.

VIDÉO : Antoine Dallaire nous parle du projet dont il est fier d'avoir participé chez Alto Design.

Qu’est-ce qui t’inspire en design ?

Les produits qui sont très réussis esthétiquement autant que fonctionnellement me fascinent. Quand je tombe sur un objet très complexe ou simplement ingénieux, qui est agréable à utiliser, et qui a de belles lignes, j’ai tendance à avoir une pensée pour la qualité du travail fait par les designers et ça m’inspire beaucoup. Mais curieusement, les « mauvais » produits m’inspirent autant que les produits réussis, parce qu’en les regardant ou en les manipulant je m’amuse à me demander comment je ferais pour en faire un meilleur produit. Je trouve ce genre d’exercice d’analyse très stimulant et utile pour un futur emploi. Je me surprends souvent à réfléchir à ces produits durant de longues périodes jusqu’à ce que je trouve une solution satisfaisante dans ma tête. C’est ce qui est le plus inspirant pour moi.

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