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Le cégep

Capsules santé

Les capsules publiées dans cette section sont rédigées par des étudiants en Soins infirmiers. Elles traitent de nombreux sujets courants et constituent une source d'information utile pour quiconque s'intéresse à la santé et ses enjeux.

La crise du Fentanyl : maintenant très près de chez vous

Autrefois confiné aux salles d’opération, le fentanyl fait partie de la famille des opioïdes et est utilisé depuis les années 90 à des fins quotidiennes pour des douleurs modérées à sévères, sans compter que le fentanyl est de 100 fois plus puissant que la morphine. L’accès à ce médicament à drastiquement augmenter dans les dernières années.

Le fentanyl à Montréal, c’est plus de cinquante surdoses depuis la mi-août. Parmi les consommateurs on y retrouve trois clientèles à risque : les naïfs, ceux qui utilisent cette substance pour la première fois, les personnes ayant une prescription médicale pour leur douleur et les personnes dans la rue qui consomme des drogues et de l`alcool.  En 2016, c’était plutôt Vancouver et Toronto qui étaient touchés par ce drame. Montréal a été épargné pendant quelque temps, mais aujourd’hui, la ville est bel et bien touchée. Les principales raisons qui favorisent la vente du fentanyl sont en lien avec un accès facile sur internet, un problème de surprescription du médicament en cas de douleur chronique et des drogues revendues dans la rue dont la composition est toujours plus douteuse.

Face à cela, évidemment le gouvernement s’est vu dans l’impératif d’agir et de mettre sur pieds des mesures préventives :

  • Apposer des étiquettes de mise en garde sur les contenants d`opioïdes d’ordonnance.
  • Distribuer des brochures de renseignements de sensibilisation au public.
  • Accroître l’accès au Nalaxone, antidote renversant les effets d’une surdose aux opioïdes disponible pour les premiers répondants et à toute personne désirant recevoir une formation.

Maintenant, en ce qui vous concerne cher lecteur, il est important de se conscientiser à la crise du fentanyl et d’être en mesure de reconnaître les signes. Pour ceux impliqués dans la cause, il est possible de se procurer une trousse de Nalaxone à utiliser en cas de surdose. Les signes et symptômes de surdose comprennent la somnolence grave, la respiration lente et superficielle, le bleuissement des lèvres et des ongles, l’absence de réaction de la personne, la peau froide et la contraction des pupilles. Enfin, si vous êtes un consommateur et cherchez de l’aide, sachez que des ressources pertinentes existent: Drogue: aide et référence (1-800-265-2626), Tel-jeunes (1-800-263-2266), CRAN: Centre de Recherche et d’Aide pour Narcomane (514-527-6939). Sachez aussi que nombreux centres hospitaliers possèdent des programmes de désintoxications et du personnel formés pour vous accompagner médicalement si vous désirez entamer un sevrage.


Julie Arsenault, Cloé Baillargeon, Maude Lajeunesse
Finissantes en Soins infirmiers
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Sources


Un allaitement sain d’esprit

Depuis quelques années déjà, on enseigne aux professionnels de la santé à promouvoir, protéger et soutenir l’allaitement maternel, tout en fournissant l’information nécessaire aux nouveaux parents. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, l’allaitement prévient plusieurs maladies, comme  par exemple, les infections des voies respiratoires, les otites, les infections gastro-intestinales et même augmenterait le niveau du quotient intellectuel de l’enfant, D’une part, il est normal que les professionnels de la santé aient l’obligation d’informer les parents des quelques risques du non-allaitement. D’autre part, il arrive trop souvent que les nouveaux parents se sentent jugés ou sous pression lorsqu’ils décident de ne pas allaiter leur enfant. En effet, plusieurs nouvelles mamans, qui ne peuvent pas ou qui ne souhaitent pas allaiter, font face à de multiples commentaires, parfois même haineux, remettant en question leurs capacités à être mère. Mais est-ce la bonne façon de les conscientiser ?

Trop souvent l’allaitement est perçu comme un échec chez les mamans, car elles considèrent ne pas avoir atteint l’ « objectif » d’allaiter exclusivement pendant 6 mois, comme le suggère l’OMS. Par ailleurs, Dre. Janvier, pédiatre spécialisée en néonatalogie au Centre hospitalier universitaire de Sainte-Justine, suggère que notre système de santé est trop souvent totalitaire lorsqu’il est question de l’allaitement. Les professionnels de la santé ne laissent pas assez de place aux zones grises. Ainsi, si on donne plus de souplesse à la maman en lui offrant la possibilité de pouvoir donner des biberons quelques fois durant les 6 premiers mois, un plus grand nombre d’entre elles envisageraient de continuer l’allaitement pendant plusieurs mois.

Il est dans le devoir des professionnels de la santé de guider la nouvelle maman en fonction de son choix et de lui faire ressentir qu’elle a pris la bonne décision. Or, il faut changer ce tabou dès maintenant, car le choix d’allaiter ou de donner le biberon à son nourrisson est une affaire personnelle qui n’influe en aucun cas sur la capacité d’être une bonne mère.


Ann-Sophie Laurin, Frédérique Stébenne et Élodie Lavallée-Davis
Finissantes en Soins infirmiers

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Sources


«Ne pas boire et conduire» : Tout le monde est au courant, et pourtant…

Êtes-vous au courant qu’au Québec, le plus haut taux d’accident sur les routes est attribué aux jeunes entre 16 et 25 ans (SAAQ 2017) ? Et dans 55% des cas, l’alcool au volant en est malheureusement la cause (SAAQ  2017).

Si vous pensiez qu’une simple contravention est la seule conséquence de cet acte, sachez que celle-ci peut atteindre jusqu’à 1000$, qu’une suspension de votre permis de conduire peut aussi avoir lieu, et qu’à partir de la deuxième infraction, un casier judiciaire sera émis à votre nom. Le plus important à savoir est qu’environ 41% des conducteurs morts sur la route étaient intoxiqués à l’alcool ! (SAAQ 2017) 

En plus des conséquences personnelles, l’alcool au volant fait en moyenne chaque année au Québec : 160 décès, 370 blessés graves et 1900 blessés légers (SAAQ 2017) 

Le taux d’alcool au volant accepté au Québec pour les propriétaires d’un permis de conduire est de 0,08%, mais avez-vous vraiment pensé à ce que cela voulait dire ? L’alcool ingéré en grande quantité provoque entre autres, une réduction de la vision, une diminution de la réceptivité et une altération du jugement. De plus, on oublie souvent de boire de l’eau lorsqu’on boit de l’alcool. Cela provoque une énorme déshydratation dans l’organisme, qui engendre à son tour de la fatigue, des maux de tête, ainsi qu’une faiblesse. Une consommation aiguë d’alcool (prise de grandes quantités lors de la fin de semaine, par exemple) endommage les tissus du foie en le surchargeant de travail. Au niveau de la mémoire, une soirée de buverie, où le taux d’alcoolémie atteint le seuil de toxicité, peut entraîner un blanc de mémoire de la veille.

Il est important de se rappeler que le taux d’alcool de 0,08% ne s’applique pas aux conducteurs de moins de 22 ans, aux apprentis conducteurs, ainsi qu’aux titulaires d’un permis probatoire. Pour eux, c’est tolérance zéro en tout temps ! 

On dit toujours qu’il est mieux de prévenir que de guérir, alors voici quelques petits trucs afin d’éviter de conduire après avoir consommé de l’alcool:

- Sortir en groupe et choisir un conducteur désigné qui ne boira pas et qui pourra prendre la voiture après la soirée.
- Se réserver un petit budget en début de soirée afin de prendre un taxi ou le transport en commun. Dans le temps des fêtes, l’opération Nez Rouge peut être une bonne option.
- Aller dormir chez un ami qui habite près et chez qui vous allez pouvoir vous rendre à pied.
- Se libérer de l’emprise de notre ego et appeler quelqu’un afin qu’il vienne nous chercher.

Plusieurs autres trucs sont à votre disposition, il suffit d’y penser en début de soirée!


Justine Caron-Turbide, Mariane Courchesne-Monette et Sabrina Larose
Finissantes en Soins infirmiers

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Sources


Le condom démodé?

Lorsqu’on parle de contraception masculine, la première idée qui nous vient en tête est ce fameux moyen mécanique bien connu qu’est le condom.  En creusant un peu plus, on pense à une personne qu’on connaît qui a eu recours à la vasectomie, méthode consistant à couper les canaux transportant les spermatozoïdes. Cependant, de nouveaux moyens de contraceptions sont disponibles et d’autres sont présentement à l’étude.

Peut-être avez-vous déjà entendu parler de certains d’entre eux?

Dorénavant, monsieur peut aussi choisir de prendre la « pilule ». La contraception hormonale masculine a fait son entrée sur le marché dans certains pays, mais pas encore au Canada. À base de testostérone et de désogestrel, ce comprimé quotidien entraverait la croissance des spermatozoïdes causant ainsi l’infertilité. Vous vous demandez pourquoi cette méthode réversible et efficace à 100% est si peu utilisée? Principalement à cause des effets secondaires qu’elle entraine telle qu’une diminution de la libido.

Vous connaissez surement l’injection Depo-Provera chez la femme? Imaginez-vous donc que l’équivalent masculin de ce contraceptif hormonal injectable existe aussi!  Malgré un taux d’efficacité de 96%, cette méthode très encadrée par l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) est assez impopulaire. Pourtant, faire un peu d’acné, avoir des petites variations d’humeur ou bien avoir une petite hausse de la libido à l’usage de ce contraceptif n’a rien d’alarmant. Qu’en pensez-vous mesdames?

Avez-vous entendu parler de la contraception masculine thermique? Cette nouvelle méthode de contraception disponible en France s’est révélée très efficace. Comme la nature pendante du testicule est due à son besoin d’une température plus basse que celle du reste de l’organisme afin de pouvoir produire des spermatozoïdes, cette méthode vise à rapprocher ceux-ci du corps. Des sous-vêtements spéciaux collant les testicules à la peau sont fournis par le médecin qui prescrit ce sous-vêtement. Le dispositif serait efficace à 100% après l’avoir porté éveillé 15 heures par jour pendant 2 à 3 mois. Cependant, on ne peut l’utiliser que pendant quatre années consécutives, car après, un risque de stérilité s’installe. Un seul effet secondaire noté pour cette méthode : diminution de la taille des gonades. Ne vous inquiétez pas messieurs, un retour en commando entraine un renversement rapide de cet effet.

Sommes-nous convaincants? Vous n’êtes pas les seuls à être perplexes! En effet  des études sont en cours afin de perfectionner les diverses méthodes présentées dans cet article. Ceci étant dit, nous croyons donc que la bonne vieille capote n’est pas démodée! En plus de prévenir les grossesses, elle nous permet également de nous protéger contre les ITSS (infections transmissibles sexuellement et par le sang). Rappelons-nous-en!


Martin Dauphinais, Chimène Kapche Foading et Coralie Poirier
Finissant(e)s en Soins infirmiers

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À quand l’encadrement nécessaire ? La cigarette électronique en 2018

Sommes-nous en mesure d’établir le sort de ce nouvel outil qui a été sous la loupe de plusieurs études dans les dernières années ?

D’une part et de l’autre, la cigarette électronique suscite beaucoup de questionnements quant à ses ingrédients peu contrôlés et les effets secondaires à long terme de sa consommation. Des spécialistes comme le Dr Martin Juneau, souligne que cet outil est grandement efficace dans la réduction de consommation du tabac et même une pierre angulaire dans l’arrêt de celui-ci. En comparaison avec les centaines de produits nocifs que contient la cigarette régulière, l’option de la cigarette électronique devient intéressante, mais à quel prix ?

Tout d'abord, malgré la législation actuelle, il est très facile de se procurer cette cigarette avec de la nicotine liquide. Alors que cet agent est en manque accru de balises légales, les centres antipoison et l’INSPQ soulignent leur inquiétude face à l’arrivée de cette composante. À court terme, ce que nous indique le Dr Matthew Stanbrook, pneumologue à l’hôpital Western de Toronto, c’est que près du tiers de ses patients qui vapotent accusent une toux sèche, une irritation de la gorge et des formes de difficultés respiratoires.

Ensuite, il est difficile pour le consommateur de faire un choix éclairé, car Santé Canada ne divulgue pas encore publiquement les plaintes recensées à la suite de l’utilisation de la cigarette électronique. D’ailleurs, la réglementation autour de cette alternative est quasi inexistante au Canada, on peut donc y retrouver des éléments non identifiés, non testés, non réglementés et parfois même dans des concentrations erronées.

Finalement, les inquiétudes se tournent vers les jeunes et leur nouvel intérêt pour la cigarette électronique. En effet, l’ajout d’additif alimentaire attire les jeunes et comme ils ont accès à ce produit, cela pourrait les mener au tabagisme et au finale à d’autres pathologies amenées par les additifs alimentaires au niveau pulmonaire.

En somme, malgré le profil prometteur comme aide à la cessation tabagique, la cigarette électronique, comme nous la connaissons aujourd’hui, n’est pas passée sous aucun protocole rigoureux. Pour choisir une voie sécuritaire de l’abandon du tabac, rendez-vous avec les experts sur www.defitabac.qc.ca.


Alexandre Gervais Gauthier, Delice Impinyuza Hirwa et Kamila Duda
Finissant(e)s en Soins infirmiers

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Est-ce possible d’étudier sans s’épuiser ?

Voyez-vous la lumière au bout du tunnel? Les tâches sont-elles tellement nombreuses et pesantes que vous pensez ne pas pouvoir y arriver? L’épuisement se fait de plus en plus sentir… Vous connaissez sûrement le terme « burn out? ». Oui, l’épuisement chez les étudiants est réel! L’impact de cet état varie d’un individu à l’autre, mais personne n'est à l’abri. En revanche, certains facteurs peuvent nous mettre plus à risque que d’autres, comme par exemple : Une faible estime de soi, une mauvaise gestion du temps, mais surtout : LE PERFECTIONNISME!

Peut-être ressentez-vous certains de ces symptômes, ou pouvez-vous les identifier chez un de vos proches?

Symptômes physiques :

  • Fatigue
  • Impression d’être vidé(é), au bout du rouleau
  • Efforts exigeants pour vous déplacer à votre lieu d’étude
  • Troubles du sommeil
  • Maux de tête
  • Troubles gastriques
  • Douleurs aux membres/ articulations
  • Maladies virales plus fréquentes

Symptômes psychologiques :

  • Dépendance au café ou à l’alcool
  • Augmentation de la tension et de l’anxiété
  • Diminution de la mémoire et du raisonnement
  • Difficulté à prendre des décisions -Sensibilité/ irritabilité -Conflits relationnels -Découragement et désespoir

Il faut vous dire que OUI! C’est possible d’y arriver; Voici quelques trucs :

Il suffit de garder en tête que des imprévus peuvent survenir au moment où l’on s’y attend le moins… C’est aussi très important de se garder du temps pour soi. Ainsi, prenez la peine de savourer vos repas, et surtout; Favoriser le repos. De plus, l’évaluation des priorités est nécessaire, car il faudra prendre plusieurs décisions au cours de votre cheminement. Enfin, sachez accepter vos limites, rire et apprécier les petits plaisirs de la vie!

Heureusement des ressources sont disponibles :

  • Ici même au collège, un service de psychologue est offert : saepsychologie@cvm.qc.ca.
  • Les CLSC offrent certaines ressources.
  • Si vous ou vos parents travaillez, vous avez peut-être accès à un programme d’aide aux employés (PAE) et à leur famille.
  • L’organisme à but non lucratif REVIVRE  peut vous venir en aide avec son programme d’autogestion de l’anxiété: revivre@revivre.org ou 1866-REVIVRE (738-4843)
  • Il y a des centres de crises 24h/24h : https://www.centredecrise.ca/ ou 1-866-APPELLE

Karim Benhsain, Gabrielle Lavallée et Véronique Martin
Finissantes en Soins infirmiers 

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Augmenter sa performance, à la vie (certes) mais... à la mort! 

Une drogue de performance est considérée comme toute substance, autre qu’un aliment, qui augmente la performance d’un individu, que ce soit au niveau scolaire ou athlétique. Parmi celles qui augmentent le niveau de performance sportive, on retrouve les stéroïdes anabolisants. Leur emploi est en perpétuelle hausse et concerne les personnes de tous âge et des deux sexes et, en cette période des Jeux Olympiques, le sujet est on ne peut mieux choisi. En effet, on estime que plus d'un million de Nord-Américains prennent des stéroïdes anabolisants et qu'un grand nombre de ces utilisateurs sont des adolescents. On compterait 30 000 jeunes Canadiens âgés entre 16 et 18 ans faisant l'usage de stéroïdes anabolisants. Voulant ressembler à leur athlète préféré, les usagers consomment en recherchant les effets bénéfiques sans se douter des conséquences néfastes.

Les stéroïdes anabolisants, aussi connus sous stéroïdes androgènes anabolisants (SAA), sont un dérivé synthétique de la testostérone. Comme le nom le dit, ils ont pour but d’augmenter la masse musculaire en stimulant le développement des caractéristiques mâles chez l’être humain. Ils sont présents en capsules et sous forme injectable et les effets recherchés sont : augmentation de la masse musculaire,  de la force et de l’endurance physique, de la motivation durant l’entrainement, diminution de la fatigue et du temps de récupération après un entrainement.

Cela peut paraitre alléchant mais les conséquences des SAA peuvent être graves et irréversibles. Les effets à court terme comprennent des sautes d’humeur et des comportements agressifs, communément appelés « roïd rage », et de l’acné sévère ainsi qu’un œdème des pieds et des mains. À long terme, les SAA peuvent causer un rétrécissement des testicules pouvant mener à l’infertilité, une expansion mammaire, la calvitie et une augmentation du risque de cancer de la prostate. Chez la femme, de l’hirsutisme, une voix plus grave et un arrêt du cycle menstruel. Les SAA augmentent aussi le risque d’insuffisance rénale, de dommage au foie ainsi qu’une panoplie de problèmes cardiovasculaires comme la haute pression, une augmentation du taux de cholestérol et une hypertrophie ventriculaire, tout cela entrainant une augmentation considérable du risque d’AVC et d’infarctus.

À ces dangers s’additionne celui des maladies transmises par le sang, en l’occurrence celles transmises lors du partage d’aiguilles entre individu. En effet, 33.8% des utilisateurs de stéroïdes âgés de plus de 16 ans font également usage de drogues intraveineuses. De ce groupe, le tiers aurait partagé leurs aiguilles. De plus, tout ceci est sans compter les effets non catégorisés puisque la plupart des produits consommés à des fins sportives sont illégaux. Ces stéroïdes viennent donc du marché noir et peuvent contenir des agents nocifs pour la santé.


Sophie Duchemin, Jinny Gauthier et Claire Pasinetti
Finissantes en Soins infirmiers

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La malnutrition avec modération

En tant qu’adulte accompagné de plusieurs responsabilités, la limite de temps nous dirige souvent vers la consommation de repas congelés ou le fast-food, dit en d’autres mots ; la malbouffe. 

Évidemment, nous sommes tous conscients que consommer de la malbouffe régulièrement ne constitue pas un choix sain. Par contre, connaissez-vous réellement les effets néfastes d’une mauvaise alimentation ?

En voici quelques exemples :

1- Les maladies cardiovasculaires : En 2012, l’Institut de Cardiologie de Montréal a effectué une étude qui a démontré qu’après un repas copieux, les artères se dilatent 24% moins bien qu’en état de jeûne. Par conséquent, si les artères sont moins dilatées, les risques d’athérosclérose se multiplient et donc les risques d’infarctus augmentent chez ses individus.
2- Un surpoids ou même l’obésité : Logiquement, l’alimentation d’un individu joue un rôle de premier plan sur son poids. Selon l’AMC (Association Médicale Canadienne), 57% des personnes adultes sont en surpoids au Québec et 22% seraient obèses.
3- Le diabète : Une alimentation déséquilibrée trop riche en gras et en sucre mène vers le diabète.
4- L’hypertension artérielle : À long terme, elle augmente les risques de développement de maladies cardiaques.
5- Risques de cancer : La consommation élevée de sucre et de gras augmente les risques du cancer de la prostate, du pancréas, de l’intestin et de l’utérus pour n’en nommer que quelques-uns.

Avoir une alimentation saine et équilibrée constitue une excellente protection contre ces problèmes de santé.  Santé Canada recommande d’utiliser le Guide alimentaire canadien comme outil pour nous permettre de faire de bons choix alimentaires. Il divise les aliments en quatre groupes distincts, soient les légumes et les fruits, les produits céréaliers, le lait et ses substituts ainsi que les viandes et leurs substituts. Il nous renseigne sur les portions quotidiennes recommandées de ces quatre différents groupes. Il est d’ailleurs conseillé de consommer des produits frais et variés en plus de cuisiner nous-même nos repas.

Une saine alimentation combinée à l’exercice physique régulier est une équation gagnante pour l’atteinte et le maintient d’une bonne santé physique et mentale. Et attention aux promesses des régimes amaigrissants et aux croyances populaires qui sont souvent d’une efficacité douteuse.


Naomi Simon, Andréanne Gilbert, Saima Khan
Finissantes en Soins Infirmiers 

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Face au miroir

Selon le DSM-V, l’anorexie est considérée comme une maladie où la perception de soi est altérée. Il y a un concept de déformation de leur image. La personne se voit trop grosse et refuse d’ingérer la quantité minimale recommandée de nourriture. Elle va avoir des habitudes alimentaires qui empêchent la prise de poids et le maintien d’un poids santé.

Quelques pistes et conseils
La liste des causes de l’anorexie est assez imposante. On y retrouve des motifs autant biologiques que psychologiques et sociaux. Il est aussi important de connaitre les motifs du trouble alimentaire que de savoir comment agir si quelqu’un de notre entourage est atteint de cette maladie.
Pour pouvoir réagir, il est primordial de savoir reconnaitre les manifestations de l’anorexie. On va se concentrer sur ce qui est facilement observable :

- Préoccupation excessive sur le poids corporel;
- Déformation de l’image de soi;
- Pauvre estime de soi ou diminution de l’estime;
- Isolement, état dépressif;
- Apparition de lanugo;
- Troubles de sommeil et de la mémoire;
-  Chute de cheveux, ongles cassants et peau sèche;
- Malaise, perte de conscience;
- Frilosité;
- Aménorrhée;
- Tendance à éviter les repas;
- Perte de poids.

Lorsqu’on pense avoir identifié des manifestations de l’anorexie chez un proche, comment peut-on l’aider et le soutenir? Il ou elle aura besoin de notre présence et de notre aide. On va l’encourager à consulter (psychiatre, psychologue, lignes d’écoute, groupes de soutien, nutritionniste, médecin…). Malgré l’inquiétude qu’engendre un tel problème, il est nécessaire de ne pas forcer la personne anorexique à se nourrir, d’éviter de discuter de son apparence et de ne pas encourager ses rituels alimentaires. On peut exprimer nos préoccupations à la personne tout en faisant preuve d’empathie. Les ressources tel qu’ANEB ou la maison l’Éclaircie existent pour nous soutenir dans nos démarches et nous conseiller.

N’oubliez pas que votre aide est cruciale pour permettre et faciliter le meilleur rétablissement possible.  


Urielle Dupont-Langevin, Marie-Ève Leclerc, Ana Rita Mestre
Finissantes en Soins infirmiers

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Sources


Amuse-toi avec protection

«À l’époque, j'étais âgée de 15 ans et j'avais un petit copain plus vieux. Il était prêt à passer à « l'acte », mais pas moi ... Pour lui faire plaisir et éviter de le contrarier, j'ai accepté d'avoir une relation sans pénétration. Il n'avait pas de condom, mais je n’ai pas vu de problème, après tout, ce n'était pas une relation sexuelle complète. Nous nous sommes quittés deux jours plus tard quand j’ai appris qu’il m’avait trompée. Par la suite, j’ai eu un nouveau petit ami avec qui je me suis sentie rapidement à l'aise. Finalement, nous avons eu une relation sexuelle complète sans protection. Après quelques jours, il a commencé à avoir des douleurs en urinant et des écoulements au niveau génital. Après une visite chez le médecin, celui-ci nous a appris que j'étais porteuse d’ITSS, plus précisément de la gonorrhée et de la chlamydia. Même si je n’avais aucun symptôme, j’étais porteuse et par le fait même avais infecté mon copain qui lui a développé des symptômes. Comment aurais-je pu savoir que j’étais porteuse d’une ITSS?»
- Carolane,19 ans

Tout d’abord, il est important de savoir qu’ITSS signifie infections transmises sexuellement et par le sang. Cette désignation est maintenant préférée au terme maladie, car il n’y a pas toujours de symptômes associés à l’infection. Ainsi, MTS a été remplacée par ITSS. Par la suite, ce témoignage démontre l’importance de se protéger adéquatement avec un condom lors d’une relation sexuelle complète ou non. De ce fait, il faut seulement que la relation avec ou sans pénétration du pénis dans la bouche, le vagin ou l’anus ait été mal ou non protégée par un condom à n’importe quel moment durant la relation pour contracter une ITSS. De surcroît, savez-vous qu’il est possible d’attraper des ITSS en ayant d’autres comportements à risque, par exemple : en partageant du matériel d’injection ou d’inhalation de drogues, en se faisant tatouer ou percer avec une aiguille non stérile ou en partageant des jouets sexuels et même des objets banals tels une brosse à dents et un rasoir. Plusieurs facteurs de risques sont banalisés et pourtant c’est votre santé qui est en jeu!

 

 

Elizabeth Rivest, Hassler Estimphile et Ritchy Alliance
Finissant(e)s en Soins infirmiers

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Être réveillé… mais à quels coûts ?

Le café est l’une des boissons les plus consommées dans le monde. Par ses propriétés stimulantes qui permettent l’augmentation de la vigilance et de la concentration, le café a tenu éveillé plus d’un étudiant lors de la rédaction d’un travail sommatif ou pendant l’étude tardive préparatoire à un examen. Toutefois, cette consommation excessive de caféine n’est pas seulement bénéfique pour l’organisme. En prenant en compte du métabolisme unique à chacun, les effets néfastes sont l’apparition ou l’aggravation de l’insomnie, de maux de tête, d’irritabilité ainsi que de nervosité. Ajoutons à cela le stress initial occasionné par la charge de travail scolaire, parfois additionné au stress provenant d’un emploi. Aussi, une consommation de plus de 300 mg de caféine / jour a été associée à une diminution de la fertilité selon multiples études. 
 
Lorsqu’on parle de consommation excessive en caféine, on parle d’une consommation de plus de 400mg/jour chez l’adulte en santé, soit l’équivalent de 3 cafés filtres de 8 oz (237 ml) donc 24 oz (710 ml) au total. Pour se faire une meilleure idée, le café format venti du Starbucks mesure 20 oz (590 ml) et le format très grand du Tim Horton en mesure 24 oz (710 ml). Il est important aussi de prendre en considération la teneur en caféine qui se retrouve dans certains aliments comme le thé, le cola, la boisson énergisante et le chocolat.
 
Pour s’alléger la conscience, attardons-nous maintenant aux différents aspects bénéfiques associés à la consommation de café. Ce dernier contient des antioxydants en quantité assez significative pour avoir une action bénéfique sur l’organisme. Ces antioxydants empêchent l’oxydation dans l’organisme qui permet la prévention de l’apparition de certaines maladies cardiovasculaires, certains types de cancer et différentes maladies associées au vieillissement. Consommé en bonne quantité, il peut même prévenir le diabète de type 2, certaines maladies du foie ou encore la goutte, une forme particulière d’arthrite. Aussi, le café contient certains vitamines et minéraux, tels le magnésium, les vitamines B3, B2 et B5 ainsi que le cuivre.


Marie-Madeleine Meyer et Mégane Wilson-Boulanger
Finissantes en Soins Infirmiers 

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Le danger invisible

Le souffle court, les mains qui tremblent, on a l’impression de se noyer et que le monde entier se tourne contre nous. Dans cette mer d’humains, on se sent tout à coup seul et incompris. Parfois on aimerait disparaitre, que personne ne nous voit…

Cela fait partie des quelques traits du trouble de l’anxiété généralisé. Le Trouble d’Anxiété Généralisée (TAG) consiste en la présence d’une anxiété et d’inquiétudes démesurées étant présentent plus d’une journée sur deux durant une période d’au moins six mois. Ces inquiétudes concernent généralement plusieurs évènements ou activités de la vie quotidienne.

Comme tous les troubles mentaux, ils sont encore incompris et parfois sous-estimés. Souvent les personnes qui en souffrent, n’osent pas en parler en raison de la stigmatisation sur les troubles mentaux encore bien présente au Québec.

Selon le gouvernement du Canada en 2012, environ 700 000 (2,5 %) Canadiens de 15 ans et plus ont fait état de symptômes compatibles avec un TAG dans les 12 derniers mois.
 
Il n’y a pas de « remède miracle », il existe néanmoins des moyens pour diminuer les symptômes:

  • Limiter sa consommation de caféine, de nicotine ou d’autres stimulants du système nerveux central (exemples : drogues)
  • Être positif
  • Modifier sa perception sur les évènements (se questionner : est-ce que le danger est bien réel?)
  • Bien dormir (8 heures de sommeil)
  • Faire de la méditation, du yoga, de la visualisation (notamment avec des images de la nature) puis des exercices de relaxation
  • Faire des exercices de respiration lente et profonde
  • Faire de l’activité physique : marche, natation, bicyclette (3 fois par semaine minimum)
  • Verbaliser ses émotions lors d’une frustration, cela permet d’éviter l’accumulation de pensées négatives.

Il s’agit également de connaître les ressources disponibles afin de trouver des solutions concernant son anxiété. Il est possible d’en parler à l’infirmière de l’école, des psychologues, des groupes de soutien (groupe G.E.M.E). Il faut savoir que le trouble d’anxiété généralisé peut être bien contrôlé lorsque l’on dispose du soutien et de l’aide nécessaire.

Prenez le contrôle et libérez-vous de l’anxiété!

Morgane Billiard, Sarah Weller et Audrey-Anne Rozenfarb
Finissantes en Soins infirmiers

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Sources


 

Un cocktail risqué

Aujourd’hui, les méthodes sont nombreuses pour agrémenter vos soirées. Par contre, il faut être prudent et surtout être bien informé face à certains dangers. Il est bien documenté que certains mélanges de substances peuvent être très dangereux. L’alcool à lui seul peut causer de graves problèmes lorsque pris de façon excessive. Le mélange de GHB et d’alcool est parmi les plus risqués.

Les effets de l’alcool sont bien connus parmi ses consommateurs. C’est un dépresseur du système nerveux. En d’autres mots, il ralentit les processus mentaux. En effet, la personne a des troubles de motricité, de coordination et son temps de réaction augmente de 30 à 50 % par rapport à une personne lucide4. Donc, un conducteur intoxiqué aura plus de difficulté à réagir rapidement.

Le GHB est une drogue que l’on retrouve souvent dans les boissons qu’ont consommées les victimes d’un viol. Comment fonctionne cette drogue? À petite dose, elle stimule les récepteurs GHB de l’encéphale. En effet, le corps en produit naturellement, mais en très petite quantité. Ce récepteur stimule la production de dopamine, ce qui va produire l’effet stimulant. À grande dose, toutefois, le GHB active les récepteurs GABA. Ceux-ci font l’effet inverse, ils vont plutôt ralentir le système nerveux et causer de dangereuses conséquences2. Le danger, c’est qu’il y a une différence de quelques grammes entre la petite dose et la grande dose. Lorsque la drogue est prise en petite quantité, elle entraine une sensation de plaisir. Si l’on augmente la dose, cela cause de la relaxation, de la somnolence, une diminution importante de la fréquence cardiaque, une respiration lente et même le coma1. Lorsque mélangé avec de l’alcool, le GHB peut causer la mort. Ces deux substances sont dangereuses, car elles agissent au même endroit. Lorsque combinés ensemble, les effets sont imprévisibles.

Alors, pour avoir du plaisir lors de vos soirées sociales, il est préférable de vous abstenir de faire des mélanges qui mettent votre vie en danger. Les recommandations d’Éduc’alcool sont de 3 consommations pour un homme et de 2 pour une femme. Il ne faut pas dépasser 10 consommations pour la femme par semaines et 15 consommations par semaine pour l’homme3. Il est important, lors d’une sortie au bar, de surveiller votre verre en permanence. Si vous avez un moment de distraction, il est préférable de ne pas le consommer, car il pourrait contenir des produits illicites. Il est aussi conseillé de ne pas consommer une boisson alcoolisée qui vous est apportée par un inconnu.

Bref, faites attention lors de vos soirées et ayez du plaisir de façon sécuritaire!


Donovan Joly et Emily Flamand
Finissant(e)s en Soins Infirmiers

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Sources


Le stress, un problème courant dans notre société

Nous connaissons tous dans notre entourage un ou plusieurs personnes qui vivent quotidiennement un stress. Cette personne peut-être, soit un des membres de notre famille, nos amis et même, nous-même. Certains pensent que ressentir un certain niveau de stress serait normal et serait même le moteur de certaines de leurs activités. D’autres ne peuvent le supporter, peu importe son degré. Quels signes et symptômes physiologiques devraient nous inquiéter lorsque nous sommes stressés?

En général, le stress est une condition qui déséquilibre le corps humain servant à alerter l’individu en cas de menace. Pour mieux définir le stress, les chercheurs adopte les perspectives physiologique, sociologique et psychologique. Au regard de la première, il est possible d’observer plusieurs symptômes chez une personne qui éprouve un stress. Celle-ci peut ressentir de la difficulté à respirer, des palpitations, des maux de tête modérés à intenses, des douleurs au niveau des muscles, de la fatigue causée par l’insomnie et de l’irritation. De plus, si le stress n’a pas été résolu d’une bonne façon, l’individu peut se rendre à un autre niveau, soit un stress chronique. Quant à ce dernier, il peut être à l’origine de plusieurs effets somatiques, par exemple : l’hypertension, les troubles de mémoire, l’asthme, les troubles anxieux, les maux de tête fréquents, les infections et les ulcères. Ceci dit, pour mesurer l’ampleur du phénomène dans notre société, l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal relève que, chaque année, 20% des travailleurs canadiens sont atteints d’une maladie liée aux stress.

Par ailleurs, pour d’autres chercheurs, qui s’intéressent aux sciences sociales, le stress peut être l’effet de plusieurs  facteurs, soit familiaux, environnementaux, héréditaires et personnels. Sans approfondir ce point, dans un objectif plus thérapeutique, face à un problème, plusieurs actions peuvent être entreprises pour en atténuer ou éliminer les effets. En ce sens, pour réduire le stress ou le contrer,  il est conseiller de:

  • Avoir une bonne alimentation
  • Maintenir une bonne routine de sommeil
  • Maintenir ses activités physiques et ses loisirs
  • Avoir un bon soutien social
  • Connaître les ressources nécessaires pour mieux évaluer le stress et pour mieux la gérer

 

Emma Bunduki, Hoang-Yen Elizabeth Nguyen et Claire St-Jean
Finissantes en Soins Infirmiers

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Les effets du cannabis sur la santé

Si tout se passe comme Justin Trudeau et son gouvernement libéral le désirent et que le projet de loi c-45 est adopté par le sénat, il sera légal de consommer du cannabis au Canada dès 2018. Qu’en est-il des risques pour la santé que peut amener la consommation de cette substance très prisée des étudiants du cégep, selon la croyance populaire!

Tout d’abord, il faut savoir que le cannabis est la drogue illicite la plus largement consommée au monde. Malgré ce fait, la substance n’a jamais causé directement la mort d’un consommateur, contrairement à plusieurs drogues que l’on retrouve dans la rue. À titre de comparaison, au Québec, de 2000 à 2016, il y a eu 2559 décès causés par une surdose d’opioïdes. Le cannabis peut même être prescrit à des fins thérapeutiques pour traiter les douleurs chroniques, traiter l’épilepsie ou encore augmenter l’appétit.

Ceci dit, même si le THC et le CBD (les deux principales substances psychoactives contenues dans le cannabis) n’ont jamais causé directement la mort, plusieurs conséquences négatives y sont liées. L’inhalation de n’importe quel produit en combustion est susceptible de causer des maladies chroniques, au même titre que la cigarette. Par exemple, les gaz contenus dans la fumée sont le principal facteur favorisant le cancer et la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC).

Outre les effets négatifs sur la santé physique, les effets sur la santé mentale sont considérables : fatigue, paranoïa, panique, état psychotique et syndrome amotivationnel. Un usage modéré de marijuana avant l’âge de 15 ans ferait au moins tripler les incidences de psychoses (Simard, 2007). Selon les auteurs Thirthalli et Benegal (2006), un lien existe entre la consommation de cannabis à l’adolescence et l’apparition de la schizophrénie ou d’un trouble schizophréniforme. Comme toute substance ou médicament qui altère les perceptions sensorielles, plusieurs études ont confirmé que la consommation de cannabis avant la conduite automobile augmente le risque d’être impliqué dans un accident.

Malgré les nombreuses répercussions associées à l’usage du cannabis, sa consommation n’est pas à la baisse. Certes, l’utilisation de cette drogue n’est pas directement liée au décès, mais plusieurs facteurs sont ici à considérer. Les maladies cardiaques et pulmonaires, cancer et troubles psychotiques peuvent cependant eux mener à la mort. Les pours et les contres sont à peser puisque pour plusieurs, le cannabis médical reste la dernière option thérapeutique pour les soulager.


Mathieu Vinette, Julianne Tran Bang et Rolance Mozia Lokwa
Finissant(e)s en Soins Infirmiers

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Sources


Humain à l’eau!
Tout savoir sur la déshydratation avant de plonger

La vie au cégep, avec son lot de stress, nous amène parfois à négliger de prendre soin de nous. Parce qu’on a trop à faire, il peut arriver qu’on ne ressente pas la soif. La fatigue et le manque de concentration nous envahissent au beau milieu d’un cours ou d’une journée de stage, et on ne pense qu’à aller s’acheter un café pour trouver un regain d’énergie. Or, il s’agit là de symptômes courants de la déshydratation.

L’eau, c’est 60% du poids de notre corps et chaque jour, nous en perdons une grande quantité - soit par la respiration, la transpiration ou les urines. Ces pertes, évaluées en moyenne à 1.5L par jour, doivent être remplacées afin de maintenir un bon équilibre hydrique et électrolytique. Un apport liquidien adéquat consiste à boire environ deux litres de liquide par jour, excluant l’alcool. L’eau devrait toutefois compter pour la majorité des liquides ingérés. L’eau permet notamment de maintenir la température corporelle et de favoriser la dégradation des aliments pendant le processus de digestion afin que le corps puisse absorber les nutriments qu’ils renferment. Elle favorise aussi l’élimination des déchets par la voie des reins et des intestins, éliminant ainsi le besoin de suivre la prochaine cure « détox » qu’on tentera de vous vendre à coups d’arguments mensongers.

Outre la soif, la fatigue et la difficulté à se concentrer, la déshydratation peut s’observer de la façon suivante : céphalées, sautes d’humeur, étourdissements, crampes musculaires, sensations de picotement, maux de dos et douleurs articulaires, mauvaise haleine, envie de sucreries, constipation, urines foncées, peau sèche et craquelée, rides prononcées. On pourrait croire que le sentiment de soif est le premier signe indiquant qu’il faut boire de l’eau, mais celui-ci se produit lorsque la « crise » est déjà commencée.

Pour maintenir une bonne santé, il vaut donc mieux prévenir les symptômes en rythmant notre consommation. Par exemple, une bouteille réutilisable graduée vous permettra de calculer votre consommation d’eau pour atteindre les deux litres recommandés. Par temps chaud, en cas d’activité physique ou encore en cas d’infection, surtout si vous présentez de la fièvre, il est d’ailleurs important d’augmenter votre apport liquidien. Si le goût de l’eau vous rebute, n’hésitez pas à la parfumer en y ajoutant des quartiers de citron, des tranches de concombre ou encore des morceaux de fruits.


Imane Ider, Elizabeta Jasarevic et Mathilde Létourneau
Finissantes en Soins Infirmiers

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Sources

  • Cormier, Hubert. 8 verres d’eau par jour : mythe ou réalité? Repéré le 15 février 2018 à http://www.brunet.ca
  • Dumoulin, Lucie et Mantha, Marie-Michèle. (2009). Boire de l’eau : pourquoi et combien? Repéré le 15 février 2018 à http://www.passeportsante.net
  • Gouthière, Florian. (2016). Boire chaque jour un litre et demi d’eau pour rester en forme? Repéré le 14 février 2018 à http://www.allodocteurs.fr
  • Marieb, Elaine N et Hoehn, Katja. (2010). Anatomie et physiologie humaine (4e édition; traduit par Moussakova, Linda et Lachaîne, René). Saint-Laurent : Pearson Erpi.
  • Santé Canada. Restez hydraté en buvant de l’eau. Repéré le 14 février 2018 à https://www.canada.ca/
  • The Hydration for Health Initiative (http://www.h4hinitiative.com) est un groupement de scientifiques faisant la promotion de l’hydratation en se basant sur des essais et études scientifiques.

À chacune son cycle

Symbole de féminité et de maturité, les menstruations constituent une réalité pour chacune d’entre nous. Plusieurs croyances personnelles, religieuses et culturelles contribuent à nourrir l’expérience menstruelle. Le plus souvent, elles reflètent des attitudes négatives envers les femmes pour la simple et bonne raison qu’elles ont inspirées d’innombrables mythes.

Le cycle menstruel est un processus complexe qui fait intervenir le système de reproduction et le système endocrinien de la femme. Il apparait à la puberté et se termine par la ménopause. Il permet la production d’ovule à chaque cycle. Lorsque celle-ci est fécondée par un spermatozoïde, un embryon se forme sur l’endomètre. En contre partie, si l’ovule ne se fusionne pas, l’endomètre se dégénère et s’élimine avec les menstruations qui sont composées de sang, d’eau, de sécrétions vaginales et cervicales, de bactéries, de mucus et d’autres déchets cellulaires. Le volume de sang perdu via les menstruations est estimée à environ 25 à 60 ml, ce qui correspond à seulement 2 à 4 cuillères à soupe. Pour ce qui est de la durée du cycle, il débute le premier jour des règles jusqu’au premier jour des règles suivantes. Le cycle comporte 21 à 35 jours, dont 2 à 8 jours de menstruation. Par contre, n’ayez pas d’inquiétude si votre cycle est plus court ou plus long, chaque femme est différente et ces variations sont normales.

Par ailleurs, si vous portez des tampons, il est important de savoir que vous êtes à risque du syndrome du choc toxique. Celui-ci est associé à l’usage prolongé du tampon. La prolifération bactérienne du Staphylococcus Aureus dans la flore vaginale augmente drastiquement le taux de toxines. Il est important de ne pas toucher l’embout du tampon avant son insertion et bien se laver les mains par la suite. Aussi, il est recommandé d’utiliser un tampon au niveau d’absorption dit «régulier». On devrait le changer toutes les 3 à 6 heures ou au besoin.

Dans le but d’augmenter son confort pendant cette période, il est recommandé de prendre des bains d’eau tiède, ce qui facilite l’écoulement vaginal et soulage les crampes en relaxant les muscles.

Nous vous encourageons à prendre soin de vous. 


 

Lilia Hocine, Kimberley Lavoie et Shanie Goyer
Finissantes en Soins Infirmiers

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Sources

  • Wieland Ladewig, P.A., London, M.L., Davidson, M.R. (2010). Soins infirmiers en périnatalité (4e édition). Montréal, Québec : ERPI. 
  • Lewis,S.L., Dirksen, S.R., Heitkemper, M.M., Bucher, L., Camera, I.M. (2011) Soins infirmiers médecine chirurgie (Tome 3). Montréal, Québec : Chenelière Éducation.
  • Image repérée à https://ecofemme.org/menstruation-much-bleed/

La violence conjugale : pas juste des chicanes de couple…

La violence dans les relations amoureuses peut être défini comme « tout comportement ayant pour effet de nuire au développement de l’autre en compromettant son intégrité physique, psychologique ou sexuelle » (Institut de la statistique du Québec, 2014).  Les victimes sont le plus souvent jeune et de sexe féminin (Sinha, 2011).

La violence conjugale, contrairement à de simples chicanes de couple, est marquée par une logique d’escalade et un cycle de domination d’un des partenaires. Ce cycle se déroule en 4 phases (FMHF, s.d). Premièrement, un climat de tension est omniprésent alors que le conjoint violent fait peser un lourd silence, se met en colère et que la victime est inquiète et ressent de la peur. Elle tente de faire baisser la tension et fait preuve de prudence. Deuxièmement, survient la crise ou une forme de violence est utilisée. La victime est triste, humiliée et vit de l’injustice. Elle peut être en colère et tenter de se défendre. Troisièmement, l’agresseur minimise l’agression et la justifie par des éléments sortant de son contrôle. La victime tente de comprendre et elle remet en doute ses perceptions et ressent de la culpabilité. Elle n’est plus en colère, elle veut l’aider. Finalement, la lune de miel ou réconciliation se produit. L’agresseur demande pardon et parle de thérapie ou de suicide. Il fait des promesses et offre des cadeaux. La victime croit en lui et retrouve espoir qu’il est la bonne personne pour elle. Elle change ses propres comportements.

Si vous êtes proche d’une personne que vous croyez victime de violence conjugale, vous pouvez ressentir de l’impuissance à l’aider. Certaines attitudes peuvent être aidante pour la victime : lui permettre d’exprimer ce qu’elle vit sans la juger ; normaliser ses peurs et ses réactions et lui faire comprendre que vous la comprenez ; éviter de proposer toutes sortes de solutions ; élaborer un scénario de protection avec elle si sa sécurité pourrait être compromise (La Gitée, s.d).

Ressource disponible
SOS violence conjugale/ Regroupement des maisons d’hébergement pour femme victime de violence conjugale
Ligne sans frais : 1800 363 9010


Sophie Bélanger Melançon, Jennifer Boadi Adjei et Jade Landry
Finissantes en Soins Infirmiers

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Sources


La migraine bien plus qu’un simple mal de tête

Bien nombreux sont ceux qui ont eu la malchance, un jour, de souffrir d’une migraine. Toutefois, on oublie que mis à part l’importance de la douleur qu’emmène la migraine, elle est également à la base de l’absentéisme au travail, à l’école et que dire des faramineux frais reliés aux consultations médicales et à la médication. Selon statistiques Canada, « La migraine est considérée comme une cause importante d’incapacité ». La prévalence de ce trouble chez la population est plus considérable qu’on ne l’imagine. En effet, 2,7 millions de Canadiens ont reçus un diagnostic de migraine en 2010-2011. La migraine est la cause la plus fréquente de consultations en neurologie au Canada.

La migraine se définit comme suit : un mal de tête « caractérisé par une douleur pulsatile unilatérale (parfois bilatérale), accompagnée à l’occasion d’aura. ». La cause de ce trouble neurologique demeure encore aujourd’hui inconnue. Les migraines se distinguent en deux catégories : la migraine sans aura et la migraine avec aura. L’aura consiste en une multitude de symptômes neurologiques visuels tels que : des points lumineux, des scotomes (tâches noires), une distorsion d’image, une audition de voix ou de sons irréels, des odeurs étranges, une faiblesse, une paralysie, etc. Elle apparaît tout juste avant le mal de tête et dure habituellement de 10 à 30 minutes. Les manifestations neurologiques et psychologiques typiques de la migraine sont les suivantes : une sensibilité accrue à la lumière, de l’irritabilité et une faim intense. Bien que la migraine soit fâcheuse en tant que tel, elle comporte des risques réels bien plus alarmants que la douleur qu’elle emmène.

Suite aux manifestations de la migraine, il importe de parler d’une de ses complications. Ainsi, la migraine avec aura non contrôlée, habituellement bénigne, peut causer un accident vasculaire cérébral (AVC). Certes, cette complication n’est pas négligeable, mais elle peut être  éludée. Plusieurs traitements s’offrent aux personnes atteintes. Un simple Tylenol ou de l’aspirine vient à bout de la migraine d’intensité légère ou modérée. Pour les migraines plus vives, la médication suggérée est la suivante : des antiépileptiques, des antihypertenseurs, des antidépresseurs.

Bref, la migraine est un trouble neurologique qui a un certain lot de risques. Malgré tout, c’est assez commun et la plupart des cas se traitent facilement avec sans plus de complications.

 

Catherine Bérubé et Hilary St-Pierre
Finissantes en Soins Infirmiers

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L’homéopathie: Est-ce pour vous?

Découvert par le Dr Hahnemann, l’homéopathie fut son apparition en Allemagne au 18e siècle. Celui-ci affirme que le corps humain possède lui-même la capacité de générer un processus de guérison naturel, c’est pourquoi il est essentiel de connaître la totalité des symptômes d’un patient avant de lui prescrire quelconque médicament. Ce comprimé déclenchera alors le bon processus de guérison. 

L’homéopathie est fondée sur 3 grands principes : la similitude, la dilution et la dynamisation. La similitude consiste à donner une très petite quantité de quelque chose qui produit les mêmes symptômes que la maladie que l’on veut combattre, il peut s’agir de plantes, de parties d’animaux ou encore d’un pathogène. Lors de la dilution, les molécules actives sont diluées plusieurs centaines de fois, ce qui résulte d’un produit avec peu ou aucun produit de départ. Enfin, la dynamisation, quant à elle, consiste à agiter les produits une fois qu’ils sont dilués afin de leur fournir l’énergie dont ils ont besoin pour être activés.

On prescrit l’homéopathie pour traiter de petits maux tel que les rhumes, les sinusites, des états anxieux et peut aussi être utilisé lors des mois d’hiver en prophylaxie. En aucun cas l’homéopathie ne peut être utilisée pour traiter des maladies graves comme le cancer, les troubles digestifs ou le diabète.

Contrairement aux benzodiazépines, qui sont également utilisées pour traiter l’anxiété, les produits homéopathiques ont l’avantage de ne produire aucun effet indésirable, ils sont généralement bien tolérés et ne présentent aucun risque d’accoutumance ou de dépendance. Ils peuvent être utilisés chez les nourrissons, les jeunes enfants et les femmes enceintes. Malheureusement, aucune étude n’a prouvé l’efficacité de l’homéopathie. Celle-ci repose sur des concepts farfelus qui n’ont pas évolué depuis plus de 200 ans. On compte parmi eux la mémoire de l’eau, qui propose que l’eau se souvienne d’avoir été en contact avec un agent actif et pourrait transmettre ses bienfaits sans avoir besoin de l’agent de départ. Ou encore, le transfert d’informations thérapeutiques sans transfert de matière, donc, on obtiendrait un résultat thérapeutique sans prendre une seule goutte du composé pathogène de départ.

À vous de voir si cette petite pilule de sucrose ayant un fort potentiel d’effet placebo vous convient!
 

Alexandra Bargiel Fréchette, Eve St-Laurent et Marie-Josée Viger
Finissantes en Soins Infirmiers

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