Capsules santé
Les capsules publiées dans cette section sont rédigées par des étudiants en Soins infirmiers. Elles traitent de nombreux sujets courants et constituent une cource d'information utile pour quiconque intéressé par la santé et ses enjeux.
Boire une bière, en uriner dix ! 
Pourquoi, lorsqu’on boit une boisson alcoolisée ou d’autres boissons tels que le café et le thé, urinons-nous davantage? Tout simplement parce que ces boissons sont des diurétiques. Les diurétiques causent une augmentation de l’excrétion de l’eau et des électrolytes (sodium, chlorure, potassium, etc.) par les reins. Cela entraîne alors une augmentation de la quantité d’urine excrétée par le corps.
Plus précisément, l’alcool inhibe l’hormone antidiurétique (ADH). Cette hormone est libérée par l’hypothalamus (situé dans le cerveau) lors d’une déshydratation. Ainsi, lorsqu’on consomme de l’alcool, un cercle vicieux s’installe : la perte importante de liquide active le centre nerveux de la soif (hypothalamus). Cela augmente le désir de boire, donc, plus on boit d’alcool, plus on se déshydrate.
Le lendemain d’une « grosse brosse », vous ressentez les symptômes de déshydratation : soif constante, maux de tête, bouche sèche (gueule de bois), urine foncée, diminution de la quantité normale d’urine, tremblements, étourdissements et nausées.
Quoi faire pour prévenir ces affreux symptômes? C’est simple, boire un verre d’eau entre chaque consommation. De plus, il est profitable de rétablir l’équilibre électrolytique (sel) : un goûter tardif s’impose. Par contre, si vous avez oublié nos judicieux conseils, voici comment vous sortir d’un lendemain de veille : boire un verre d’eau toutes les trente minutes, manger des aliments riches en sel et dormir. Pour les maux de tête et les nausées intenses ou persistantes, consultez votre pharmacien.
Suivez nos conseils et vos lendemains de veille ne seront plus pareils!
Par Éliane Deslauriers-Rochette, Émilie Despatie-Goulet, Émilie Harrison et Émilie Moline
Finissantes en Soins infirmiers
La dépression est un problème de santé mentale très courant de nos jours. Il s’agit d’un trouble de l’humeur caractérisé par un dérèglement des émotions. Les causes peuvent être psychosociales ou biologiques (baisse d’activité de neurotransmetteurs comme la norépinéphrine ou la sérotonine).
Vous êtes à risque si vous…
- avez vécu des pertes à répétition;
- vivez avec un stress chronique;
- vous sentez débordé;
- abusez d’alcool ou de drogue;
- avez vécu des évènements traumatisants;
- vivez avec un conjoint ou un parent dépressif.
Signes et symptômes
Un diagnostic de dépression majeure peut être retenu si cinq (ou plus) des symptômes suivants sont présents (et au moins un des symptômes précédés d’un *) :
* Humeur triste;
* Réduction marquée du plaisir et de l'intérêt pour presque toutes les activités;
- Sentiment de dévalorisation, culpabilité excessive;
- Pensées morbides ou idées suicidaires;
- Perte ou gain d’appétit ou du poids;
- Insomnie ou excès de sommeil;
- Fatigue importante, perte d’énergie;
- Problèmes de concentration et de prise de décisions;
- Agitation ou l’impression de penser et d’agir « au ralenti ».
Comment s’en sortir ?
Le traitement requis est généralement la combinaison d’une psychothérapie et d’antidépresseurs prescrits par un médecin. Il est donc essentiel de consulter rapidement et de contacter les ressources appropriées. Au Cégep, vous avez accès aux services confidentiels et gratuits d’une psychologue et du groupe Radar. Pour plus d’informations, rendez-vous au local A3.32a ou téléphonez au 514 982-3437, poste 2445.
Par Beya Mbuyi, Semran Mehmedova et Dominic Reid
Finissants en Soins infirmiers
Références
DSM-IV-TR, American Psychiatric Association, 4e edition, 2000.
Soins infirmiers, santé mentale et psychiatrie, Fortinash et Holoday-Worret, éd. Beauchemin, 2003.