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Le cégep

Capsules santé

Les capsules publiées dans cette section sont rédigées par des étudiants en Soins infirmiers. Elles traitent de nombreux sujets courants et constituent une source d'information utile pour quiconque s'intéresse à la santé et ses enjeux.

RebBull donne-t-il vraiment des ailes ?

RedBull, Monster, Rockstar et Guru sont des noms qui vous sont sûrement familiers. Il ne faut pas se mentir, en mi-session et en fin de session les boissons énergisantes semblent parfois être la seule solution pour nous «donner des ailes» jusqu’à la dernière journée de cours. 

Si ces boissons ont la capacité de nous réveiller dans un moment de fatigue intense, c’est qu’elles doivent contenir des substances stimulantes. En effet, ces boissons contiennent énormément de caféine et de sucre. Par exemple, dans une cannette de 240 ml de Monster on retrouve 80mg de caféine et 27g de sucre. Pourtant, un individu ne devrait consommer que 50g de sucre et 400 à 450mg de caféine en moyenne dans une journée. Donc, durant une journée, l’individu qui consomme un RedBull puis ensuite un café et une autre boisson énergisante en fin de soirée vient de dépasser largement les doses quotidiennes recommandées en sucre et en caféine. 

Il est important de comprendre que la caféine à fortes doses cause une accélération du fonctionnement du cœur, ce qui peut engendrer des troubles du rythme cardiaque. De plus, ces boissons affectent votre sommeil. Elles troublent la qualité de celui-ci en stimulant le système nerveux central, c'est-à-dire en produisant de l'adrénaline et la dopamine qui jouent un rôle important dans la concentration, la vigilance et l’apprentissage. Donc, lorsque le RedBull semble être votre dernier recours pour vous rendre jusqu’au bout de cette session, sachez que mal dormir peut entraîner des troubles de concentration et des troubles de l’humeur qui ne sont pas agréables le jour d’un examen! 

Voici quelques alternatives à la consommation de boissons énergétiques qui pourraient vous aidez à combattre l’envie de plonger dans votre lit. Sachez que l’une des raisons de la diminution d’énergie est la déshydratation. Donc au lieu de prendre un Guru ou un RedBull vous pourriez boire de l’eau citronnée ou de l’eau de coco. Il est aussi possible de troquer sa boisson énergétique pour un jus à base de kale ou d’épinards. Si aucune de ces options ne vous donne le goût de cesser votre RedBull, vous pourrez toujours essayer les «smoothies» à basse de protéines, préférablement fait maison.

Valérie Desinor, Nelly Jean-Louis, Sharmes El Harchali
Finissantes en Soins infirmiers
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Sources


Le suicide, un symptôme d’une maladie insidieuse

Bien que l’on connaisse les maladies physiques (par exemple : l’hypertension artérielle, le diabète, les maladies infectieuses, etc.), les maladies mentales elles demeurent encore incomprises et ce particulièrement auprès des proches touchés.

Accepter de recevoir un diagnostic psychiatrique est souvent très difficile pour les patients. Comment pouvons-nous aider nos proches alors qu’ils ne sont eux-mêmes pas en mesure de comprendre ce qu’ils ont? Quels sont les signes qui démontrent une détresse intérieure, et surtout, comment pouvons-nous éviter le pire, c’est-à-dire le suicide?

D’abord, il faut comprendre que le suicide peut être associé aux troubles bipolaires, aux troubles anxieux, à la schizophrénie, et bien souvent, aux troubles dépressifs aussi regroupés sous le terme dépression. Comme on peut le voir, le suicide est souvent lié aux maladies mentales, qui elles-mêmes sont causées par des facteurs biologiques, environnementaux, psychologiques et sociologiques.

Maintenant que l’on connait les causes principales du suicide, comment pouvons-nous intervenir en tant que proche? Les facteurs de protections jouent un rôle important ; réseau de soutien social, optimisme, stratégies d’adaptation efficaces et bonne santé globale. En jouant sur ces facteurs modifiables, nous pouvons intervenir en tant que proche. En effet, offrir notre simple présence, adopter une attitude positive face à l’avenir, encourager la personne à maintenir une bonne hygiène de vie (exercice physique d’intensité modéré 30 minutes par jour, alimentation équilibrée, éliminer le stress autant que possible et dormir minimum 7h par nuit) et référer la personne aux ressources disponibles pourrait aider à diminuer les risques d’incidence reliés au suicide. Ainsi, nous pouvons établir un lien de confiance et démontrer notre support dans cette traversée douloureuse pour notre proche.

Heureusement, le suicide est un symptôme réversible des maladies mentales. Tout comme les maladies physiques, il y a des embuches, les premières interventions ne fonctionnent pas toujours et il faut surtout se donner une chance à nous et à notre proche, et le temps qu’il faut pour se relever et de guérir tranquillement ensemble.

Au Québec, le suicide cause 3 décès et 8 hospitalisations par jour. Le suicide est un problème de santé publique et de santé mentale majeur. Ensemble, combattons les préjugés sur les maladies mentales.

Ressources pour affronter la problématique du suicide
Cyberaide.ca
Jeunessejecoute.ca
CLSC de votre région

 

Ana Rita Mestre, Chimène Kapche Foading et Soudchinda Phengsavath
Finissantes en Soins infirmiers

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3 Fois Par Jour

C’est le matin, le cadran sonne. Tu te lèves stressé, trop stressé pour manger. Le réfrigérateur est vide et tu n’as pas vraiment faim de toute façon. ERREUR! On ne t’a jamais dit que l’appétit vient en mangeant? Ta nourriture, c’est comme le gaz dans ton auto: pas de gaz, pas d’énergie. Les jeunes (19 à 30 ans) sont davantage portés à sauter le petit déjeuner, comparativement aux adultes plus âgés. 

Déjeuner
« Le déjeuner est le repas le plus important de la journée! » Il n’est pas rare d’entendre les professionnels de la santé répéter ce dicton. En effet, votre corps a besoin de cette énergie pour fonctionner à son plein potentiel durant la journée. Étudiants, on vous entend! Pas d’argent, pas de temps? Voici quelques astuces :

  1. Du gruau, rempli de fibre, rapide (1 minute au micro-onde), peu dispendieux
  2. Pain grillé avec beurre d’arachide
  3. Préparez-vous une boisson frappée la vieille (fruits frais, yogourt, graines/noix)

Dîner 
Au dîner, c’est la pause, on décompresse. On a le temps de manger un repas complet. Toutefois, il se doit d’être léger et nutritif. Il y a moyen de choisir des produits frais et très abordables. Voici ce que vous devriez retrouver dans votre boîte à lunch :

  1. Entrée : légumes crus frais
  2. Repas : Viande ou poisson cuit, légumes, féculents au choix
  3. Dessert : Fruit, yogourt

Astuce : Faites votre lunch la veille pour éviter le stress du matin. 

Souper 
Le repas du soir devrait être le plus léger, car un repas trop copieux demande de l’énergie et de l’effort à l’organisme pour en faire sa digestion, ce qui nuit au sommeil. Voici un exemple de repas équilibré et léger pour le souper :

  1. ½ assiette de légumes sautés
  2. ¼ assiette de viande blanche ou poisson
  3. ¼ féculent léger (quinoa, riz)

Toujours faim? Il est recommandé de prendre des collations légères constituées de fibres et de protéines entre vos repas (craquelins + fromage, noix, fruits, yogourt). Tentez également de couper sur les aliments riches en gras, le sel, le sucre raffiné et la restauration rapide, et surtout, hydratez-vous! 

Bon Appétit!

Anaïs Laberge, Laurence Gendron, Victoria-Félicia Paul 
Finissantes en Soins infirmiers

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Marijuana : plaisir ou dépendance ?

En prévision de la légalisation du cannabis en 2018, il est primordial pour les consommateurs de connaître non seulement les effets considérés positifs mais également les effets néfastes de sa consommation. Étant bien ancré dans la culture du cégep du Vieux, le cannabis présente des effets positifs reconnaissables chez certains étudiants dès le petit matin. Ceux-ci sont l’euphorie, la sédation et la relaxation et constituent la principale raison de sa consommation à des fins récréatives. 

Toutefois, à court terme, l’inhalation de cannabis peut entraîner l’affaiblissement des fonctions cognitives. Par exemple, les capacités à se souvenir, à prêter attention et à se concentrer peuvent être atteintes et s’en trouver diminuées. De plus, puisque les perceptions sensorielles sont déformées et que les fonctions motrices sont affaiblies, le temps de réactivité est lourdement augmenté. 

Quant aux effets à long terme, la consommation régulière de marijuana entraîne des dommages au niveau de la mémoire, de la concentration et de l’intelligence. La capacité à réfléchir, à planifier et à prendre des décisions est affectée, ce qui perturbe considérablement les activités de la vie quotidienne et domestique. Elle peut aussi entraîner des problèmes de santé mentale, comme certains troubles anxieux et la dépression, ces derniers pouvant mener au suicide. 

Conseils en cas de consommation r
écréative de marijuana :

  1. Éviter de consommer du cannabis en même temps que l’alcool et le tabac car cela peut augmenter les effets néfastes.
  2. Éviter la consommation quotidienne pour réduire le risque de dépendance et d’effets néfastes à long terme.
  3. Les facultés cognitives et motrices sont susceptibles d’être affectées pendant plus que 24 heures suivant la consommation, donc éviter la pratique d’activités nécessitant une vigilance accrue durant cette période.

Contrairement à la croyance populaire chez les consommateurs, le cannabis entraîne une dépendance psychologique et des symptômes de sevrage comme l’irritabilité, l’agitation, des maux de tête et une transpiration excessive peuvent se faire ressentir lorsque la personne ressent le besoin de consommer. 

Si vous avez des problèmes de consommation, vous pouvez obtenir de l’aide sans frais, 24/7 : 
Tel-Jeune : 1-800-263-2266 
514-600-1002 (texto possible entre 8:00 et 22:00)
Drogue : Aide et référence : 1-800-265-2626

Maude Bernier, Sandrine Garcia-McDiarmid, Marc-Antoine Paré
Finissant(e)s en Soins infirmiers

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Médicaments stimulants ou plutôt simulants ? 

Saviez-vous que les médicaments dits «psychostimulants» utilisés pour traiter les personnes aux prises d’un trouble déficitaire de l’attention (TDAH) tels que Ritalin, Vyvanse, Concerta, Dexedrine, Adderall constituent un réel fléau aux États-Unis et gagnent en popularité dans les établissements scolaires chez nous ?

En milieu étudiant, beaucoup de jeunes n’ayant pas reçu un diagnostic de TDAH consomment ces médicaments dans le but d’améliorer leur rendement académique. La prise de stimulants du système nerveux central a pour effet d’augmenter leur état d’éveil, la concentration et l’attention. Ceux-ci augmentent leur productivité et de ce fait, ont une incidence sur la qualité de leurs travaux.

Il est très facile de développer une dépendance à ces substances, car comme la cocaïne, elles augmentent le taux de dopamine dans le cerveau. Cela peut améliorer la vivacité d’esprit et procurer un sentiment d’euphorie temporaire, qui s’estompera très rapidement pour laisser place à une humeur dépressive. De plus, il sera très difficile pour un élève de décrocher après avoir connu du succès dans ses études suite à un récent épisode de consommation. L’étudiant sera porté à associer l’amélioration de son rendement scolaire aux médicaments qu’il prend et il lui sera alors très difficile de travailler ou d’étudier sans eux.

De nombreux effets secondaires peuvent découler de ces médicaments : insomnie, palpitations, tachycardie, sueurs, diminution de la faim, tremblements, hypertension artérielle et repli sur soi.

Voici quelques conseils qui, de façon naturelle, stimuleront votre mémoire et augmenteront votre niveau de concentration :
Alimentation : 
-Prendre un déjeuner complet le matin. 
-Éviter les repas trop riches en calories qui contiennent beaucoup de glucides et de gras. 
-Choisir des aliments riches en oméga-3 (renforce la structure des neurones), en vit. B. (favorise la production d’acétylcholine jouant un grand rôle dans l’apprentissage) et en fer (aide aux performances intellectuelles en transportant de l’oxygène au cerveau).

Hygiène de vie : 
-Bien dormir. 
-Faire de l’activité physique.

Pour terminer, rappelez-vous que nous sommes toujours meilleurs au naturel et qu’opter pour des drogues de performance n’est pas une option judicieuse.

Alexis Noël et Mélissa Pierre
Finissant(e)s en Soins infirmiers

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Les troubles alimentaires, mangeons-en !

Il n’est parfois pas facile de parler de sujets qui nous touchent et qui sont trop souvent considérés comme tabou dans notre société. C’est le cas des troubles alimentaires. Saviez-vous qu’au Québec environ 90% des personnes atteintes sont des femmes et que chaque année, au Canada, plus de 100 décès sont associés aux conséquences de ces troubles? 

La première chose à savoir c’est que les troubles alimentaires peuvent être traités. Quoiqu’il en existe plusieurs, ceux qui touchent le plus les jeunes sont l’anorexie et la boulimie. Y a-t-il réellement une différence entre les deux? Vraisemblablement, oui! 

Selon le DSM-5 l’anorexie est caractérisée par des restrictions énergétiques menant à un poids inférieur à la normale pour le sexe, l’âge et la taille. Elle est également liée à une peur intense de prendre du poids ou de devenir «gros». Catégorisée comme un désordre mental, cette maladie entraîne aussi une perception erronée du poids et du corps réel, a une influence négative sur l’estime de soi et occasionne un déni de la gravité de la minceur. 

Toujours selon le DSM-5, la boulimie s’exprime quant à elle par des crises récurrentes de consommation excessive de nourriture en un cours laps de temps, ce qui occasionne chez la personne atteinte un sentiment de perte de contrôle. Suite à cet événement, elle aura recours à des comportements compensatoires visant à prévenir la prise de poids tels que les vomissements provoqués, la prise de laxatifs, le jeûne et l’activité physique intense. Ces crises doivent survenir au moins 1x/semaine sur une période de 3mois pour que la boulimie soit diagnostiquée. Celle-ci n’est pas nécessairement liée à un épisode d’anorexie mentale, mais comme dans le cas de ce trouble alimentaire, le poids et la silhouette de la personne influencent son estime de soi. 

Si vous ou une personne de votre entourage vit avec ces troubles, souvenez-vous que vous n’êtes pas seuls! Ne forcez pas la personne à manger ou ne lui posez pas un ultimatum si elle ressent le besoin de se faire vomir, car cela aura l’effet contraire et votre lien de confiance pourrait être brisé. Gardez en tête que cette personne a besoin d’aide et que son problème doit être traité. Soyez patient, compréhensif et renseignez-vous sur les thérapies disponibles dans votre quartier. 

Ressource :
ANEB (Anorexie boulimie Québec) :
1-800-630-0907 ou 514-630-0907

Laura Costes-Brunelle, Charlaine Dalpé, Amélie David
Finissantes en Soins infirmiers 

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Sources


Fentanyl : quoi faire lors d'une surdose ?

En 2004, un fléau est apparu en Chine. Il a poursuivi sa tournée mondiale vers le Mexique pour arriver au Canada en 2015. En Colombie-Britannique, 706 décès par surdose de Fentanyl ont été répertoriés en seulement un an. Au Québec, nous comptons déjà 25 décès par surdose de Fentanyl et ce, depuis le mois d’août 2017. 

Le Fentanyl est un opioïde 100 fois plus puissant que la morphine. Dans sa forme pharmaceutique, il se retrouve sous forme de pilule ou de timbre cutané. Dans la rue, il est présenté en poudre ou en comprimé, parfois coupé avec des comprimés d’Oxycodone ou d’héroïne et vendu à l’insu du consommateur. Cet opioïde peut entraîner le décès d’un adulte avec seulement 2 mg soit l'équivalent de 4 petits grains de sel.

UNE SURDOSE AU FENTANYL.ÇA RESSEMBLE À QUOI? 
Si tu es avec une personne qui a consommé et qui te semble mal en point, surveille-la et reste à l’affût de l’un ou l’autre des signes suivants :

  1. Difficulté à : marcher, parler et / ou rester éveillé
  2. Lèvres / ongles bleus
  3. Pupilles très petites
  4. Peau froide et moite
  5. Étourdissements et confusion
  6. Somnolence extrême
  7. Bruits de suffocation, gargouillements ou ronflements
  8. Respiration lente, faible ou inexistante
  9. Incapacité à se réveiller, même si la personne est secouée ou qu'on lui crie après

Compose le 9-1-1 et reste avec elle jusqu’à l’arrivée des secours. Une personne qui présente un ou plusieurs de ces signes ne doit jamais être laissée seule. 

Dans le cas d’une surdose, il est possible d’utiliser la Naloxone, un médicament qui peut neutraliser les effets d’une drogue de type opioïde telle que le Fentanyl. Cependant, elle n’est pas efficace pour les surdoses d’autres drogues comme la cocaïne. Si elle est administrée par erreur, la Naloxone ne présente aucune activité pharmacologique en l’absence de narcotique opioïde. Elle est donc tout à fait sécuritaire. 

COMMENT SE PROCURER LA NALOXONE ?

Le 13 septembre 2017, dans le cadre de l’élaboration d’un plan d’action contre la crise des opioïdes, le gouvernement du Québec a annoncé un accès plus facile à la Naloxone. Elle sera désormais offerte gratuitement dans les pharmacies et permettra également à toute personne de l'administrer, y compris les policiers ou les pompiers qui auront à intervenir auprès de victimes.

En attendant que le gouvernement applique ce nouveau plan d’action, il est aussi possible de suivre la formation PROFAN. Il s’agit d’une formation sur l’utilisation de la Naloxone offerte gratuitement à Montréal et destinée aux personnes consommant des drogues ou qui en ont déjà consommés, ainsi qu’à leurs proches.

Pour s'inscrire, communique avec Méta d'Âme au 514-528-9000 ou visite le site web http://metadame.org/-formation-naloxone.

Leslie Joseph, Carolyne Renaud et Benjamin Roy 
Finissant(e)s en Soins infirmiers

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Sources


Sensibilité au gluten, intolérance au gluten, maladie coeliaque : Comment les diférencier ?

Plusieurs personnes mangent désormais sans gluten. On parle même de la « mode du sans gluten », mais quand est-il? On entend plusieurs termes circuler et il est difficile de les démêler. Dans un premier temps, on peut dire que le gluten est une protéine végétale que l’on retrouve dans le seigle, l’avoine contaminée, le blé et l’orge. 

La sensibilité au gluten non cœliaque est aussi appelée couramment intolérance au gluten. Elle se manifeste principalement par des douleurs abdominales, des ballonnements, de la diarrhée, de la fatigue et des maux de tête. Ces symptômes apparaissent habituellement peu de temps après l’ingestion de gluten. 

La maladie cœliaque est quant à elle une affection auto-immune causant une inflammation chronique qui amène la destruction des tissus de la muqueuse du petit intestin. L’intestin est alors incapable d’absorber certains nutriments. Les trois causes de la maladie sont l’ingestion de gluten, la prédisposition génétique et une réaction d’origine immunologique. La maladie cœliaque entraine diarrhée chronique, perte de poids, douleurs abdominales,  ballonnements, fatigue et anémie. 

La maladie cœliaque est souvent difficile à diagnostiquer. Notamment, à cause de ses nombreux symptômes qui s'apparentent à d'autres maladies. Il n'est pas rare de voir les gens consulter plusieurs professionnels de la santé avant que leur diagnostic ne soit réellement établi. Il existe maintenant de nouveaux tests de dépistage sanguins très efficaces : la détection des anticorps anti-transglutaminase tissulaires d'isotope IgA (anti-tTG-IgA) et des anticorps anti-endomysium d'isotype IgA (EMA). Par la suite, le diagnostic sera confirmé par une une biopsie intestinale qui permet de voir les dommages des muqueuses de l’intestin. 

Pour traiter la maladie cœliaque, les personnes atteintes doivent intégrer un régime alimentaire strict sans gluten et ce durant toute leur vie. Il peut s'avérer difficile de s'adapter à ce régime, mais c'est le seul moyen pour un patient atteint de cette maladie de guérir et d'éviter certaines complications. Un diététiste pourra leur être référé afin de les aider à affronter ce nouveau chapitre de leur vie.

 

Jennifer Camille, Ysabel Champagne-Villeneuve et Valérie Félima
Finissantes en Soins Infirmiers 

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Sources

  • Association canadienne de la maladie cœliaque (http://www.celiac.ca/?lang=fr)
  • Fondation québécoise de la maladie cœliaque (https://www.fqmc.org/)
  • Lewis, A. L., Dirksen, S.R., Heitkemper, M. M., Bucher, L. (2016) Médecine Chirurgie (2e éd. Vol 3 p. 479-480). Chenelière Éducation.

S'offrir le bien-être en cadeau !

Il est souvent difficile de concilier la famille, les études et notre emploi, en plus de trouver du temps pour soi. Trop souvent, les moments accordés à notre bien-être se retrouvent au bas de la liste quand vient le temps de choisir entre étudier pour des bonnes notes et faire de l’exercice physique. Pourtant, pour être en mesure de jongler entre l’école, le travail et les amis, nous devons assurément prendre soin de notre corps et de notre esprit.

Tout d’abord il faut savoir que, sur une période prolongée, le stress est très néfaste pour la santé physique et mentale. Une étude de l’OMS a aussi démontré que l’exposition au stress à un jeune âge peut augmenter la vulnérabilité aux maladies mentales à l’âge adulte. Pour mieux vivre en bonne santé, il faut se détendre, chose qu’on oublie souvent avec les tensions qui nous entourent. En effet, en phase de stress, le corps sécrète une hormone appelée le cortisol. Cette hormone a comme effet de supprimer la réponse immunitaire et ainsi affaiblir le système immunitaire au complet. Selon une étude de l’université de Sherbrooke , l’exercice physique stimule quant à lui la libération d’hormones comme les endorphines. Celles-ci créent une sensation d’euphorie et de bien-être.

L’activité physique, combinée à un bon mode de vie et une alimentation saine, est un excellent moyen de combattre le stress et de se sentir mieux dans sa peau. Rappelez-vous! Il faut intégrer un sport ou une activité physique aussi simple que trois séances de 30 minutes de marche à sa routine hebdomadaire ou 20 minutes à une intensité modérée quotidiennement. Il doit s’agir d’une activité que vous appréciez, sinon vous abandonnerez l’idée avant même d’en ressentir les effets positifs. De plus, il faut se fixer des objectifs réalistes et mesurables. Ce qui vous aidera à vous motiver, surtout si vous pouvez voir votre évolution. Finalement, trouvez-vous des amis pour pratiquer votre activité. Il est souvent plus motivant de faire cela entre amis ou en groupe !

Bref, pour diminuer votre stress, faites du sport ! Vous verrez un effet positif sur votre corps, mais aussi sur vos performances scolaires. Et là, vous pourriez « scorer » des 100% dans vos examens ! 

 

Jessica Ahmed, Maxim Bédard et Dalila Ghili 
Finissant(e)s en Soins infirmiers

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Sources


Performer, oui! Mais à quel prix ?

Nombreux sont les étudiants qui se dévouent corps et âmes à leurs études afin d’atteindre un niveau d’excellence très élevé, niveau qui est influencé par les normes établies par la société. Mais où est la frontière entre le stress, une réaction commune à tous et l’angoisse de performance?

La différence va surtout se jouer au niveau de l’impact que le stress va entraîner dans la vie de la personne. En effet, le stress ne devrait pas avoir des conséquences psychologiques à long terme chez l’individu. Pourtant, cela peut devenir le cas: il peut prendre une si grande ampleur qu’il peut devenir nocif pour la santé. Cette angoisse se manifeste souvent à l’approche d’un examen, avant une présentation orale, un entretien d’embauche ou par la peur excessive d’échouer. Cette dernière est démesurée et peut se manifester de plusieurs façons :

  1. Crises de panique;
  2. Pleurs;
  3. Maux de tête, maux de ventre;
  4. Difficultés de concentration;
  5. Absentéisme;
  6. Troubles alimentaires;
  7. Dépression;
  8. Idées suicidaires.

Cette escalade de symptômes résulte principalement de la pression que se met l’étudiant, pour qui la réussite est l’un des seuls moyens de gagner une confiance en soi et en ses capacités. Il est vrai que pour certains adolescents, la chose la plus importante est de vouloir bien paraître et dans bien des cas, cela se joue dans un cadre scolaire. Malheureusement, très peu d’entre eux expriment ce qu’ils vivent. À ce sujet, une étude faite sur 12 000 étudiants de 8 cégeps différents au Québec montre que 35,1% de cégépiens souffrent d’anxiété continue et que 17,4% vivent beaucoup de détresse psychologique. Ces résultats alarmants ne doivent donc être négligés, surtout que la société ne cesse d’augmenter ses standards de performance. Ainsi, pour éviter ce genre de situations, voici quelques trucs qui vous aideront à réduire l’ampleur d’un tel stress :

  1. Trouver la source du stress afin de trouver les solutions qui permettront la résolution du problème. (ex : étudier d’avance pour un examen à une date prévue);
  2. Utiliser des techniques de respirations lentes et profondes ainsi que des techniques de relaxation (ex : la méditation, le yoga);
  3. Faire de l’exercice, du sport, s’entraîner;
  4. Choisir des périodes de loisirs, se distraire;
  5. Avoir une bonne hygiène de vie (ex : se coucher à des heures raisonnables, bien manger);
  6. Avoir un réseau de soutien social;
  7. Établir ses priorités afin de reconnaître ce qui est important de ce qui l’est moins.

En somme, la pression, le stress et l’angoisse que nous ressentons comme étudiants sont des effets tout à fait normaux chez l’individu: nous avons tous quand même besoin d’une petite dose de stress dans nos vies. Cependant, ce sont nos croyances, nos gestes et nos capacités à les gérer qui peuvent faire toute la différence entre stress et détresse.

Tassadit Rezki, Vanessa B-Pierre, Jessie Rakotosoa
Finissant(e)s en Soins infirmiers

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Pourquoi le végétalisme ?

Es-tu toi aussi un(e) «granola bar» du cégep du Vieux Montréal ou voudrais-tu l’être ? Si la réponse à cette question est oui, alors cet article pourrait bien s’adresser à toi ! 

Tout d’abord, il est important de comprendre ce qu’on veut dire par des expressions telles que «vegan» et «granola bar». Ces expressions stéréotypées se réfèrent à un type de pratique alimentaire bien spécifique connu sous le nom de végétalisme. Mais qu’est-ce que c’est exactement? Le végétalisme est une pratique alimentaire qui consiste à bannir tous les produits d’origine animale tels que : la viande, le poisson, la volaille, les produits laitiers, les œufs et tous les produits qui pourraient contenir ces aliments. Le miel est également exclu car il est produit par un insecte. Cela semble assez strict n’est-ce pas? 

Pourtant ce n’est pas si difficile que ça. Il y a bien plus d’avantages au végétalisme que l’on pourrait le penser ! En voici quelques-uns : 

  • Diminuerait les risques liés à l’obésité, les maladies cardiaques, l’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie, le diabète de type 2 et certains types de cancer. 
  • Réduirait les contaminations reliées à la consommation de viande, telles que l’ E. coli et la salmonellose. 
  • Protègerait l’environnement car il y a une pollution élevée associée à la production de viande. En effet, les vaches émettent du méthane, qui est un gaz beaucoup plus puissant que le CO2, sans parler du lisier de porc qui pollue les cours d’eau. 

Plusieurs se demandent sûrement, comment pourrai-je respecter un tel régime alimentaire tout en ayant une vie scolaire active et pouvoir «jongler» avec les activités et les agents stressants de la vie quotidienne ? La réponse est bien simple ! Tout est une question de planification et d’organisation ! Et oui, tout comme à l’école, il va vous falloir vous organiser ! Voici quelques conseils, qui pourront bien vous aider : 

  • Assurez-vous d’avoir un régime équilibré, riche en protéines, en végétaux, en vitamines et en minéraux. Vous pouvez les retrouver dans certains types d’aliments dont le soya, le tofu, les légumineuses et légumes verts. Les haricots, les lentilles et dans certains produits céréaliers comme le riz sauvage et le germe de blé en sont aussi de bonnes sources. S’il le faut, n’hésitez pas à consulter un professionnel de la santé ou votre médecin avant d’entamer un tel changement dans votre alimentation. 
  • Planifiez vos repas à l’aide d’un agenda et surtout respectez-le ! 

Ce qui est le plus important à retenir, c’est de prendre son temps. Allez-y une journée à la fois, un repas à la fois et laissez-vous une chance de vous adapter !

 


Corinne Bernard et Mélinda Ambroise
Finissantes en Soins Infirmiers 

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L'assiette qui vous brise le coeur !

Une alimentation saine vous permet de contribuer au bien-être de votre corps et de diminuer de 80% vos risques de souffrir d’une maladie du cœur. Il est primordial de surveiller dans votre alimentation les trois éléments suivants : 

  1. LE GRAS : Éliminez le plus possible les lipides saturés et trans de votre assiette parce qu’ils contribuent à faire élever le taux de LDL, le mauvais cholestérol ! Cela contribue à augmenter le risque de souffrir d’hypertension artérielle, d’athérosclérose, d’une crise cardiaque ou d’un AVC. Il faut proscrire les aliments contenant beaucoup de matières grasses comme les hot-dogs, les hamburgers, les beignes et autres fritures.
  2. LE SUCRE : Il ne doit jamais dépasser 10% de votre apport calorique quotidien. Celui-ci contribue aux maladies cardiaques, au diabète, à l’AVC, à l’hypercholestérolémie et à l’obésité. Par contre, il ne faut pas négliger l’apport en fruits en quantité raisonnable, là où le sucre est naturel et excrété en majeure partie avec la fibre qui s’y trouve !
  3. LE SEL : Il n’est pas mauvais en soi, mais son excès l’est. Il peut faire augmenter la pression artérielle et contribuer à l’AVC. Notre plus grande consommation provient des aliments transformés, par exemple les charcuteries, les conserves, les sauces préparées et les condiments.

Quest-ce que je privilégie alors? 
Les fruits et légumes sont très importants à consommer tous les jours. 
De plus, les aliments à grains entiers, appelés fibres (quinoa, riz brun, gruau, orge) vous aident à être rassasié plus longtemps.  
Aussi, les protéines ne sont pas à négliger, comme les viandes maigres (poulet, dinde, poisson), les légumineuses et le tofu.  

Quelques conseils :

  1. Cuisinez à la maison avec des aliments frais;
  2. Planifiez vos repas à l’avance;
  3. Choisissez des repas avec beaucoup de fruits et légumes (au moins la moitié de votre assiette);
  4. Évitez les boissons sucrées et priorisez l’eau;
  5. Mangez plus souvent, mais de plus petits repas (au moins 3 repas par jour avec des collations). 

Annie Archambault, Rachel Daly, Nola Polycar 
Finissantes en Soins infirmiers

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Sources