Ouvert d'esprit
Recherche Lancer la recherche

« Accueil  >  Le cégep  >  Publications  >  Chroniques  >  Chronique sur la sexualité

Le cégep

Chronique sur la sexualité

Orientation sexuelle, identité sexuelle et type d’expérience sexuelle, quelle est la différence?

L’orientation sexuelle se définit par une attirance affective et sexuelle envers des personnes du même sexe, du sexe opposé ou des deux sexes. Il y a des personnes d’orientation homosexuelle, hétérosexuelle ou bisexuelle. Certaines personnes refusent de catégoriser leur orientation sexuelle et vont plutôt se définir comme Queer ou altersexuel. La diversité au niveau des orientations sexuelles est tout à fait normale. Il est donc faux de prétendre, par exemple, que les personnes bisexuelles sont anormales ou marginales.

L’identité sexuelle, quant à elle, est liée au fait de se sentir psychologiquement et socialement femme ou homme. Bien souvent, l’identité sexuelle est en lien avec le sexe biologique. Par exemple : je me sens femme et j’ai des organes génitaux féminins. Toutefois, certains individus, comme les personnes transgenres ou transsexuelles, ressentent une non-conformité entre leur perception de soi et leur sexe anatomique. L’identité sexuelle n’est pas nécessairement liée à l’orientation sexuelle.

Finalement, il existe différents types d’expériences sexuelles: homosexuelles, hétérosexuelles, avec plusieurs partenaires, etc. Il importe de savoir que l’exploration et l’expérimentation en matière de sexualité ne déterminent pas nécessairement l’orientation sexuelle. C’est la même chose concernant les fantasmes sexuels. Par exemple, une personne ayant des fantasmes homosexuels ou qui ressent une excitation à visionner un film pornographique homosexuel n’est pas nécessairement homosexuelle ou bisexuelle.

Par ces différentes définitions, il est possible de conclure que la sexualité humaine est complexe et qu’il est difficile, voire impertinent, de catégoriser les personnes dans des « boîtes » particulières. Vive la diversité sexuelle!

À ce propos, je vous invite à participer en grand nombre à la semaine de lutte contre l’homophobie qui aura lieu au Cégep du 13 au 17 mai 2013.

Prenez rendez-vous ou écrivez-moi pour une consultation ou des réponses à certains questionnements à propos de la sexualité : saesexologie@cvm.qc.ca.  

Je suis disponible tous les jours (à l’exception du jeudi), de 9 h à 16 h

Isabelle Beauchesne
Agente de service social en sexologie
Local A3.32g 
514 982-3437, poste 2042
saesexologie@cvm.qc.ca

Est-ce qu’il y a une différence entre le VIH et le SIDA?

Symbole SIDAOui! Beaucoup de gens ont tendance à utiliser ces mots comme des synonymes, alors que ce sont deux choses bien différentes!

Le VIH, c’est le virus de l’immunodéficience humaine. Comme son nom l’indique, ce virus s’attaque directement au système immunitaire de l’être humain. Ce système est un peu comme le défenseur du corps, il le protège contre les maladies.

C’est le VIH qui est responsable du SIDA.

Le SIDA est le syndrome d’immunodéficience acquise. Le SIDA est un état affaibli du système immunitaire qui rend la personne infectée vulnérable à de multiples infections (grippe, pneumonie, tuberculose, etc.).

Le SIDA est donc la phase finale du VIH, celle qui mène habituellement à la mort. Il n’existe toujours pas de vaccin ou de traitement définitif contre le VIH. Il existe toutefois des traitements qui permettent aux personnes atteintes de stabiliser leur état, donc de retarder l’apparition du SIDA. Certaines personnes qui ont contracté le VIH (personnes dites « séropositives ») peuvent vivre des années sans développer de symptômes particuliers.

Le VIH se transmet par 5 liquides biologiques infectés : le sang, le sperme, le liquide pré-éjaculatoire, les sécrétions vaginales et le lait maternel. Il peut donc se transmettre au cours d’une relation sexuelle, lors du partage de matériel d’injection ou d’inhalation de drogues, lors d’un tatouage ou d’un perçage avec du matériel contaminé ou de la mère infectée à son enfant pendant la grossesse, l’accouchement ou l’allaitement.

La meilleure façon de prévenir une infection au VIH reste donc encore de se protéger lors des rapports sexuels (hé oui, le fameux condom!). Il importe aussi de ne pas utiliser du matériel usagé lors du tatouage, du perçage ou de la consommation de drogue.

Pour plus d’informations, passez-nous voir au stand de prévention ITSS / sida ce mercredi 5 décembre 2012 dans le hall d’entrée du 3e étage.

Prenez rendez-vous ou écrivez-moi pour une consultation ou des réponses à certains questionnements à propos de la sexualité : saesexologie@cvm.qc.ca.  

Je suis disponible tous les jours (à l’exception du jeudi), de 9 h à 16 h

Isabelle Beauchesne
Agente de service social en sexologie
Local A3.32g
514 982-3437, poste 2042
saesexologie@cvm.qc.ca
 

Les effets de la consommation d’alcool et de drogue sur la sexualitéLes effets de la consommation d'alcool et de drogues sur la sexualité

« Lorsque je bois un verre ou deux, mon désir sexuel est plus fort ».
« Je remarque que mon orgasme est plus intense lorsque j’ai fumé un joint ».

Il est vrai que la consommation d’alcool et de drogue peut avoir un effet bénéfique sur la sexualité. On parle ici d’une consommation modérée et non habituelle. Certaines personnes vont ressentir plus de désir sexuel, une augmentation plus rapide de leur excitation et un orgasme plus intense lorsqu’elles consomment de l’alcool ou de la drogue. Ces effets sont le résultat de l’action désinhibée et relaxante de ces produits.

En contrepartie, une consommation élevée et régulière d’alcool ou de drogue peut entraîner des effets néfastes sur la sexualité. Certains garçons vont avoir de la difficulté à obtenir ou maintenir leur érection, alors que d’autres ne réussiront pas à éjaculer. Certaines filles vont remarquer que leur lubrification vaginale est moins abondante et d’autres auront beaucoup plus de difficulté à atteindre l’orgasme. La consommation régulière de cannabis peut également entraîner une perte significative de la libido chez les deux sexes.

Aussi, il importe de ne pas utiliser l’alcool et la drogue pour régler certaines difficultés sexuelles. Par exemple, une fille qui aurait tendance à consommer de l’alcool pour favoriser son désir sexuel ou moins ressentir de douleur durant la pénétration aura toujours besoin d’augmenter sa consommation. En effet, le corps s’adapte et demande des quantités plus élevées, au fur et à mesure, pour obtenir le même effet. Cela peut être dangereux de développer une dépendance.

Finalement, certains comportements sexuels peuvent être commis sous l’effet de l’alcool ou de la drogue et être regrettés une fois à jeun comme l’infidélité, le sexe en groupe, le dépassement de ses limites, etc.

Il importe donc de se rappeler qu’une consommation modérée et non habituelle peut être positive et bénéfique pour la sexualité, mais que l’abus d’alcool et de drogue entraîne l’effet inverse et peut contribuer au développement ou au maintien d’un trouble sexuel et nuire à votre vie sexuelle et amoureuse.

Prenez rendez-vous ou écrivez-moi pour une consultation ou des réponses à certains questionnements à propos de la sexualité : saesexologie@cvm.qc.ca.  

Je suis disponible tous les jours (à l’exception du jeudi), de 9 h à 16 h

Isabelle Beauchesne
Agente de service social en sexologie
Local A3.32g
514 982-3437, poste 2042
saesexologie@cvm.qc.ca

Le point sur les agressions sexuellesLe point sur les agressions sexuelles

« Il n’y a pas eu de pénétration, alors ce n’est pas vraiment une agression sexuelle ». « C’est de ma faute, j’étais habillée super sexy et j’ai accepté de rentrer chez lui. »

Une agression sexuelle est un geste à caractère sexuel avec ou sans contact physique (baisers, attouchements, fellation, cunnilingus, pénétration, exhibitionnisme, voyeurisme, etc.), commis par un individu sans le consentement de la personne visée ou obtenu par une manipulation affective ou par du chantage. Les agressions sexuelles sont les infractions contre la personne les moins signalées aux autorités policières. La honte ou la peur ressentie par les victimes, les tabous, les mythes ou les préjugés à l’endroit de ces crimes sont des facteurs qui nuisent à la dénonciation.

Il importe de savoir que dans 80 % des cas, la victime connaissait son agresseur (connaissance, membre de la famille, copain ou copine ou ex-copain ou copine, ami(e), etc.) et que 70 % des agressions sexuelles ont lieu dans une résidence privée (généralement celle de la victime ou de l’agresseur). 98 % des agresseurs sont de sexe masculin. Bien que la majorité des victimes soit des femmes et des enfants, il est important de se rappeler que les hommes ne sont pas à l’abri de ce type de crime.

Il faut toujours se souvenir que peu importe les circonstances d’une agression sexuelle, la victime n’est jamais responsable. Que vous soyez une victime, un proche ou une personne-ressource, vous pouvez obtenir de l’aide en tout temps :

Écoute, information, référence : 1 888 933-9007 ou 514 933-9007
Pour plus d’informations :
www.agressionssexuelles.gouv.qc.ca.

Il y a également le service de psychologie et de sexologie du Cégep qui peut vous aider.

Passez me voir ou écrivez-moi pour une consultation individuelle ou des réponses à certains questionnements à propos de la sexualité.

Je suis disponible tous les lundis et vendredis, avec ou sans rendez-vous, de 9 h à 16 h (entre 12 h et 13 h 30, sur rendez-vous seulement).

Isabelle Beauchesne
Agente de service social en sexologie
Local A3.32g
514  982-3437, poste 2040
saesexologie@cvm.qc.ca

*Source : Les agressions sexuelles existent et marquent profondément, Gouvernement du Québec, 2008.