Rapport final du projet Convergence

12/11/99

 


TABLE DES MATIÈRES

 

1. Avant-propos / 2. La démarche / 3. Les rapports individuels / 4. L'animation interdépartementale


  Avant-propos

D'une convergence à l'autre!

Par Raymond Robert Tremblay, Coordonnateur des programmes d'études préuniversitaires, de la formation générale et de l'aide à l'apprentissage.

Le projet Convergence est né de la volonté de quelques enseignants des programmes préuniversitaires d'Arts et lettres et d'Histoire et civilisation de relever le défi des nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) dans leur enseignement. Certains avaient déjà eu des expériences en ce domaine et souhaitaient développer leurs pratiques pédagogiques ou explorer de nouvelles possibilités; d'autres n'y avaient aucune expérience et souhaitaient s'y initier. De façon générale, la plupart avaient un accès très limité aux laboratoires informatiques du collège.

La subvention accordée par le MEQ dans le cadre du Programme d'aide pour les applications pédagogiques des NTIC a permis d'équiper un laboratoire d'informatique multimédia assez complet, deux stations de montages dans les locaux du service audiovisuel et un chariot mobile pour les présentations. Elle a aussi permis d'offrir des formations spécialisées aux enseignants et de leur fournir des volumes et des cédéroms d'apprentissage autodidacte. En plus de cette importante subvention, le cégep du Vieux Montréal a investi d'autres sommes d'argent pour l'achat de logiciels de pointe et des ressources humaines ont été affectées au montage du laboratoire et des stations de travail décentralisées. Son installation, sa stabilisation logicielle et matérielle, son entretien, les formations s'adressant aux enseignants et les nombreuses expériences qui s'y sont déroulées représentent une somme considérable de travail et la collaboration de nombreux services et départements du collège.

Aujourd'hui utilisé à 100% par une équipe d'une douzaine de professeurs dynamiques qui ont renouvelé leurs pratiques pédagogiques dans au moins cinq programmes, le laboratoire Convergence (situé au A5.25) est devenu un centre d'enseignement et d'innovation très important dont bénéficient des centaines d'élèves à chaque semaine. Plusieurs pratiques innovatrices s'y déroulent : utilisation du courrier électronique et animation de forums de discussions, conception et utilisation de sites Web, remises de travaux par CGI, montage audio numérique, montage vidéo numérique, utilisation de traitements de textes et de logiciels de traitement d'images, photographie numérique, transfert de fichiers par intranet, tutorat assisté par ordinateur, etc. Dans l'ensemble, on peut donc affirmer que grâce aux efforts conjugués des enseignants et de divers professionnels, ce projet est couronné de succès.

Cela ne signifie pas évidemment qu'il n'y ait eu des ratés. Le projet de collaboration avec Mégatrak n'a pas pu aboutir car le développement des applications requises dans un contexte de laboratoire s'est avéré plus complexe que prévu et n'a pas pu être complété à temps par l'entreprise. Certains enseignants n'ont pas jugé bon de poursuivre leurs projets initiaux pour diverses raisons professionnelles ou plus simplement en fonction des besoins particuliers des élèves. Les expérimentations en Histoire et civilisation n'ont pas abouti à des résultats aussi solides qu'en Arts et lettres. Mais il nous semble que des difficultés de ce genre sont inévitables lors de projets à caractère expérimental, faisant appel avant tout à l'initiative personnelle, à l'innovation pédagogique et, il faut bien le dire, au goût du risque.

Par contre, ces ratés ont été largement compensés par des réalisations imprévues qui se sont greffées au projet en cours de route : collaboration accrue avec le service de l'audiovisuel en matière de réalisation multimédia, développements dans le programme d'arts plastiques, collaboration pédagogique concrète entre des enseignants et des élèves de deux programmes, dont l'un technique (électronique) et l'autre préuniversitaire (communication), développement en sciences humaines autour du cours d'initiation à la méthodologie de recherche. Dans l'ensemble, ces nouveaux projets de développement pédagogique s'accordaient parfaitement avec les objectifs généraux du projet original:

Offrir l'accès aux NTIC, technologies maintenant requises dans leurs domaines d'études, aux élèves de programmes préuniversitaires.

Permettre l'implantation de pratiques pédagogiques novatrices reliées aux NTIC par des professeurs actifs dans le domaine, mais disposant d'un accès limité aux laboratoires existants.

Stimuler l'apprivoisement des NTIC dans des disciplines non traditionnellement reliées aux NTIC : la philosophie, le français, l'histoire de l'art, les sciences sociales et la psychologie.

Assurer la formation de professeurs de ces disciplines, à l'utilisation des NTIC comme support à l'enseignement et à l'apprentissage.

Stimuler l'innovation pédagogique et l'évaluation rigoureuse de ses retombées réelles sur l'apprentissage des élèves.

En lisant les rapports qui suivent, mais plus encore en discutant avec les enseignants, j'ai acquis la ferme conviction que tous ces objectifs ont été atteints et que le projet de laboratoire Convergence a laissé des traces indélébiles sur la voie de l'innovation et de l'amélioration de la formation dispensée aux élèves dans les programmes concernés. C'est pourquoi je profite de l'occasion qui m'est donnée pour féliciter chaleureusement tous les participants pour leur implication et leur souci de moderniser la formation offerte au cégep du Vieux Montréal.


La démarche

Le groupe de professeurs désigné sous le titre Convergence réunissait 10 professeurs de 6 départements prioritairement rattachés à deux programmes en expérimentation et implantation : Histoire et Civilisation et Arts et Lettres. Des transformations ont eu lieu par rapport à la demande initiale. Certains participants s'étant désistés et d'autres ayant été inclus par cooptation. Pendant une période d'une année (1998-1999) ce groupe travailla et anima un laboratoire (le A5.31 aujourd'hui le A5.25) équipé de 36 PC multimédia. Le travail est illustré dans chaque rapport individuel. L'animation pris la forme d'une formation spécifique ainsi que de l'offre de service à l'ensemble de la communauté du collège.

Durant cette année d'expérimentation les professeurs de ce groupe menèrent divers projets pédagogiques afin de développer des stratégies pédagogiques innovatrices intégrant des nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) dans leur enseignement. Ces projets s'articulèrent autour d'expériences diverses : l'utilisation du courrier électronique, de forums de discussions, des ressources éducatives du Web, la confection de sites éducatifs, l'intégration du multimédia et des cédéroms dans l'enseignement, le tutorat assisté par ordinateur, la conception cinématographique et la création littéraire assistées par ordinateur, l'exploration d'environnements sonores numériques ainsi que la création artistique digitale.

Les professeurs impliqués dans ce projet étaient souvent de nouveaux venus aux NTIC. Cette année d'expérimentation représenta pour tous le défi de faire de nombreux apprentissages techniques, de revoir l'enseignement et les pratiques pédagogiques de fond en comble, de suivre de nouvelles formations, d'expérimenter avec des formules pédagogiques souvent inédites et enfin d'apporter un support accru aux élèves.

Tout ce processus est consigné dans un forum de discussion ainsi que dans une série de rapports individuels. Ce projet n'aurait pu se concrétiser sans les inlassables efforts de Marie-Claude Bertrand et Pierre Roy.


Les rapports individuels

Martin Godon

Département de philosophie

Je me suis joins au projet Convergence au début du trimestre d'automne 1998. C'est dans le cadre du cours 340-103-hc que j'ai travaillé avec le matériel du laboratoire. Dans le cadre du projet j'avais comme rôle de permettre à mes deux groupes de s'initier à Internet et de travailler dans un forum de discussions à l'aide du courriel. Entre autres objectifs sous-jacents à cette expérience, on pouvait noter qu'un tel travail permettait aux étudiants d'apprivoiser les nouvelles technologies. On souhaitait également favoriser la communication entre les étudiants en vue de les préparer à évoluer en équipe dans un univers de multidisciplinarité.

D'entrée de jeu, il faut préciser dans quel contexte je me suis joins au projet. Je n'ai appris que quelques heures avant d'entrer en classe que je devais assumer des tâches d'enseignement à la place de m. Robert Tremblay. Dans les circonstances, je n'avais d'autre choix que d'utiliser le plan de cours, le matériel et toute la démarche prévus par le professeur originellement assigné à ces groupes. Les étudiants en ont profité pour se plaindre et souhaiter moins d'informatique. Croyaient-ils qu'il y aurait moins de travail à accomplir en un tel cas ? J'ai préféré comprendre que plusieurs se sentaient trompés par le Collège qui n'a informé aucun étudiant de la composante informatique du programme dans lequel s'inscrit le cours 340-103-hc. Par ailleurs, il me semble qu'on peut également voir dans leur réaction un sentiment de trahison envers la philosophie qui ne pouvait plus représenter un rempart mythique contre l'oppression informatique.

Même si je juge que l'expérience a été un succès, certains aspects négatifs ressortent de la démarche. Ainsi, nous étions dans un tout nouveau laboratoire. Cela a entraîné, comme conséquence fâcheuse, une série de problèmes avec le logiciel de courriel. Dans certains cas, les problèmes (impossibilité pour quelques étudiants d'avoir accès à leur boîte postale ou, pire encore, à leur compte CVM !) n'étaient toujours pas résolus à la fin du trimestre malgré la bonne volonté et même l'acharnement des techniciens débordés. En outre, il faut souligner que le système était parfois d'une lenteur proverbiale.

Au local 5.31, il faudrait repenser à réaménager la table de travail de l'enseignant qui est surchargée d'appareils. J'arrive mal à m'expliquer qu'on eut choisi de poser le moniteur télé en plein centre de la table, ce qui empêche tout contact visuel avec la classe lorsque l'enseignant est assis. Par ailleurs, désagrément de taille, j'avais plus d'étudiants en classe (36) que d'appareils disponibles (32), ce qui m'a contraint à modifier la démarche de façon à ne pénaliser personne. Enfin, il me reste à évoquer le problème des étudiants qui travaillent dans le local avant le cours. Dans certains cas, il ne fut guère aisé d'obtenir qu'ils libèrent les postes de travail au profit des étudiants de mes groupes. Je ne crois pas être le premier à faire remarquer qu'au CVM il manque de postes de travails destinés aux élèves en dehors des heures de cours.

Par ailleurs, de nombreux éléments positifs ressortent de la démarche qui me permettent de conclure que l'expérience fut néanmoins un succès. Tout d'abord, la navigation sur Internet a permis à quelques étudiants de développer une certaine indépendance dans le travail de recherche. Il y aurait cependant beaucoup plus à faire que ce que les circonstances m'ont permis de réaliser.

Le forum de discussions est un outil pédagogique fondamental et incomparable qui permet d'échanger des idées rapidement entre plusieurs personnes à la fois. Ce forum de discussions permet également à l'étudiant de réfléchir avant de se prononcer, ce que l'échange vocal rend plus difficile. De plus, la médiation du texte et d'un objet matériel rendait pratiquement inopérant la plupart des effets de la rhétorique du discours oral, ce qui fait que l'argumentation était généralement de meilleur niveau que dans un échange de vive voix où il est plus facile d'interrompre quelqu'un, sinon de parler plus fort.

J'ai aussi remarqué que l'interaction et la stimulation intellectuelle sont favorisées par le fait que chaque étudiant a accès à la totalité des idées de la classe. Et tous doivent faire l'effort de se prononcer publiquement et ne peuvent se contenter de dire " je pense comme untel ", ce que rendrait possible une discussion traditionnelle. Le caractère répété de l'exercice (8 lettres au forum et en tout 11 rédactions) représente un avantage appréciable en ce qu'il aide à améliorer l'expression rigoureuse des idées.

Puisque le matériel fonctionne maintenant adéquatement et en vertu des nombreux avantages pédagogiques, je considère qu'il faut poursuivre la démarche.


Mario Cholette

Département de français

J'ai donné deux cours qui s'inscrivaient directement dans le projet Convergence, à savoir le cours d'Atelier littéraire (601-JAR-03) et le cours Activités d'intégration (502-112-04). Je vais vous rappeler tout d'abord les objectifs de ces cours qui étaient liés au projet, puis je dresserai un bilan des réussites (ou des ratés) de cette expérience. Les objectifs liés au NTIC, pour ces deux cours, sont à peu près les mêmes et peuvent se résumer ainsi :

a) Par l'utilisation des NTIC, amener l'élève à explorer différents procédés ou techniques de création littéraire. Amener l'élève à saisir les ressources que lui offre Internet, afin de se familiariser soit avec la culture littéraire ou la culture informatique.

b) Par l'utilisation des NTIC, amener l'élève à expérimenter différents procédés ou techniques de création littéraire. Pour ce faire, initiation de l'élève aux différents logiciels de traitement de textes et de mise en pages. Création d'un site Web collectif afin de faire connaître les oeuvres produites par les élèves. Permettre à l'élève qui le désire de publier son oeuvre multidisciplinaire sur Internet. Pour ce faire, l'élève utilisera les logiciels de traitement de textes, de saisie d'images et d'éditeur de page Web. Permettre à l'élève qui le désire de publier (par le livre) son projet de fin d'étude. Pour ce faire, l'élève se familiarisera avec les logiciels de mise en page et de traitement de textes.

   Le bilan que je dresse de cette expérience est assez simple. D'une certaine façon, tous les objectifs ont été atteints. Les élèves qui ne connaissaient pas Word ont réussi par l'intermédiaire de ce cours à en apprendre son utilisation. J'ai réussi à initier quelques élèves au programme photoshop et à la conception de page Web par le programme Frontpage. Deux sites ont été créés, un qui présente la revue Peu importe produite dans le cours Projet multidisciplinaire, un autre qui présente des textes littéraires écrits dans le cadre du cours d'Ateliers de création. Nous pouvons donc dire que nous avons bien utilisé les NTIC et que cela a donné des résultats concrets. (Le site de l'Atelier est là pour rester, déjà nous sommes en train d'en préparer une deuxième version.) Cependant, j'ai beaucoup de réserves à faire quant à l'utilisation réelle et ponctuelle d'un laboratoire informatique dans mes cours de Création littéraire. Voyons pourquoi. Les caprices et les aléas de l'horaire-maître ont fait que je me suis retrouvé avec deux classes (un local ordinaire et un local informatique) pour tous mes groupes, sauf pour une période par semaine, où je n'avais à ma disposition que le laboratoire informatique. Donc, à chaque semaine, je devais obligatoirement aller au laboratoire informatique avec mon groupe du jeudi et ce, pour au moins une période de 55 minutes. Compte tenu du caractère littéraire et somme toute plutôt traditionnel de la matière à voir en Création littéraire, je dois avouer que j'ai eu de la difficulté à meubler toutes ces périodes obligatoires d'informatique. Ce fut par moment une période littéralement perdue. L'utilisation des NTIC en Lettres me semble utile, mais elle doit être mesurée, voire réduite à son essentiel. Le laboratoire, comme tel, est un obstacle à un enseignement régulier en Lettres où les élèves fouillent dans les livres, prennent des notes et composent des textes. Un laboratoire en Lettres est certes nécessaire, mais son utilisation devrait être sporadique et toujours viser rapidement l'atteinte d'un objectif précis.

Je pense qu'on devrait mettre un laboratoire à la disposition des profs et des élèves en Lettres sur une base moins permanente, plus irrégulière. La nature de nos cours ne supporte pas une utilisation mur à mur de ces laboratoires. On devrait pouvoir y aller de temps en temps selon un horaire souple et changeant.


Gilles Laporte

Département d'histoire    

J’ai utilisé les ressources de Convergence dans le cadre de deux cours : Perspectives sur le monde (345-102-03) et Initiation pratique à la méthodologie des sciences humaines (300-300-91). Pour des raisons pratiques, mon rapport sera organisé par ordre d’outils pédagogiques puisque certains d’entre eux ont été utilisés dans l’un et l’autre cours. Je fais partie du groupe initial et, à ce titre, j’ai pu suivre les diverses étapes du projet, en particulier le processus d’acquisition du matériel. De ce fait, dès août 1998, j’étais assez au fait des ressources disponibles et j’ai donc tenté le plus possible d’en maximiser l’usage.

LE LABORATOIRE

Convergence m’a offert la rare opportunité de bénéficier en même temps d’une salle de classe et du laboratoire. Cette souplesse m’est apparue particulièrement précieuse pour faire, avec mes étudiants, l’apprentissage des NTIC. Néanmoins, je puis dire que l’usage du laboratoire fut à peu près systématique, en particulier à la session d’hiver alors que j’ai pu bénéficier d’une plage horaire exclusive. C’était pour presque tous mes étudiants leur première expérience en laboratoire et leur acclimatation a environ durée trois séances. Le système s’est avéré stable tout le long de la session d’hiver, si bien que les étudiants ont assez spontanément "fait confiance" à la machine. Dès le départ je les ai placé dans l’environnement de Microsoft Explorer en leur proposant des pages extrêmement conviviales visant à obtenir leur adhésion et à abaisser leurs craintes. Au laboratoire, le but a surtout été de tout concentrer à l’écran afin d’éviter la manipulation de papier. Il ont donc du très tôt apprendre à manipuler de front plusieurs logiciels et à passer d’une "fenêtre" à l’autre selon qu’ils cherchaient telle ou telle ressource. Leur aisance dans le laboratoire était à peu près acquise dès la cinquième semaine. À partir de ce moment ils étaient plus autonomes, se plaçaient spontanément sur la page du cours, ils étaient capables de solutionner les problèmes techniques de base ou d’identifier parmi les autres étudiants ceux qui pouvaient les aider. Certains postes ne fonctionnaient pas, mais il y en avait cependant toujours en nombre suffisant.

LE COURRIER ÉLECTRONIQUE

Le fonctionnement du courrier électronique s’est à l’occasion avéré problématique et je m’en suis tenu à un usage d’appoint. Mes étudiants étaient souvent surpris et ravis d’apprendre qu’ils disposaient tous d’une adresse électronique et en consultant leurs boîtes de réception j’ai pu constater que certains l’utilisent désormais à d’autres fins. Environ 15% de mes étudiants ont rencontré des problèmes de configuration, généralement parce que leur compte n’était pas actif. J’en profite pour souligner le travail de la DATI qui a rapidement réagi pour corriger la situation. Entre la session d’automne 1998 et hiver 1999 je dois souligner la nette amélioration du service de courriel au collège. Chaque cours débutait par la consultation de sa boîte de réception. Par la fonction Groupe de OutLook Express j’envoyais un message à tous mes étudiants avant le cours. Ils y retrouvaient les consignes pour le cours ou pour les travaux, des informations sur l’échéancier ou sur leur propre rendement. L’expérience la plus intéressante avec le courrier électronique s’est déroulé le 29 mars dernier alors que j’étais à l’extérieur du collège, mais alimentais constamment mes étudiants avec des courriels. Eux étaient en compagnie de mon stagiaire dans le laboratoire et réalisaient les opérations en fonction des consignes que je leur communiquais.

LES SITES WEB

Pour les deux cours en question j’ai implanté sur le serveur du collège des sites web que je mettais à jour à la veille du cours. Si pour le cours Perspectives sur le monde le site était au plus un adjuvant permettant d’assurer un suivi en dehors des heures du cours, le site du cours de méthodologie devait s’avérer un outil pédagogie essentiel. Chaque cours consistait en trois modules : une partie magistrale, une partie révision et une partie exercice qui pouvait se poursuivre hors des heures du cours. L’étudiant trouvait donc sur le site à la fois l’essentiel de la leçon et l’exercice visant à en vérifier la compréhension.Au niveau de la programmation la plupart des fonctions placées sur ces sites requéraient des navigateurs de quatrième génération et des processeurs pentium. En ce sens, sans le laboratoire de Convergence il m’aurait été difficile de réaliser ce type d’expérience. Outre les dernières fonctionnalités de HTML j’ai aussi utilisé des fonctions DHML, surtout pour les animations graphiques. J’ai également utilisé plusieurs fonctions JavaScript, en particulier pour "émuler" des Ismap et de petites bases de données organisées en menus défilants. J’ai en outre placé sur ces sites quelques programmes "applet-java" qui sont très exigeants pour un ordinateur et que je ne pouvaient réellement utiliser qu’au laboratoire de Convergence. Mais la fonction la plus systématiquement utilisée fut les formulaires en Pearl-CGI.

LES FORMULAIRES WEB

Grâce au travail de Pierre Roy notamment, nous bénéficions maintenant d’un certain nombre de scripts très précieux pour réaliser des exercices sur le web. L’usage du formulaire s’est ainsi avéré bien plus fiable et bien plus convivial que le courrier électronique. Il permet aussi d’utiliser tout le potentiel des éditeurs HTML et d’incorporer à nos exercices des choix de réponses, des phrases à compléter, des associations d’idées et toutes sortes de fonctions impliquant du son ou des images. En associant le traitement du formulaire CGI à un petit "applet-java", l’étudiant est informé de la note qu’il a obtenue dès que le formulaire est envoyé. Mes étudiants ont beaucoup apprécié cette fonction. Un script d’encryptage, l’usage de champs obligatoires et la fonction date permettent enfin de s’assurer que l’exercice n’a été fait qu’une fois, par le bon étudiant et au moment requis. Le résultat est reçu, déjà formaté, dans mon courrier électronique. Par la suite, un simple macro placé dans Excel va extirper l’information de OutLook, en fait le traitement et va automatiquement la placer sur une feuille de calcul à la suite des autres notes d’un étudiant en associant les matricules. L’usage du traitement de texte a été réduit par celui des formulaires, mais demeurait essentiel pour réaliser des exercices de mises en page comme des médiagraphies ou des critiques de sites web. Les étudiants de méthodologie ont enfin eu à faire usage du tableur Excel pour mener des opérations de traitement, de compilation et de représentations graphiques de statistiques.

L’ORDINATEUR MOBILE

Pour mes deux cours j’ai utilisé l’ordinateur mobile également mis à notre disposition par le projet Convergence. Son usage s’est avéré précieux dans le cours de méthodologie, en particulier pour expliquer le fonctionnement de logiciels ou pour présenter certains sites web. Il m’apparaît particulièrement approprié quand il est utilisé dans le laboratoire comme tel. Je l’ai également utilisé dans le cours Perspectives sur le monde pour appuyer un contenu magistral, mais ou l’informatique n’était qu’un moyen et non une fin. À cette occasion, j’ai notamment réalisé quelques petits intranets où j’incorporais des notes de cours à des images ou des graphiques. J’ai enfin particulièrement apprécié utiliser Adobe PhotoShop pour analyser certains documents historiques comme des cartes ou des manuscrits d’une manière plus approfondie.

Je conclurai sur un jugement par rapport à ces diverses expériences. Disons que l’usage du laboratoire est fort utile, particulièrement pour un cours à caractère méthodologique. Je me demande cependant si son usage exclusif, comme le signalait justement Martin Godon, n’aura pas des effets dommageables sur la relation prof-étudiants. Monter un site web en parallèle à un cours me semble une avenue prometteuse, même si ce site n’est pas au centre de la pédagogie du cours car il permet au moins à l’étudiant de se référer en tout temps aux documents du cours et d’entretenir avec son prof un contact permanent et privilégié. Reste que cela requiert beaucoup d’effort et de temps de notre part, un effort qu’on peut cependant amortir si on a la chance de donner un cours plus d’une fois..... L’usage des formulaires web fut une grande découverte pour moi et c’est une fonction que je me fais fort de vendre à mes collègues. Enfin, l’ordinateur mobile m’apparaît utile, mais seulement pour répondre à certains besoins. Il est précieux pour illustrer le fonctionnement d’un logiciel ou d’une fonction de l’ordinateur, mais son usage m’apparaît lourd et exigent pour présenter tout autre contenu. À ce titre, les diapos et les ascétates me semblent toujours avoir de beaux jours devant elles.


Charles Guilbert

Département de français

Je m'étais fixé comme objectif d'initier les étudiants au logiciel de montage non-linéaire Adobe premiere. Grâce à Charles de Mestral, Denis Beauchamp et Jacques Lalonde, qui m'ont appuyé dans la conception d'un exercice pour étudiants débutants, j'ai pu offrir cette initiation à 70 élèves au cours des treizième et quatorzième semaines. L'exercice consistait principalement à numériser des images videos, à les sauvegarder dans Archives, à les importer dans Adobe premiere, à faire le montage de quelques plans et à établir des transitions spéciales entre certains plans. J'ai procédé de façon systématique et simple, en imposant le format aux étudiants et en les invitant a respecter une marche à suivre uniforme pour tous. L'initiation, faite à l'aide du projecteur, a été un succès. Les étudiants, qui avaient une base en montage linéaire, ont aimé connaître les possibilités de Adobe premiere, et même ceux qui disent craindre les ordinateurs ont trouvé l'exercice à leur portée. Le but de l'initiation était, entre autres, de faire connaitre aux étudiants le type de technologie avec laquelle ils réaliseront leurs projets la session prochaine, aidés à la technique par les étudiants de génie électrique. Ils comprendront, en tant que réalisateur ou assistant, quelles sont les manipulations faites par le monteur avec lequel ils sont jumelés.

Bien sûr, à cause d'une question de mémoire entre autres, il est impossible pour le moment de penser faire des realisations videos dans le laboratoire Convergence. Tant que les étudiants réaliseront leurs projets en salle lineaire, l'utilisation de Adobe premiere ne sera qu'un complément à leur formation. Nous aurons à réflechir, au cours des sessions qui viennent, aux moyens à prendre pour effectuer le virage technologique et passer du linéaire au non-linéaire. Nous devrons penser à créer une table reunissant à la fois les gens de l'audiovisuel et de l'informatique ou des questions impliquant les deux secteurs pourront être traitées efficacement.

Parlant d'avenir, j'aurais deux petites remarques à faire à propos de Convergence. Il serait bon, à mon avis, d'encourager et même de susciter des petits projets collectifs entre professeurs pour que les moins équipés et les moins téméraires soient amenés à mieux franchir les barrières. Ce travail collectif permettrait un meilleur suivi pour les professeurs. Ma deuxième remarque, d'une autre nature, concerne l'utilisation de la liste Convergence pour le courrier électronique. Il m'apparaît important que soit respectée une certaine éthique au moment de l'envoi d'un message par courrier électronique. Les remarques faites de personne à personne et qui n'ont pas d'intérêt pour l'ensemble des membres de Convergence ne devraient pas être envoyées par la liste; pour ne pas dissoudre la vie privée dans le grand rêve communautaire, l'utilisation de la liste ne doit pas devenir un réflexe.

Enfin, je dois dire qu'il m'a fait grand plaisir de faire partie du projet Convergence. Cela m'a permis d'étendre mes connaissances en informatique et de développer la confiance nécessaire pour utiliser davantage l'informatique dans mes cours. Je serai en congé, pour développer des projets personnels, de janvier jusqu'a l'automne 1999. J'espère pouvoir alors réintégrer le groupe. D'ici là, bonne chance à tous! Et merci encore à Denis Beauchamp, Charles de Mestral et Jacques Lalonde pour leur précieuse aide.


Michel Robert

Département de philosophie

Le cours en tant que tel visait à manifester aux élèves différentes dimensions (historique, systématique et culturelle) de la connaissance humaine. Une des activités d'enseignement et d'apprentissage liée au projet Convergence consistait en l'élaboration et la gestion d'un forum de discussions. L'autre revêtait la forme d'un tutorat assisté par ordinateur (TAO). J'expérimentais à partir de ces deux activités une nouvelle formule pédagogique.

D'abord la première conséquence de cette démarche implique que la salle de classe traditionnelle disparaît totalement. Elle est remplacée par le laboratoire informatique. Plus précisément par l'apprentissage dans ce laboratoire de logiciels permettant:

- la transmission de courriels

- la participation à un forum de discussions

- un fureteur pour la navigation internet fut aussi utilisé.

Je veux maintenant décrire brièvement l'expérimentation de chacun de ces logiciels.

1- Le courrier électronique c'est fait dans l'environnement Microsoft avec Outlook Express. Dans l'ensemble l'interface ne présentait pas trop un défi pour les élèves ce qui me permettait de me concentrer avec eux sur la démarche tutorale. Cette démarche a pour but de discuter avec l'élève de son texte à l'écran. Je m'assieds à côté de l'élève et je regarde son texte à l'écran pendant sa composition. Je l'interroge quelques fois sur telle ou telle phrase ou sur une argumentation. Cette intervention est très intéressante car l'élève semble considérer son texte à l'écran comme un objet. Je veux dire par là qu'il semble pouvoir s'abstraire de sa composition et de l'analyser comme le texte de quelqu'un d'autre. C'est vraiment très intéressant. Je n'ai malheureusement aucun commentaite pertinent à formuler sur ce phénomène d'objectivation du texte. À d'autres moments je propose aux élèves d'imprimer leur texte pour le travailler sur un support différent. Là aussi l'exercice est intéressant. J'ai remarqué cependant que faute de temps les élèves ont tendance à ne pas imprimer leur texte avant de le poster au forum . Il y a comme une frénésie d'écriture et le geste d'envoyer le texte en complète le processus. Je vois bien ici que je soulève deux points différents mais je n'ai pas encore totalement appréhendé ce qui se passe lors de cet événement pour entreprendre une distinction constructive sur ce point.

2- Par contre, l'environnement Lyris, qui gère les différents forums de discussions, est apparu plus problématique. D'abord il faut spécifier que la participation à un forum de discussions était une tâche fondamentale dans le cours. En effet depuis plusieurs années R. R. Tremblay et moi avons travaillé à l'élaboration d'une stratégie permettant aux élèves de philosophie (principalement du cours d'introduction) d'apprendre l'argumentation en la pratiquant sous diverses formes d'écriture. Nous étions rendus à expérimenter cette pratique dans un forum. Je rappelle qu'à l'origine je devais le faire dans le cours de Mécanismes de la communication mais, pour des raisons qu'il est inutile de rappeler, cela n'a pu aboutir. Le projet Convergence représentait la possibilité de l'entreprendre. Robert devait le faire mais... Enfin.

Je reviens à l'expérimentation. À partir de l'interface Lyris les élèves peuvent lire et écrire des textes. Toutes les lettres envoyées au forum sont archivées et indexées. L'élève peut ainsi trier les envois selon des titres ou des noms etc. Ce qui accélère le traitement par l'élève de l'ensemble du courrier hebdomadaire. Cependant Lyris possède un inconvénient majeur. L'élève qui écrit directement son texte à partir de l'interface ne peut ni le sauvegarder ni l'imprimer. J'ai donc dû travailler à montrer aux élèves (les élèves au lab) à utiliser un utilitaire (j'oublie le nom, un genre de Calepin) ouvert en seconde fenêtre. De cette façon on peut écrire son texte, le sauvegarder et l'imprimer. Il s'agit ensuite de faire un copier/coller dans l'espace approprié de Lyris. Bon voilà pour la cuisine.

L'enjeu du forum est de permettre à l'élève d'argumenter d'une façon dialogique. Lire un texte de quelqu'un d'autre pour ensuite y réfléchir et y répondre. Le plan de cours spécifie qu'une réponse est obligatoire si l'élève reçoit nommément un texte. Selon le déroulement du cours il reste environ deux périodes pour cela. Cette partie de l'expérience a connu des ratés. Pour certains élèves je crois qu'il y a eu des frustations. Le problème, me semble-t-il, est double. D'abord dans le temps disponible à l'élève. Ensuite dans l'environnement pas toujours calme d'un lab. Un élève ayant un ordinateur à sa disposition chez lui est avantagé ici sur l'autre qui dépend du lab. Bien sûr cette autonomie de l'élève est favorisée par le TAO. Mais pour l'élève dépendant du matériel institutionnel... J'y réfléchi. Si vous avez des commentaires la liste de discussion Nouvelles-Convergence est là pour ça! Par ailleurs de très intéressantes discussions ont eu lieu m'encourageant à poursuivre dans cette voie.

3- Le fureteur, Explorer de Microsoft, permettait le travail au cours et en dehors du cours. L'innovation propre à ce cours était l'ajout de fichiers sons. Ainsi pour chaque cours, le module d'enseignement, comprenait une partie d'explications fournie par des exposés enregistrés. Il semble que les élèves aient apprécié cet aspect novateur. Il faut continuer l'utilisation modulaire joignant sons et textes pour que je puisse porter un jugement pédagogique éclairé sur cela. J'ai laissé le site sur le serveur vous pourrez le visiter et y lire le plan de cours. J'ai peu de choses à ajouter sur ce point. Sinon peut-être que d'indiquer l'insatisfaction de quelques élèves devant un cours entièrement construit autour de NTIC.


Charles de Mestral

Département de philosophie

Il s'agit de deux cours dans la série de cours du Profil Arts et Lettres-Communication. Le but de l'initiation aux NTIC n'est pas, au préuniversitaire, une formation technique complète, mais plutôt une initiation aux possibilités des NTIC pour les étudiants en apprentissage du monde des langages médiatiques.

A98 Critique des média 585-JAN-03- troisième session.

Les étudiants de ce groupe ne disposaient pas des équipements Convergence en 1997-98 mais, en deuxième session, ils ont quand même bénéficié d'une initiation sommaire à Internet et aux possibilités de montage sonore numérique. Il s'agissait en A98 de compléter ce qu'ils n'avaient pas eu en première année, en quelque sorte de mettre les bouchées doubles afin de leur donner une partie de ce que les nouveaux étudiants auront eu cette année.

Il a été décidé que le travail final ne serait pas remis sur papier mais serait un montage multimédia sur pages HTLM (textes, images fixes et son).

Il s'agit d'un cours de philosophie pour étudiants en Communication (au préuniversitaire). Aussi, le thème du cours étant la critique des médias et l'objet d'étude étant la presse écrite, le format de travail choisi amenait nécessairement les étudiants à se rendre compte de la grande utilité d'Internet et de l'informatique en général comme outil de recherche documentaire.Le CVM dispose, à la bibliothèque des répertoires Repère (journaux québécois) et Actualité Québec (revues). Puisque nous étions en période électorale, le thème du travail final des groupes (de 2-3 étudiants) était l'analyse des idéologies économiques dans le contexte de la campagne électorale.

L'initiation a été progressive. Au début, dans le plan de cours, il était prévu d'aller au laboratoire A5.31 pour les 2è et 3è périodes des semaines 4,7,9,11,14. Cependant, à mesure que les équipements devenaient disponibles, et à mesure que la disponibilité des équipements permettait au professeur d'explorer les possibilités et de structurer le travail, dans les faits, on est allé au laboratoire pour les 2è et 3è périodes des semaines 4,7,9,10,11,12,13,14. On a initié les étudiants progressivement au montage multimédia en pages HTML : recherche de documents et d'informations par Internet et dans l'intranet du CVM ; créer des liens relatifs sur " pages ouvertes "; copier/coller du texte, capter/traiter des images par l'Internet, enregistrer/capter/traiter des documents sonores comme fonds sonores. Autres opérations travaillées : numérisation d'images; écrire/copier/coller textes en pages HTML, changer de polices de textes, changer la couleur des textes-arrières-plans, liens ouverts et consultés, réaliser un lien en www, réaliser un lien sur signet interne d'une page; importer des photos de caméra numérique. Signalons que certains équipements n'ont été disponibles que progressivement. Par exemple, les ateliers connexes au 6è étage n'étaient fonctionnels que vers la mi-session. Les numériseurs n'ont été fonctionnels au laboratoire que tard dans la session et seulement au mois de Janvier au local A6.33A-B.

Ce cours était à sa première session d'implantation. Il y a bien des détails à préciser dans la deuxième version prévue en A99. Il s'agit de trouver le bon équilibre entre les moyens techniques et les objectifs intellectuels visés. Cette session d'expérimentation a permis de connaître les concepts et les outils et de pouvoir cerner la façon appropriée de se servir des NTIC comme moyen pédagogique subordonné aux idées et informations essentielles.

H99 Communication sonore 550-JAM-03 deuxième session

Ces étudiants ont bénéficié d'une initiation au traitement de texte et à Internet en première session.

Le but de ce cours étant l'approfondissement de la sensibilité sonore en particulier et l'initiation au monde de la communication sonore en général, l'objet de production était la réalisation en équipes (de 5-6 étudiants) d'émissions à la radio étudiante sur le thème du paysage sonore selon la pensée du chercheur canadien Murray Schafer. En 1997-98 les émissions ont été réalisées en studio analogique sur cassettes. Cette année nous avions la possibilité de réaliser le montage entièrement à l'ordinateur, avec la limite qu'à la radio étudiante, il n'y a pas d'ordinateur, alors les montages sonores devaient êtres apportés sur cassette. La transition au montage sonore entièrement numérique a été réalisée sans trop de problème. J'ai pu expérimenter cette technologie, nouvelle pour moi aussi, et trouver le moyen d'y initier 80 étudiants organisés en 16 équipes. Il a fallu apprendre à travailler avec les limites techniques de mémoire (montages de 10-12 minutes maximum, opération copier/coller sonore impliquant moins que 16 meg de mémoire vive).

Le volume de travail d'initiation et de suivi de montage par le professeur a été très considérable mais très enrichissant pour le professeur et les étudiants. À ce sujet, la formule des ateliers reliés au service de l'audiovisuel au 6è étage était essentielle. Les étudiants ont bénéficié au maximum de la disponibilité sur réservation de deux ordinateurs reliés à des enregistreuses-cassettes-VHS-numériseur. Cette formule (laboratoire avec ordinateurs connexes disponibles ailleurs sur réservation) est excellente pour des travaux d'équipe en montage sonore ou montage multimédia. En 1999-2000, suite à la rénovation du 6è étage, les équipements des ateliers Convergence seront disponibles dans deux locaux différents reliés à des studios d'enregistrement, une configuration nouvelle qui devrait les rendre encore plus commode.

Chaque équipe a réalisé deux émissions de 15-25 minutes au cours de la session et l'on peut affirmer que le travail est d'un très haut niveau, étant donné que la plupart des étudiants étaient entièrement débutants à la radio et en montage sonore. Les émissions étaient réalisées soit en direct, soit en pré-montage (la majorité) et diffusées au café étudiant et sur les ondes courtes à l'intérieur de l'édifice. Vers la fin de la session, il a été possible de rendre des émissions ou extrait d'émissions disponibles sur une page-Web du professeur reliée au site du collège. Cette forme de diffusion est appréciée par les étudiants qui voient ainsi leur travail diffusé très largement. On peut dire que l'implantation des NTIC à ce cours a été exigeante mais a été réalisée de façon complète et satisfaisante. Les étudiants en Communication (préuniversitaire) ont bénéficié d'une initiation aux possibilités multiples de ces nouvelles technologies tant au plan technique qu'au plan de l'accès aux idées et aux informations.

Profil : Arts et lettres, Communication (500.15/25)

Le programme Arts et lettres révisé est actuellement en cours d'implantation. L'expérimentation avec les équipements du groupe Convergence au cours de l'année scolaire 1998-99 a permis au groupe de travail du profil Arts et lettres, Communication (500.15/25) de préciser la réalisation du but général du programme à ce sujet (" utiliser les technologies appropriées de traitement de l'information "). Le comité de profil considère comme une nécessité l'initiation aux possibilités des NTIC dans le cadre de ce profil qui vise l'étude des langages médiatiques. On réalise l'apprentissage des possibilités de l'Internet (comme lieu de recherche documentaire et de communication) et des possibilités de montage multimédia (textes; pages HTML; images fixes; sons; vidéo...) On offre une série de cours intégrant ces apprentissages de façon progressive. Ce travail nécessite l'utilisation du local 5.31, des locaux connexes au 6e etage (le 6.33A en A98-H99), l'emprunt d'équipement au service de l'audio-visuel; l'achat d'autres équipements numériques et l'achat de ressources documentaires numériques...

1e session - Communication, arts et medias 585-JAR-03 (professeure Marlene Boudreault)

Note En 1998-99, l'activité principale de ce cours etait le montage vidéo linéaire (analogique). Cependant, on a pris la décision d'effectuer une transition vers le montage vidéo numérique sur une période de deux ou trois ans. En 1999-2000, cinq semaines de la session seront consacrées à l'apprentissage du montage vidéo numérique. Cette transition nécessitera l'achat d'autres équipements dont, en premier, des caméras vidéo numériques...

4e session- Création et réalisation 585-JAX-08

Réalisations de synthèse : montage multimédia (textes, images, son, vidéo...)

Rapport complémentaire de Charles de Mestral

Profil Arts et lettres, Communication

Cours : Création et réalisation

Ce cours est un cours de 4e session où l'étudiant intègre ses apprentissages par une production finale. Au début de la session d'hiver, 1998, on a donné le choix de médium aux étudiants et la grande majorité des sous-groupes à choisi la production vidéo. En conséquence, il n'y a qu'un groupe qui a travaillé en production html multimédia.

Cependant, la familiarisation avec le montage multimédia parmi les langages médiatiques étant un des objectifs du profil, au cours des prochaines sessions on orientera un plus grand nombre d'étudiants vers cette forme de production finale. Il s'agira de définir des modalités comme, par exemple, de demander à toutes les équipes de rendre compte de leur production par une page html ou bien d'exiger la réalisation de deux productions, ceci afin de dépasser l'intérêt exclusif de la génération actuelle pour la vidéo.

Il faut signaler que plusieurs professeurs étaient débutants avec les NTIC en 1998-99, notamment Mélanie Blais qui était chargée de travailler avec les NTIC pour ce cours. (Patricia Lamontagne et Filipe Batista avaient d'autres responsabilités.) Également, les étudiants en deuxième année n'ont pas bénéficié du laboratoire Convergence qui n'existait pas encore en 1997-98.

Utilisation du chariot Convergence

Il s'agit d'un chariot mobile avec un ordinateur, un projecteur vidéo et un système de son. Ces équipement permettent, dans un local avec un lien-réseau, de projeter une démonstration à l'ordinateur devant toute la classe. On peut ainsi, montrer une opération informatique à toute la classe sans que les étudiants soient devant des ordinateurs, ce qui améliore parfois l'attention. Aussi, on n'a pas à réserver le laboratoire Convergence pour ces périodes de démonstration, et cela en permet l'utilisation par d'autres cours.

J'ai également utilisé le chariot dans un cours de formation générale complémentaire. Il a été possible de montrer aux étudiants du cours sur la Pensée chinoise une page web au sujet de ce cours disponible sur l'Intranet du collège.


Marlène Boudreault

Département histoire de l'art  

J'ai utilisé le laboratoire informatique Convergence pour le cours Communication, arts et médias de la session d`automne 1998. Les besoins du Profil Communication avaient déjà été définis lors de la demande de soutien déposée au Ministère afin de mettre sur pied ce projet. Le projet Convergence devait donc toucher Arts et Lettres (3 Profils : Création littéraire, Langue et Communication) et Histoire et civilisation. Les besoins informatiques de ces deux programmes ont donc été démontrés dans la demande de laboratoire. Nul besoin ici de rentrer dans les détails mais... entre la demande initiale et l'organisation des horaires d'utilisation du laboratoire... il y a eu une marge... importante. Ces programmes devaient donc être prioritaires. Il s'agissait aussi... je ne sais si nous avons ici besoin de le rappeler... d'une expérimentation. Certains cours, profs ou départements, face à l'intérêt d'un tel laboratoire à l'intérieur des murs du Collège, se sont donc vu accordés un espace à l'intérieur de la grille. Pourquoi pas... me direz-vous... s'il restait de la place dans la grille... Je n'éprouve là aucune difficulté, mais quand... on pointe du doigt des professeurs qui en sont à la première utilisation des ressources informatiques intégrées à l'enseignement... et qui font partie des programmes concernés par la demande... et qui veulent profiter de l'expérimentation... et qu'on les pointe parce qu'ils n'utilisent pas le laboratoire à sa pleine capacité... alors là, je n'y comprends plus rien... Je comprends qu'il était pertinent de chercher à utiliser le laboratoire au maximum mais... avait-on réellement besoin " d'exhiber " sur la place publique (ou dans les bureaux de la direction, ce qui me semble pire) les difficultés de gestion ou les questionnements relatifs à l'utilisation des ressources. Nous aurions même peut-être pu demander aux programmes concernés s'ils avaient, depuis la demande initiale, de nouveaux besoins en matière informatique... ce qui d'ailleurs était le cas... Il s'agissait d'une expérimentation ce qui permettait à des professeurs d'intégrer ou du moins de questionner l'intégration des nouvelles technologies à l'enseignement. Ce que j'ai fait à l'intérieur du cours ci-haut mentionné.

Convergence m'a donc ainsi offert l'opportunité d'intégrer 5 séances " informatiques " à l'intérieur de la session d'automne. C'était pour la majorité de mes étudiants-es leur première expérience en laboratoire et, les 5 cours, ont été nécessaires. Le Profil Communication avait isolé deux objectifs précis :

1. Connaissance et utilisation du réseau Internet ;

2. Connaissance et utilisation du courrier électronique.

Les objectifs ont été rencontrés malgré les difficultés relatives aux unités (plusieurs en panne sèche) ou au courrier (qui était souvent moins fiable que Poste Canada et c'est peu dire) ou encore à des problèmes de configuration (généralement parce que leur compte n'était pas actif). J'aurais peut-être apprécié être plus supporté par l'équipe de Convergence car mon utilisation a tout de même été de base (je croyais que cela aurait pu être une belle occasion de perfectionner l'intégration des nouvelles technologies à mon enseignement). J'ai tout de même participé aux rencontres qui s'avéraient, plus souvent qu'autrement, un échange entre initiés...


L'animation interdépartementale

A- Formation spécifique.

Le groupe de professeurs associé au projet Convergence présentant une variété d'apprentissage et de pratiques avec les NTIC, l'animation interdépartementale se devait de focaliser sur un dénominateur commun respectant tous les participants. À la suite de plusieurs discussions il fut décidé que la formation spécifique à trois techniques serait une bonne méthode d'appropriation des NTIC. Le tout se partageant ainsi :

1. Le design de sites Web et l'utilisation de Abobe Photoshop avec Jacques Lalonde

2. La capture vidéo utilisant Adobe Premiere avec Denis Beauchamp

3. La capture audio utilisant GoldWave et Multiquence avec Daniel Langlois  

Ces formations eurent lieu en deux temps: d'abord, au début du mois de juin 1998 sur une période de deux jours (environ 12h pour chaque formation) et fréquentées par l'ensemble des professeurs de Convergence ensuite, le 18 août 1998, dans le laboratoire utilisant le matériel destiné à l'expérimentation. L'achat de matériel didactique spécifique à l'utilisation des NTIC et destiné à la bibliothèque ainsi que la participation de quelques membres du projet au colloque de l'APOP du 10 au 12 juin 1998 constituent l'utilisation de la subvention destinée à cette fin. Voici un tableau pour en décrire le suivi :  

Date Description Budget Reçu Payé Solde
18/05/98 Certification accordée 5,000$      
18/05/98 Certification reçue   5,000$   5,000$
22/06/98 Denis Beauchamp (DBM Enr.)     900.$ 4,100$
22/06/98 Daniel Langlois (Médé Enr.)     900.$ 3,200$
22/06/98 Jacques Lalonde (3C Communication)     1,200$ 2,000$
22/06/98 Robert Tremblay     600.$ 1,400$
22/06/98 Frais de colloque de l'APOP     230.62$ 1,169.38
22/06/98 Camelot-Info     64.15$ 1,105.23
22/06/98 Camelot-Info (bibliothèque)     911.96$ 193.27
22/06/98 Matériel didactique (bibliothèque)     93.27 100.$
22/06/98 Matériel didactique (bibliothèque)     100.$ 0.00$

 

B- Offre de service communautaire.

1- Volet formation — Initiation à l'utilisation pédagogique d'un laboratoire informatique

Raymond Robert Tremblay

Département de philosophie.

Formation sur mesure en application pédagogique de la micro-informatique.

Brève présentation:

Dans la mesure où l'obtention de ce laboratoire implique un effet mutiplicateur sur les professeurs appartenant aux départements prioritaires, il importait de penser un programme de formation systématique, pouvant convenir aux débutants et aux utilisateurs plus avancés désireux d'intégrer l'utilisation d'un laboratoire informatique dans leurs stratégies pédagogiques. Ce programme portait sur les thèmes suivants :

· L'utilisation du réseau intranet du cégep du Vieux Montréal : la remise, l'intranet pédagogique, l'espace privé.

· L'utilisation d'Internet dans l'enseignement : le site Web du collège, les sites pédagogiques pertinents, le courrier électronique, les groupes de discussions.

· La confection d'un site pédagogique sur le Web avec Front Page Express.

· Les outils de présentation avec Power Point 97.

· La confection de documents pédagogiques avec Word 97.

· L'utilisation d'un traitement de textes en classe pour la réalisation des évaluations.

2- Voici la série de petits ateliers express donnés dans le cadre du projet Convergence:

Ateliers Web Express de Convergence avec Jacques Lalonde formateur du Centre d'apprentissage des NTIC (Nouvelles Technologies de l'Information et des Communications)

Le regroupement des professeurs du projet Convergence vous invite à des ateliers pratiques d'utilisation des outils de base de l'Internet par le biais réseau du cégep. Les ateliers auront lieu au 5.31 dans le Laboratoire de Convergence

Le mercredi 23 septembre de 11h.30 @ 12h.30.

Le courriel

Vous apprendrez à configurer votre adresse électronique pour le courriel ("E-mail") du collège. Tous les étudiants, les professeurs et le personnel de soutien en possèdent une. Tout ce qui vous reste à faire c'est configurer le logiciel et apprendre à gérer votre courrier avec Outlook Express.

Le mercredi 23 septembre de 12h.30 @ 13h.30.

Navigation et recherche sur le Web

Vous apprendrez à trouver rapidement l'information dont vous avez besoin pour vos travaux et loisirs.

Le mercredi 23 septembre de 13h.30 @ 14h.30.

Création de pages Web

Vous apprendrez à réaliser quelques pages avec des hyperliens et des images.

Ces ateliers sont gratuits et sont offerts à tous dans le cadre du projet Convergence.


Le bilan définitif reste à tirer mais d'ors et déjà nous pouvons conclure à des résultats concrets. En effet voici la liste des professeurs qui à partir de Convergence travaillent avec les NTIC :

Charles de Mestral

Département de philosophie

Martin Godon

Département de philosophie

Michel Robert

Département de philosophie

Charles Guilbert

Département de français

Mario Cholette

Département de français

Carole David

Département de français

Gilles Laporte

Département d'histoire

Marlène Boudreault

Département histoire de l'art

Jacques Lalonde

Département d'arts plastiques

Denis Beauchamp

Département de génie électrique ( option audio-visuel )