Christel Bissonnet

24 avril 1998

 

Attention au doute excessif !

Selon Montaigne, un sceptique, ni les sens ni la raison peuvent aboutir à une vérité. En fait, ces deux éléments, qui nous sont donnés à la naissance, font preuve d’ambiguïté. C’est la raison qui explique que nous ne pouvons pas s’y référer. Bref, nous devrions s’abstenir de toute affirmation ou de jugement. D’après Montaigne, nulle faculté ne peut nous permettre de découvrir la vérité. Devons-nous mettre une limite au doute ?

Dans ce texte, je tenterai de montrer que le doute excessif est une entrave à l’évolution humaine. Les gens qui se questionnent constamment sur ce qui se passe sur la terre rencontreront dans leur vie la confusion totale. Nous devons avoir confiance en ce qui nous est donné et prendre l’initiative d’aller au devant des choses et ne pas perdre notre temps à douter de tout ce qui nous entoure.

D’abord, le doute excessif mène l’être humain à perdre confiance en lui. Effectivement, la personne qui doute de tout ce qui l’entoure doutera inévitablement de lui-même. Donc, elle aura un comportement pessimisme et ne croira pas en elle-même. En outre, l’individu deviendra inactif car il ne saura pas s’il fait les choses dans le droit chemin. Il ne prendra pas de décision et il ne fera pas de choix concret. De plus, l’individu s’abstiendra d’initiative sous prétexte de craindre le mauvais choix. Il se fiera sur autrui pour prendre des décisions. Subséquemment, il ne répondra pas à ses désirs, donc il ne sera pas heureux. En somme, il évitera le risque, de peur de se mettre dans l’embarra.

Ensuite, le doute excessif enlève la crédibilité de notre apprentissage académique. En effet, il nous encourage à renier nos acquis. Par exemple, pourquoi deux et deux font quatre et qu’il ne ferait pas trois. En plus, il démolit les découvertes faites par des gens reconnus comme scientifiques. Toutes les recherches effectuées n’ont plus de valeur, car il nous rend indécis sur tous les points. Outre cela, le doute brime directement l’éducation puisque si nous ne croyons pas en la matière, il n’y a plus de bonnes raisons d’étudier. En ce sens, quelqu’un, qui doute de la philosophie et qui n’y trouve aucune crédibilité, abandonnera le cours. Bref le doute excessif peut mener à des conséquences aussi grave que le décrochage scolaire.

Également, le doute engendre une éternelle remise en question. La conséquence est que nous concentrerons notre réflexion que sur la lourdeur de nos actes. De plus, la remise en question demande beaucoup d’énergie de la part de la personne. Elle négligera donc des domaines importants telles que les études ou le travail. Par ailleurs, le doute excessif constitue un frein à l’évolution humaine. En effet, à force de se poser des questions, nous venons à tourner en rond, ainsi nous perdons notre temps. Également, la remise en question nous demande un retour vers des événements passés. Cette exigence nous empêche d’aller vers l’avant, et entraîne généralement la culpabilité. Il faut apprendre à tirer une leçon de nos erreurs et à oublier les situations qui sont terminées. Le passé appartient au mort ! Enfin, de se poser continuellement des questions amène une réflexion continue. En ce sens, l’humain perd ce qui lui est propre, c’est-à-dire la spontanéité de ses actes et de ses paroles. En sommes, nous remarquons que la remise en question n’est pas le cours naturel de la vie et quelle amène un état troublant chez l’individu.

Finalement, nous réalisons que le doute excessif constitue une entrave à l’évolution humaine, soit le développement personnel. D’une part, il élimine la confiance que l’individu a en lui. D’autre part, il enlève la crédibilité de l’apprentissage académique. Enfin, il engendre une éternelle remise en question. Pour élaborer sur le sujet, il faudrait étudier la raison qu’ont les gens de douter.