Chantal Carbonneau

4 mars 1998

 

Socrate; un petit peu mélangé!!!

Socrate, toute sa vie, a respecté les lois;des lois qui en somme définissent grossièrement la justice. Par contre, Socrate se voit confronté à un épouvantable dilemne: Ces lois qu'il a toujours défendu se tournent contre lui, mais le fait est qu'il fut condamné par un jury corrompu, donc il devient victime d'une abobinable injustice. Cependant Socrate , malgré la proposition de son ami Criton, refuse de s'évader puisqu'il n'est pas juste,pour lui, de vaincre l'injustice par l'injustice, tel petit roman à l'eau de rose, seul le bien peut vaincre le mal. Donc, Socrate accepte la mort pour ce qu'il a défendu, tel un héros mort à la guerre pour sa patrie. Dans cette situation nous pouvons nous demander qu'est-ce qui est vraiment juste? Aurait-il été juste que Socrate s'évade?

Pour ma part je crois qu'il aurait été assez juste qu'il s'évade. Par beaucoup de gens la mort de Socrate est considérée comme héroïque, héroïque qu'il meurt pour sa doctrine et qu'il tienne à son opinion jusqu'au bout. Socrate s'il croyait tellement en sa philosophie et en la justice aurait put s'enfuir et faire preuve d'un peu plus de courage il aurait pu aller enseigner la justice ;a des pays plus reculés. Socrate était un personnage très refermé sur lui-mmême se donnant des raisons pour faciliter la remise en question et continuer comme avant, en s'enfuyant il aurait pu changer tant de choses Premièrement, Socrate dit qu'il ne faut pas revenir sur ses principes et qu'il ne faut pas juger par des circonstances pour les changer. Je crois qu'aussi sur ce point il a encore tort puisque ces circonstances, comme il les nomme sont plutôt des obstacles que la vie nous apporte pour nous faire réfléchir sur ce que nous sommes et ,par conséquent, sur nos principes. Quelqu'un qui reste accroché sur ses principes et qui ne veut rien voir d'autres, reste replier sur lui-même et refuse d'évoluer. Pourtant cela est bel et bien la mission des philosophes dans la société: montrer à la civilisation le bien et le mal et qu'il ne faut pas fermer les yeux devant ce que la vie nous présente, ils sont là pour dire ce qui va mal et ce que nous devrions, généralement, faire pour y remédier. Le philosophe dont je parle dit que le peuple est ignorant ce n'est pas en montrant qu'un procès injuste enlève la vie à un homme quIl aide la population à sortir de l'ignorance. Socrate, peut-être parce que trop vieux, a une idée trop toute faite sur ces principes et n'accepte aucune concession. Les circonstances comme il les appelle sont faites pour nous faire apprendre sur nous-mêmes, pour faire évoluer l'être humain, Socrate trop borné ou trop affaibli par la trahison des lois et du peuple, se ferme les yeux et refuse d'admettre que les lois ne sont pas si belles qu'il le prétendait et que la justice dans un monde imparfait n'existe pas.

Socrate, deuxièmement dit aussi qu'il ne faut pas se fier à l'opinion de la multide: ce sont des ignorants. Pourtant il le fait : il dit d'une manière beaucoup plus subtile; les gens ne seraont plus quoi penser Socrate qui pendant toute sa vie a défendu les lois, maintenant leur désobéit puisqu'il s'enfuit il croit en se laissant mourir que la société verra les torts que l'injustice crées. Pourtant il semble oulblier qu'il lance presqu'un message; si vous avezde l'argent: commettez un meutre payez vous un jury et puis faites enfermer votre pire ennemi, un pur innocent. Voyez comme il est simple de détruire ce qui nous nuit, voyez quel prix coûte la vie d'un être humain. Parce qu'en quelque sorte il encourage la corruption, il aurait pu accepter l'exil, mais il l'a refusé pas comme certains le prétendent pour le bien d'Athène et parce qu'il aimait trop sa ville pour vivre ailleurs, mais par peur d'avoir à recommencer à nouveau son enseignement, à des gens qui n'ont aucune idée de ce qu'est la justice, la vérité et le bien. Il est plongé dans une confusion totale, du jour au lendemain sa vie s'est transformée en un terrible enfer et il voit que de toute façon toutes les directions à prendre sont difficiles, il envisage donc la plus facile et la plus héroïque.

Troisièmement, il affirme que s'enfuir serait injuste parce qu'il ne faut pas répondre à l'injustice d'une autre injustice, de tel sorte qu'il ne faut pas vaincre le mal par le mal. Ceci est totalement idéaliste donc irréaliste. Prenons par exemple s'on vous attaque dans la rue serait-il injuste de vous défendre? Ou devriez-vous vous laisser tuer? C'est exactement la même situation l'homme dans la rue et les poursuivant de Socrate, tous deux veulent se débarrasser de la victime. Il est juste de se défendre lorsque vous n'avez pas fait de torts. Alors dans ce cas peut-être Socrate se sentait-il coupable? Certains nomment cela de la légitime défense, c'est vrai, en se défendant dans la rue l'agressé montre à l'agresseur que ce qu'il a fait n'est pas bien et que lui aussi n'aimerait pas ce faire traiter de tel sorte. Il assure ainsi sa survie et celle d'autres victimes. Si dans la société on laissait agir les malfaiteurs, où en serions nous, notre société serait encore plus chaotique qu'elle l'est en ce moment. Socrate en se laissant faire encourage l'injustice. De plus ces arguments ne sont pas très valables il dit faire le mal est injuste et qu'être injuste est mal, il se sert d'un point pour défendre l'autre, mais ne dit pas vraiment pourquoi il en serait injuste ce n'est qu'un cas de légitime défense, et puis si seul la vérité est juge, la vérité ne lui en voudrait pas de s'être enfui puisque la vérité sait qu'il s'est fait piégé. La vérité saurait qu'il s'est défendu, et qu'il ne voulait pas faire de mal aux lois.

Il dit aussi qu'il doit beaucoup aux lois, sa vie, mais auparavant ils disaient qu'il aimait trop les lois pour leur faire du tort, maintenant il traite d'obligations. Il a préféré la mort à l'exil les lois ne lui demandaient donc pas de payer de sa vie, elles lui donnaient une deuxième chance, les lois de cette manière disait à Socrate qu'elles ne trouvaient pas qu'il avait fait vraiment du tort à Athène. Socrate parle aussi ,en empruntant la voix des lois, qu'il perdra sa crédibélité qu'il serait honteux de s'enfuir; il reprend les opinions de Criton, basées sur l'avis de la multitude et dit en même temps qu'il s'en moque. Je crois que tous ces événemants l'ont tellement perturbé qu'ilest devenu dépressif et ne voulait absolument pas continuer de vivre puisqu'il se sentait abandonner par tout ce qu'il avait chéri; les lois. Il a peut-être même changer d'opinions vis-à-vis les lois . Il parle d'elle comme un enfant parle des monstres qui se cachent sous son lui comme étant méchante.

Pour conclure, Socrate se mélange dans ses arguments et il ne cese de se contredire, il dit qu'il se fout de l'opinion des ignorants,mais s'en préoccuppe à la fois, car il ne cesse de laisser sous-entendre des "qu'est-ce que les gens diraient" en effet, qu'est-ce que la honte? La honte n'est que le transfers de l'opinion qu'ont les autres de nous qui finit par s'incruster dans notre cerveau, alors nous croyons être ce que les autres crois que nous sommes. Pourquoi l'existance humaine si nous devons nous bâtir des principes et y rester accroché toute notre vie comme si le changement ne pouvait pas exister, ne pas se fier aux circonstance pour modifier notre vision alors que la vie n'est que circonstances et le jeu du destin; si vos parents n'avaient pas fait l'amour le jour de votre conception vous ne seriez donc pas là, la vie est remplie de coïncidence et de circonstances, alors pourquoi devrions-nous leur être indifférents puisqu'ils sont si présents dans notre existence. nous ne devons pas notre vie aux lois, mais la vie à la vie elle-même, de même que nous ne devons pas la justice par les lois.