Dans qu'elle mesure est-il raisonnable de douter?
Dans la philosophie rien n'est acquis sans preuves, c'est par le doute que les philosophes se créent qu'ils en viennent à trouver des réponses à leurs questions. Dans ce texte, nous examinerons dans qu' elle mesure il est raisonnable de douter.
Dépendant des philosophes, la question du doute est abordée différemment. Pour Descartes la mesure dans laquelle il est raisonnable de douter est le doute méthodique. Le doute méthodique, comme le dit son nom, procède par une méthode pour arriver à une certitude.
Celle-ci consiste à partir de l'idée que tout ce que nous savons est empreint d'un doute, d'une incertitude. Alors pour ne pas tomber dans le piège d'y croire, car cela peut être faux, il faut douter de tout. De ce point de vue, si on doute c'est que nous pensons, alors si nous pensons cela prouve que nous sommes réels, que nous existons, ce qui est une certitude. De cette certitude, Descartes va en faire le tronc de sa philosophie : "Je pense donc je suis". D'abord, quand Descartes commence par douter de tout, il n'a pas de mesure dans son doute mais, avec l'évolution de sa méthode on voit que cet extrémisme qu'il emploie est provisoire et qu'il mène a un but qui est celui d'arriver à une certitude. Hume quant à lui recommande le doute sceptique modéré. Cette sorte de doute vient du fait qu'on critique le doute excessif. On trouve que celui-çi ne peut pas être vrai car il faudrait remettre en question toutes les actions de notre vie quotidienne, ce qui serait inconcevable. Où le doute modéré intervient c'est par rapport à toutes les formes de convictions superstitieuses qu'ont les gens. C'est la foi religieuse et la métaphysique qui sont remis en question par cette forme de doute. Pour Hume à la fin il ne reste que les mathématiques et les sciences empiriques qui sont vraies car les autres disciplines sont remplies de sophismes. Le doute de Hume se situe dans une mesure qui balance autant d'un côté que de l'autre puisqu'il est modéré. Puis vient le doute sceptique extrême qui est prôné par Pyrrhon. Ce dernier montre que pour chaque situation deux côtés opposés sont perpétuellement présents et on ne peut choisir l'un ou l'autre car des arguments les rendent possibles tous les deux et de même un doute se manifeste aussi pour chacun. Ce qui fait qu'on ne peut choisir l'un ou l'autre. Pyrrhon est dans la même situation que Descartes quand ce dernier n'avait pas de mesure à cause de son extrémisme mais contrairement à Descartes qui se rétracte pour revenir plus modéré, Pyrrhon lui reste sans mesure.
D'après moi, le point de vue de Hume est celui qui est le plus acceptable. Je trouve que c'est lui qui a l'attitude la plus sensée car ne voulant pas aller ni dans un extrême ni dans l'autre, Hume reste équilibré dans son doute. D'abord, je trouve que c'est la façon la plus raisonnable de voir les choses car si on se met du côté où on ne doute de rien, toute notre vie on croira tout ce qui viendra sans se poser de questions, ce qui devient complètement illogique, car le doute permet de se demander si les choses sont vraies. Si les gens ne doutent pas ils peuvent aller jusqu'à commettre des actes complètement irrationnels, comme tout récemment lorsque nous avons vu ce groupe faire un suicide collectif afin de rejoindre un vaisseau spatial caché derrière la comète Hale-Boop. Ce genre de situation peut facilement arriver dans l'esprit des gens qui ne doute de rien car tout est possible pour eux. Ensuite, dans l'autre sens on ne peut se permettre de douter de tout à cause du nombre incalculable de pièces manquantes ou de questions sans réponses. Car, comme nous l'avons déjà vu, seul la science peut répondre de manière certaine aux questions que nous nous posons mais son champ d'action est très restreint. Si on va dans le sens qu'on doute de tout, car on ne peut pas tout expliquer, notre propre existence est remise en question ce qui devient absurde. Le fait en est que la science ne peut pas expliquer d'où nous venons ce qui ne l'empêche pas de pouvoir prouver que nous sommes vivants. Puis, je suis d'accord avec Hume en ce sens qu'on peut douter des sujets tels que la religion et la métaphysique puisque ceux-ci ne peuvent être prouvés d'aucune manière, du moins jusqu'à maintenant. Ces sujets malgré l'importance qu'ils occupent dans la société ne sont pas pour autant vérifiables ce qui laisse place au doute.
Dans ce point de vue, je trouve que Hume est celui qui est sur la meilleure voie dans l'idée qu'il se fait du doute et de la manière dont il faut l'utiliser. J'ai démontré pourquoi j'étais d'accord avec lui et qu'elle était mon opinion sur le sujet.
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