1997
"L'allégorie de la caverne"
"L'allégorie de la caverne", un dialogue écrit par Platon, est une analogie qui décrit très bien la façon de penser de ce philosophe.
Essentiellement, Platon dit dans ce texte que le monde est divisé en deux: le monde sensible, qui est perceptible par les sens (l'intérieur de la caverne), et le monde des "idées" (l'extérieur de la caverne). Le monde des "idées" est, selon Platon, plus réel que le monde sensible. Il dit de ce dernier que tout ce qui en fait partie n'est qu'une copie ratée ou une ombre de ce qu'il y a dans le monde des "idées". Une "idée" est la forme de base que devrait prendre une chose. C'est-à-dire que toute chose venant du monde sensible est fait à partir d'un moule qu'on retrouve dans le monde des "idées". On peut donc parler d'une "idée" d'un cheval, d'une "idée" d'une table, ou d'une "idée" d'un être humain.
À mon avis, Platon avait tort à ce sujet. Premièrement parce que je pense qu'il est impossible de parler d'un idéal sans faire référence aux goûts et aux besoins de chaque individu. Prenons comme exemple banal, un cheval. Une "idée" d'un cheval ne peut exister parce que chaque personne n'a pas la même perception de ce qu'est la perfection. Pour un fermier, le cheval parfait en serait un musclé qui puisse tirer sa charrue, et pour un cavalier le cheval parfait en serait un avec de longues jambes pour pouvoir sauter plus haut. Les goûts et les besoins varient. Il est donc impossible d'imaginer un monde des "idées" qui ne réflète pas ces mêmes goûts et besoins.
Deuxièmement, je pense que Platon avait tort de parler de cet autre monde parce que ce monde est scientifiquement improuvable. C'est facile d'avoir raison quand on sait qu'on ne se fera jamais prouver le contraire. Et puisque sa théorie est improuvable, à quoi bon croire que le monde dans lequel nous vivons, le monde sensible, n'est qu'une copie imparfaite du merveilleux monde des "idées"? D'un côté, en croyant que le monde sensible est toujours "moins bon que", Platon devait avoir un sérieux complexe d'infériorité; de l'autre côté, en croyant que, en tant que philosophe (et l'homme qui a réussi à sortir de la caverne), lui seul connaissait la vraie réalité, Platon devait avoir un sérieux complexe de superiorité.
Enfin, il est de mon avis que l'improuvabilité de cette théorie démontre que la pensée de Platon n'était pas si différente des croyances religieuses de son époque.
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