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sunset.gif (23406 octets)Premier thème de discussion. Le texte est de Albert Einstein.

Un être humain n'est qu'une partie, limitée dans le temps et l'espace, du Tout que nous appelons l'Univers. Cependant il considère sa personne, ses pensées, ses sentiments comme une entité séparée. C'est là une sorte d'illusion optique, une illusion qui nous enferme dans une sorte de prison, puisque nous n'y voyons que nos propres aspirations et que nous ne donnons notre affection qu'à un petit nombre de personnes qui nous sont les plus proches. Il est de notre devoir de sortir de ces étroites limites et d'ouvrir notre coeur à tous les êtres vivants et à la nature entière dans sa magnificence. Nul n'est capable d'atteindre pleinement ce but, mais nos efforts pour y parvenir contribuent à nous libérer et à nous apporter la sérénité intérieure.

Cité par Pierre Hadot, La Citadelle intérieure. Introduction aux Pensées de Marc Aurèle, Paris, Fayard, 1992, p. 331.


Deuxième thème de discussion. Le texte est de Friedrich Nietzsche.

" L'HOMME AGIT TOUJOURS BIEN "

anmbr016.jpgNous n'accusons pas la nature d'immoralité quand elle nous envoie un orage et nous trempe: pourquoi disons-nous donc immoral l'homme qui fait quelque mal? Parce que nous supposons ici une volonté libre aux décrets arbitraires, là une nécessité. Mais cette distinction est une erreur. En outre, ce n'est même pas en toutes circonstances que nous appelons immorale une action intentionnellement nuisible; on tue par exemple une mouche délibérément, mais sans le moindre scrupule, pour la pure et simple raison que son bourdonnement nous déplaît, on punit et fait intentionnellement souffrir, le criminel afin de se protéger, soi et la société. Dans le premier cas, c'est l'individu qui, pour se conserver ou même pour s'éviter un déplaisir, cause intentionnellement un mal; dans le second, c'est l'État. Toute morale admet les actes intentionnellement nuisibles en cas de légitime défense, c'est-à-dire quand il s'agit de conservation! Mais ces deux points de vue suffisent à expliquer toutes les mauvaises actions exercées par des hommes sur les hommes: on veut son plaisir, on veut s'éviter le déplaisir; en quelque sens que ce soit, il s'agit toujours de sa propre conservation. Socrate et Platon ont raison: quoi que l'homme fasse, il fait toujours le bien, c'est-à-dire ce qui lui semble bon (utile) suivant son degré d'intelligence, son niveau actuel de raison. »

Nietzsche (1878, Humain trop humain, tome 1, #102)


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