Morin
Fritz |
En guise
de conclusion
Je me vois encore, au début
de cette session dans cet amphithéâtre du huitième
étage, écoutant les étudiants d’Optimonde parler de
leur stage au Nicaragua. Chacun, à tour de rôle, exprimait
ses sentiments, son vécu. Chacun décrivait en ses termes
son premier face à face avec les réalités du Tiers-Monde.
C’était touchant.
Je revois encore ces mêmes étudiants
suivant leur premier cours de politique, curieux, anxieux de découvrir
l’existence d’un mode de vie autre. Mes collègues n’ont pas tardé
à tout mettre en œuvre pour les préparer à vivre une
expérience fantastique, tout en les dotant d’outils nécessaires
en vue d’amortir le choc initial.
Maintenant que je mesure le chemin
parcouru par ces étudiants entre leur arrivée au Cégep
et leur retour du stage, je constate qu’ils ont acquis une vision plus
pratique du Nicaragua et de ses problèmes, de même que leur
perception globale du Sud est devenue plus sereine.
Même si je n’ai pu participer
au stage sur le terrain, j’ai le privilège de compléter avec
eux leur dernière session. Je conserve le sentiment de m’enrichir
et de profiter de leur expérience. Avec beaucoup de tact, ils m’apprennent,
malgré mon passé de vieux prof., à toujours plus nuancer
mes approches théoriques.
Je voudrais, pour finir, exprimer ma
satisfaction d’appartenir à l’équipe d’Optimonde. Je pense
notamment à mes infatigables collègues Richard Cordeau et
Pierre Paiement. Je suis aussi reconnaissant au cégep du Vieux Montréal
de nous avoir permis de concrétiser un tel projet et, en particulier,
à Nadine Pirotte qui en est, sans contredit, l’une des conceptrices.
Enfin, ce recueil de textes se veut une éloquente requête
pour la sauvegarde d’Optimonde.
Fritz Morin, professeur
Science politique
Groupe OPTIMONDE
Mars 1994 |