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Fiches

1.2.Contexte politique 

À l'aube des années 1960, le projet d'indépendance, refait surface au cours d'une révolution qui, elle, semble réussir davantage : la Révolution tranquille...(indépendance du Québec) . À la fin de cette révolution,un comité restreint spécial du cabinet de Pierre Elliott Trudeau se réunissait le 5 mai, soit une semaine après l'élection québécoise du 29 avril. A cette élection, les souverainistes du Parti québécois avaient ébranlé le fédéralisme en récoltant 23 pour cent des suffrages, soit l'appui d'un francophone sur trois . C'est donc dans ce climat effervescent que le FLQ naît, alors que certains membres du Rassemblement pour l'indépendance nationale (RIN), de l'Action socialiste pour l'indépendance du Québec (ASIQ), du Réseau de résistance (RR) ou encore du Comité de libération nationale se joignent à ce nouveau mouvement (indépendance du Québec).

 

2.1.Idéologie de mouvement

Il s'agit du Front de libération du Québec (FLQ), un groupe qui estime que la violence est devenue la seule voie possible pour atteindre l'indépendance du Québec (Canoé). Ils se décrivent eux même comme un regroupement de travailleurs québécois qui sont décidés à tout mettre en œuvre pour que le peuple du Québec prenne définitivement en mains son destin (manifeste du FLQ). Le Mouvement est teinté de notions de bases marxistes. En fait, l'essentiel de leur idéologie consiste à la recherche d'une indépendance total du Québec pour former un gouvernement de type socialiste. 

 

2.2.Revendications du mouvement

Le FLQ veut l'indépendance totale des Québécois, réunis dans une société libre et purgée à jamais de sa clique de requins voraces, les « big boss » patronneux et leurs valets qui ont fait du Québec leur chasse-gardée du cheap labor et de l'exploitation sans scrupule (manifeste du FLQ). Les revendications des kidnappeurs pour libérer M. Cross, au nombre de sept, doivent être satisfaites dans les meilleurs délais: la fin des fouilles pour découvrir la cache où est gardé l'otage, la libération d'une vingtaine de membres du FLQ déjà emprisonnés, un avion pour amener les kidnappeurs à l'étranger, une rançon de 500 000 $, le nom du délateur qui a trahi le FLQ en 1969, la diffusion télévisée du manifeste du mouvement et la réembauche des "Gars de La Palme" (Canoé).

 

3.1.Action du FLQ

Il y a 30 ans aujourd'hui éclatait une crise majeure qui a marquée l'histoire du Québec. En quelques jours, la paix sociale est troublée à Montréal. Un diplomate britannique, James Cross, est enlevé par des membres du Front de libération du Québec.L'enlèvement du diplomate de 49 ans est le premier kidnapping de nature politique à survenir en Amérique du nord (Canoé). Un ministre du cabinet de Robert Bourassa, Pierre Laporte, est kidnappé puis assassiné. (Radio-Canada).En après-midi, les responsables de l'enlèvement, la cellule Libération, s'identifient par un communiqué remis à une station de radio. Le FLQ dénonce "les big boss de l'économie et de la politique, prêts à toutes les bassesses pour mieux nous fourrer"(Canoé).


3.2.Actions du gouvernement

Le gouvernement fédéral annonce en soirée qu'il ne peut accepter les demandes des ravisseurs, mais qu'il veut négocier. Au moment de l'enlèvement de Pierre Laporte, un vent de panique se fait sentir chez les autorités québécoises. Le 16 octobre, suite à des pressions répétées de Robert Bourassa et de Jean Drapeau, le gouvernemnt Fédéral décrète la loi sur les mesures de guerre. (Canoé).Les soldats prendront la rue le matin même. Au total, 468 personnes seront arrêtées mais seulement quatres seront traduit devant la justice. La loi sur les mesures de guerre qui régit le territoire québécois sera en viguer jusqu'en avril, bien que le confit  dura seulement que deux mois (Radio-Canada). Pour contribuer à maintenir le mystère, le gouvernement fédéral refusa complètement de collaborer avec une commission d'enquête nommée en 1981 par Québec sur les événements d'octobre 1970, et présidée par Me Jean Keable (Canoé)

 

3.3. Réaction des médias et de la population

L'enlèvement du diplomate de 49 ans est le premier kidnapping de nature politique à survenir en Amérique du nord. La nouvelle se répand comme une traînée de poudre et déclenche une crise qui ébranle le pays.A cet égard, Ottawa permet la lecture du manifeste du FLQ sur les ondes de Radio-Canada le 8 octobre. Le texte, écrit d'un ton populiste, émet plusieurs vérités qui soulèvent la sympathie auprès de larges secteurs de la population.C'est Claude Ryan, grand patron du Devoir, qui concluait dans son éditorial du 28 octobre 1970 qu'on assiste au Canada à une renaissance du mccarthysme. On n'aurait jamais cru que cela viendrait de ceux mêmes qui, sur la foi de leurs anciennes convictions, furent élus à Ottawa pour y rénover la politique canadienne".En décembre 1971, le quotidien Globe & Mail révélait que le gouvernement Trudeau préparait dès mai 1970, cinq mois avant les enlèvements du FLQ, l'application de la Loi des mesures de guerre (Canoé)
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5.2.Opinion Québécoise sur la prise des mesures de guerre

Quant à la Loi des mesures de guerre, qui avait permis l'arrestation et la détention injustifiée de plus de 400 innocents, elle a été suspendue le 30 avril 1971. Son utilisation a laissé une marque noire sur la réputation du Canada en matière de respect des droits de la personne (Canoé). Les militants souvrainistes se servirons longtemps de cette exemple pour illustré les points qu'ils soutenaient , c'est-à-dire que le gouvernement fédéral, tout en tentant d'élargir ses pouvoirs, brimait la liberté des citoyens. Plusieurs Québécois soutienderont que le fédéral à pris cette mesure pour étouffer le mouvement souvraniste qui prenait son essor. Mais la population resta quand même divisé sur ce point de vue.   

 

5.4. Changement des convictions idéologiques des Québécois

À l'époque, la crise avait profondément touché la société.  Ce fut la fin de tout action violente organisée pour défendre des idées politiques.  La Crise d'octobre est maintenant enseignée en secondaire IV dans le cadre du cours obligatoire d'histoire du Canada.  Cette évenement est considéré comme la plus grave crise à avoir jamais frappée le Québec, mais à peine dix à vingt minutes sont consacrées à l'évènement (Radio-Canada). On peut se demander où sont les priorité dans notre système d'éducation ou serait-ce que la crise d'octobre à une importance mitigée au sein des Québecois