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L'une des revendications principales du FLQ était la diffusion du manifeste du FLQ. Ce texte est d'une importance capitale car on y dévoile à la population entière l'idéologie et les buts du mouvement Felquiste. Le manifeste fut lu sur les ondes de la télé de la Société Radio-Canada par Geatan Montreuil, le chef d'antenne de l'époque, le 8 octobre 1970 à l'heure de grande écoute.

Les rédacteurs exactes du manifeste reste encore inconnue à se jour. Ce que nous savons pour certain, c'est que la manifeste avait était rédigé bien avant les événements d'octobre dans le but précis d'être destiner au grand public en temps et lieu.

Vers manifeste du FLQ en texte

Pour voir ce que le manifeste prônait comme idéologie, nous avons effectué une analyse de contenue méthodologique. Ainsi, à partir d'un contenue qualitatif nous avons dressé une liste de de catégories et de mots associés pour faire une analyse quantitative du manifeste. Voici les résultats obtenue: 

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Dans le graphiques ci-dessus, nous avons classifié par champs lexicaux les catégories identifiés de la façon suivante :

Classifications des Catégories :

Mots associés à liberté :libre libération liberté

Mots associés à travailleur :employer, mineur, pêcheur, cols bleus, salarié, main d'oeuvre, "cheap labor", esclaves,

Mots associés à exploitant : boss, employeur, "big shot", patrons, usurpateur, banquier, "bussinesse man, juge, patroneux, aristocraties

Mots associés à justice : démocratie, justice

Mots associés à exploité : colonisé, pauvre, agression, occupation, fourré, misère,  

Mots associés à violence : anarchie, révolution, rage, rancœur, révolutionnaire, armé, écœurant,  

Selon ces résultats, l'idée des relations entre employeur(e)s et employé(e)s, basé sur l'exploitation, est plus présente que les idées reliées au concepts d'indépendance de liberté et de révolte.

 

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On voit, dans le graphique ci-dessus, que le mouvement se préoccupe plus du sort du Québec et des Québécois que de celui des Canadiens. D'ailleurs les termes reliés aux anglophones sont davantage représentés dans le manifeste que les termes reliés au Canada,. car ils marquent la distinction entre l'identité national et la langue parlée.     

 

Donc, par le fait qu'il apporte une grande importance aux travailleurs exploités par les patrons Anglosaxons, le FLQ est un mouvement socialiste. En effet, on y traite très peu d'indépendance politique du Québec, on y dénonce les conditions d'exploitations des travailleurs d'ici par ce qu'ils appellent le colonialisme anglosaxon. Ils dénonce avant tout le pouvoir capitaliste qui est détenu majoritairement par les Anglais. Le FLQ voudrait que les travailleurs Québécois se révoltent contre les gouvernements qui les maintiennent dans cette position d'infériorité économique,afin de créé une société libre égalitaire ouverte sur le monde.

On remarquera que le mouvement Felquiste a pourtant été perçue au fil des ans comme un mouvement souverainiste pure. Cette idée est un mythe, car l'idéologie Felquiste va beaucoup plus loin que  l'indépendance du Québec. En fait, la souveraineté n'est qu'une des "attentes" du FLQ pour à  libérer le Québec.

 

À la lumière des information recueillis, on peut en arrivé à plusieurs conclusions. D’abord, cette crise fut la plus importante depuis la révolte des patriotes. Pour la première fois depuis ces événements, plus d’un siècle plus tard, une organisation " armée " tentait de changer l’ordre social. Justement, qu’en était-il véritablement du FLQ ? Le FLQ avait en effet un certain nombre important de membres, le nombre exact reste imprécis encore à ce jour, et comme le souligne des anciens membres du regroupement, leur but était de déranger l’ordre public pour " réveiller " la conscience populaire des québécois, profiter du climat de l’époque pour causer une " insurrection ". De ce point de vue, il est clair que le FLQ n’a pas atteint ses objectifs de départ, bien qu’une majorité de Québécois ait été sensible à leurs revendications, la mort de Pierre Laporte souleva le désarroi de la population, tous dénonçant sans réserve ce geste inutile, sauvage. En fait, si certains indépendantistes avaient pu entrevoir la voie de la révolte, de la violence populaire pour parvenir à leurs fins à l’époque, la crise d’octobre a marquer la fin de cette option pour la grande majorité des gens. Depuis ce jour, le débat et les " affrontements " se sont essentiellement déroulés sur la scène politique. Ainsi, l’une des principales conséquences de la crise aura été, ironiquement, de cristalliser les efforts de chacun dans des démarches politiques.

Mais, pour plusieurs, l’événement majeur de la crise d’octobre, ce qui aura fait couler le plus d’encre, c’est l’application de la loi sur les mesures de guerre. Si tous se sont rangés du même côté pour dénoncer les actions violentes du FLQ, il en est tout autrement en ce qui à trait du recours à cette loi. Cette décision a littéralement divisé le pays en deux : Les indépendantistes qui ont sévèrement critiqué cette pratique, et les fédéralistes qui ont approuvée presque sans exception. Il faut bien comprendre la portée de cette loi et les conséquences de son application. Pendant près de 6 mois les libertés fondamentales ont été suspendues au Québec, la liberté de presse compromise, et des milliers d’innocents emprisonnés. Cette loi permettait aux policiers et à l’armée qui s’établira à Montréal, d’arrêter toute personne pouvant être soupçonné de sympathiser avec le FLQ ou de participer à une action populaire contre le gouvernent, et ce, sans mandat ni procès Des syndicalistes, tel Michel Chartrand, des membres du parti québécois, des membres d’associations populaires qui ont pris part aux nombreuses manifestations de la révolution tranquille sont faits prisonniers par dizaines. Pour les indépendantistes de l’époque et d’aujourd’hui, cette action avait pour but d’étouffer le mouvement séparatiste au Québec, de faire peur à la population, de faire le " ménage " pour régler les problèmes qui ont surgi dans les dix années précédentes. Nombreux sont ceux qui ont accusé Trudeau de vouloir faire " taire une population entière ". Or, qu’en est-il en réalité ?

D’abord, la première question qui se pose : était-il nécessaire d’avoir recours à cette mesure ? Aujourd’hui il est facile de répondre que non, mais il en était autrement à l’époque. S’il est clair que le FLQ comptais que peu de membre ayant l’intention d’utiliser la violence et qu’il n’aurait jamais été capable de faire tomber le gouvernement, d’autres indices à l’époque laissaient croire le contraire. Les autorités avaient en effet des raisons légitimes de prétendre que ce groupe était plus nombreux et avait des intentions dangereuses. Près d’un an avant les événements, une liste de personnalités politiques à assassiner, faite part le FLQ, était connue par les services secrets canadiens. Puis rappelons que ce sont Robert Bourrassa et Jean Drapeau qui ont demandé au gouvernement fédérale de faire appel à la loi des mesures de guerre. Suite à la mort de Pierre Laporte, une vague de panique se souleva dans tout le pays, même à l’extérieur de nos frontières. La nouvelle fit en effet le tour du monde et les autorités faisaient face à un important dilemme : S’ils acquiesçaient aux demandes des terroristes, ils ouvraient la porte à d’autres groupes, permettaient à un groupe d’individus de prendre toute une société en otage et d’en sortir gagnants. En adoptant la ligne dure, ils envoyaient le message contraire, mais pouvaient aussi soulever des questions en matière de liberté civile.

Mais L’adoption des mesures de guerre reste quand même une loi draconienne ; très peu sinon aucun autre pays démocratique en a eu recours en temps de pays. Puis, certains communiqués divulgués par les autorités se sont avérés erronés, laissant sous-entendre peut-être que l’on voulait faire peur à la population, ou camoufler une loi trop extrême.

En fait, la loi sur les mesures de guerre a contribué à creuser davantage le fossé entre fédéralistes et indépendantistes, et c’est là probablement l’impact le plus important de la crise d’octobre de 1970. Dans l’imaginaire collectif des Québécois, cette crise marque le début de la ligne dure des fédéralistes et d’un laisser pour-contre des québécois à l’intérieur du pays. Nous ne saurons jamais si les mesures de guerre visaient vraiment à étouffer les Québécois, mais suite à cette crise, aucune véritable conciliation et rapprochement concret ne sont survenus entre indépendantistes et fédéralistes, une déchirure qui laisse encore sa cicatrice.

En conclusion, on peut souligner qu’au-delà des considérations politiques de la crise qui ont fortement marqué la population de l’époque, des revendications du FLQ et des spéculations sur les raisons qui ont mené les autorités à agir comme il l’ont fait, la crise d’octobre est d’abord et avant tout un drame humain. Des centaines de personnes et leurs proches ont vécu des moments déchirants face à des arrestations antidémocratiques, un homme fut séquestré pendant des semaines, et un autre est mort. Avons-nous le droit de commettre ce genre de crime, peu importe nos motivations ? Pensez aux milliers d’innocents qui ont péri le 11 septembre dernier et le nombre inconnu d’autres innocents qui seront morts en Afghanistan, ou qui ont vu leurs droits violés depuis des années. Il est dommage que ce genre d’acte, peu importe leurs étendues, aient encore lieu aujourd’hui, au vingt-et-unième siècle.