PRÉSENTATION
PROBLÉMATIQUE
RECHERCHE
ENQUÊTE
SITE WEB
BIBLIOGRAPHIE
         
          Evelyne Desrochers

Élisa Landry-Paquet

                  

                         

      

                                                           

                                             Le sommeil et les jeunes

 

 

                                                                         

 

 

 

 

 

Présentation


   
De nos jours, la santé prend une importance grandissante dans la vie des canadiens. Un des éléments essentiel à une bonne santé, est un bon sommeil. En 1994, on estimait qu’un canadien sur 5 souffrait de troubles du sommeil dû au stress ou à des troubles de santé. De là l’importance de pouvoir cerner les causes des troubles du sommeil les plus fréquents. Du côté des jeunes, un bon sommeil réparateur est d’autant plus important parce qu’ils sont la portion de la population canadienne la plus active physiquement. Nous allons donc tenter de savoir si les jeunes sont plus sujet à avoir des troubles du sommeil que les autres groupes d’âges, à cause de leur rythme de vie. 

    La plupart des livres que nous avons consulté traitent des caractéristiques générales du sommeil, de ses fonctions, des troubles ainsi que des solutions pour les résoudre. Les facteurs causant l’insomnie et certains troubles sont aussi présents. En majorité, les livres parlent du sommeil de façon générale pour tous les groupes d’âges, puisque après l’âge de 15 ans le sommeil est semblable pour tous. Nous n’avons pas retenu les informations concernant le sommeil chez les poupons ou les jeunes enfants. Le livre Le guide du sommeil d’Ernest Vecchierini nous paraît un excellent outil de travail, il renseigne sur les aspects cliniques, les problèmes de somnolence excessive et les dangers que ceci entraîne. De plus, les stades du sommeil sont clairement expliqués et ce livre est facile à consulter.

 

 

   

Problématique       

    
    En observant le mode de vie des gens et surtout des jeunes d’aujourd’hui, nous avons remarqué que, particulièrement les étudiants, semblent avoir des problèmes de sommeil. Nous nous posons donc la question suivante : est-ce que les jeunes éprouvent plus de troubles du sommeil que les autres groupes d’âge à cause de leur rythme de vie ? Nous considérons ici le groupe des jeunes 18-21 ans comme la variable indépendante puisque ce sont eux, et leur mode de vie, qui influencent leur sommeil. Souvent encore aux études, les jeunes ont beaucoup de choses à gérer comme par exemple les horaires de travail et d’étude, l’entretient ménagé, l’épicerie, etc., ce qui laisse peu de temps pour dormir. Nous posons donc comme hypothèse que le rythme de vie des jeunes entraîne une plus grande vulnérabilité aux troubles du sommeil que chez les personnes des autres groupes d’âges. 
Notre but est alors de déterminer si l'hygiène de vie des jeunes les prédisposent à de tels troubles.




  

Recherche

Schéma conceptuel

Sommeil en général

1.1
Besoins physiologiques
1.2 Fonctions

2  Les jeunes comme population

2.1
Hygiène de vie
2.2 Milieu scolaire, familial et social                                                

Les troubles du sommeil

3.1 L’insomnie
3.2 Parasomnie
3.3 L’hypersomnie
3.4 Trouble de vigilance
3.5 Somnolence

4  Les jeunes et les troubles du sommeil

4.1
Somnolence chez les jeunes
4.2 Analyse des données


  1 Sommeil en général

Schéma1.1 Besoins physiologiques


    Le sommeil occupe le tiers de notre vie : à 60 ans, nous aurons dormi 20 ans ! Indispensable à la récupération de nos forces physiques et psychiques, il est essentiel à une bonne qualité de vie. Pourtant, à notre époque, on ne lui donne pas la place qu'il mérite. On le considère souvent comme une perte de temps : malmené par des emplois du temps surchargés ou décalés, altéré par des drogues qui nuisent à notre santé, il ne peut plus jouer son rôle réparateur. Le sommeil mérite d'être mieux connu pour nous permettre d'en obtenir la quantité et la qualité nécessaire à une bonne qualité de vie. Chaque individu a sa typologie du sommeil, c'est-à-dire besoin d'un temps de sommeil qui lui est propre. La durée moyenne de sommeil est de 8 heures mais il y a de grands dormeurs et de petits dormeurs qui ont chacun des besoins différents surtout en fonction de leur hérédité.


    Notre rythme biologique nous impose des périodes de veille et de sommeil qui alternent au cours des 24 heures avec 2 moments favorables au sommeil. Le besoin naturel de sommeil l est maximale la nuit et surtout entre 1h et 5h du matin. Le jour, le besoin naturel de sieste est présent en début d'après-midi entre 13h et 17h. La sieste correspond à un besoin naturel de repos en milieu de journée. Elle permet de couper la journée pour rester en forme et vigilant. Ce besoin est présent à des degrés plus ou moins importants à tous les âges. Il se traduit par un court moment de repos de 10 à 20 minutes. Il est plus marqué si la nuit précédente a été courte ou mauvaise. Si ce rythme est respecté, la vigilance sera normale le matin et dans l'après-midi. Elle sera même excellente en fin de journée.




Schéma1.2 Fonction du sommeil

    
    L'idée que le sommeil sert à reposer le corps n'a jamais été prouvée. Le cœur et le diaphragme ne se reposent jamais, le cerveau non plus (surtout pendant le sommeil paradoxal où son activité est intense). Nous ne savons pas encore répondre à la question suivante: pourquoi notre corps doit-il rester immobile et notre esprit s'isoler du monde pendant un tiers de notre vie ? Le sommeil ne semble pas un vestige du passé; son absence totale provoque de graves troubles neuropsychiques et aboutit à la mort si le phénomène se prolonge trop longtemps. Enfin, les mammifères, les oiseaux et les reptiles dorment tous, ce qui fait supposer un rôle physiologique essentiel à cette fonction. Comme il existe deux sortes de sommeil (lent et paradoxal) nous pouvons essayer de trouver une explication pour chaque type de sommeil.

   
Le sommeil lent « restaure » : il pourrait servir à restaurer l'organisme après la fatigue de l'éveil. L'hormone de croissance (qui joue un rôle important dans le métabolisme des protéines et est indispensable à la croissance de l'enfant et de l'adolescent) est surtout libérée lors des premières phases du sommeil à ondes lentes. Il servirait donc à restaurer l'activité (rendue moins efficace par une longue période d'éveil) des connexions synaptiques. Il pourrait aussi avoir un rôle protecteur contre le stress lié à la privation de sommeil. En effet, les expériences de privation de sommeil chez l'homme et chez l'animal ont montré qu'il existait une diminution de l'efficacité des comportements et des troubles neuropsychiques réversibles lorsque le sujet redort; le sommeil pourrait donc éviter l'accumulation de toxines produites pendant l'éveil. Enfin, le sommeil lent pourrait nous empêcher de dépenser trop d'énergie. Il serait dans ce cas assimilé à l'hibernation. La diminution de la température corporelle que l'on observe pendant le sommeil chez tous les mammifères serait un moyen de conserver l'énergie en limitant le métabolisme. Plus un animal a besoin d'énergie, plus il dort. 

    De son côté, le sommeil paradoxal « développe ». Essentiel au développement du cerveau, le sommeil paradoxal est plus important chez le nouveau-né (50 % du temps de sommeil) que chez l'adulte (25 %).Toutes les sensations (sons, images, odeurs) génèrent des impulsions nerveuses qui modèlent le cerveau. Les réseaux nerveux le plus souvent utilisés se renforcent et ceux qui le sont rarement sont fragilisés et disparaissent. On peut supposer que le sommeil paradoxal procure au cerveau un entraînement régulier et donc contribue à son développement tout au long de la vie.


  2. Les jeunes comme population

Schéma2.1 hygiène de vie

    Les éléments d'une bonne hygiène de vie sont essentiellement les contraintes scolaires, professionnelles et sociales. Par exemple: la combinaison entre les études et le travail, les horaire irrégulier d'un travail atypiques, Un poste très tôt le matin qui déséquilibre les heures de sommeil, Un travail de nuit, le décalage horaire lors d'un voyage et des facteurs de vie sociale comme les réunions, les soirées, des spectacles, etc.

Schéma2.2 Milieu de vie

    Le milieu de vie peu influencer grandement la qualité du sommeil d'une personne. En effet, le lieu de sommeil d'une personne, le bruit, l'espace, la qualité du lit, etc., influencent la manière dont une personne pourra réussis à avoir une nuit de sommeil réparateur. Par exemple, un étudiant vivant chez ses parents à beaucoup plus de chances de pouvoir avoir une bonne nuit de sommeil sans dérangement, que si il demeure avec des amis qui l'entraîneront à rester debout ou qui feront trop de bruit durant la nuit. 


  3 Les troubles du sommeil

Schéma3.1 L’insomnie

    Les différentes causes de l'insomnie sont:

1- La dépression qui se traduit le plus souvent par des éveils en fin de nuit, avec parfois impossibilité de se rendormir. Outre les troubles du sommeil, l'humeur est maussade, il faut se forcer pour faire les choses, y compris les activités que l'on aime habituellement.

2- L'anxiété qui provoque aussi bien des difficultés d'endormissement que des éveils dans la nuit. Elle s'accompagne souvent de signes physiques: transpiration excessive, sensation de boule dans la gorge, sensation vertigineuse, bouche sèche...

3- Le stress: Certaines situations professionnelles ou familiales génèrent une tension pénible qui disparaît dès que la personne peut changer de cadre (exemple du sommeil qui s'améliore en vacances pour le stress professionnel)

4- L'insomnie psychophysiologique, est une insomnie qui touche au moins 15% des insomniaques. La personne est très préoccupée par son sommeil. Elle y pense dans la journée, le soir, et redoute d'aller se coucher. La mise au lit s'accompagne souvent de pensées négatives telles que "je ne vais pas dormir" ce qui conduit effectivement à un échec du sommeil. Tout se passe comme si la personne se conditionne négativement par rapport au sommeil.

5- Les difficultés d'endormissement traduisent le plus souvent une anxiété importante avec des préoccupations familiales ou professionnelles mais elles peuvent être la conséquence d'impatience des membres inférieurs qui gênent l'installation du sommeil en obligeant le candidat au sommeil à se relever et à marcher.6-

6- Une nuit très fractionnée et agitée peut-être évocatrice de certaines pathologies liées au sommeil tel que le syndrome des mouvements périodiques qui s'accompagne de flexions répétées du pied sur la jambe, extrêmement irritantes pour le compagnon de lit qui s'étonne et s'agace de ces coups de pieds incessants.

7- Les autres troubles organiques responsables d'une insomnie sont rares. On peut citer les reflux gastro-oesophagiens et les troubles respiratoires associés au sommeil, tels que les apnées qui provoquent le plus souvent une somnolence diurne.


    Ce trouble du sommeil est de loin le plus fréquent. L'insomnie touche actuellement près d'un quart de la population adulte, deux fois plus souvent les femmes que les hommes, et d'autant plus que l'on avance en âge. Comment peut-on définir l'insomnie ? Sans doute comme " un défaut du sommeil dont le sujet se plaint ", ce qui conduit d'emblée à exclure les " petits dormeurs " qui se contentent de 4 ou 5 heures sans souffrir ni s'en plaindre, pour inclure, en revanche, ceux, assez nombreux, qui se plaignent de mal et peu dormir, mais dont on constate qu'ils dorment, en réalité, huit heures d'un sommeil de qualité. Le véritable problème surgit quand elle devient chronique. Elle prend alors habituellement l'une des trois formes suivantes : une difficulté à s'endormir qui touche souvent les hyper ou les hypo-actifs un sommeil léger et irrégulier ou une impossibilité de prolonger sa nuit au-delà de trois ou quatre heures (très fréquente chez les personnes âgées). Au bout de quelques temps, il n'est pas rare que l'angoisse de l'insomnie devienne le problème majeur. L'insomniaque ne peut plus dormir parce qu'il a peur de ne pas dormir ! Ce cercle vicieux enferme progressivement sa victime.

   Le premier à pouvoir régler le problème, c'est l'insomniaque lui-même. Le plus souvent le phénomène répond à une sous-activité physique et/ou intellectuelle. La meilleure réponse est alors de tenter d'augmenter cette activité grâce, par exemple, à la pratique régulière d'un sport. Le sommeil est destiné à " récupérer ", Il faut donc avoir dépensé de l'énergie. On peut également recourir aux diverses plantes somnifères, qui ne sont pas toujours d'une efficacité remarquable, mais ont l'avantage de ne pas présenter, généralement, d'effet indésirable. Mais toutes ces réponses " naturelles ", qui peuvent combattre des insomnies légères et passagères, trouvent malheureusement leurs limites devant des insomnies chroniques rebelles. Il est alors temps de passer aux médicaments.




Schéma 3.2 Parasomnie

    Les parasomnies sont des anomalies du sommeil, fréquentes chez les enfants. Les plus connues et les plus spectaculaires sont le somnambulisme, les terreurs nocturnes et l'énurésie. Le somnambulisme est une affection fréquente : on estime que 15% des enfants ont fait au moins une fois un accès de somnambulisme au cours de leur vie. Il est plus fréquent chez les garçons, apparaît à l'âge de 4 ans, et, en règle générale, disparaît à la puberté. Il y aurait souvent des antécédents familiaux. Dans sa forme typique l'accès de somnambulisme survient une à trois heures après l'endormissement, et peut se répéter deux à trois fois dans la même nuit. L'enfant se lève, a les yeux grands ouverts, mais ne paraît pas voir. Le visage est inexpressif, la déambulation lente, souvent maladroite (il se cogne). Au cours de l'accès de somnambulisme il peut arriver à accomplir des actes assez élaborés, comme manger, se servir à boire, etc. Il est parfaitement docile, et se laisse facilement reconduire dans son lit ; quitte à se relever un peu plus tard. L'épisode dure en général de quelques minutes à une demi-heure. Le somnambulisme ne présente pas de danger, sauf dans des formes plus rares, appelées somnambulisme à risque, où l'enfant court un danger appréciable (risque de chute).

    Les terreurs nocturnes sont également des anomalies du sommeil de l'enfant. Elles surviennent une à trois heures après l'endormissement, l'enfant s'assoit brusquement, et se met à hurler. Il transpire beaucoup, son cœur bat très vite et il respire rapidement. On ne peut pas le réveiller et il se rendort de lui-même quelques minutes plus tard. Le lendemain il n'a aucun souvenir de cette crise. Dans les deux cas, un traitement n'est pas forcément nécessaire, sauf si l'enfant court un réel danger au cours de ses déambulations nocturnes. Il faut cependant à veiller à ce que ces enfants, souvent anxieux, dorment suffisamment. En cas de nécessité, le traitement fait appel à des antidépresseurs comme le Survector, ou à des anxiolytiques comme le Valium ou le Temesta.

    L'énurésie, c'est-à-dire le fait d'uriner au lit, est aussi un trouble du sommeil. C'est une affection fréquente, surtout chez les garçons, puisque 15% des enfants sont énurétiques à l'âge de 5 ans.


Schéma3.3 L’hypersomnie

    Chacun a des besoins différents, il y a les gros dormeurs et les petits dormeurs, mais il y a aussi les hypersomniaques. Ce ne sont pas des personnes qui font des nuits plus longues que les autres, ils peuvent au contraire dormir peu la nuit, mais ils s'endorment à tout bout de champ, tout au long de la journée. La maladie la plus courante qui affecterait une personne sur mille , est la narcolepsie. Les personnes souffrant de cette maladie, les narcoleptiques, peuvent s'endormir plusieurs fois par jour, parfois même plusieurs fois dans la même heure. L'endormissement est très rapide, et ils ont juste le temps de s'asseoir. Au bout de quelques minutes, ils se réveillent frais et dispos,  jusqu'à l'épisode suivant. Ce n'est pas une maladie grave, mais souvent invalidante, car elle interdit de nombreuses activités, comme de conduire une voiture. Les personnes atteintes peuvent essayer tous les traitements pour trouver la formule qui convient. Les traitements de cette maladie ont été largement modifiés par la mise au point de la molécule anti-sommeil, le Modafinil.

Schéma 3.4 Trouble de vigilance

    Dans notre monde moderne, le problème du maintien de la vigilance se pose avec de plus en plus d'acuité. En effet, le travail continu a tendance à se généraliser dans le milieu industriel et la plupart des services doivent maintenant être accessibles jour et nuit aux utilisateurs. Par ailleurs, la tendance générale est de réduire le nombre des opérateurs et de concentrer leur travail sur les tâches de surveillance qui demandent de plus en plus d'attention. Le problème du maintien de la vigilance se pose donc chaque fois que l'on demande à une personne d'effectuer des tâches difficiles pendant des temps très longs ou à des moments de la journée et de la nuit où ses capacités à rester éveillée sont plus réduites. En effet, les performances humaines sont en fonction du niveau de vigilance et des capacités d'attention qui fluctuent avec l'heure de la journée. Dans certains cas, les conséquences des erreurs commises peuvent être très graves. Des catastrophes industrielles ou aériennes se sont produites au cours de la nuit, au moment où la vigilance est physiologiquement diminuée, dans les centrales nucléaires de Three Miles Highlands aux États-Unis et de Tchernobyl en Russie.

    Quelque soit le type d'activité, le travail de nuit est plus pénible et demande un effort d'attention accru comparativement au travail diurne. La chute du niveau de vigilance qui se produit normalement au cours de la nuit entraîne une forte envie de dormir ou au minimum une réduction du niveau d'activité. Ces effets vont de pair avec une réduction des capacités d'attention et de perception des signaux ambiants qui peut conduire à l'erreur. La sensation de fatigue et le besoin de sommeil sont accentués par le fait que le travailleur de nuit est en état de réduction chronique de sommeil car le sommeil pris au cours de la journée est toujours de durée inférieure au sommeil nocturne.

    Un grand nombre de professionnels pratique la journée continue avec des horaires en 3 x 8 heures ou décalés. La plupart de ces individus ont une durée de sommeil sur 24h inférieure à celle des travailleurs de jour. Près de 70% des travailleurs postés ont des difficultés pour dormir et des problèmes de somnolence excessive. Le système veille-sommeil de l'homme est conçu pour préparer l'organisme et le cerveau à dormir la nuit et à être éveillé le jour. Ces rythmes naturels rendent difficiles le sommeil pendant les heures diurnes et s'opposent au maintien de la vigilance les heures de nuit, même chez les personnes qui sont bien reposées. Il est même possible que le corps humain ne puisse jamais s'ajuster complètement à l'activité de nuit et au sommeil de jour même chez ceux qui travaillent de façon permanente la nuit. En supplément du cycle naturel veille-sommeil, des facteurs environnementaux peuvent influencer la somnolence chez les travailleurs postés. Le travail de nuit est particulièrement perturbant. Les travailleurs de nuit qui essaient de dormir pendant la journée sont souvent réveillés par des bruits, la lumière, le téléphone, les autres membres de la famille, etc. Tous éléments perturbateurs qui n'interviennent pas au cours du sommeil de nuit des travailleurs diurnes protégés par les habitudes sociales qui maintiennent les bruits et les perturbations à un niveau minimum au cours de la nuit. Les ruptures de rythme et la privation de sommeil sont à l'origine d'une somnolence excessive qui peut entraîner une augmentation du risque d'accident automobile (particulièrement lorsqu'ils conduisent pour revenir à leur domicile après une nuit de travail), une diminution de la qualité de la vie, une diminution de la productivité (le travail de nuit peut être plus lent et moins précis que le travail diurne et il peut s'associer aussi à une augmentation du risque d'accident et de blessure au travail). Si l'adaptation n'est pas satisfaisante, le risque de dépression est important.




Schéma3.5 La somnolence

    La somnolence anormale est souvent sous-estimée par le malade. S'endormir occasionnellement devant la télévision après un bon repas n'est pas pathologique. Il en va tout autrement quand cette somnolence est régulière obligeant à lutter pour rester éveiller devant la télévision, pendant la lecture ou en réunion de travail ou de famille. Plus encore, cette somnolence peut surprendre la personne au volant de sa voiture. Elle peut aussi être responsable de mauvaises performances au travail ou à l'école. Certaines maladies liées au sommeil peuvent aussi être responsables de cette somnolence excessive. A côté de l'insomnie envisagée plus haut, le syndrome d'apnées du sommeil, la narcolepsie et le syndrome de mouvements périodiques et d'autres hypersomnies plus rares peuvent entraîner une somnolence excessive. Certaines maladies, en particulier neurologiques ou endocriniennes ainsi que certains médicaments peuvent entraîner cette somnolence. Des maladies chroniques comme l'asthme, l'insuffisance cardiaque, les maladies rhumatismales ou d'autres maladies douloureuses chroniques qui fractionnent le sommeil ont le même effet. L'alcool est également redoutable pour le sommeil : bien qu'il facilite l'endormissement, il provoque un fractionnement du sommeil pendant la nuit qui peut être responsable de somnolence dans la journée. De surcroît, il altère directement la rapidité des réflexes. La caféine qu'elle soit consommée dans le café, le thé et les boissons sucrées entraînent des difficultés d'endormissement pour des durées de 3 à 7 h. A très fortes doses des effets paradoxaux (somnolence) sont possibles. La nicotine du tabac est également un stimulant et perturbe le sommeil et l'endormissement.

    Il existe plusieurs degrés de somnolence : somnolence légère :épisodique, elle ne se manifeste que lors des épisodes de calme et de repos, la somnolence modérée : tous les jours, lors d'activités ne nécessitant pas une attention particulière et la somnolence sévère : tous les jours, lors d'activités nécessitant une certaine attention. Les personnes s'endorment très facilement n'importe quand dans la journée : en conduisant, au travail, en classe. L'impact social et professionnel est important.

Les conséquences de ces somnolences sont: l'absentéisme, les accidents du travail et de la circulation et à l'extrême, des catastrophes industrielles par endormissement au poste de travail.

    Une légère restriction de sommeil répétitive et régulière provoque une accumulation de la somnolence diurne. Cause la plus importante de somnolence anormale. La dette de sommeil concerne en moyenne 25% de la population. Elle est présente à tous les âges. se coucher tard se réveiller la nuit, se lever trop tôt, ne pas dormir la nuit, être en décalage par rapport aux heures physiologiques de sommeil
, etc.


4 Les jeunes et les troubles du sommeil

Schéma 4.1 La somnolence chez les jeunes

    L'adolescent méconnaît son sommeil, et souvent le néglige. Dormir n'est pas une priorité pour lui, et il a tendance à faire ce qui lui plaît plutôt qu'écouter les besoins que lui dicte son organisme et il est donc souvent en privation de sommeil. En ce qui concerne l'insomnie, 13% des garçons et 17% des filles se plaignent de mal dormir. Nous avons vu le rôle de la mauvaise hygiène de sommeil et des abus, mais dans cette période tourmentée, l'anxiété et la dépression sont souvent sous-jacentes. Il peut y avoir de véritables phobies du coucher. Déjà, à cet âge précoce de la vie, la consommation des somnifères est élevée, identique à celle des adultes. L'insomnie qui apparaît à l'adolescence est la plupart du temps le signe d'un dysfonctionnement psychologique. Si l'insomnie qui précède systématiquement les examens est fréquente et en général peu problématique, par contre l'insomnie chronique est le plus souvent liée à une anxiété pathologique qui s'exacerbe avec le temps qui passe. Si une prise en charge comportementale peut aider, une psychothérapie associée est souhaitable car on peut s'inquiéter de la structure sous-jacente et des risques de décompensation sur un mode névrotique ou psychotique. L'insomnie qui réveille systématiquement le jeune en seconde partie de la nuit, est, comme chez l'adulte, très évocatrice d'une dépression. Celle-ci est encore trop souvent diagnostiquée tardivement, alors que la désorganisation du sommeil est un excellent signal d'alerte.
La dépression touche 8% des adolescents et peut conduire au suicide, qui est la deuxième cause de mortalité chez les 15-25 ans. De surcroît, les études montrent un taux de rechute important de 70 à 75% à 5 ans.


    En fait une des grandes difficultés de l'adolescent est le réveil. Dans les cas extrêmes, il existe un syndrome de retard de phase. C'est à dire que le sommeil est décalé, avec un endormissement toujours au delà de 2 heures du matin, parfois beaucoup plus tard, 5h30 ou 6h du matin. Le réveil spontané survient à 11 heures du matin ou beaucoup plus tard. En vacances, bien que le sommeil soit plus franchement décalé, le "trouble" est plutôt bien supporté, et le sommeil, normal.
Ce trouble est le plus fréquent chez l'adolescent. La raison n'en et pas spécifiquement biologique mais plutôt comportementale. L'adolescent a tendance à se décaler, car il a envie de vivre le soir. Même seul dans sa chambre, il n'a pas envie de se coucher car il apprécie cet horaire tardif où tout le monde dort. Il se sent libre et tranquille, un peu "hors du temps". Mais parfois ce n'est pas si simple. Le fait de ne pas aller se coucher s'inscrit dans une véritable conduite d'opposition aux parents. Crise d'adolescence exacerbée, conflits familiaux, rupture scolaire, le risque de dérapage est grand. D'autant que dans ce contexte, l'anxiété pathologique et la dépression ne sont pas loin, elles se surajoutent dans 2/3 des cas. Habituellement, ces adolescents supportent mal les hypnotiques. Cependant, chez certains, le tableau clinique est compliqué par une véritable toxicomanie aux hypnotiques.

    Le traitement le plus souvent proposé est la chrono thérapie. Elles consiste en un décalage progressif des horaires de sommeil de plus en plus tard, faisant vivre la personne sur une période artificielle de 27 heures. Au bout de 6 à 7 jours, les horaires de sommeil sont recalés entre 23 heures et 7 heures. La phase suivante du traitement impose une consolidation de ces horaires dans un respect très rigoureux pendant 6 semaines. Cette thérapie nécessite une motivation certaine.
D'autres traitements ont été proposés, comme une avancée très progressive du coucher de 10 minutes tous les 3 jours, ou de l'utilisation d'une lumière forte vers 7 ou 8 heures du matin. Dans tous les cas, il faut insister sur la nécessité de l'adhésion du patient et de sa famille au traitement.

    Il existe 2 pics de somnolence en période scolaire: vers 10 heures où la dette de sommeil et l'insuffisance se fait ressentir, ou l'absence du petit-déjeuner, et vers 15 heures, où le besoin de sieste naturel, majoré par la dette de sommeil, intervient.



Schéma4.2 Analyse des données

Il y a certains facteurs qui causent de la difficulté à s'endormir:

1- Avoir un rythme de vie trop irrégulier.
2- Être tendu et anxieux avant de s'endormir.
3- Prendre trop de substances excitantes ou éveillantes 4 à 5 heures avant d'aller se coucher : caféine (café, thé, sodas), nicotine, vitamine C ...
4- Ne pas prendre un moment de calme et de relaxation avant d'aller se coucher.
5- S'endormir en gardant la musique (Walkman ...). Une fois endormi le bruit de la musique fragmente le sommeil. Pour plus d'informations consulter les sondages dans les écoles.
6- Pour plus d'information voir les règles d'hygiène de sommeil

Voici des caractéristiques qui influencent le sommeil des adolescents:

1- Tendance au retard de phase de sommeil donc difficulté à s'endormir.
2- Court ou long dormeur.
3- Couche tôt ou couche tard.
4- Heures de sommeil décalées, couchers tardifs : télé, sorties, boîtes de nuit, travail à la maison.
5- Sommeil perturbé.
6- Heure de lever imposée.
7- Consommation d'excitants trop près de l'heure du coucher, café, thé, coca, nicotine.
8- Absence de périodes de récupération : dans la journée, au cours des fin de semaines.
9- Rythme de vie irrégulier.
10- Pression scolaire et sociale
11- Le bruit
12- Médicaments ou drogues contenants des substances stimulantes

Schéma


  

 

 

Enquête

     Nous voulions savoir s'il y avait un lien entre le rythme de vie des jeunes et une plus grande tendance à avoir des troubles du sommeil. La population interrogée est des étudiant(e)s âgés de 18 à 21 ans, du Cégep du Vieux Montréal en sciences humaines. Nous en avons interrogé 32, du 9 au 23 avril 2002.


Ce graphique démontre qu'en moyenne les jeunes affirment avoir besoin en moyenne de 8 à 10 heures de sommeil pour être en forme, et qu'ils en dorment seulement de 6 à 8 généralement. Ceci crée alors une dette de sommeil. 
Ce graphique illustre que plus de la moitié des étudiants possèdent un emploi rémunéré. Ils font en 60% font entre 10 et 20 heures, et 25% moins de 10 heures. Le travail constitue un élément très important dans la charge de l'horaire. 
La majorité des étudiants demeurent dans un lieu peu ou pas bruillant, et à 63% chez leurs parents. Donc, ils vivent majoritairement dans des environnements propices à un bon sommeil.

Souvent à cause des horaires de cours et de travail trop chargés, les élèves exécutent leurs travaux académiques le soir, comme le confirme notre sondage qui révèle que 66% des élèves étudient le soir. 

Cependant, nous pouvons constater que les élèves ne considèrent pas leurs horaires comme étant chargés( à 69% ).

 

Selon ces statistiques, presque la moitié des jeunes manqueraient souvent de sommeil et 50 % parfois, mais seulement 6% ont déjà consulté un médecins concernant ce problème.
Malgré un horaire d'étude nocturne, un emploi rémunéré et une dette de sommeil, les jeunes considèrent a 87% ne pas souffrir de troubles du sommeil. 

    Donc, en général, ces résultats tendent à dire que les jeunes de sont pas réellement victimes de troubles du sommeil et d'horaires trop chargés. Rappelons que notre hypothèse était que le rythme de vie des jeunes les rendait plus vulnérables aux troubles du sommeil.   

    Contrairement à ce que nous avons d'abord émis , les jeunes auraient peut-être un emploi du temps un peu plus chargé, mais ceci n'affecterait pas considérablement leur sommeil et sa qualité. Donc nous ne pouvons prétendre que l'hygiène de vie des jeunes les prédisposent à avoir plus de troubles du sommeil que les autres groupes d'âges. 

    Dans la documentation consultée, il n'y avait pas de lien direct entre le rythme de vie des jeunes et le nombre d'individus souffrant de troubles du sommeil.

    Cependant, des élèves d'un autre programme au collégial, ayant des horaires de cours plus chargés, pourraient souffrir de plus de problèmes du sommeil. 

    Dans une recherche ultérieure, il serait intéressant de chercher à comprendre pourquoi les élèves se plaignent autant de fatigue et de charge trop élevée de travail, alors qu'en fait dans notre étude, il est démontré qu'en général, les jeunes ne souffrent pas plus de troubles du sommeil que les autres groupes d'âges.


  

Sites Web

 

    Les sites La grande aventure du sommeil et Sleep and dreams: teens and sleep contiennent des informations au sujet du sommeil des enfants. Il contient des enquêtes, des réponses aux questions les plus courantes et aussi des conseils. Ces sites traitent aussi des rêves et consacre une rubrique aux jeunes en faisant un lien avec les résultats scolaires et donne des conseils. On y parle aussi des troubles du sommeil, du cycle biologique, des causes de la fatigue, quelques tests sont proposés. Il est facile de s'y retrouver et les informations proviennent de la section santé du réseau Discovery. Dans la même catégorie de site, le site Les troubles du sommeil parle des troubles du sommeil, d'insomnie, d'hypersomnie, des médicaments, comment choisir le bon médicament et il est un des rares à traiter des bienfaits des plantes pour encourager le sommeil. 

    Les sites Sommeil Vigilance Somnolence et Troubles du sommeil contiennent de nombreuses informations sur tous les aspects du sommeil, de la vigilance au volant et au travail et des troubles du sommeil chez l'enfant. Ces sites est très pertinent parce qu'il aborde en détail le sujet de la somnolence chez les adolescents. Il y a aussi plusieurs enquêtes. Le site UP2SV Association Pour la Prévention du Handicap du aux Troubles du Sommeil et de la Vigilance contient également des résultats d'enquêtes de l'association MP2SV. 

    Le site Le sommeil, les rêves et l'éveil est en fait un serveur qui rassemble plus de 40000 articles portants sur la recherche scientifique du sommeil. Les articles sont classés par thèmes donc on trouve rapidement ce que l'on cherche. Ce site contient des tests, et des articles sur le sommeil et la drogue, les mécanismes du sommeil, les problèmes chez l'adulte, de la génétique, et du coma allant jusqu'à l'art.

    Et finalement, le site Laboratoire du sommeil, est un dictionnaire des termes liés au sommeil, procédant par ordre alphabétique, qui est très utile lorsqu'on effectue une recherche et que la signification de quelques mots n'est pas claire. 

 

    

Bibliographie


AIMÉ-GENTY, Nicole (dir), Le cerveau:: dictionnaire et encyclopédie, Paris, Vibert, 207 p.

ANGEL, Joseph M., Françis Peillet, La thérapeutique par le sommeil : physiopathologie, technique, indications, Paris, Masson, 1953. 152p.

ARSENEAULT, Michel, Y a-t-il un gène du sommeil?, L' Actualité, Vol 26, no 3 (1er mars 2001), p. 56-58.

BENOIT, Odile, Jean Foret, Le sommeil humain : bases expérimentales, physiologiques et physiopathologiques, Paris, Masson, 1991, 202 p.

BENOIT, Odile, Physiologie du sommeil : son exploration fonctionnelle, Paris, Masson, 1984, 192 p.

BOIVIN, Diane B., Le sommeil et la maladie mentale : question de vous tenir éveillé!, Le Clinicien, Vol 15, no 12 (déc. 2000), p. 75-85.

BOUTON, Jeannette, Réapprendre a dormir, Paris, ESF, « Science de l'éducation », 1974, 135 p.

BREGER, Louis, Ron W. Lane, Ian Hunter, The effect of stress on dreams, New York, International Universities Press, « 
Psychological issues », 1971, 213 p.

BUGARD, Pierre, Le dossier fatigue, Paris, Édition Stock, 1978, 346 p.

CADIEUX, Françoise, Conséquence d'une carence de sommeil sur le rendement scolaire en premier secondaire , Montréal, Université du Québec à Montréal, 1989, 99 p.

CALDWELL, J. Paul Association médicale canadienne, Le sommeil : le comprendre et l'améliorer, ses troubles et ses remèdes, Laval, G. Saint-Jean, « Collection Santé », 1997, 269 p.

CENTRE RÉGIONAL DE DOCUMENTATION PÉDAGOGIQUE D’AMIENS (FRANCE), Rythmes & blouses, Paris, Amiens : 
Centre régional de documentation pédagogique, 1992, 165 p

CHARTIER, Philippe, L'épreuve du sommeil, Québec science, Vol.37, no 10, (juill.-août 1999), p. 26.

CONSEIL NATIONAL DE RECHERCHES CANADA. COMITE ASSOCIE SUR LES CRITÈRES SCIENTIFIQUES CONCERNANT L’ÉTAT DE L’ENVIRONNEMENT, Les effets du bruit sur l'homme, Ottawa, Conseil national de recherches Canada, Comite associe sur les criteres scientifiques concernant l'etat de l'environnement, 1978, 92 p.

CUPERTINO, Giuseppe, Dormir pour mieux penser,Vie et santé, no 1269 (juin 2000), p. 42-44.

DEBRU, Claude, Neurophilosophie du rêve, Paris, Hermann, « Savoir SciencesSavoir », 1990, 398 p.

DELRIEU, Didier, Comment lui donner un bon sommeil, Paris, F. Nathan, « Nathan-enfants magazine », 1990, 150 p.

DOUGLAS, Martin, Ne réveillez pas l'ado qui dort! , Sélection du Reader's digest, no 642 (déc. 2000), p. 139-142.

DUMAS, Georges, Les fonctions et les lois générales, Paris, F, Alcan, 1934. 528p.

FINK, George éd., Encyclopedia of stress, New York, Academic Press , c2000,3 v

GAILLARD, Jean-Michel, Le sommeil : ses mécanismes et ses troubles, Paris, Payot, 1990, 321 p.

GALARNEAU, Sylvie, Fais dodo mon trésor : comment favoriser le sommeil de votre enfant, Beauport, Publications MNH, 1999, 178 p.

GREGORY, Richard Langton éd., Le cerveau, un inconnu : dictionnaire encyclopédique, Paris, R. Laffont, « Bouquins », 1993, 1445 p.,

GOTTLIEB, Susan E., Les problèmes de sommeil des enfants, Montréal, Éditions de l'Homme, 1998, 184 p.

GUDRUN, Dalla Via, Le secret d'un sommeil réparateur , Vie et santé, no 1265 (févr. 2000), p. 38-41.

GUINEBRETIERE, Marie Antoinette, Le sommeil, Montréal, Editions Jeunesse Montreal, 1971, 24 p.

GUITÉ, Marcel, Agathe Drouin Bégi, La fibromyalgie : bien la connaître pour mieux surmonter la douleur, la fatigue chronique et les troubles du sommeil, Sainte-Foy, MultiMondes, 2000, 525 p.

HARTMANN, Ernest, Les fonctions du sommeil, Bruxelles, C. Dessart, « Psychologie et sciences humaines », 1975, 242 p

HAUT COMITE DE L’ENVIRONNEMENT DE FRANCE. COMITE BRUIT ET VIBRATION, Bruit et sommeil résultats de recherches : (1973-1976), Neuilly-sur-Seine, Ministere de la qualite de la vie, Secretariat general du haut comite de l'environnement, Service des affaires scientifiques, « recherche environnement », 1977, 217 p.

HOBSON, Allan J., Le cerveau rêvant, New York, Gallimard, 1992, 402 p.

HORNE, James A., Why we sleep : the functions of sleep in humans and other mammals, Oxford, Oxford University Press, « Oxford medical publications », 1988, 319p.

HOUDÉ, Olivier, Daniel Kayser, Olivier Koenig, Vocabulaire de sciences cognitives : neuroscience, psychologie, intelligence artificielle, linguistique et philosophie, Paris, Presses universitaires de France, « Psychologie et sciences de la pensée », 1998, 417p.

HOUZEL, Didier éd., Michèle Emmanuelli éd., Françoise Moggio éd., Dictionnaire de psychopathologie de l'enfant et de l'adolescent, Paris, Presses universitaires de France, 2000, 807 p.

JOUVET, Michel, Le sommeil et le rêve, Paris, Jacob, « Poches Odile Jacob », 2000, 242 p.

KOHLER, Mariane, Jean Chapelle, 101 recettes pour bien dormir, Montréal, Editions du Jour, « Vivre aujourd'hui », 1973, 304 p.

KOONTZ, Barbara L., Dreams : index of modern information with bibliography, Washington, D.C., Abbe Publishers Association, 1988,117 feuillets

LACROIX, Marie-Josée, Bonne nuit! , Le Bel âge, Vol 14, no 3 (déc. 2000), p.40-45.

LADOUCEUR, Robert, Yves Gros-Louis, L’insomnie, traitement comportemental, Sillery, Presse de l’université du Québec, 1984, 62 p.

LAVIE, Peretz, Le monde du sommeil, Paris, O. Jacob, 1998, 313 p.

LAZARTIGUES, Alain, Sommeil et insomnies, Paris, MA Editions, « Consultation », 1984, 126 p.

LÉGER, Damien, Christian Guilleminault, Sommeil, vigilance et travail, Paris, Masson, « Collection de monographies de médecine du travail », 1997, 175 p

MAQUET, Pierre, Le rôle du sommeil , La Recherche, no 344 (Juill.-août 2001), p. 30.

OSWALD, Ian, Le sommeil et la vielle : physiologie et psychologie, Paris, Presse universitaires de France, « Bibliothèque de psychiatrie », 1966. 269p.

PACHET, Pierre, La force de dormir, Paris, Gallimard, « NRF essais », 1988, 202 p.

PICAT, Jean, Psycho-physiologie du systeme nerveux central, Paris, Marketing, « Enseignement, recherche, pratique medical », 1980, 95 p.

PIUZE, Simone, Bien dormir, enfin! , Capital santé, Vol 2, no 6 (avril 2000), p. 58-62.

POSTEL, Jacques éd., Dictionnaire de psychiatrie et de psychopathologie clinique, Paris, Larousse, « Références Larousse Sciences de l'homme »,1993, 630 p.

RATNER, Jules J., Stress : index for medicine & research with bibliography, Washington, D.C., Abbe Publishers Association, 1988, 155 feuillets

TAUBES, Isabelle, Bien dormir, un rêve? , Psychologies, no 202 (nov. 2001), p. 48-52.

VANSITTART, Katharine, Au bout de l’insomnie , Sélection du Reader's digest, no 641 (nov. 2000), p. 87-90.

VECCHIERINI, Marie-Françoise, Jacques Touchon, Le guide du sommeil, Montrouge, J. Libbey Eurotext, « Pathologie, science , formation », 1997, 170 p.

VERBAERE, Isabelle, Stratégies contre l'insomnie , Elle Québec, no 141, (mai 2001), p. 213-214.

WILLIAMS, Robert Leon éd., Ismet Karacan, Constance A. Moore, Sleep disorders : diagnosis and treatment, New York, J. 

Wiley, « Wiley series in general and clinical psychiatry », 1988, 413 p.
Périodiques

Résumé:

AIMÉ-GENTY, Nicole (dir.), Le cerveau : dictionnaire, encyclopédie, Paris, Vibert. 207p.

Le cerveau est décrit sous l’aspect physiologique et médical. Les mécanismes cérébraux liés au sommeil sont expliqués. Le cerveau à tout les âges est traité mais pas particulièrement en lien direct avec les jeunes.

BENOIT, Odile, Jean Forêt, Le sommeil humain , Paris, Masson, 1992, 202 p.

Ce livre a pour but de cerner d'un point de vue physiologique et médical le sommeil. Il est d'abord question de l'aspect génétique du sommeil, de sa phénoménologie et de ses fonctions. Cet ouvrage ne sera pas utile puisqu'il contient aucune référence aux jeunes.

BUGARD, Pierre, Le dossier fatigue, Paris, Édition Stock, 1978, 346 p.

Ce livre a pour but de cerner du point de vue médical les symptômes de la fatigue. L’auteur traite en autre des bonnes et mauvaises fatigues, des conflits que ceci peut engendrer, des prédispositions possibles à la fatigues et comment vivre avec sa fatigue. Ce livre peut nous être utile parce qu'il traite de la fatigue durant l'enfance et l'adolescence.

DEBRU, Claude, Neurophilosophie du rêve, « Savoir/Sciences », Paris, Hermann, 1990. 398p.

La conclusion est que le rêve est le gardien de l’individualisation du cerveau. Il est question du sommeil à mouvement circulaire rapide, de l’ancienne et de la nouvelle hypnologie, des traditions philosophiques (cerveau, pensée, hypothèses, évolution du sommeil). Encore une fois le sommeil est traité de façon générale, aucune référence face aux jeunes.

GAILLARD, Jean-Michel, Le sommeil, ses mécanismes et ses troubles, Paris, Doin, 1990. 321p.

L’ auteur crée des parallèles, il explique plus le côté biologique, comment notre corps réagi du côté physiologique et neurologique face au sommeil. Il explique le sommeil normal, le stades, les rêves, la fatigue, le cerveau et le sommeil en relation, les neurotransmetteurs, les facteurs psychiques à l’insomnie et les traitements du somnambulisme. Il ne fait pas de références particulières face aux jeunes mais traite de façon générale le sujet.

HARTMAN, Ernest, Les fonctions du sommeil, Bruxelles, Dessart et Mardaga, 1975, 242 p.

À l'intérieur de ce livre, l'auteur présente le sommeil sous un point de vue général, mais il présente aussi sa propre théorie. Il aborde les fonctions du sommeil, la nature des dormeurs et aussi les différentes variables qui affectent le sommeil. Ce livre pourrait nous être utile puisqu'il aborde l'âge comme étant un élément qui influence le sommeil.

HOBSON, Allan J., Le cerveau pensant, New York, Gallimard, 1992, 402 p.

Ce livre traite d'un côté philosophique en quoi le rêve pourrait être une forme de maladie mentale. Il aborde le côté scientifique et neurobiologique des rêves. Ce livre ne contient aucunes données pertinentes pour notre travail.

HORNE, James, Why we sleep: the fonctions of sleep in human and other mammals , Oxford, Oxford University Press, 1988, 319 p.

Ce livre a pour sujet les utilités du sommeil. Les principaux sujets abordés sont la privation de sommeil, les effets physiologiques, la reconstitutions du corps durant le sommeil, les troubles du sommeil. Ce livre contient seulement des informations générales et le sujet des jeunes n'est pas abordé.

LADOUCEUR, Robert, Yves Gros-Louis, L'insomnie, traitement comportemental, Sillery, Presse de l'université du Québec, 1984, 62 p.

Dans ce livre, l'auteur traite de l'insomnie. Il parle des données de bases de ce phénomène et aussi de ses traitements. Il n'y a pas de références aux jeunes à l'intérieur de cet ouvrage, mais il pourrait quand même être utile à cause que ce phénomène est très fréquent.

LÉGER, Damien, Christian Guilleminault, Sommeil, vigilance et travail, Paris, Masson, 1997, 175 p.

Cet ouvrage a pour principale sujet l'interaction entre le sommeil, la vigilance et le travail. Les principaux sujets sont l'évolution du sommeil, sa pathologie, la relation entre l'environnement, le travail et le sommeil. Ce livre peut être utile puisqu'il traite de la relation entre l'âge, le travail et le sommeil.

MEYER, Philippe, Jean-Luc, Elghozi, Antonia, Quera Salva, État de veille et de sommeil, Paris, Masson, 1989. 178p.

L’auteur nous présente les différences entre le sommeil profond et la somnolence ou l’état de veille ainsi que certains facteurs qui peuvent aider ou nuire à un sommeil réparateur. Il est question des rythmes du corps, de dopamine, sérotonine, substances hypnogènes, agonistes, antagoniste, la mémoire, ralentissement nocturne. La majorité de l’œuvre porte sur le sommeil général, certain aspects sont traités particulièrement par rapport aux jeunes mais dans l’ensemble c’est plus un texte adressé à un public de tout âge.

VECCHIERINI, Ernest, Le guide du sommeil, Bruxelles, Yale University Press, 1975. 242p.

Ce livre nous renseigne sur le sommeil général ainsi que certaines particularités et les troubles du sommeil. Les aspects cliniques et les stades du sommeil sont traités ainsi que les fonctions, l’insomnie, la somnolence diurne excessive, la parasomnie. Les stades du sommeil sont clairement expliqués jusqu’à 15 ans car ensuite c’est pareil jusqu’à la mort, c’est seulement le mode de vie des jeunes qui est différent.