La violence à la télévision:

C'est un phénomène dont beaucoup de gens ont parlé dans les dernières années, le C.R.T.C. a légiféré à ce niveau au Canada; aux USA terre sacrée de la libre expression les 3 réseaux nationaux se sont engagés sous la pression du sénat américain à adopter un code d'éthique sur la diffusion des contenus violents... Qu'en est-il au juste?

D'abord quelques chiffres:
Entre 5 et 15 ans un enfant aura vu en moyenne 13,000 actes violents à la télé
Dans les émissions pour adulte il y a en moyenne 1 acte violent toutes les 8 minutes
Dans les émissions pour enfants il y a en moyenne un acte violent toutes les 4 minutes. L'émission :"GI JOE" diffuse en moyenne 41 actes violents à l'heure.
En visionnant les émissions présentées le 28 février 1977 on a calculé qu'il y en aurait pour 1500 ans de peine d'emprisonnement.
Pourtant tout cela n'est pas nouveau avant il y a eu le cirque romain, les croisades...
Face à toute cette violence 2 théories s'affrontent:
1- Selon un certain courant l'enfant exposé à cette violence s'en servirait pour évacuer sa propre violence. L'enfant sain embarque, aime cette violence mais ne passerait pas à l'acte.
2- La violence médiatisée a un effet d'entraînement et amplifie chez les enfants leur propre violence.
Qu'en pensez-vous?
On ne sait pas encore clairement départagé qui a raison et qui a tort. Le phénomène est trop récent.

Cependant certaines études nous aide à comprendre dans quels contextes on est certain d'un effet négatif de la violence à la télé sur le téléspectateur:
1- Lorsque la violence présentée est située dans un contexte réaliste, elle a un impact beaucoup plus grand .
2- Lorsque la violence présentée est à un niveau d'intensité proche de l'environnement de l'enfant. Ainsi la violence psychologique est plus pénétrante que la violence physique parce-que l'enfant s'y reconnaît plus facilement. Exemples: chicanes de ménage entre conjoints...
3- Le consommateur a des carences afdfectives ou intellectuelles , la solution offerte est alors plus tentante car son pouvoir de discriminatiuon est faible. Exemples: on ne publicise pas les cas de suicide chez les jeunes, les suicides dans le métro. La polytechnique (meurtre collectif dans un film la veille à tva) Meurtre de John Lennon ...
4-Le consommateur est isolé et a peu de ressources: des gens autour de lui pour l'aider à évaluer, discuter, relastiviser la violence qu'il a vu Donc dans ces cas il est maintenant prouvé que la violence dans les médias a un impact.

Finalement, par expérience les éducatrices vous diront que les épisodes violents chez les enfants sont plus fréquents suite à la diffusion d'émissions à caractère violents. Cependant il est plus rare que ces comportemnts durent dans le temps sauf pour des enfants présentant les points cités plus haut.

Quelques liens intéressants sur le sujet:

L'émission Branché a fait un excellent reportage sur le sujet.

Le réseau éducation-médias

L'alliance pour l'enfant et la télévision

L'entertainment software rating board(site en français)