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ADOPTEZ DE HAUTS STANDARDS DE CONFIDENTIALITÉ EN LIGNE
:
VOTRE CLIENTÈLE VOUS LE RENDRA AU CENTUPLE
Lire l'article du Bulletin SISTech, 13 décembre 2002, ©
CEFRIO
Confidentialité.............................................................................................loi
fédérale
et protection des.......................................................................................
loi provinciale
renseignements personnels.............................
règles européennes
Cueillette d'information et protection de la vie privée.
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Dans un article publié sur le site de lesaffaireselectroniques.com, on indiquait le résultat d'une enquête qui concluait que deux internautes canadiens sur cinq affirment qu'ils seraient plus disposés à transiger en ligne s'ils étaient certains que les renseignements personnels sont bien protégés. De plus, une étude réalisée par la Fondation
américaine pour la vie privée révèle
que le tiers des employés américains branchés
est systématiquement surveillé lorsquil navigue
sur Internet ou utilise son courrier électronique. |
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Une politique de confidentialité que tous vos clients et tous vos visiteurs peuvent facilement trouver, consulter et commenter, vous permettra de gagner leur confiance. Ils sont vos meilleurs véhicules publicitaires. Il en va de l'image de votre entreprise.
Les caméras
et la
Commission d'accès à l'information (CAI)
Seuls les «renseignements nécessaires»
doivent être retenus. Les enregistrements en continu ne
peuvent être conservés que pour une durée
limitée. Jean-François Barbe, lesaffaires.com,
La Commission d'accès à l'information
met un bémol aux caméras 6
mai 2002 060502
Renseignements personnels: les PME craignent
les institutions financières
19 mars 2002, Jean-François
Barbe, lesaffaires.com
Un sondage américain révèle que les chefs
de petites entreprises se méfient beaucoup plus des institutions
financières que du gouvernement en matière de protection
des renseignements personnels. Les appréhensions des propriétaires
de petites entreprises se rapportent au vol d'identité,
au détournement d'information financière et, à
un moindre degré, aux dossiers relatifs à la santé.
190302
Décision importante en France en
oct. 2001
«Attendu que le salarié a droit, même
au temps et au lieu de travail, au respect de l'intimité
de sa vie privée; que celle-ci implique en particulier
le secret des correspondances; que l'employeur ne peut dès
lors sans violation de cette liberté fondamentale prendre
connaissance des messages personnels émis par le salarié
et reçus par lui grâce à un outil informatique
mis à sa disposition pour son travail et ceci même
au cas où l'employeur aurait interdit une utilisation non
professionnelle de l'ordinateur .» Source
: Les Chroniques de Cybérie. 9 octobre 2001 partie 2, Jean-Pierre
Cloutier, http://cyberie.qc.ca/jpc/ 091001
Décision litigieuse
La CUM a fait disparaître de la version Internet du nouveau
rôle d'évaluation des 28 villes de la CUM, les données
relatives aux propriétaires fonciers contrairement aux
autres municipalités du Québec. Ces données
étaient-elles des renseignements personnels? C'est suite
aux deux décisions de la Commission d'accès à
l'information : Commission scolaire de Montréal contre
Médiatron et La Régie du bâtiment contre la
ville de Beauport que la CUM a pris sa décision. On voulait
surtout empêcher la constitution d'une banque de données
commerciales qui aurait fait concurrence ou vendu les informations.
En se rendant sur place, tout citoyen a accès à
ces informations mais ils ne peut les copier électroniquement.
Réf LesAffaires20mai2000page22
Babillards et confidentialité
Un utilisateur du babillard de Yahoo a intenté une
poursuite contre Yahoo lui reprochant de permettre à tous
de retracer les auteurs de ce qui s'écrit anonymement.
Il avait critiqué son entreprise qui l'a par la suite congédié.
LesAffaires20mai2000page22
et les documents électroniques
Tout connaître sur la Loi sur la protection des renseignements
personnels, qui fixe le droit des Canadiens d'exercer un contrôle
sur la collecte, l'utilisation et la communication de leurs renseignements
personnels.
Site du gouvernement fédéral http://lois.justice.gc.ca/fr/P-21/index.html
Historique
La loi C-6 a été adoptée en oct.2000. Une
partie de la loi est entrée en vigueur le 1er janvier 2001.
Le 1er janvier 2002, la loi s'applique aux fournisseurs de services
de santé et le 1er janvier 2004 à toutes les entreprises.
Un guide intitulé «Un guide sur la Loi sur la protection
des documents personnels et les documents électroniques
à l'intention des entreprises et des organismes»
est disponible
sur le Web. Cette loi ne s'applique qu'aux entreprises dites
fédérales. Pour les autres, c'est la loi provinciale
du Québec sur la protection des renseignements personnels
dans le secteur privé qui s'applique. L'ICCA vous offre
83 pages d'analyse de cette loi. http://www.icca.ca/index.cfm/ci_id/7762/la_id/2.htm
et un article dans CGA MAgazine de sept.-oct. 2003 page 27, l'association
des CGA vous réfère à Reper sur son site
www.cga-pd.net
dans la section Connaissance du milieu.LoiC6fed.jpg
Nom, Prénom, adresse, âge, situation de famille, habitudes de consommation... sont des renseignements personnels qui ne pourront plus être recueillis sans le consentement du client sous peine d'une amende allant jusqu'à 100 000$.
En résumé
Une entreprise ne peut utiliser les renseignements personnels
qu'aux seules fins où elle les a recueillis. Pour un autre
usage, elle doit obtenir un nouveau consentement. La loi vise
aussi les témoins (cookies) et les internautes pourront
porter plainte. La loi repose principalement sur les épaules
des entreprises et leur sens de l'éthique car il n'y a
pas d'inspecteurs. L'entreprise doit se doter d'une politique
publique, une politique interne et nommer une personne responsable
de son application.Suite à l'adoption de cette loi, la
Banque Royale du Canada a créé un poste de responsable
de la politique de confidentialité de l'entreprise.
Obligations de l'entreprise de protéger les renseignements personnels en :
En juillet 2001, le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada met en ligne deux fiches d'information très utiles :
Le Bureau de la consommation du Canada a mis en ligne une carte permettant de vous initier aux défis et aux pièges de la protection de la vie privée à l'ère de l'information. Ce petit guide s'intitule : "Ville Privée". Source ICE 30 août 2001
Le Commissaire à la protection de la vie privée
du Canada demande que les clients de la compagnie Air Canada qui
utilisent l'Aéroplan approuvent la « personnalisation
» des renseignements à des fins de promotions et
de produits spéciaux. Source 250402
Une étude de Lucie Bégin, de la
Chaire CMA, pour le compte de l'OPC
Commissaire à la protection de la vie privée
et Air Canada
La Commission européenne a reconnu que la loi canadienne sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques (http://www.privcom.gc.ca/legislation/02_06_01_f.asp) assurait une protection appropriée pour certaines données à caractère personnel que l'Union Européenne (UE) transmettrait au Canada. Source et suite
La loi fédérale impose certaines obligations
aux entreprises qui relèvent du fédéral et
qui ne sont pas expressément prévues dans la loi
québécoise.
Source: Suzanne Thibodeau, Samson Bélair
/ Deloitte & Touche, Nouvelle loi fédérale
sur la vie privée, 26 janvier 2004, lesaffaires.com,
260104
dans le secteur privé
La loi a été sanctionnée en 1993. Les articles 10 à 17 définissent pour l'entreprise les règles de détention, d'utilisation et de non communication des renseignements personnels. La personne qui fournit ces renseignements à l'entreprise doit y consentir librement (art.14) et l'entreprise doit sécuriser ces données (art. 10), les tenir à jour pour prendre ses décisions (art. 11) et ne les utiliser qu'aux fins pour lesquelles elles ont été données (art. 12,13, 27). Sans le consentement écrit de la personne, l'entreprise ne peut communiquer ces informations à des tiers sauf s'il en découle du contrat ou si une autre lois l'oblige (art. 18).
Alain Beaulieu, Direction informatique, Février 2004,
Loi 198 et LPRPDE : nouveau bogue de l'an 2000 ?
En obligeant les entreprises à sécuriser leurs actifs
informationnels, ces deux lois sont perçues par plusieurs
comme une suite du fameux bogue. 010204
http://www.directioninformatique.com/index.asp?theaction=61&lid=1&sid=51840
Exemple chez Travelprice.ca
Protection des données personnelles aux Etats-Unis...
La présentation à New York, à la fin du mois
de juin 2000, des spécifications du P3P (Platform for Privacy
Preferences) a ravivé, aux Etats-Unis, le débat
relatif à la protection des données personnelles
sur le Web. Ce protocole destiné à devenir un futur
standard, et qui se veut un nouveau moyen de préservation
de la vie privée, est cependant bien loin de faire l´unanimité
puisqu´il a déjà subi des attaques virulentes
de la part de plusieurs organisations de défense des internautes.
Les spécifications du P3P
Le P3P est développé depuis 1997 par le W3C (World
Wide Web Consortium), l´organisme international chargé
d´assurer la promotion d´Internet et de définir
ses standards. On ne s´étonnera donc pas de retrouver
parmi ses membres tous les poids lourds de l´industrie informatique
et du Web, tels que Microsoft, AT&T, IBM, AOL ou encore DoubleClick
(voir la liste complète).
Ces trois années, marquées par nombre de tergiversations,
ont finalement abouti à la mise en place de la version
1.0 du P3P qui propose la standardisation du vocabulaire utilisé
par les sites Web pour décrire leurs pratiques en matière
de collecte et de respect des données. On y trouve aussi
un système d´affichage de ces mêmes pratiques
dès l´instant où l´internaute pénètrera
sur un site utilisant le protocole. Dans le même temps,
il lui sera possible de configurer son navigateur en lui indiquant
les renseignements qu´il ne souhaite pas communiquer. Des
pop-up devrait l´informer automatiquement des différences
entre ses propres critères et les pratiques du site. Libre
alors à lui de le quitter de continuer sa visite.(...)
pour
lire la suite
Vendre aux enfants, des marchandises ou des habitudes de fréquentation
de sites, requiert du doigté. Aux États-Unis, la
moitié des sites destinés aux enfants ne respectent
pas les lignes directrices ayant trait à la protection
des renseignements personnels, émises par la "Federal
Trade Commission". C'est ce que constate une étude
citée par Computer World. Quand on vous disait que la
protection des renseignements personnels allait devenir le prochain
cheval de bataille des organisations de protection des consommateurs,
on ne vous racontait pas n'importe quoi!
Exemples de code d'éthique concernant la protection des renseignements personnels:
FICHIERS TÉMOINS (cookies) :
FEU VERT D'UN TRIBUNAL AMÉRICAIN
Chronique de Sybérie 10 avril 2001
La juge de district de Manhattan Naomi Reice Buchwald a rejeté
la semaine dernière un recours collectif intenté
contre la société de placement publicitaire DoubleClick
pour son utilisation estimée
abusive de fichiers témoins (cookies) et autres méthodes
d'établissement de profils des personnes qui consultent
des sites Web commerciaux. DoubleClick est responsable du placement
publicitaire sur 11 000 sites Web à travers le monde.
Les techniques de DoubleClick sont sophistiquées. D'abord,
DoubleClick recueille un ensemble de données «GET»
qui révèle, par exemple, qu'un utilisateur a visité
un site donné. Un second
ensemble de données, «POST», recueille les
données qu'un utilisateur doit fournir à l'achat
d'un bien, d'un service, ou lors de son inscription à un
service donné. Enfin, DoubleClick utilise des
«Web bugs» GIF, petit code sur une page qui permet
de suivre le parcours des utilisateurs sur un site et de connaître
les renseignements recherchés et les informations présentées.
Selon les documents présentés devant le tribunal,
ces renseignements sont compilés et appariés de
manière à tracer des profils démographiques
des utilisateurs. Avec l'installation d'un
fichier témoin, Doubl Click est alors en mesure d'identifier
l'ordinateur de l'utilisateur et de lui servir des bandeaux publicitaires
qui correspondent à son profil d'utilisation et à
ses
intérêts.
Les poursuites en recours collectifs reposaient principalement sur la collecte de données GET, POST et GIF et l'installation de fichiers témoins qui iraient à l'encontre de la Loi sur la protection de la confidentialité des communications électroniques (Electronic Communications Privacy Act - ECPA). En vertu de cette loi, l'accès à un ordinateur et aux données qu'il contient doit être autorisé par l'utilisateur.
Les plaignants ont donc allégué qu'en ce cas,
l'utilisateur était le consommateur qui pouvait ne pas
avoir consenti à cette intrusion que constitue l'enregistrement
d'un fichier témoin sur son disque
dur. La juge Buchwald, dans son jugement de 71 pages, s'en est
tenue à une interprétation étroite de la
loi et a déterminé que l'utilisateur pouvait aussi
être l'auteur du fichier témoin, ou
l'entreprise qui crée et compile les données, ou
encore le site Web affilié à DoubleClick. Ce dernier
étant consentant à l'accès des données
par DoubleClick, la juge a estimé les recours collectifs
irrecevables.
Selon certains observateurs, l'interprétation donnée par la juge Buchwald à la notion d'utilisateur ouvre la voie à un appel de cette décision.
Toute aussi intrusive que puisse être la technique des
fichiers témoins, et même s'il est simple d'y échapper,
les utilisateurs semblent nager en pleine insouciance. La société
WebSideStory
(information marketing Web) publiait en début de mois une
étude selon laquelle seulement 0,68 % des utilisateurs
rejetaient les fichiers témoins en réglant les paramètres
de leurs fureteurs qui
permettent de le faire. L'étude, menée en février,
portait sur environ un milliard de page consultées par
des fureteurs disposant de la fonction javascript.
OLF : fichiers témoins
Archives personnelles
Naomi Reice Buchwald : Opinion and Order (PDF 129 Ko)
WebSideStory : Cookie rejection less than 1 percent on the Web
LA BARATTE DE DANONE
Chronique de Sybérie 25 avril 2001
Une nouvelle affaire secoue le milieu de l'Internet français. Le Groupe Danone, géant mondial de l'agro-alimentaire (chiffres d'affaires pour 2000 de 14,3 milliards d'euros, 12,8 milliards de dollars US) poursuit l'auteur du site Web «jeboycottedanone» pour contrefaçon et utilisation illégale sur son site des logos de la société. Lundi, une juge des référés a infligé à l'auteur une amende de 5 000 francs français (685 $ US) et lui a interdit l'utilisation des logos pastichés. L'auteur du site a mmédiatement signifié qu'il en appellerait de cette décision, alors qu'une audition sur le fond est prévue pour le 30 mai. Pour Danone, il ne s'agit pas de critiquer l'appel au boycott, mais de défendre l'image de la société.
L'affaire commence le 10 avril alors que Olivier Malnuit, journaliste
au magazine Technikart, lance le site jeboycottedanone.com. Il
entend ainsi protester contre le licenciement annoncé de
1 816 salariés de Danone, dont 570 en France, appeler les
consommateurs à boycotter les marques du Groupe Danone,
et les inviter à signer une charte du consommateur. La
réplique ne se fait
pas attendre : le 13 avril, Danone, qui s'appuie sur le droit
des marques et de la propriété intellectuelle attaque
en justice pour contrefaçon et exploitation injustifiée
de la marque et des logos de Danone, qui y sont parodiés
sur le site. Sont assignés Olivier Malnuit, et les sociétés
de services techniques 7Ways et ELB Multimédia.
En entrevue au netmag Transfert, Malnuit explique : «Je
ne suis pas un pro de l'agit-prop, mais j'ai vraiment été
choqué par l'affaire Danone. Pour le site de Technikart,
j'ai dirigé un reportage dans
l'usine Danone de Calais et les gens qui en sont revenus étaient
vraiment hallucinés [...] Il est déplorable que
l'on m'attaque pour l'utilisation du logo Danone. J'aurais pu
le faire de façon anonyme sous l'adresse "jenemangepasdeyaourts.com"
[...] Danone a voulu
faire des économies en licenciant 500 personnes, ils n'ont
pas fini de ramer pour rattraper ça en termes d'image.»
Mais alors que l'affaire était portée en référé
(procédure rapide et
simplifiée pour régler provisoirement une contestation,
en cas d'urgence) et entendue vendredi dernier, on apprend du
minirezo que la société 7Ways, en tant que régistraire
(société qui
commercialise l'enregistrement des noms de domaines), décidait
de couper purement et simplement le fonctionnement du domaine
«Jeboycottedanone.com », alors qu'aucune ordonnance
de justice
n'était rendue, l'audience avait eu lieu le matin même
et la juge ne s'est prononcée que lundi.
Entre en scène le Réseau Voltaire qui, pour contourner
cet acte de censure enregistre le nom de domaine «jeboycottedanone.net»
et héberge un miroir du site sur son propre site. De plus,
Thierry
Meyssan, président du Réseau Voltaire, a fait dresser
un constat par huissier la suppression du nom de domaine et il
déposera conjointement avec Olivier Malnuit une plainte,
contre le prestataire
de services, sur la base de l'article 431 du Nouveau Code Pénal,
article réprimant «l'entrave à la liberté
d'expression, au droit du travail et à la liberté
de manifestation.» Le délit entraîne une peine
de 3 ans d'emprisonnement et une amende de 300 000 francs, ainsi
que la privation des droits civiques et de l'interdiction de diriger
une entreprise. Également, la plainte sera transmise à
l'ICANN
dans le but de faire retirer l'homologation du régistraire
7Ways.
Arno*, du minirezo, donne une perspective intéressante
de ce nouveau développement : «Cette affaire, qui
peut paraître anecdotique dans le cadre des poursuites contre
"JeboycotteDanone.com", s'inscrit plus largement dans
l'évolution programmée de la responsabilité
des intermédiaires techniques [...] Cette plainte contre
un intermédiaire technique rappellera avec force l'importance
de la liberté d'expression, non seulement symboliquement,
mais surtout dans le droit : les intermédiaires
devraient ainsi prendre conscience qu'à couper avec un
peu trop de complaisance, ils s'exposent à de sévères
déboires juridiques. Manière de démontrer
l'impossibilité de la responsabilité de ces
intermédiaires, qui se retrouveraient alors dans l'intenable
situation de devoir pratiquer une censure préventive par
ailleurs sévèrement punie par le Nouveau Code Pénal.»
Entre temps, Olivier Malnuit prévoit lancer un autre site visant à faire «des propositions d'aménagement du code de la propriété intellectuelle». Le Mouvement des citoyens (parti politique de gauche) propose, par voix de communiqué, d'héberger sur son propre site «jeboycottedanone.com», dans le respect de son indépendance, si les conditions techniques peuvent le permettre. D'autres organismes auraient aussi offert de constituer des miroirs du site, ce qui forcerait Danone à multiplier les poursuites.
VIE PRIVÉE, UNE PREMIÈRE : TROIS SITES SANCTIONNÉS
Chronique
de Sybérie 25 avril 2001
Aux États-Unis, la Federal Trade Commission (FTC) annonçait
jeudi dernier un règlement à l'amiable avec trois
sociétés exploitant des sites Web. La FTC accusait
les sociétés Monarch Services et Girls Life (girlslife.com,
site destinés aux jeunes filles), BigMailBox.Com
(bigmailbox.com, service de courrier électronique sur Web)
et Looksmart (insidetheweb.com, babillard) d'avoir recueilli des
informations personnelles de jeunes gens âgés de
moins de 13 ans
sans le consentement de leurs parents.
C'est en vertu de la Children's Online Privacy Protection Rule
(COPPA Rule) que la FTC avait accusé ces trois sociétés
de collecte illégale de données personnelles. Elles
devront verser un
total de 100 000 $ en pénalités civiles, détruire
l'ensemble des données recueillies illégalement,
afficher une politique de respect de la vie privée, et
inclure un hyperlien vers le site de la FTC qui
traite de la question.
Les dispositions de la COPPA exigent tout exploitant de site
Web affiche clairement sur son site Web sa politique en matière
de respect de la vie privée. En outre, ils doivent s'assurer
de recevoir
une autorisation vérifiable du consentement des parents
avant de recueillir des données personnelles de jeunes
de moins de treize ans et de partager ces données avec
des tiers. Aucun des trois
sites visés n'affichait de politique de respect de la vie
privée, bien qu'ils aient recueilli des informations nominatives
(nom, adresse de résidence complète, adresse de
courriel, numéro de téléphone). Dans le cas
de BigMailBox, ces informations ont été échangées
ou
vendues à des tiers.
Selon la FTC, 91 % des sites Web destinés aux jeunes affichent maintenant une politique en matière de respect de la vie privée, alors qu'en 1998 seulement 24 % des sites le faisaient.
Parallèlement, Interactive Week rapporte que John Cornyn,
Attorney General de l'État du Texas, s'est adressé
à un juge du Delaware pour interdire au marchand de jouets
en ligne eToys,
maintenant en faillite, de vendre sa liste de clients sans l'autorisation
de ces derniers. La liste contiendrait trois millions de noms
appariés à des numéros de cartes de crédit,
adresses,
numéros de téléphone, dossier d'achats, etc.
La requête sera entendue le 1er juin.
Enfin, le site de vente aux enchères eBay vient de modifier
sa politique de respect de vos données personnelles. On
peut maintenant y lire qu'elle partage ces données avec
ses filiales, mais qu'en cas d'achat par une autre société,
ou de fusion, vous pouvez vous attendre à ce que vos données
fassent partie de la transaction. Bien sûr, on vous avertira
et vous aurez 30 jours pour demander que vos données personnelles
soient effacées. Cependant, on ne peut vous garantir que,
pour des «raisons
techniques ou juridiques», vos données seront effectivement
effacées des bases de données.
Federal Trade Commission :
Three Web Operators Agree to Pay Civil Penalties
http://www.ftc.gov/opa/2001/04/girlslife.htm
Girls Life
http://www.girlslife.com/
BigMailBox
http://www.bigmailbox.com/
FTC : kidz privacy
http://www.ftc.gov/bcp/conline/edcams/kidzprivacy/
Interactive Week
http://www.zdnet.com/intweek/stories/news/0,4164,2710647,00.html
eBay : Privacy Policy : Other Corporate Entities
http://pages.ebay.com/help/community/png-priv.html#4e
Les pixels invisibles
Publié dans BRANCHEZ-VOUS! le 14 juin 2001
Internet nous observe. Chaque pixel de notre écran est désormais potentiellement dangereux. Ils sont invisibles, mais ils savent tout de nous.
On se croirait presque dans un roman policier ou dans une histoire d'horreur. Les pixels, ces points qui définissent l'écran de notre moniteur, ou l'image que nous regardons, ne sont plus inoffensifs. Ils peuvent receler ce que les spécialistes anglophones appellent joliment Web Bugs, ou pixels invisibles. Pour être plus précis, il faudrait plutôt parler «d'image invisible de la taille d'un pixel». Autant dire qu'ils sont difficiles à voir.
Et que cachent ces fameux pixels invisibles? Un petit programme qui joue le même rôle que les incontournables cookies. Ce minuscule mouchard est capable de tout connaître de notre navigation. Et même plus.
En fait, il se met en marche lorsque nous téléchargeons une page Web. Il commence alors la collecte d'informations: adresse IP de l'ordinateur et autres informations nous concernant. Il peut alors connaître l'identité du fournisseur d'accès, puis envoyer un cookie pour analyser les habitudes de navigation. Très pratique, bien sûr, pour les commerçants.
D'ailleurs, selon une étude d'Intelytics de l'année dernière, 75% des sites commerciaux principaux utilisent les pixels invisibles pour nous traquer.
Inquiète, comme à son habitude, des menaces contre notre vie privée, la Privacy Foundation a lancé Bugnosis, un logiciel qui permet de traquer ces drôles de pixels.
Faisons le test. Installons d'abord Bugnosis puis rendons nous, par exemple, sur le site de CNN.
Dès que la page est téléchargée, un son est émis et une fenêtre s'ouvre dans le bas du navigateur. Alerte au pixel invisible! La présence du pixel, elle, est signalée par une icône animée à l'endroit même du petit programme.
Bugnosis donne alors une série d'informations sur le méchant pixel, dont l'adresse Internet à laquelle il réfère et la présence éventuelle d'un cookie.
À quoi ça sert?
Bugnosis n'a pour seul but que de nous informer de la présence
des pixels invisibles. Naviguer en sa présence est très
amusant, et tout aussi décourageant. On découvre
alors que les sites sur lesquels on surfe régulièrement
sont truffés de ces mouchards. La Privacy Foundation a
pour unique objectif de nous conscientiser. Et ça, c'est
dommage.
Mais une série de logiciels ont pour objectif de bloquer l'usage des pixels, comme IDcide, WebWasher, Adsubtract et Intelytics.
Security Space publie aussi régulièrement un rapport sur les domaines Internet qui utilisent cette fâcheuse technologie parmi lesquels on trouve Hitbox et DoubleClick (publicité) et des sites comme Yahoo!, Geocities et Netscape. Ils ont plus nombreux que vous le croyez
Publié dans BRANCHEZ-VOUS! le 14 juin 2001
Chronique rédigée par Gildas Meneu
Cette chronique est publiée chaque jeudi dans l'hebdomadaire
ICI. ICI est une publication de Communications Gratte-Ciel distribuée
gratuitement à Montréal.
Les sites web américains ne respectent pas les règles de protection des internautes en ce qui concerne les données confidentielles et la vie privée des consommateurs.Ces critères sont :
Source: La Presse vendredi 17 août 2001 page D4
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