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Rencontres philosophiques |
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2004-2005 |
30e Café philosophique — Mardi 1er
mars : Doit-on en finir avec l’utopie ?
Pouvons-nous encore, après les aberrations du XXe
siècle, croire à la concrétisation d’une
utopie ? La main invisible d’Adam Smith, tout comme la Révolution
d’octobre 1918, se sont montrées incapables de réaliser
leurs promesses. Les grandes utopies ont-elles été des
phares nous guidant vers un futur meilleur ou de funestes illusions
? L’utopie peut-elle ou doit-elle encore orienter nos réflexions,
nos aspirations légitimes ?
L’ être humain a-t-il besoin d’utopie ? Où
commence la différence entre l’utopie et la « distopie
» ?
Venez en discuter au prochain café philosophique.
Louis-Philippe Vien, René Dansereau, Co-animateurs
29e
Café philosophique — Lundi 1er
novembre : Le corps dans tous ses états : tatouages, body piercings,
implants
Phénomènes de mode, re-sacralisation du corps, néo-tribalisme
ou quête de marginalité ? De quoi s'agit-il ? Venez en
discuter.
René Dansereau, animateur du Café
28e
Café philosophique —Mardi 5 octobre : Notre société
est-elle encore porteuse de sens ?
Quelle place devrait occuper la sagesse, le souci du sens dans notre
vie ? Au cœur de notre civilisation de plus en plus technique
et affairiste, nous semblons laisser de côté la connaissance
des êtres et des choses pour ce qu'ils sont vraiment. Nous avons
peu à peu délaissé les grandes religions, pour
ne pas dire que nous les avons fuies, et pourtant les sectes prolifèrent,
plus nombreuses que jamais. Est-ce donc le sens du sacré qui
nous rappelle à lui ? Outre trois cours de philosophie obligatoires
au collégial, prenons-nous le temps de nous questionner ? La
sagesse se retrouve-t-elle hors des institutions d’enseignement
? Dans un monde où les repères se font de plus en plus
rares, quelle est la place de la sagesse, de la réflexion exigeante
dans notre société marchande ?
Louis-Philippe Vien, étudiant en Histoire et civilisation
René Dansereau, animateur du Café
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| 2003-2004 |
27e
Café philosophique — Le lundi 22 mars : Y a-t-il encore
un Bien commun ?
Dans nos sociétés postmodernes, où tous
les concepts clés du projet rationaliste occidental –
État, Bien commun, Progrès social, Citoyenneté,
Individu – sont en mutation profonde, quand ils ne sont pas
complètement brouillés, comment (re)définir l’espace
public, la polis, et surtout le Bien commun qui en est la finalité
? Est-il encore possible de poser dans les termes traditionnels la
question du rapport entre l’individu et le social à l’heure
d’un délitement relatif du politique et d’une indifférence
de plus en plus marquée à l’égard des grands
enjeux sociaux et politiques, rendus manifestes par les abstentions
massives et le retrait de l’action politique classique, en particulier
chez les jeunes ?
Le discours actuel de la Citoyenneté, qui prend souvent la
forme d’injonctions citoyennes, est-il en mesure de voir dans
ces phénomènes d’anomie autre chose que des pathologies
ou des dysfonctionnements qu’un réinvestissement de l’espace
public suffirait à surmonter ? N’y aurait-il pas lieu,
à l’encontre des préjugés bien-pensants
et rationalistes, de déceler dans ces phénomènes
l’émergence encore sourde de formes nouvelles de solidarités
sociales et communautaires, plus ponctuelles et plus spontanées,
plus concrètes aussi dans leur pluralité (leur polythéisme
des valeurs) ?
L’éclatement d’une certaine conception abstraite
du politique - aussi bien celui du monothéisme du Bien public
- n’apparaît-il pas comme la conséquence inévitable
de l’éclatement du Sujet rationnel, au fondement de l’État
de droit moderne ?
René Dansereau, animateur du Café
26e
Café philosophique — Le lundi 23 février : Doit-on
avoir peur de l'islam ?
Le
début de ce siècle a plongé le monde occidental
dans la peur obsessive d'un terrorisme associé à l'islam
intégriste. Depuis les tragiques attentats de septembre 2001
— qui marquèrent un point culminant de ce type de violence
commise au nom de la religion — l'amalgame entre l'islam et
la haine viscérale de la civilisation occidentale, de ses valeurs
et de son mode de vie, s'est vite imposé dans bien des esprits.
La thèse du
« choc des civilisations » défendue par le politicologue
Samuel Huntington s'est révélée soudain, sinon
pertinente, tout au moins d'une troublante actualité ; d'aucuns
n'hésitant pas à y déceler l'annonce prophétique
des nouveaux visages de la guerre et de la violence à l'aube
du IIIe millénaire. Sur un mode moins sensationnaliste mais
sans doute plus fondamental, le débat social et politique entourant
le port du voile islamique (hidjab) qui secoue actuellement la France
pose une fois de plus la question de la tolérance, celles de
l'ouverture à l'Autre et du pluralisme, mais il nous force
à nous interroger aussi sur la compatibilité entre une
certaine interprétation du Coran et les valeurs d'une société
ouverte, démocratique et laïque. L'islam serait-il par
essence extrémiste si on le juge à l'aune de la conception
occidentale du monde ? L'égalité des droits entre les
femmes et les hommes, comme entre tous les êtres humains, est-elle
acceptée et reconnue par la religion musulmane ?
René
Dansereau, animateur du Café
25e
Café philosophique — Le mardi 25 novembre : Pourquoi
étudier ?
Les
études: vaste sujet ! On les fait pour soi, pour les autres
aussi, qui ont pour nom la société, les parents, les
employeurs. On étudie un peu, beaucoup, passionnément.
À l'école ou ailleurs. Le plus vite ou le plus longtemps
possible... Et dans quels buts, avec quelles motivations ? Pour avoir
un emploi ? Pour grandir ? Pour être moins bête ? Plus
humain, justement ?
René
Dansereau, Coanimateur du Café
24e
Café philosophique — Le mardi 28 octobre : La vie peut-elle
être une aventure ?
Est-il raisonnable de parler d’aventure lorsque nous parlons
de vivre alors qu’il y a tant à faire pour se conformer
aux exigences de notre société ? Vivre peut-il être
autre chose que cela ? Devenir des Kens et des Barbies, version 2003
? Et comment faire pour que cette vie devienne une folle aventure,
une vie à soi et que nous aurons tant aimée ? Que nous
faut-il au juste pour que le miracle se produise ? Et surtout, comment
s’y prendre pour le faire durer ?
Louise Mailloux,
Coanimatrice du Café philosophique
23e
Café philosophique — Le mardi 23 septembre : Le mariage
peut-il être gai ?
Le
mariage, historiquement un contrat économique passé
entre deux familles, par suite forme idéalisée de l’amour
ou promesse d’éternité, est encore perçu
comme un fondement des sociétés humaines. Religieux
ou civil, d’amour ou de raison, on parle maintenant d’élargir
sa définition pour y inclure les couples de même sexe,
mais la bataille est loin d’être gagnée : le droit
au mariage est-il universel ou a-t-il pour finalité fondamentale
la procréation ? Les homosexuel(le)s devraient-ils se réclamer
d’une marginalité qui les définit en propre et
par conséquent refuser de conformer leur mode de vie aux stéréotypes
hétérosexuels ? L’exclusion des homosexuels de
l'institution du mariage serait-elle une dernière discrimination,
mais celle-là acceptable, notamment depuis l’union civile
? Ou au contraire, peut-on voir dans cette lutte l'ultime revendication
de la communauté homosexuelle pour que lui soit enfin reconnue
la plénitude de ses droits ?
René
Dansereau, co-animateur du Café |
| 2002-2003 |
22e
Café philosophique — Le 29 avril 2003 : Les femmes vont-elles
dominer le monde ?
21e
Café philosophique — Le 25 février 2003 : Moi
et l'Autre, conflit ou concert ?
L'Autre,
bien sûr, murmure la nouvelle légende urbaine. Qui est
contre ? Mais de l'Autre, bien concret, au quotidien, en amour, en
voisinage, dans les médias, qu'en est-il au juste dans les
faits ? « On est vraiment de la place quand on est cimetière
», dixit une autre légende, de la campagne celle-là.
L'Autre n'est-il aimable que s'il se plie à nous et devient
le même, ou quoi ? Quelle légende fabriquons-nous au
présent ?
20e
Café philosophique — Le 17 décembre 2002 : Pouvons-nous
avoir une pensée personnelle ?
Nous
naissons tels des pages blanches que le monde vient noircir de mots,
d'idées, de préjugés. Parfois, comme sur les
ardoises magiques, nous avons l'impression d'effacer tout ca et de
commencer à écrire par nous-mêmes. Qu'en est-il
?
Normand
Corbeil 19e
Café philosophique — Le 12 novembre 2002 : Existe-t-il
encore quelque chose de sacré ?
On a parlé du déchenchantement du monde. Si les hommes
ont vécu le sacré, le sacré a-t-il vécu
? Le capitalisme a procédé à un sacré
décodage des valeurs: rien, semble-t-il, qui ne puisse se retrouver
sur un site internet, plus ou moins travesti. Reste-t-il du sacré
aujourd'hui, qui, unanimement, fasse qu'on garde une minute de silence.
Normand
Corbeil 18e
Café philosophique — Le 1 octobre 2002 : Boire, se droguer...
Pourquoi ? Pourquoi pas ?
S'agirait-il de ces « paradis artificiels » vers lesquels
on s'envole pour échapper à la morne réalité
? Ou alors sont-ce des « portes de la perception » que
l'on traverse en vue d'accéder à une autre réalité,
un autre niveau de conscience ? Consomme-t-on pour le plaisir ou pour
le pire ? Compte tenu que, dans la dite réalité, nos
états de conscience varient en fonction d'un dosage chimique
naturel, l'alcool et la drogue peuvent-ils nous porter à des
seuils de raisonnement et de créativité inédits
?
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| 2001-2002 |
17e
Café philosophique — Le 7 mai 2002 : Y a-t-il autre chose
que le corps ?
16e
Café philosophique — Le 16 avril 2002 : La nature a-t-elle
des droits ? «
La nature qui cesse d'être objet de contemplation et d'admiration
ne peut plus être ensuite que la matière d'une action
qui vise à la transformer.» Albert Camus, L'Homme
révolté.
Il y a une
Journée internationale de la femme, une Semaine contre le racisme
; il y a aussi une Journée de la Terre, soulignant fortement,
s'il en était encore besoin, les dangers qui menacent la biosphère
et l'importance de s'en préoccuper plus que jamais. Aussi,
depuis quelques décennies, une conscience écologique
planétaire est-elle apparue, dont certains courants plus radicaux
préconisent la reconnaissance pleine et entière de droits
pour la nature et l'ensemble des êtres (minéraux, végétaux
et animaux) qui la composent. Selon cette idéologie écologiste,
aux sacro-saints Droits de l'Homme doivent faire contrepoids, sinon
même avoir préséance sur eux, les droits d'une
nature trop longtemps tenue pour le bien-fonds de l'être humain
et par conséquent asservie à ses propres fins, utilisable
et corvéable à merci. Mais qu'en est-il de cette notion?
Depuis la modernité, la conception de l'homme comme individu-sujet
s'est peu à peu imposée dans la foulée d'une
émancipation prométhéenne par rapport au monde
physique, jusque-là considéré comme sacré
et mystérieux. Ainsi, le désenchantement du monde et
la désacralisation de la phusis ne pouvaient qu'en découler,
levant dès lors tout obstacle au projet humain de se rendre
"maître et possesseur de la nature". Historiquement
et philosophiquement, le concept de droit appartient en exclusivité
à l'être humain en tant que sujet (seul subjectum de
tout l'étant, comme dit Heidegger) et, à ce titre, détenteur
a priori de droits inaliénables, qu'il peut faire valoir et
revendiquer en s'appuyant sur ce fondement de la subjectivité:
la capacité de dire je. Or, peut-on parler rigoureusement d'un
droit pour la Nature-Objet compte tenu de sa forclusion opérée
par l'homme? Certains penseurs, sans aller jusqu'à octroyer
des droits en tant que tels à l'environnement, plaident en
faveur d'une responsabilité morale et juridique envers la nature
(nous aurions en somme des devoirs envers elle). C'est le cas notamment
pour Hans Jonas qui défend un nouvel impératif catégorique
de ce type dans son livre Le principe responsabilité, ou encore
pour le philosophe Michel Serres qui met de l'avant rien de moins
qu'un contrat naturel nous liant à Gaïa notre Terre aussi
étroitement que le contrat social établit le lien de
citoyenneté entre les hommes. Quelle que soit la réponse
que l'on puisse apporter à ce problème des rapports
vis-à-vis la nature, cette question des droits ou de l'absence
de droits du monde naturel se pose avec une urgence et une acuité
d'autant plus grandes que notre civilisation vit à l'heure
d'un déchaînement sans précédent de la
technoscience, au service d'une activité humaine pléthorique
qui ne sait plus s'arrêter, entraînant avec elle une destruction
sans cesse grandissante de l'environnement et mettant en péril
non seulement l'équilibre des écosystèmes, mais
aussi la survie même de l'espèce humaine.
René
Dansereau
15e
Café philosophique — Le 12 mars 2002 : L’élitisme
est-il souhaitable ?
Thème
explosif, s’il en est un, l’élitisme ne laisse
personne indifférent. Qu’on en soit un ardent défenseur
ou un de ses plus farouches détracteurs, la polémique
sur cette question demeure toujours vive et riche en confrontations
de toutes sortes. En effet, certains feront valoir que l’élitisme
piétine à grands coups des droits démocratiques
acquis de longues luttes dans les dernières décennies
au Québec et qu’il bafoue odieusement nos valeurs démocratiques
les plus chères en ce qu’il favorise le plus petit nombre
au détriment de la grande majorité des individus alors
que d’autres prétendront que de favoriser le plus grand
nombre en revient nécessairement à devoir niveler par
le bas, ce qui a pour inévitable conséquence de promouvoir
le plus largement possible sous le couvert de l’excellence,
une médiocrité monumentale au détriment de la
bonne vieille qualité.
Que devons-nous
penser de tout cela ? Commençons-donc par y réfléchir,
à se donner cette petite permission de penser l’élitisme
à une époque où la rectitude politique nous rend
honteux de la question. C’est un rendez-vous à ne pas
manquer. On vous y attend nombreux, professeurs et étudiants.
Louise Mailloux
14e
Café philosophique — Le 12 février 2002 : Les
hommes et les femmes sont-ils faits pour s'entendre ?
13e
Café philosophique — Le 11 décembre 2001 : Pourquoi
enseigner ? spécial profs
Vos professeurs
de philo (sans exclure des professeurs d'autres disciplines et d'autres
institutions intéressés à se prêter au
jeu) seront sur la sellette cette fois, débattant entre eux
pour leur plus grand plaisir comme pour celui des élèves
curieux d'y assister. Ça promet de belles envolées et
des échanges captivants.
12e
Café philosophique — 20 novembre : L'érotisme
11e
Café philosophique — 30 octobre : thème libre
(formule essayée du 25 septembre au 30 octobre, abandonnée
à partir du 20 novembre)
10e
Café philosophique —16 octobre : thème libre
9e
Café philosophique —16 octobre : thème libre
8e
Café philosophique —25 septembre : thème libre
7e
Café philosophique —11 septembre : thème modifié
en raison des circonstances : Le terrorisme a-t-il une certaine forme
de légitimité ? |
| 2000-2001 |
6e
Café philosophique — Dernier de l'année 2000-2001
: La beauté est-elle un piège ?
5e
Café philosophique — Mardi, le 17 avril : Citoyen du
monde : cette idée a-t-elle un sens ?
4e
Café philosophique — Le lundi, le 12 février :
L’amour : force ou faiblesse ?
3e
Café philosophique — 13 décembre : Peut-on croire
encore au Père Noël ?
2e
Café philosophique — Le 20 novembre au même établissement,
mais dans un local plus grand, sur le thème : L’idée
de Dieu a-t-elle encore un sens aujourd’hui ? Quel besoin avons-nous
de croire en l’existence d’êtres surnaturels ?
1er
Café philosophique — Mardi 24 octobre 2000 au Café-bar
Pèlerin-Magellan, rue Ontario est, autour du thème du
suicide, fut un franc succès. En fait, on a même manqué
de place et la discussion fut, nous a-t-on dit, très intéressante.
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