Si j’aime le
chocolat, c’est que j’y ai goûté un jour.
Puis, je sais pas trop pourquoi j’aime la musique. Mais
j’aime ça, depuis toujours. Pour les mêmes
raisons, à la toute fin de l’adolescence, j’ai
commencé à m’intéresser à la
philosophie.
Ça
dépend des heures. En outre, je comprends mal qu’on
puisse ne s’intéresser qu’à une seule
pensée, qu’à une seule idée. Par exemple,
perdu en forêt, c’est parfois à Martin Heidegger
que je pense. Mais, attablé à un café, je
savoure certains textes de Jean-Paul Sartre. Bien assis dans un
canot, je préfère me rappeler Héraclite.
Et, quand ça s’impose, je lis les œuvres de
Hannah Arendt ou de Jan Patocka. Je comble mes besoins de lucidité
en me référant à Maurice Merleau-Ponty et
à Herbert Marcuse. Mes années d’enseignement
m’ont permis de développer une sorte d’amour
courtois envers les grands maîtres de la civilisation grecque
(les Présocratiques, Platon, Épicure et les stoïciens).
Autrement, ce sont les idées de Friedrich Nietzsche, d’Edmund
Husserl, mais aussi de Jacques Derrida, qui occupent une place
importante dans mes méditations. Enfin, comme il paraît
qu’il n’a pas vraiment existé, j’ose
pas nommer Lao-Tseu.
Les essais hérétiques
sur la philosophie de l’histoire.
Un livre bouleversant écrit en 1977 par le philosophe tchèque
Jan Patocka.
J’aime
particulièrement la phénoménologie et tout
ce qui s’y rapporte de près ou de loin. Je lis toujours
avec passion les textes de « l’École de Francfort
». La théorie de la psychanalyse m’intéresse
également. Et, plus généralement, toute la
pensée franco-allemande du vingtième siècle,
dans la mesure où il est question du rapport entre notre
situation dans le monde et ses modes de représentation
dans notre esprit.