Une promenade à travers la ville de New York n'en serait pas une si on ne levait pas constamment les yeux vers le ciel pour admirer les architectures vertigineuses de ses tours scintillantes. Mais New York n'est pas seulement cette jungle de béton et d'acier que nous connaissons tous, ni ce temple de la haute finance que symbolise Wall Street, non plus que ces riches demeures de la Fifth avenue ou ces musées où logent les plus grandes collections de richesses artistiques au monde.

New York, c'est aussi Greenwich Village - le village de la bohème, des cafés et des théâtres d'avant-garde ; c'est aussi, dans le Lower East Side, ces rues où vit une jeunesse qui espère...

New York, c'est cet empressement et cette excitation des habitants mêlés au grondement des taxis, des camions et des métros à l'heure des bouchons de circulation.

New York, c'est aussi cette mère empressée qui traîne son enfant sur Broadway ; ces joyeux pique-niqueurs qui profitent du soleil à Central Park ; c'est ce couple d'amoureux dans une barque sur le lac, pour qui le temps s'est arrêté ; ce mendiant sur Canal street ; ces chanteurs folkloriques à Washington Square ; ces restaurants italiens sur Mac Dougal street.

New York est tout cela à la fois.

Mais New York au printemps est quelque chose de plus encore : quand paraîssent les perce-neige, quand les arbres revêtent leurs ramures vert lime et quand fleurissent les pommiers et les cerisiers, c'est alors qu'on voit surgir l'humanisme et l'espoir qui animent ses habitents malgré ses labyrinthes de ciment, d'acier, de verre et d'asphalte.

Philip Lim 

Juillet 2001 

 

Cliquez sur une galerie

ou sur