Présentation du projet
Historique du projet de parrainage
Au Cégep du Vieux Montréal, il existe un projet en soins infirmiers qui offre à des finissants et des finissantes en Techniques infirmières la chance de s’initier à l’entraide internationale. Au moins 6 à 8 étudiants et étudiantes accompagnés de deux enseignantes partent à chaque année au Sénégal afin d’intervenir dans de multiples domaines, dont la promotion de saines habitudes de vie, la prévention et le traitement de maladies endémiques ou autres dans des milieux où ils nous a été permis de constater que les besoins sociaux-économiques sont grands.
On affirme que la population ne mange en moyenne qu’un repas par jour. Il manque énormément de matériel médical, de fournitures scolaires, de personnel spécialisé, ou encore d’un simple moustiquaire (au coût de 5$ chacun) qui permettrait à une personne de se protéger contre le moustique de la malaria. Pour inscrire un enfant à une école française catholique, il en coûte 126 000 francs CFA par année (env. 300$ canadiens) alors que le salaire moyen annuel est de 146 000 francs CFA (1$ par jour). Les parents se voient souvent dans l’obligation de faire adopter leurs enfants, les donner à l’Église ou à des familles moins pauvres ou bien de les vendre à un « Marabou » (prêtre musulman) qui souvent, les fait mendier ou les traite de façon agressive ou abusive. Quel triste sort…
«Alors que faire» me disais-je, aux prises avec un problème de conscience qui me mettait depuis quelques jours, dans un état de profonde réflexion. Il fallait que je fasse quelque chose. Je ne pouvais fuir ce qui devenait de plus en plus évident pour moi. Je devais m’engager dans une action afin de diminuer cet inconfort lié à une situation de pauvreté et de manque de ressources qui me touchait énormément. Je me suis alors rendue à l’École Ste-Anne, juste à côté de la Maison des Pères où j’habitais, afin de m’enquérir d’un nom d’enfant à qui je pourrais venir en aide. «À qui puis-je m’adresser si je veux parrainer une enfant au Sénégal?» demandais-je à une religieuse qui était dans la cours d’école. C’était Sœur Marie-Claudine, la personne à qui je devais parler… «Justement, me répondit-t-elle, je viens de recevoir un téléphone d’une mère qui a des jumeaux et qui vient de m’annoncer qu’elle ne pourra inscrire ses enfants à l’école, car leur père vient de mourrir dans la guerre de Casamence, au Sud du pays.» Je projetais de parrainer un seul enfant, mais je ne pouvais donner la chance à un de se scolariser alors que l’autre resterait à la maison à faire je ne sais trop quoi! «Avez-vous beaucoup d’enfants dans cette situation?» lui demandais-je! «Bien sûr, presque la moitié de l’École sont dans le besoin, et c’est la même chose du côté des garçons,» m’informe-t-elle. C’est ainsi que, de but en blanc, j’ai demandé à prendre les photographies des enfants que vous verrez dans l’album photos.