Olivier Lemay

01/02/98

 

Criton

Dans la première partie du texte de Criton et Socrate, Criton évoque comme arguments : il serait une injustice de ne pas s'évader, car il n'assure pas sa survie, et il abandonnerait ses enfants. Dans le premier argument, Criton explique qu'il ne serait pas juste de ne pas se sauver, qu'il prendrait le côté le plus facile, que sa peine est due à une injustice, donc il est juste de devoir se sauver. Mais, Socrate répond à ce raisonnement qu'on ne doit pas combattre l'injustice par l'injustice, ni le mal par le mal, car même s'il est injuste qu'il soit condamné, il ne doit pas commettre l'injustice envers l'état en se sauvant. Dans son deuxième argument, Criton explique qu'il trahit et abandonne ses propres enfants, tandis qu'il pourrait les nourrir et achever leur éducation, tout en partageant leur destiné. Mais ce n'est qu'un sophisme, un appel aux sentiments, car s'il est vraiment l'ami de Socrate, Criton veillera sur ses enfants, il verra à ce qu'ils soient nourris et élevés de bonnes façons.

Moi, ma façon de penser, à la place de Socrate, aurait été, bien sûr, de sauver ma peau, car l'âme a beau être plus importante que le corps, mais sans son corps elle ne peut être exprimée. Mais, je le comprends, un petit peu, de ne pas vouloir échapper à sa peine, car il a eu une méthode de penser toute sa vie, alors pourquoi la changer quand le parti n'est pas à son avantage. Voilà ce qui est injuste, alors qu'il est en mauvaise position, changer son point de vue sur les choses, il se trahirait lui-même et non les autres, une personne ayant pris un engagement doit le tenir jusqu'au bout. En plus, s'il s'échapperait c'est qu'il déciderait lui-même que tout ceci est injuste, il ferait donc sa propre loi. Alors, si le peuple le prend comme exemple, chacun déciderait de changer les lois instaurées pour pouvoir sauver leur peau. Donc, ce serait l'anarchie, chacun faisant ce qu'il veut pour le bien-être de soi-même. Je suis, donc, en accord avec la décision que prend Socrate, malgré que si c'était moi, je me serais sauvé, car je n'ai pas encore un mode de penser bien à moi que je tiens à garder au péril de ma vie.

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