LA DANSE AU QUEBEC

Par Michel Landry

1. Historique

Afin de mieux comprendre la situation actuelle de la danse en éducation au Québec, il est important d'effectuer un bref retour dans notre histoire.

1.1     Les débuts

La danse a été depuis les débuts de la Nouvelle-France un sujet de controverse. Un rapide coup d'œil sur les mandements et les lettres pastorales des Évêques de Québec et de Montréal suffit à nous convaincre de cette réalité. On ne dansait pas au Québec parce que le clergé le défendait sous peine de péché mortel.

Monseigneur François de Laval, Vicaire Apostolique de la Nouvelle-France et plus tard premier Évêque de Québec, donna quelques directives a ce sujet. Dans son mandement du 3 juillet 1683 (Q. vol. 1: 114-115), il donne des directives précises afin que cessent ce qu'il nomme "charivari" et qu'il définit lui-même ainsi: "... assemblée tenue en conséquence du mariage célébré dans la ville de Québec où se serait réuni grand nombre de personnes de l'un et de l'autre sexe et auraient commis des actions impies...". On fait même mention que l'on a dû avoir recours au "bras séculier" (justice temporelle) pour faire cesser ces sortes d'assemblées. Ces assemblées désignées sous le nom de charivari étaient ce que l'on pourrait aujourd'hui appeler "banquet de noce", où l'on dansait, chantait et buvait sûrement. La peine encourue pour la participation à un charivari:

…inhibition et défense à tout fidèle de l'un et de l'autre sexe de notre diocèse de se trouver à l'avenir à aucune des dites assemblées qualifiées du nom de charivari, aux pères et aux mères d'y envoyer ou permettre que leurs enfants y aillent, aux maîtres et maîtresses d'y envoyer leurs domestiques, ou permettre volontairement qu'ils y aillent le tout sous peine d'excommunication. (Q. vol. 1: 115)

On voit que le clergé d'alors ne plaisantait pas sur le sujet, l'excommunication était la conséquence d'une faute très grave. La justice religieuse ainsi que la justice civile défendaient donc totalement la tenue de réunions ou d'assemblées de danse. Monseigneur de Saint-Vallier, successeur de Mgr Laval, a d'ailleurs donné son avis au gouverneur Frontenac à ce sujet, en tenant de ramener le "pouvoir civil" dans le droit chemin, vers les années 1685.

… il est d'une grande importance pour la gloire de Dieu et le salut du prochain que Monsieur le Gouverneur et Madame la Gouvernante, sur la conduite desquels la plupart (des citoyens) ne manqueront pas de former la leur, tiennent ferme, non-seulement pour ne point aller en des maisons où se feraient des assemblées de bal et de danse, mais encore pour interdire de la leur l'entrée à ces sortes de divertissements qui se répandent ensuite de chez-eux partout d'ailleurs. (Q. vol. 1: 171)

Par la suite plusieurs Évêques de Québec se sont exprimés sur le sujet dans des mandements, avis ou ordonnances. Le tableau suivant présente la liste des évêques de la ville de Québec qui se sont prononcés contre l'usage de la danse.

Mgr de St-Valier Ordonnance pour remédier à certains abus (Q. vol. 1: 278-279) 16 février 1691
Mgr de St-Valier Pratique de piété qu'un curé doit inspirer à ses paroissiens (Q. vol. 1: 333)  mars 1694
Mgr de Pontbriand Lettre circulaire aux curés de 1'Acadie (Q. vol. 2: 15-17) 20 avril 1742
 Mgr Turgeon Lettre pastorale au clergé et aux fidèles de la Cité de Québec, au sujet des danses (Q. vol. 4: 35-38) 18 novembre 1851
 Mgr Bégin Circulaire au clergé: luxe, mode inconcevable, danses défendues, mauvais théâtre (Q. vol. 11: 66-67) 21 avril 1914
Mgr Bégin Circulaire au clergé: les danses lascives (Q. vol. 12: 401-402) 20 décembre 1924
Mgr Roy Circulaire au clergé sur le mauvais théâtre et les danses lascives (Q. vol. 13: 43-44) 11 novembre 1925
 Mgr Rouleau Circulaire au clergé, chapitre III: danse (Q. vol. 13: 489-490)  4 décembre 1927
Mgr Villeneuve Circulaire au clergé, chapitres XVII, XLII et XLVI (Q. vol. 14: 476-490-492)
  • 25 mars 1935
  • 19 septembre 1935
  • 28 septembre 1935

 Tableau I. - Position des évêques de la Ville de Québec sur la danse

On voit donc que la position des Évêques de Québec est très précise sur le sujet: la danse et plus particulièrement les danses lascives sont formellement interdites sous peine de péché mortel et même parfois, selon l'évêque, d'excommunication.

1.2    À Montréal

Les Évêques de Montréal ne furent guère plus tolérants envers ce mode d'expression. Le diocèse de Montréal n'ayant été fondé que vers les années 1836-1837, c'est à cette période seulement que l'on voit apparaître les premières directives à ce sujet. Monseigneur Ignace Bourget, premier Évêque de Montréal, consulta le clergé sur la position à prendre sur ce sujet dans "Circulaire à messieurs les curés de Montréal" du 21 décembre 1840:

…au lieu de défendre absolument ce plaisir (bals et danses) qui n'est pas mauvais, ne vaudrait-il pas mieux le régler de manière a l'isoler de toutes les circonstances capables de le rendre criminel (sic): v.g. en ne tolérant que les rassemblements de parents et de voisins, en obligeant les pères ou les mères à suivre leurs enfants, et prescrivant à tous de se retirer de bonne heure, etc. Veuillez bien m'écrire au plutôt ce que vous en pensez. (M. vol. 1: 113)

Les curés de Montréal ont sûrement acquiescé aux recommandations Bourget car on peut lire dans une lettre intitulée "Circulaire au clergé du diocèse de Montréal" du 16 février 1843:

…je crois qu'il faut admettre la pratique des bals, avec certaines précautions... on doit y prendre les précautions suivantes et exiger: 1) qu'il n'y ait ni parole, ni chanson, ni geste, ni danses, ni jeux contraire à la pudeur; 2) que les parents y conduisent eux-mêmes leurs enfants, sans jamais laisser leurs filles y aller seules avec les jeunes gens qui les fréquentent; 3) que ces assemblées ne soient pas longtemps prolongées dans la nuit; 4) qu'il n'y ait pas de boisson, excepté aux repas de famille, qui puisse accompagner ces réunions. (M. vol. 1: 230-231)

et dans un texte intitulé "Extrait du procès verbal de la conférence tenue dans une des salles du séminaire de St-Sulpice" du 15 février 1849: "Les bals publics pourront être tolérés, conformément à la circulaire du 16 février 1843, quand ils ne seront pas une occasion prochaine de péché; mais il faudra en éloigner prudemment les fidèles, parce qu'il est rare qu'ils (les bals) soient innocents". (M. vol. 2: 46)

Plus tard les successeurs de Mgr Bourget donnèrent des directives semblables au clergé montréalais. Monseigneur Bruchési dans un texte intitulé "Circulaire de Mgr l'Archevêque de Montréal au clergé de son diocèse" du 17 février 1914 (M. vol. 15: 217) et dans "Lettre pastorale de Mgr 1'Archevêque de Montréal sur les maux de l'heure présente" du 13 avril 1921 (M. vol. 16: 362-363). Plus tard encore, Monseigneur Georges Gauthier dans une directive nommée "Circulaire de Mgr l'Administrateur Apostolique au clergé de son diocèse" du 25 janvier 1924, chapitre I (M. vol. 17: 301-315) et finalement Monseigneur Paul-Émile Léger "Au clergé et aux communautés religieuses de son diocèse" du 24 octobre 1952 mentionne:

La coutume de danser dans les salles paroissiales et même dans les sous-bassements d'église s'est introduite en certains endroits. Je rappelle à tous les pasteurs d'âmes, curés, vicaires en charge des loisirs, que cette coutume est contraire aux règlements diocésains. Voici les règles plus précises: a) Il est strictement défendu de danser dans les endroits situés a l'intérieur des murs d'une église. b) Les danses modernes ne doivent pas être autorisées dans tous les endroits ou s'exerce la juridiction de l'église: salles paroissiales, écoles, couvents, hôpitaux. c) Les séances de folklore sont permises, mais à condition que le programme ait été approuvé par le service des loisirs. Et n'oubliez pas de rappeler à tous vos fidèles le mot de Saint François de Sales au sujet des danses: elles sont comme des champignons, les meilleures ne valent rien. (M. vol. 23: 1147-1148)

Sa position est la même dans "Circulaire de son Éminence le Cardinal Paul-Émile Léger au clergé de son diocèse" du 25 janvier 1958, au chapitre X: "discipline maintenue au sujet des danses dans les lieux dépendant de l'église". (M. vol. 29: 4370)

1.3    Synodes et conciles

La danse semble avoir été une préoccupation encore plus grande pour l'ensemble du clergé de la Nouvelle-France jusqu' au Québec d'aujourd'hui. En effet, non seulement plusieurs évêques ont individuellement donné des directives très précises sur le sujet, mais la danse fut discutée lors de plusieurs synodes et conciles provinciaux. Citons à ce sujet le quatrième synode tenu à Québec le 8 octobre 1700, article XX: "... ôter l'abus qui paraIt s'être glissé de danser ou de faire des assemblées nocturnes, surtout entre personnes de différent sexe, comme occasion prochaine de grands péchés. À qui ils doivent (les prêtres) tâcher de remédier par le refus même de l'absolution" (Q. vol. 1: 395-396) Citons aussi le troisième concile provincial de Québec du 21 mai 1863, auquel participaient Mgr Turgeon de Québec, Mgr Ignace Bourget de Montréal, ainsi que les Évêques des diocèses de Ottawa, St-Boniface, Manitoba, Trois-Rivières, St-Hyacinthe, Hamilton, Sandwich, Kingston et Toronto (Q. vol. 4: 453), la "Lettre pastorale de son Éminence le Cardinal Bégin aux fidèles de son diocèse à l'occasion de synode diocésain" (Q. vol. 12: 343) du 21 novembre 1923, la "Lettre pastorale de nos Seigneurs l'Archevêque de Québec et les Évêques de la province ecclésiastique de Québec (Québec, Chicoutimi, Trois-Rivières, Nicolet, Gaspé et Rimouski) sur le fléchissement de la moralité et le naturalisme de la vie" du 2 février 1927 (Q. vol. 13: 191-192). Citons enfin la "Lettre pastorale de Mgr l'Évêque de Montréal (Edouard-Charles Fabre) concernant le sixième concile provincial" du 9 avril 1882 (Q. vol. 9: 448).

Les directives furent donc données au clergé et on peut supposer qu'elles furent retransmises aux citoyens, même s'il n'existe que peu de documents attestant cette transmission. Connaissant l'esprit de subordination du clergé vis-à-vis l'autorité ecclésiastique, tout porte à croire que plusieurs sermons furent prononcés sur ce sujet. Le seul document retrouvé à ce sujet traite de deux sermons (instructions) prononcés à la Basilique de Québec, en janvier 1879 et le 9 novembre 1879. On y retrouve intégralement l'orientation donnée par Mgr Turgeon. On y parle de danses scandaleuses (1879: 11-12) et l'on cite la "Polka", la "Valse" et autres comme étant des danses absolument défendues et réprouvées. Plus loin (1879: 22-23): dans le même texte on retrouve ce qui suit:

Nous ferions rougir la pudeur, par la simple description de ce qu'on se permet dans ces danses scandaleuses... les danses vives sont réprouvées et absolument défendues. C'est-à-dire qu' aucun catholique, en quelque situation que ce soit, ne peut se les permettre... défendues sous peine de refus de sacrements.

La défense de danser ne semble pas pour autant avoir été la défense de la seule religion catholique. On cite dans ce document Gilbertus Vossius professeur de théologie de l'académie d'Utrecht (protestant) dans la 4e partie de ses disputes théologiques qui aurait déclaré: "La profession de maître de danse est illégitime, et les magistrats chrétiens ne peuvent souffrir qu'on donne des leçons de danse". Plus près, aux États-Unis, toujours selon ce document, on parle qu'une position semblable aurait été adoptée par le clergé Anglican et notamment au New-Hamshire et à Washington, Richemond et Newark.

Ces quelques informations suffisent à faire prendre conscience que le peuple de 1650 tout comme celui de 1960 a toujours désiré danser et que ce désir a constamment été réprimé par le clergé. Connaissant l'influence du clergé sur le peuple québécois, on peu sans l'ombre d'un doute affirmer qu'il n' existait, ni ne pouvait exister aucun mouvement organisé de danse avant les années 1955-1960 au Québec.

Si le clergé est intervenu si souvent contre la danse, c' est que les citoyens dansaient effectivement. C'est pour éviter que ce mouvement ne prenne de l'ampleur que les Évêques et les curés se sont prononcés si souvent contre. Il est difficile pourtant aujourd'hui, alors que la danse fait partie intégrante de notre vie, d'imaginer cette situation. On dansait, alors, pour se divertir, pour se récréer. Mais le clergé avait une toute autre opinion sur l'utilisation des moments de d'expression des citoyens.

1.4    Le XXe siècle

Les recherches exécutées par Manus Barbeau, Luc Lacoursiere, Victor Morin et Cécile Grenier, au début du siècle, ont bien démontré que le peuple dansait nonobstant l'interdiction du clergé. Ces recherches sont publiées dans les archives de folklore de l'Université Laval de Québec. Mais ce qui est convenu d'appeler aujourd'hui "folklore" faisait partie de la vie quotidienne du XVI, XVII et XVIII ième siècles. Ce sont les danses connues aujourd'hui sous le terme "folklore" qui etaient condamnées par Mgr Laval, Mgr de St-Vallier et leurs successeurs, tout comme la valse et la polka étaient les danses "modernes" condamnées par Mgr Taschereau et Mgr Fabre, vers les années 1900 et le tango par Mgr Bruchési vers les années 1915.

C'est de ces danses folkloriques que l'on vit naître les premiers mouvements organisés de danse au Québec. Les recherches de Barbeau et de Lacoursière firent boule de neige et l'on vit apparaître à la suite des expériences de "l'Ordre de Bon Temps" et des mouvements scouts de Montréal, une troupe de folklore: "Les Ouaouarons et les Sauterelles". L'expérience se répéta à Québec vers les années 1945 et par la suite dans quelques autres villes de la province. Ainsi, à Longueuil, vers les années 1952, on vit naître la troupe "Les Feux-Follets" sous l'impulsion de Michel Cartier. Le groupe Feux-Follets orienta son action directement sur la recherche et la diffusion du folklore canadien et international sous tous ses aspects: chants, costumes, traditions, danses, légendes.

Le mouvement folklorique ayant pris de l'ampleur, Cartier lança, en 1956 l'idée d'une fédération folklorique provinciale, qui regroupait l'ensemble des équipes et individus intéressés au mouvement. L'idée s'amplifia d'autant plus que le clergé tolérait la tenue d'activités de ce genre dans les locaux relevant de sa juridiction. La première assemblée et les premières élections eurent lieu en juin 1959. Trois ans plus tard, en 1962, le diocèse de Montréal, par la voie de son "Service diocésain des loisirs de Montréal", publiait ses "Normes sur l'organisation de soirées dansantes dans le diocèse de Montréal". Pour la première fois on assiste à une différenciation de certains types de danse. On y traite notamment 1) de danses artistiques, incluant le ballet classique et le ballet moderne; 2) de danses populaires, incluant les danses modernes (vite et slow) les danses folkloriques et récréatives. Plus loin, on en arrive à différencier a) les danses à conseiller, b) les danses à utiliser modérément, c) les danses à déconseiller et d) les danses à bannir. On commençait à accepter la tenue et l'organisation de certains types de danse dans les locaux relevant du clergé.

Parallèlement à cette démarche, on voyait apparaître de plus en plus de studios privés qui dispensaient des cours de formation en ballet classique, discipline de danse qui avait été apportée, dit-on, à la cour de Louis XIV par des maîtres danseurs italiens. Le mouvement fut lent à démarrer au Québec, mais entre les années 1945 et 1960, on assista à la mise sur pied de quelques studios de ballet classique. On vit aussi naître en 1958 les Grands Ballets Canadiens. Cette discipline de danse jouissait aussi d'une certaine tolérance de la part du clergé, car nulle part dans les documents consultés on la défend. Toutefois, le monde du loisir paroissial n'étant pas suffisamment structuré à cette période, rares sont les salles paroissiales ou sous-sols d'églises qui ont accueilli de tels cours.

C'est aussi vers les années 1950 que l'on assista à la prolifération des studios privés de danse sociale (tango, valse, samba, fox-trot, etc.). Finalement c'est aussi vers ces mêmes années 1950 qu'apparût aux États-Unis le mouvement rock'n roll, qui se répercuta à Montréal par l'ouverture d'une série de "salles de danse" privées pour adolescents. Les débits de boisson étant interdit aux moins de 21 ans, à cette période, ces salles de danse eurent un succès énorme.

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Écu de la Fédération folklorique du Québec

On peut vraiment situer dans la décennie de 1950 à 1960, l'explosion du mouvement de la danse au Québec. Le clergé n'a rien pu empêcher, la danse était là définitivement. Comprenant et vivant totalement cette explosion, la Fédération Folklorique du Québec décide vers 1963 de modifier ses statuts et prit le nom de "Fédération des Loisirs-Danse du Québec" et se subdivisa en quatre secteurs majeurs d'intervention:

1) Le secteur folklore: afin de regrouper les éléments de 1'ancienne fédération folklorique.

2) Le secteur danse sociale: afin de lutter contre le cartel des studios privés qui soutiraient des sommes énormes à leurs clients sans offrir souvent en retour des services professionnels de qualité.

3) Le secteur danse artistique: réunissant les adeptes du ballet classique et moderne.

4) Le secteur animation sociale par la danse: qui avait comme principal mandat de former et de réunir les animateurs de soirées de danse.

De plus, le Service des Parcs de la Ville de Montréal orienta son action dans plusieurs de ces secteurs, dans l'organisation des loisirs municipaux. Sans le savoir, le monde des loisirs préparait lentement 1'avènement de la danse dans le système d'éducation du Québec. Le monde de d'éducation se préparait, pour sa part, par le rapport Parent, à admettre la danse en ses rangs.

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1- Curés de Notre-Dame de Québec (Les), les danses et les bals: sermons, notes et documents, Québec, 1879.

2- Évêques de Montréal (Les), Mandements des évêques de Montréal de 1836 à 1961, vols. I à XXX, Montréal.

3- Évêques de Québec (Les), Mandements des évêques de Québec de 1659 à 1961, vols. I à XVIII, Québec.

4- Service Diocésain des Loisirs de Montréal, Normes sur l'utilisation de soirées dansantes dans le diocèse de Montréal, Texte inédit, Montréal, 1962.