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Activités et services aux étudiants

Capsules 73 à 86

L'erreur que je ne ferai plus

 

Capsule no 73

« Vous avez passé de bonnes vacances ? »

Nota bene : nous entamons aujourd'hui notre quatrième année de publication de cette chronique ! Merci de nous lire régulièrement et de retenir les informations qui peuvent améliorer les compétences de tous en français écrit !

Attention ! Plusieurs noms ont parfois un sens différent selon qu'ils sont au singulier ou au pluriel. Ainsi, une « dame » est une « femme » ; mais des « dames » peuvent devenir « un jeu qui se joue sur un damier »...; un « échec » signifie « insuccès, faillite, revers »; cependant, les « échecs » constituent un « jeu de société » complexe et très populaire.

Par ailleurs, dans l'expression « bonnes vacances », où « vacances » veut dire période annuelle d'arrêt de travail ou encore période de repos accordée aux élèves et aux étudiants, le mot s'écrit toujours au pluriel et avec un seul « c », et non pas deux, comme on le voit trop souvent, au début de la seconde syllabe. Quant au mot « vacance » au singulier, il a une tout autre signification : il signifie qu'une charge ou un poste n'est pas occupé, c'est-à-dire qu'il est « vacant ». « La vacance à plusieurs postes de direction a été récemment comblée. »

Cette erreur d'orthographe est codée O1 ou N1, selon le cas, dans la grille de correction.

Capsule no 74

« Elle a quitté le bureau ! »

L'on entend très fréquemment, entre autres au téléphone, pour expliquer l'absence de quelqu'un, un énoncé très court et très sec, à la limite presque impoli : « Elle (il) a quitté ! » « Quitter », avec deux « t », est un verbe transitif et il doit, conséquemment, toujours être suivi d'un complément qui précise le lieu d'où la personne s'est absentée. Donc, « on quitte son emploi », « on quitte le bureau », etc. Il n'y a que dans l'expression « Ne quittez pas ! » où l'on n'a pas besoin d'ajouter le complément parce que « l'écoute » est bel et bien celui qui est sous-entendu...

Et que dire, à propos du complément, dans la chanson « Ne me quitte pas » de Jacques Brel ?

Cette erreur est codée S1 dans la grille de correction.

Capsule no 75

Vient-on au cégep « en » vélo ou « à » vélo ?

L'usage des prépositions « à » et « en », en ce qui a trait aux moyens de transport, est régi par une certaine logique. On utilise « en » lorsqu'on entre à proprement parler à l'intérieur d'un véhicule, quand on pénètre « dans » celui-ci. Par exemple, on voyage en avion, on se déplace en métro, en autobus, en voiture parce que, dans ces cas, on est clairement à l'intérieur d'une carlingue, d'un habitacle, d'un wagon, etc.

Dans le cas d'un moyen pour se déplacer que l'on enfourche, c'est-à-dire sur lequel on se met à califourchon, on utilise plutôt la préposition « à ». Ainsi, normalement, on se promène à cheval, à motoneige, à dos d'âne, etc., parce que l'on n'entre pas dans ces moyens de transports ; on est plutôt sur eux...

Cependant, avec des mots comme vélo ou bicyclette, moto ou scouteur, l'usage permet désormais que l'on utilise indifféremment l'une ou l'autre des deux prépositions. Alors, on peut donc venir au cégep, sans erreur, à vélo ou en vélo. À la condition, cependant, d'être extrêmement prudent...
Et l'hiver, on pourra y venir à ski(s) ou en ski(s) !

Cette erreur serait codée S6 dans la grille de correction.
(Sources partielles : OQLF et Guy Bertrand, SRC)

Capsule no 76

Au cégep, on est « étudiant » ou « élève » ?

Le mot « élève » est un mot passe-partout — d'autant plus qu'il a la même forme au féminin et au masculin — pour désigner toute personne qui est inscrite dans n'importe quel établissement d'enseignement, du primaire à l'université.

Cependant, l'usage veut que l'on utilise les termes « étudiant » ou « étudiante » lorsque des personnes fréquentent une maison d'enseignement de niveau supérieur. Au Québec, on considère que le cégep* constitue un niveau supérieur d'éducation, tout comme, bien sûr, les universités et les grandes écoles. En conséquence, on devrait employer plutôt les mots « étudiant » et « étudiante » pour parler de tous les jeunes et moins jeunes qui sont inscrits au Vieux Montréal. On réservera l'usage du mot « élève » pour tous ceux qui sont sur les bancs d'école au primaire et au secondaire. Et on mettra de côté tous ces termes farfelus comme « apprenant » et « s'éduquant » qui ont eu cours dans certains milieux...

Cette erreur serait codée L1 dans la grille de correction.

* Nous reviendrons sur cet acronyme lors d'une prochaine chronique.

Capsule no 77

« Embarquer » ou « monter » dans l'autobus ?

On a longtemps expliqué l'usage très répandu, au Québec, des verbes « embarquer » et « débarquer », dérivés du mot « barque », plutôt que « monter » ou « descendre », par le contexte maritime de la colonie française d'Amérique, la voie fluviale du Saint-Laurent, les goélettes, les caboteurs, chaloupes et autres embarcations. De telle sorte qu'ici on ne « monte » généralement pas dans une voiture ou dans un autobus; on a plutôt tendance à y « embarquer », ce qui n'est pas, semble-t-il, fautif, cet usage étant reconnu par les grands dictionnaires.

Cependant, l'OQLF soutient que cette manière de dire relève du niveau de la langue familière et que, dans l'usage neutre et soutenu, on devrait utiliser plutôt « monter » et « descendre ».

Cette erreur pourrait donc, s'il y a lieu, être codée L3 dans la grille de correction.

Rappelons enfin que le mot « autobus » est bel et bien masculin. On monte donc « dans un autobus » ou « dans un ascenceur » ; et l'on empruntera le 125, le 24 ou le 55 pour venir ou partir du cégep...

Cette dernière erreur est codée N1 et/ou N2 dans la grille de correction.

Capsule no 78

Des trémas enfin à la bonne place !

Quelques anomalies ont enfin été corrigées avec la réforme de l'orthographe et certaines d'entre elles font vraiment plaisir !

Ainsi, on a désormais décidé de mettre le tréma sur la lettre qui correspond à un son, dans un mot, et non, comme autrefois, sans logique, sur le « e » que l'on ne prononce pourtant pas... On écrira donc « aigüe » et « ambigüe » pour bien marquer que c'est le « u » que l'on entend et non pas le « e » comme le laissait supposer malencontreusement l'ancienne orthographe.

Et l'on ajoute aussi le tréma, dans certains mots, pour en préciser la bonne prononciation; c'est le cas pour « argüer » ou pour « gageüre » où le « u » est bel et bien sonore.

Étant donné que les deux graphies, ni l'ancienne ni la nouvelle, ne peuvent être tenues pour fautives, l'on n'utilisera pas, cette fois-ci, les codes de la grille de correction...

 Capsule no 79

« Mille millions de mille milliards de mille sabords ! »*

Les exceptions ne simplifient évidemment pas toujours la vie de l'orthographe... Ainsi, le mot « mille », tant comme adjectif numéral que comme nom masculin, est toujours invariable ! Qu'il y en ait un, dix ou cent mille millions! Cependant, les mots « million » et « milliard », eux, s'accordent!!! Et c'en est ainsi, même avec la réforme de l'orthographe...

Mais il y a tout de même, aujourd'hui, quelque chose de simplifié : l'utilisation des traits d'union dans les nombres. Dorénavant, tous les numéraux composés sont systématiquement reliés par des traits d'union, et non plus seulement les nombres en dessous de cent. On écrira donc « vingt-et-un-milliards-deux-cent-mille sabords » où « cent » demeure aussi invariable, quoique multiplié par « deux », mais suivi, ici, d'un autre numéral!!! C'est à en perdre « ses millions de sabords » !!!

Ces erreurs, si elles se produisaient, seraient codées N1 dans la grille de correction.
* Juron célèbre du Capitaine Haddock dans Le Trésor de Rackham Le Rouge, Casterman, page 20. La version corrigée du titre devrait se lire ainsi : « Mille-millions de mille-milliards de mille sabords ! »

(Sources partielles : Renouvo et Multidictionnaire)

Capsule no 80

« Sans faute, écrivons sans fautes ! »

« À coup sûr, écrivons sans erreurs ! » Ainsi pourrait-on dire !

Lorsque « sans faute », d'une part, veut dire certainement, assurément, « faute » est au singulier; lorsque, d'autre part, « sans fautes » signifie sans se tromper, sans faire d'erreurs, le mot « faute » se met alors au pluriel, à cause du sens et de la logique.

Dans les deux cas, notons qu'il n'y a pas de trait d'union.

Ces erreurs sont codées N1 dans la grille de correction.

(Sources partielles : SRC et Multidictionnaire)

Capsule no 81

Met-on un accent sur un « e » placé devant une double consonne?

Dans le mot « nécessaire », où le « e » est suivi de la consonne double « ss », devrait-il y avoir un accent aigu? « Nécéssaire »? Visiblemement, non ! Pourquoi? Parce qu’un « e » qui précède une consonne double est toujours, à l'oral, prononcé, soit en « è », soit en « é »; il n'est donc pas nécessaire, à l'écrit, de l'accentuer. Les « Essais » de Montaigne ne pourront jamais devenir les « Èssais »; « mademoiselle » ne s'écrira pas non plus « mademoisèlle »; de même, on n'osera jamais orthographier ainsi « ruèlle », « lèttre », « tèrre » ou « mèssage »...

Retenons donc qu'un « e » suivi d'une double consonne, dans quelque mot que ce soit, n'est JAMAIS accentué!

Cette erreur est codée O1 dans la grille de correction.

(Source partielle : Le Point)

Capsule no 82

« Le film que je te parle... » !!!

On a souvent l'impression, à écouter des conversations, que beaucoup de pronoms relatifs peuvent être remplacés, en quelque sorte, par une espèce de « que » passe-partout. NON! Notamment, lorsqu'un verbe est suivi d'un complément introduit par la préposition « de », comme « parler de quelque chose », c'est le pronom relatif « dont » qu'on doit utiliser. On dira donc : « le film dont je te parle », « c'est bien ce dont il s'agit », « le poème dont je me rappelle », « le mauvais pas dont je me suis sorti ». Tous les verbes de ces exemples exigent que l'on utilise la préposition « de » avant le complément. « Il s'agit de... », « on se rappelle de... », « on se sort de... ».

Donc, c'est « dont » qu'il nous faut!

Cette erreur est codée Pro2 dans la grille de correction.

(Source partielle : Multidictionnaire)

Capsule no 83

« Avec orgueil, accueillons ce recueil... »

Les phonèmes « euil [ œj ] », comme dans « œil », s'écrivent aussi de deux autres façons : « euil » ou « ueil » ! Mais comment les orthographier correctement ? C'est pourtant très simple : avec les lettres « c » et « g » précédant ces sons, c'est toujours le « u » qui suit immédiatement ces consonnes; avec toutes les autres consonnes, c'est le « e ». Donc, on écrira sans hésitation « deuil », « écureuil », « feuille », « fauteuil », « seuil ». Mais on orthographiera correctement « cercueil », « orgueil », « accueil », « écueil », etc.

Cette erreur est codée O1 dans la grille de correction.

(Source partielle : Le Point)

Capsule no 84

« La fourmi, la souris, la brebis et la perdrix... »

Ce pourrait, en effet, être là un amusant titre d'une fable de La Fontaine. Mais ces mots sont remarquables pour une tout autre raison : la plupart des noms féminins qui se terminent par le son « i » s'écrivent avec une finale en « ie » ; sauf quelques-uns, et ce sont surtout des noms d'animaux...

On aura ainsi « la mélancolie », « la boulimie », « l'anarchie » et « une partie » ; mais, par ailleurs, « une fourmi », « une souris », « une perdrix » qui sont tous des noms d'animaux. En cas de doute, il faut consulter le dictionnaire !

Cette erreur pourrait être codée O1 dans la grille de correction.

(Source partielle : Le Point)

Capsule no 85

Peut-on accentuer un « e » qui précède un « x » ?

Serge Gainsbourg faisait chanter Françoise Hardy avec des « textes » parfois hardis :

« Sous aucun prétexte je ne veux
Avoir des réflexes malheureux
Il faut que tu m'expliques un peu mieux
Comment te dire adieu. »

Qu'ils sont audacieux ces très merveilleusement sonores « ex » au cinquième pied de ces magnifiques vers de neuf pieds !

Alors, en français, c'est simple : aucun accent, ni grave, ni aigu, ni encore moins circonflexe, ne peut être mis sur un « e » placé devant un « x » ! Pourquoi ? Parce qu'un « x » équivaut à deux consonnes (par exemple, gz dans examen et exact ; ou ks dans réflexe) et que l'on n'accentue jamais un « e » devant deux consonnes...

À ce sujet, il faut aller voir la capsule no 81. Cette erreur serait codée O1 dans la grille de correction, si elle se produisait...

(Source partielle : Le Point)

Capsule no 86

Un « dico » pour Noël !

Tante Lucille ou oncle Jacquot vous demandent avec insistance, depuis des lustres, des suggestions de cadeaux pour Noël et vous ne savez toujours pas quoi leur répondre.

Plus d'hésitation ! Un dictionnaire ! C'est un superbe cadeau, assez coûteux, et que vous utiliserez pendant de nombreuses années. Il y a la série des Robert (noms communs et dictionnaire encyclopédique des noms propres) ; il y a aussi le fameux Multi, bien de chez nous, avec tous ses tableaux et tous ses trucs pour améliorer la maîtrise du français écrit. Et puis, il y a, summum du raffinement technologique, le logiciel Antidote, une autre merveille québécoise, qui vous permettra de résoudre, à l'aide des suggestions pertinentes qu'il vous proposera, de nombreux problèmes d'orthographe !

Sous l'arbre de Noël, bien emballé et bien lourd, cela sera le plus beau de tous vos cadeaux; bien plus que la paire de chaussettes ou la cravate, ou encore les boucles d'oreilles dont vous ne saurez quoi faire...

Sur ce, Joyeux Noël et Bonne Année 2011 ! On se retrouvera en janvier prochain !