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Activités et services aux étudiants

Capsules 37 à 45

L'erreur que je ne ferai plus

Capsule numéro 37

« Ça » ou « cela »?

« C'est ça que l'auteur veut dire dans son poème. » Bien que cette phrase soit syntaxiquement tout à fait correcte, elle contient tout de même une erreur de niveau de langue. Lorsqu'on rédige une analyse littéraire ou une dissertation, on doit adopter un registre de langue soutenu et non pas familier. Conséquemment, on doit utiliser le pronom démonstratif « cela » en lieu et place de « ça » qui, lui, appartient à la langue familière, celle dont on use à l'oral, entre amis ou en famille. Ce niveau n'est malheureusement pas acceptable dans un texte d'analyse où l'on doit, puisque l'on fait alors un travail de rédaction de haut niveau, employer un registre mieux adapté. Notons au passage que « cela » s'écrit sans accent grave sur le « a », comme on le voit à l'occasion...

Cette erreur est codée L3 dans la grille de correction.

Capsule numéro 38

« Vieux Montréal » ou « Vieux-Montréal »?

Sur la page titre d'un travail que l'on remet à son professeur, doit-on écrire « Cégep du Vieux Montréal » (sans trait d'union) ou « Cégep du Vieux-Montréal » (avec trait d'union) ?

Habituellement, on met un trait d'union (signe en forme de trait horizontal, placé à mi-hauteur de l'écriture, sans espace, ni avant ni après) pour faire la liaison des éléments spécifiques de toponymes (noms de lieux) de nature administrative. Ainsi, on écrira « La rue Antonine-Maillet », « Le boulevard René-Lévesque », etc. Par exemple, si l'on va assister à la Symphonie Portuaire dans le Vieux-Montréal, on n'hésitera pas une seconde à utiliser le trait d'union pour écrire le nom qui désigne ce quartier. Cependant, dans le cas spécifique du cégep ainsi nommé, il y a un problème : le nom, enregistré dans les documents officiels créant notre cégep à la fin des années soixante du siècle dernier, est écrit sans trait d'union ! C'était malheureusement une erreur avec laquelle on doit vivre depuis... Faudrait-il ouvrir un débat à ce propos ? Et faut-il, plus concrètement, mettre une erreur, codée O4 dans la grille de correction, sur une copie où le trait d'union est utilisé ?

C'est exactement la même chose avec le nom de la « ville de New York » qui s'écrit lui aussi sans trait d'union, contrairement à ce qui est inscrit sur le panneau à la sortie du pont Champlain...

Capsule numéro 39

« Le Lundi 30 Mars 2009 » ou « le lundi 30 mars 2009 » ?

Contrairement à l’usage en anglais, les noms des mois et ceux des jours de la semaine, en français, s’écrivent avec des minuscules. On écrira donc « le lundi 30 mars 2009 », sans majuscule; et on préférera cette manière d’écrire à la suivante : « Lundi, le 30 mars 2009. »

Cette erreur est codée O3 dans la grille de correction.

Capsule numéro 40

« Je dois étudier » ou « je dois étudié » ?

La confusion entre l’infinitif et le participe passé des verbes se terminant en « er » est malheureusement fréquente parce que, à l’oral, ils sont identiques. « Étudier » ou « étudié » se prononcent exactement de la même façon parce que c’est ainsi avec les verbes du premier groupe, celui dont la terminaison est justement en « er » ; cependant, ils ne s’écrivent pas tout à fait de la même manière ! Dans l’exemple donné en titre, « étudier » est un infinitif complément direct du verbe : « Je dois » quoi ? « étudier ». Et pour reconnaître que c’est bel et bien un infinitif, on peut se servir de la technique du remplacement ou de la substitution en utilisant un verbe du deuxième groupe dont la terminaison est phonétiquement différente à l’infinitif et au participe passé. Prenons, ici, le verbe « lire ». Est-ce que je dirais : « Je dois lire » ou « je dois lu » ? Aucune hésitation possible ! C’est donc, à l’évidence, l’infinitif qu’il faut écrire !

Cette erreur est codée V3 dans la grille de correction.

Capsule numéro 41

« À première vue » et « de prime abord »

Parfois, lorsqu’on veut innover et éviter des formulations trop courantes, on utilise des expressions qui peuvent sembler à première vue correctes, mais qui sont, en fait, erronées. De même, la locution « de prime abord » ne veut pas dire en premier lieu, mais plutôt, littéralement, dès la première rencontre ou encore tout de suite.

Ces deux expressions ne peuvent donc pas vraiment être considérées comme des marqueurs de relation, qui indiquent au lecteur que c’est à cet endroit, dans le développement, que commence le premier argument d’une analyse ou d’une dissertation. On leur préférera des expressions plus courantes, mais plus correctes, comme « tout d’abord », « pour commencer », « en premier lieu », etc. Et on écrira celles-ci non pas au tout début du paragraphe, mais, puisque ces expressions sont mobiles, quelque part ailleurs dans la première phrase du développement pour donner un peu d’élégance à la syntaxe...

Ces expressions françaises proviennent d’une expression latine, prima facie, utilisée aujourd’hui dans la langue juridique pour « désigner l’évaluation par les juges des preuves "à première vue" afin de décider si elles justifient l’ouverture d’un procès. » (Lexique juridique)

Cette erreur est codée T5 dans la grille de correction.

Capsule numéro 42

« Qui »

« Qui » est un pronom relatif très ancien, apparu en français dès le IXe siècle, qui vient directement d’un mot latin identique, « qui ». On le définit comme étant un pronom relatif des deux nombres (singulier ou pluriel), masculin ou féminin. Quand il est employé seul dans la phrase, « qui » est toujours le sujet de la relative. Il faut donc identifier avec exactitude son antécédent pour accorder correctement le verbe dont il est obligatoirement le sujet. Il faut alors faire très attention au mot-écran qui peut parfois le séparer du verbe. Par exemple, examinons la phrase suivante : « Rimbaud vit de nombreux évènements qui le contrarie. » Ici, « le » est un mot-écran que l’on prend fautivement pour le sujet du verbe « contrarier », alors que son sujet est bel et bien « qui » dont l’antécédent est « évènements » (tel qu’écrit selon la nouvelle orthographe), mot masculin pluriel. Donc, il faudrait plutôt écrire « contrarient », à la troisième personne du pluriel. Lorsque « qui » est complément indirect du verbe ou complément de la phrase, il est toujours précédé d’une préposition : « Le professeur à qui je remets un travail. » « L’élève avec qui j’étudie. » Donc, « qui » accompagné d’une préposition n’est jamais sujet.

Cette erreur d’accord du verbe est codée V1 dans la grille de correction.

Capsule numéro 43

« Parmi » et « tandis »
Plusieurs commettent malheureusement l'erreur de mettre un « s » à « parmi », sans doute influencés par le fait que le mot « tandis », lui, en prend un. Contrairement à « parmi », préposition signifiant au milieu de, « tandis » ne s'utilise jamais seul; il fait obligatoirement partie de la locution conjonctive de subordination « tandis que », (subordonnant composé de temps), qui indique la simultanéité de deux actions. Un truc bizarre pour se souvenir de la différence dans l'orthographe de ces deux mots : dans « tandis que », il y a le mot « disque », alors que le mot « misque » n'existe tout simplement pas... Donc, pas de « s » à « parmi » !

Cette erreur d'orthographe d'usage est codée O1 dans la grille de correction.

Capsule numéro 44

« Bâteau » et « champs »
Bien peu de mots commençant par « ba » prennent un accent circonflexe sur le « a ». Pourtant, plusieurs scripteurs hésitent devant le mot « bateau » et lui en mettent malencontreusement un. Pourquoi ? Peut-être parce que le mot « bâtiment », lui, en prend un; et comme ces deux mots sont, dans certains cas, synonymes, on prend facilement l'orthographe de l'un pour l'orthographe de l'autre... À moins que ce ne soit à cause de « château » qui, lui, a bel et bien son « toît » sur le « a ».

Par ailleurs, quand on analyse un texte littéraire, on peut être appelé à parler du « champ lexical » d'une quelconque réalité. Encore une fois, beaucoup écrivent fautivement « champs », possiblement par association avec « temps » qui se termine par un « s », l'axe de la temporalité croisant ainsi furtivement, dans leur esprit, celui de l'espace...

Alors, on retient que l'orthographe de « bateau » et celle de « champ », au singulier, est bien celle que l'on vient de lire !

Ces erreurs d'orthographe d'usage sont codées O1 dans la grille de correction.

Capsule numéro 45

« Bonnes vacances ! »

Dans l'expression « bonnes vacances », où « vacances » signifie période annuelle d'arrêt de travail ou encore période pendant laquelle les écoles rendent leur liberté aux élèves, le mot s'écrit toujours au pluriel et avec un seul « c », et non pas deux comme on le voit souvent au début de la deuxième syllabe.

Le mot « vacance » au singulier a une tout autre signification : il veut dire qu'une charge ou un poste n'est pas occupé, qu'il est vacant. « La vacance à quelques postes de direction sera incessamment comblée. »

Cette erreur d'orthographe est codée O1 ou N1, selon le cas, dans la grille de correction.

Sur ce, je souhaite à tous d'excellentes vacances d'été, et au plaisir de vous retrouver l'automne prochain pour la poursuite de la publication des capsules !