Kierkegaard
Par Luc
Desautels, du collège l'Assomption
I- AUTEUR ET UVRE
Sören Aabeye Kierkegaard (1813-1855), né à Copenhague, Danemark et mort à ce même endroit.
A- Enfance et jeunesse
Septième dune famille bourgeoise, son enfance est profondément marquée par le luthéranisme austère et angoissé de son père. Homme de la Bible, hanté par le remords de fautes passées, celui-ci pousse Sören à se croire choisi par Dieu pour expier le péché paternel. Ce nest quà sa mort en 1838 que Sören se libérera de cette idée fixe et y verra un signe de pardon divin de son père et en même temps, à son égard, une sommation à sengager résolument dans la vie. Cest que, jusque là, il avait mené la vie insouciante de létudiant bien nanti, peu préoccupé de faire quelque chose de sa vie. Il termine donc rapidement ses études et décide de se marier. Mais après plus dune année de fréquentation avec Régine Olsen, les fiançailles sont rompues : Kierkegaard, bien quamoureux (il lui reste fidèle toute sa vie et la nomme même légataire universelle dans son testament), ne peut se résoudre à sengager dans le mariage.
B- Maturité
Cest que Kierkegaard se sent appelé à une autre tâche, du type de celles qui exigent le don total de soi, le sacrifice : le service de la vérité, la quête religieuse. De 1841 à sa mort, Kierkegaard se consacre à lécriture avec ce seul but en tête : fonder le christianisme en humanité. Il sy emploie de différentes façons : des uvres littéraires et philosophiques, publiées sous des noms demprunt (par exemple, Le journal dun séducteur, lAlternative; Crainte et tremblement; Les stades sur le chemin de la vie; etc.),des textes spécifiquement religieux, publiés sous son propre nom (Discours édifiants; Les uvres de lamour;) et, dans la dernière période de sa vie (1850-1855) des textes de combat contre lÉglise établie (École du christianisme; revue lInstant).
II- CONTEXTE PHILOSOPHIQUE
Bien que lhistoire privée de lauteur soit la source et la ressource de son uvre, il importe aussi de camper le contexte philosophique général de son époque.
A- Hegel et le rationalisme
Le XIXe siècle connaît, grâce au progrès technique, une amélioration sans précédent de la condition de vie des hommes. La connaissance, la science, lobjectivité, en somme la raison deviennent les mots-clés de tout discours qui se veut éclairé. Pour Kierkegaard, cest le philosophe allemand Hegel, mort en 1831, qui représente le mieux ce point de vue : celui-ci na-t-il pas montré définitivement laccord profond entre raison et réalité? Sa dialectique ne prouve-t-elle pas que la diversité nest jamais que provisoire, lopposition relative, le conflit quapparent? Et quau fond, limmobile et lhomogène triomphent du fluent et du divers, luniversel de lindividuel et lun du multiple? Et quainsi la raison humaine peut saisir le sens de lhistoire humaine et entrevoir où nous sommes peu à peu conduits.
B- La protestation kierkegaardienne
Mais pour Kierkegaard, la dialectique de la vie est justement à lopposé de celle du concept : la vie est contradictoire, ambiguë; sa dialectique est passage du même à lautre, polémique et conflit en même temps que contact et saut. Si le philosophe nest quun technicien de la réduction du monde et de lhomme en un ensemble de concepts abstraits choisis soigneusement pour permettre de résoudre sur le papier toutes les difficultés imaginables, alors il na plus de rapport vrai avec la réalité. Comment ne pas voir lerreur des rationalistes : pour penser lexistence, ils doivent labolir, la figer; la clore, alors quelle est essentiellement ouverte, en mouvement. Comment enfermer la vie dans un " système ", aussi brillant soit-il? Et comment parler de la vie en général, alors que tout ce quil mest donné de connaître cest ma vie dexistant particulier?
Mon existence nest-elle pas la seule certitude possible? Je postule celle des autres, ils postulent la mienne; mais seule lexpérience, la conscience spontanée et directe de mon identité au travers la disparité de mes comportements simpose comme certitude. Je ne peux me fier à mes sens : les sens sont trompeurs. Ni au savoir historique : il nest quapproximation et interprétation. Ni à la spéculation : nous lavons vu, elle fige la vie. Non voilà bien la seule donnée sur laquelle il mimporte de travailler : je suis tel homme, particulier, existant. Pas labstraction " homme ", pas seulement un être de connaissance, mais aussi daction et de spiritualité. Et je nai quune tâche : me comprendre dans lexistence, donner un sens à ma propre vie, trouver ma propre vérité.
Quest-ce en effet que la vérité, sinon la subjectivité? La prétention à lobjectivité est vide, nous lavons montré ci-dessus. Si la philosophie a une tâche, cest bien celle de mapporter une vérité à laquelle mon être le plus personnel puisse communier. Ce qui mimporte, cest non pas de savoir la vérité, mais dêtre dans la vérité. Il ny a de vérité pour lindividu quen tant quil la produit lui-même en agissant. Ce ne peut être une vérité de raisonnement mais la vérité dune vie, dun chemin de vie : la vérité de chaque vie ne peut être manifestée que selon le cheminement irremplaçable de lindividualité. Et la philosophie pour chacun, doit être une méditation de la vie, une élucidation de son existence humaine. Et cest précisément là quéchouent tous les systèmes rationalistes : ils dissuadent lindividu de se centrer sur lui-même et dobéir à sa vocation originale dêtre un existant, un individu.
Cest sur la base de considérations de ce type, née de son propre cheminement personnel, que Kierkegaard entreprend décrire. Or, de cette conception de la vérité, on ne peut parler que par allusions, que donner des indications : de là la diversité des styles et des moyens quil emploiera pour la suggérer. Et cest bien pour avoir posé le primat de lintériorité, le primat de lexistence, par opposition à la réflexion abstraite, et pour en avoir fait le point dattache de la vérité humaine que Kierkegaard est reconnu comme le fondateur de lexistentialisme.
Dautres avant lui avaient questionné les privilèges traditionnels de la raison (par exemple : Augustin, Pascal, Dostoïevski), mais aucun ne lavait fait de manière si vigoureuse.
III- QUELQUES CONCEPTS KIERKEGAARDIENS IMPORTANTS
A- Être et exister
Être, cest rester identique à soi; cest rester le même. Compris de cette façon, seul Dieu est, toujours le même. Lhomme lui, nest pas; il évolue, il devient, il existe. Exister, cest devenir, changer, se transformer, se chercher. Lhomme existe; Dieu nexiste pas, Dieu est. Lhomme cherche son être : il est le non-être en devenir vers lêtre, ou lêtre en devenir vers lÊtre, ou le moi en devenir vers le moi absolu lindividu va du moins au plus, en prenant toujours davantage conscience de lui-même.
Cest le moi qui distingue lindividu de lespèce; du point de vue de lespèce, lhomme nexprime que la génération, nest quun " exemplaire " semblable aux autres; mais du point de vue de lindividu, il est unique et chacun a comme tâche de recommencer à zéro, pour son propre compte, la quête de son identité. Il est " placé dans lexistence ", dans le devenir, pour être plus. Cest pour cela que lhomme est esprit; ou mieux : dépositaire desprit; conditionné à devenir esprit, il est en chemin pour passer de lexistence à lÊtre.
B- Angoisse et désespoir
Mais ce passage est pénible. Nétant jamais pleinement ou bien ceci ou bien cela, étant confondu en son milieu et en porte à faux par rapport à lui-même, il est déchirure et séparation du premier jour au dernier jour de son existence. Synthèse douloureuse de deux principes opposés, le temporel et léternel, de ce qui passe et de ce qui dure, lui-même volonté de durée, volonté dabsolu, désireux de perfection, - ce qui manifeste justement son imperfection, - lhomme " éveillé " souffre et connaît le désespoir. Le désespoir cest toujours en quelque sorte lexpérience de la limite : ce que je peux être, je ne le suis pas et ce que je suis, je ne le veux pas. Je cherche le plus-être et je nen connais pas concrètement le chemin; plusieurs voies soffrent à moi et je ne sais laquelle choisir. Vertige de lindividu auquel soffrent plusieurs possibilités contradictoires : angoisse de la condition humaine.
Mais quon ne sy trompe pas : pour Kierkegaard, angoisse et désespoir ne comportent pas dabord des aspects négatifs. Ainsi " désespérer en vérité " est utile et souhaitable puisque cela éveille lhomme à la conscience de sa valeur éternelle. Même dans sa forme la plus basse, cest-à-dire, au sujet des revers de fortune, le désespoir manifeste en filigrane la volonté déternité. Et sil évite lécueil de se transformer en " conception " de vie désabusée et sceptique mais au contraire le projette passionnément dans la recherche de ce qui dure, il conduira lhomme aux portes de lui-même : voulant " désespérément " son moi absolu et pourtant incapable dy accéder par ses propres forces, il sera sauvé par la foi.
C- Stades de vie
Car, pour Kierkegaard, cest seulement là que lindividu peut devenir vraiment individu, pure subjectivité, moi absolu. Seule lattitude religieuse devant la vie, devant ma vie, peut, au-delà du désespoir, espérant contre toute espérance, déboucher sur le salut personnel. Contre la raison, malgré la raison, je crois; je cède à la passion de léternité
Quattendre en effet des étapes précédentes? Du stade esthétique où lhomme recherche la jouissance et le plaisir, charnel ou intellectuel, dans la passion momentanée. Un grand désir, jamais satisfait, changeant sans cesse dobjet : absolu farouche du désir, individualisme romantique. Amour, musique et fantaisie, sur fond de mélancolie désespérée : Don Juan pourra-t-il jamais trouver son bonheur? Et alors, à moins de sombrer dans lapathie et le suicide, lhomme peut passer à une autre manière dexister, sauter à une autre sphère dexistence
Dans le stade éthique, lhomme recherche un principe dunité pour donner sens et valeur à lexistence. À lirrésolution fantasque de lesthétisme succède la décision, la volonté daccomplir son devoir. Lhomme éthique est celui du choix, de lengagement; du sérieux du choix et de lengagement. Aux yeux de Kierkegaard, le mariage en constitue la forme la plus représentative : chacun ne sest-il pas choisi lui-même dans le choix de lautre époux et chacun ne peut-il espérer, en obéissant à labsolu du devoir, réaliser son existence, accomplir à la fois son bonheur et son honneur?
Malheureusement, même ce stade plus noble débouche sur la dérision et le désespoir : quel est lhomme qui peut toujours se maintenir dans le devoir? Que sen aille le bonheur, le devoir subsiste-t-il? Et de plus, si la morale applique des principes généraux à des cas particuliers, ne peut-elle faire oublier lexigence de lIndividualité, de lintériorité? Ne peut-on se cacher, se perdre dans la foule? Et devant la faute, lhomme ne se contredit-il pas puisque son repentir est à la fois affirmation de soi en tant que responsable de lacte, et négation de soi en tant que coupable? Ainsi donc même léthique ne me permet pas dêtre vraiment ce que je voudrais être; il me reste alors à me jeter passionnément dans la sphère religieuse pour tenter de me trouver.
Là, renonçant aux exigences générales de la loi morale (comme Abraham dans le sacrifice dIsaac), à toutes les certitudes intellectuelles et morales, persuadé quà légard de Dieu de toute façon nous avons toujours tort, jentre dans une résignation infinie. Cette existence religieuse est alors souffrance car elle signifie défaite de la raison et de ses évidences naturelles, espérance passionnée dans le vide des raisons despérer, conflit avec le monde. Le religieux, cest lappel à la subjectivité profonde, la dévotion au Dieu caché et le silence qui en procède : le tourment religieux, homologue supérieur de lironie socratique ou du doute méthodique, nous introduit à la foi où lon accepte de tout perdre pour se trouver.
Dailleurs chaque sphère dexistence contient quelque chose de précieux, qui la justifie : lesthétique, léthique et le religieux sont chacun un aspect de la vie et en tant que tel chacun est porteur dune vérité de lhomme. Et si le stade religieux occupe pour Kierkegaard le sommet, cest non pas parce quil nie totalement les autres sphères, mais parce quil accomplit ce quelles ont de meilleur, en les transformant, en les transfigurant : où le Désir de lesthétique et le Sérieux de léthique pourraient-ils saccomplir sinon dans linstant éternel? Cest donc le religieux qui permet de retracer, à partir de lui, la finalité des deux autres, finalité qui ne peut aboutir, être comblée, quen lui : là seulement lhomme touche sa valeur éternelle que pourtant il cherche confusément déjà dans les autres sphères.
D- Liberté et choix
Entre chacune de ces trois manières de se placer dans lexistence, il ny a pas de passage automatique nécessaire. Bien sûr, elles ont entre elles un rapport positif en tant quelles sont les paliers successifs vers une vie plus parfaite et plus riche. Mais cette évolution positive ne se produit pas nécessairement : elle dépend de la liberté de chacun. Chaque homme porte la responsabilité de sa destinée propre; il lui appartient de se choisir lui-même et au besoin de se transformer. Je choisis ce que je deviens. Je choisis en agissant. Jagis en esthète, en éthicien ou en homme religieux. Et ce choix nest pas donné par la réflexion, il est acte de volonté : la pensée pense le choix, elle le précède ou le suit, le précipite ou le retarde, elle nest pas le choix. Le désespoir peut, lui, me pousser au choix, au " saut " dune sphère à lautre.
Par exemple, lesthète prenant conscience que choisir une multitude de choses, - choisir pour limmédiat, pour linstant qui passe et, dans linstant qui suit, choisir autre chose, - ce nest pas vraiment choisir, cet homme se décidera peut-être à choisir " une seule chose ", absolument. Il vient, par décision volontaire, de passer à la sphère éthique, celle de lengagement. À son tour, léthicien, acculé au constat de limpossibilité de la vie vertueuse heureuse se jettera peut-être dans les mains dun plus fort en espérant de celui-ci de son salut.
Dune manière, on peut dire que ces choix sont libres puisquils ne sont pas posés nécessairement : bien des esthètes ne resteront que des esthètes toute leur vie. Mais dune autre façon, plus kierkegaardienne, liberté et nécessité sont pourtant liées : la liberté de choisir culmine dans la nécessité de choisir. Plutôt que de voir la liberté, la faculté du choix, dans un sens quantitatif et extensif, comme si elle impliquait lincertitude du terme à choisir ou consistait à laisser du temps ou des délais pour le choix, - il faut la voir dans un sens qualitatif et intensif : elle sexerce dans linstant et consiste à opter pour ce quil est nécessaire de choisir. Lobjet à choisir cest moi, ce que je deviens. Je dois me vouloir intensément : limportant cest le " comment " du choix, de lénergie, du sérieux et de la passion avec lesquels on choisit. Pourvu que je veuille passionnément, que je menfonce dans le choix de tout mon être et my accule pour ainsi dire sans esprit de retour, je choisirai juste et serai conduit pas à pas vers mon être véritable.
IV LE CHRISTIANISME ET KIERKEGAARD
Au terme de ce parcours il nous faut maintenant dire un mot du christianisme de Kierkegaard; et nous voudrions le faire en citant explicitement cette fois le commentateur qui fut notre guide principal jusqu'ici :
Pour Kierkegaard, il ne sagit pas de créer une nouvelle doctrine philosophique, en opposant à la mode actuelle une nouvelle mode; il sagit de restaurer dans son authenticité lenseignement du Christ. Toutes les analyses kierkegaardiennes doivent être lues dans cet éclairage. Lorsquil est question de lexistence, il ne faut jamais oublier que la plénitude de lexistence se trouve dans la foi et ne se trouve que là Autrement dit, la plus haute existence est celle de Dieu, et la réalité humaine ne rencontre lexistence que dans la mesure où elle rencontre Dieu. Lanalyse réflexive se meut dans lordre de la possibilité, qui jamais ne sélève jusquà la réalité Au contraire, " une existence de chrétien est en contact avec lêtre " parce quelle est affrontement de Dieu. Kierkegaard ne cesse de répéter : " le christianisme nest pas une doctrine, mais un message existentiel ".(1)
La fonction du christianisme est donc daffirmer la valeur infinie de la destinée humaine. Pour Kierkegaard, seule la foi en lincarnation de Dieu dans le Christ donne un fondement inébranlable à la réalité humaine : si Dieu devient lun dentre nous, cest donc que lindividu humain a vraiment une valeur sacrée et quen lui se conjuguent le temps et léternité.
Mais cette foi, cest dans le secret de la subjectivité quelle se voit et montre sa vérité. Elle est à la fois incommensurable et incommunicable; injustifiable aux yeux dautrui, elle revêt pour celui-là même qui la vit les apparences du paradoxe et de labsurde. Il est impossible den fournir une preuve rationnelle; bien plus, la foi, de son propre aveu, est une folie : folie et scandale dun dieu mort et ressuscité, qui donne vie; folie de préceptes si contraires à lexpérience humaine commune que jamais aucun existant narrive à sy conformer complètement. Folie telle quun seul jour de christianisme véritable ferait éclater le monde.
Et pourtant sa vérité séprouve subjectivement dans une adhésion passionnée. Ce que Kierkegaard demande à la raison cest de reconnaître que, approximative par essence, il nest pas en elle de saisir la totalité de lexpérience humaine. Si lhumain est sentiment et passion et pas seulement raison, alors la perfection humaine consistera dans la possession de la plus grande énergie de passion possible. La passion est le sommet de la subjectivité et par conséquent lexpression la plus parfaite de lexistence. Mise au service de Dieu, valeur absolue, elle conduit l'individu à son être au-delà de la raison.
Kierkegaard ne nie pas que celle-ci ait son rôle à jouer. De quoi se sert-il donc lorsquil réfléchit à ces sujets et quil nous communique ses pensées? Mais on doit sen servir avec " crainte et tremblement ", cest-à-dire en étant bien conscient de son incapacité à tout comprendre de lexistence, par la raison. Cest pourquoi dans la dernière partie de sa vie, Kierkegaard mènera une lutte farouche à léglise officielle du Danemark : bourgeoise, installée, raisonnable, qua-t-elle fait de la folie de la croix? En voulant rendre la foi si raisonnable aux yeux dun siècle enivré par les progrès de sa science, ne comprend-elle pas quelle dénature le message chrétien?
Homme de souffrance et de combat, homme de raison et de foi, déchiré entre les deux, incapable de vraiment les réconcilier mais nen abandonnant aucune, homme du choix fidèle de la quête de soi et du don total, Kierkegaard meurt en 1855 épuisé par cette lutte pour la vérité. Jusquau bout il est demeuré fidèle à sa ligne de vie, à la question de sa vie. Navait-il pas écrit le 1er août 1835, à lâge de vingt-deux ans :
Il sagit de comprendre ma destinée, de voir ce que Dieu veut proprement que je fasse; il sagit de trouver une vérité qui soit une vérité pour moi, de trouver lidée pour laquelle je veux vivre et mourir. (2)
NOTES
1
Gusdorf, Georges, Kierkegaard (Philosophes de tous les temps), traduit par P.H. Tisseau, Paris, Seghers, c 1963, 215 p.Nous avons aussi consulté :
a) Mesnard, Pierre, Kierkegaard (coll. Philosophes), Paris, P.U.F., 1963, 100 p.
b) Jolivet, Régis, Aux sources de lexistentialisme chrétien, Kierkegaard, Paris, Fayard, c 1958, 287 p.
c) Malaquet, jean, Soren Kierkegaard : Foi et paradoxe (10-18), Paris, Union générale dédition, 1971 316 p.
2-
Journal, I, A, 75.