Le Phèdre de Platon (extrait)

 

(...) tu ne vois pas [Phèdre] que les hommes politiques qui se poussent le plus au col sont particulièrement désireux d'écrire des discours et de laisser derrière eux des écrits. En tout cas, chaque fois qu'ils écrivent un discours, ils ont, pour ceux qui les approuvent, une telle tendresse qu'ils inscrivent en tête de chacun de leurs textes le nom de ceux qui leur accordent leur approbation. (257e)

(...) quiconque a écrit un ouvrage où on trouve des exposés auxquels on donne le nom de lois: Si c'est en sachant en quoi consiste le vrai qu'il a composé cet ouvrage, s'il est en mesure de lui venir en aide en affrontant la réfutation à laquelle sera soumis ce sur quoi il a écrit, et s'il peut, en expliquant lui-même la chose, démontrer que ses écrits sont de peu d'importance, un tel homme, on doit le désigner non comme s'il avait une dénomination en rapport avec l'un de ses écrits, mais d'après ce qu'il a pris au sérieux (...) l'appeler philosophe, ou lui donner un nom de ce genre, voilà qui lui conviendrait mieux (...). (278d)