LA CRISE D'OCTOBRE ET LA LOI DES MESURES DE GUERRE

Martin Pilon et Mélanie cadieux

PRÉSENTATION DESCRIPITION ENQUÊTE SITE WEB BIBLIOGRAPHIE

Dans le cadre du cours fondements historiques du Québec contemporain, notre sujet de recherche portera sur la crise d'octobre de 1970 et la loi des mesures de guerre.

 

 


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    Le Québec constitue historiquement une société pacifique qui, malgré un contexte de colonisation économique et politique, n’a put guère se libérer du joug de l’oppression. Pour cette raison, la crise d’octobre de 1970 comme la rébellion de 1837-38 paraît comme une anomalie dans l’histoire politique du Québec. Cependant, la crise d’octobre, contrairement à la rébellion de 1837-38, n’était pas une révolte globale mais marginale. Parallèlement, il faudrait savoir si la loi sur les mesures de guerres prononcées le 6 octobre 1970 était justifiée face au caractère litigieux d’une insurrection appréhendée

   En plus de savoir si les modalitées d'application sont équivalentes de la loi des mesures de guerre de 1970  à la loi anti-terroriste du 11 septembre 2001, le décret de ces lois était-il justifié? 

            Nous considérons a priori que l'application de la loi sur les mesures de guerres n'était pas   justifié tandis que la loi anti-terroriste oui. Cependant, nous croyons que les modalités d'application sont très vagues et permettent tous les écarts.

     C'est dans la province de Québec faisant partie de la constitution canadienne, dans le contexte de la crise d’octobre de 1970, que le gouvernement libéral déclara la loi des mesures de guerres. Les mesures prisent par le gouvernement, tel que la suspension des droits et libertés et l’envoie au Québec de certaines unités de l’armée canadienne pour appuyer les forces policières québécoises à le demande de Robert Bourassa et exécutés par M. Trudeau pour mettre fin au supposé terrorisme engagé par le F.L.Q. Ce mouvement terroriste né en 1963 de la (désespérance) et de l’espoir entremêlés d’une poignée de jeunes gens voués à la réalisation d’un idéal, l’indépendance du Québec et une meilleures répartition de la richesse.L' insurrection appréhendée se réflète par l’enlèvement de James Richard Cross , de Pierre Laporte et de la loi des mesures de guerres engagés par le gouvernement en place. James Richard Cross était in diplomate britannique né en 1921, en poste au consulat britannique de Montréal en 1970.Pierre Laporte était journaliste du Devoir puis ministre de l’immigration et du travail dans le gouvernement québécois de Robert Bourassa. La crise d’octobre de 1970 est donc une crise politique qui s’est déroulé du mois d’octobre jusqu’en décembre 70 au Québec, mais plus particulièrement dans la ville de Montréal. Cette crise à débutée par l’enlèvement de James Richard Cross et s’est terminée par sa libération. Entre temps, M. Laporte fût enlevé et assassiné par des membres du F.L.Q. 

   La documentation que nous avons consultée, tant sur internet qu’à la bibliothèque, s’avère très diversifiée. En effet, on constate différents points de vue sur la Crise d’octobre, mais la plupart des ouvrages s’annoncent comme étant neutres et instructifs. Les aspects les plus souvent invoqués sont : la loi des mesures de guerre et le FLQ. L’ouvrage le plus intéressant et le plus complet, selon nous, est celui de Louis Fournier ayant pour titre FLQ : Histoire d’un mouvement clandestin. Ce livre est une véritable petite encyclopédie et couvre tout les aspects de la crise. Il contient, entre autre, une liste des personnes emprisonnées et une chronologie des évènements. Ce livre constituera donc la base de notre recherche.

Description   flech_h.gif (346 octets)

1. LA CRISE D'OCTOBRE 1970
1.1. Ses origines
1.2. Les revendications felquistes
1.3. L’organisation felquiste
1.4. Les événements de la crise d’octobre

2. LA RÉPONSE DU GOUVERNEMENT À LA CRISE
2.1. les perspectives des différents paliers gouvernementaux de la crise
2.2. La loi des mesures de guerres
2.3. Les modalités de la loi
2.4. Les applications de la loi

3. LES EFFETS DE LA RÉPONSE
3.1. Les arrestations et les effets immédiats
3.2. Le démantèlement du F.L.Q.
3.3. Les commissions d’enquêtes
3.4. Le regard des historiens

 

1.1 Origine de la crise d'octobre 1970

    Les Québécois sont un peuple qui n'a jamais maîtrisé son destin et les outils pour le forger : l'éducation, l'économie et le droit. Bien sûr quelques aspects de ces éléments lui ont été confiés mais de façon très limitée et définitivement insuffisante. Il y a toujours eu un roi, un conquérant, un gouvernement fédéral et une communauté anglophone immense par rapport à lui qui l'ont empêché de se définir comme il lui convenait de grandir. 

   Lors des deux grandes guerres mondiales en Europe (1914-18 et 1939-45), les Québécois furent conscrits à s'enrôler dans l'armée et aller défendre le monde libre. Ce fut une occasion pour les soldats de côtoyer d'autres cultures, d'autres peuples. C'est principalement après la guerre 1939-45 que les Québécois commencèrent à prendre conscience d'eux-mêmes et de leur situation. Bien sûr il ne faudrait pas oublier de mentionner le développement des communications (radio-télévision-journaux) et du phénomène des "bébés boomers" comme éléments accélérant cette prise de conscience. Donc, au début des années 60, années de grande noirceur, les Québécois sont un peuple dominé, infantilisé et relativement inculte: dominé par un gouvernement fédéral (anglais) et ses élites (français) jalouses de leur pouvoir. La situation est donc difficile, pour ne pas dire impossible, pour une certaine classe d'intellectuels qui refusent cette situation et qui désirent ardemment le changement pour se faire entendre. En 1967, René Lévesque, fonde le mouvement souverainté-association qui va devenir le parti québécois. D'autres mouvements de mêmes types s'ajoutent à ceux qui se disent nationalistes, principalement le R.I.N.(rassemblement pour l'indépendance nationale).

   En France, les "événements de Mai 68" ont commencé "officiellement" par l'occupation de la Sorbonne par des étudiants le 3 mai 1968. Mais ils avaient été précédés par une série de troubles à l'université de Nanterre. Et ces troubles eux-mêmes s'inscrivaient dans un contexte propre aux universités, dans lequel intervenaient des facteurs nationaux et internationaux, universitaires et extrauniversitaires. L'histoire nous montre que ces événements ont, en quelque sorte, été le prélude et servi de catalyseur à certaines factions québecoises extrémistes. Un groupe de ces nationalistes trouve que les choses n'avancent pas assez vites et ils se mettent à poser des bombes : le F.L.Q. C'est ce groupe, le Front de Libération du Québec qui a été l'acteur principal de la Crise d'Octobre de 1970.
Octobre 1970

Raisons historiques                   logoentree.gif (21747 octets)

   Le Front de libération du Québec veut venger la déportation des Acadiens et principalement la défaite de 1760 contre les Anglais, menant ainsi l'Angleterre à prendre possession de la colonie française. L'histoire de la domination anglo-saxonne commence Québec. Mais, en 1837, la révolte des Patriotes éclate. L'armée anglaise la réprime dans le sang. Il s'ensuit le rapport Durham, concluant qu'il s'avère impossible d'assimiler les français par la force et qu'il faut donc les éliminer progressivement. On crée donc, suite à l'échec de l'Acte d'Union, la Confédération, un moyen parfait d'assimilation, dont même le nom est mensonger. Depuis son avènement, tous les efforts du peuple québécois pour obtenir ses droits fondamentaux ont été arrêtés par le colonialisme.

Raisons politiques

    Le Québec est colonisé : il ne possède pas les leviers politiques nécessaires à la survie du peuple québécois. En effet, le gouvernement colonialiste d'Ottawa possède toute juridiction dans de nombreux domaines. Ce même gouvernement fédéral est complètement acquis aux intérêts des impérialistes anglo-saxons, y détenant une majorité constitutionnelle écrasante, servant constamment à maintenir et à accentuer l'infériorité des Québécois. En effet, lorsque les intérêts anglo-saxons et québécois entrent en conflit, les intérêts du Québec sont toujours défavorisés. La situation au Québec n'est guère mieux, car ce qu'on appelle démocratie au Québec n'est en fait que la democracy des riches.


Raisons sociales

    Malgré la supériorité numérique des français au Québec, la langue anglaise domine les champs les plus divers, devenant la langue du travail. « Plus de 80% de notre économie est contrôlée par des intérêts étrangers. Nous fournissons la main-d'œuvre, ils encaissent les profits. […] Des patriotes se sont rendus compte qu'ils étaient colonisés, dominés, exploités. » En effet, les big boss patronneux et leurs valets ont fait du Québec leur chasse-gardée du cheap labor et de l'exploitation sans scrupule. De plus, les travailleurs, les chômeurs et les pauvres ne se sentent pas libres en leur pays le Québec, étant des esclaves terrorisés par les grands patrons.
Vive le Québec libre!


  
Finalement, c'est à l'aube des années 1960 que le projet d'indépendance refait surface au cours d'une révolution qui, elle, semble réussir davantage : la Révolution tranquille... C'est donc dans ce climat effervescent que le FLQ nait, alors que certains membres du Rassemblement pour l'indépendance nationale (RIN), de l'Action socialiste pour l'indépendance du Québec (ASIQ), du Réseau de résistance (RR) ou encore du Comité de libération nationale se joignent à ce nouveau mouvement. Ils prennent alors conscience que la violence politique paraît inévitable, à plus au moins long terme, pour hâter l'avènement d'un Québec libre...

Voici certains mouvements d'où le FLQ tire ses origines :
- Rassemblement pour l'indépendance nationale
- Action socialiste pour l'indépendance du Québec
- Comité de libération nationale
- Réseau de résistance
Vive le Québec libre !

 

1.2 Revendication du FLQ
Manifeste d'Octobre 1970

    Le Front de Libération du Québec n'est pas le Messie, ni un Robin des Bois des temps modernes. C'est un regroupement de travailleurs québécois qui ont décidé de tout mettre en oeuvre pour que le peuple du Québec prenne définitivement en mains son destin. Le Front de Libération du Québec veut l'indépendance totale des Québécois, réunis dans une société libre et purgée à jamais de sa clique de requins voraces, les " big boss " patronneux et leurs valets qui ont fait du Québec leur chasse gardée du "cheap labor" et de l'exploitation sans scrupules. Le Front de Libération du Québec n'est pas un mouvement d'agression, mais plutôt la réponse à une agression, celle organisée par la haute finance par l'entremise des marionnettes des gouvernements fédéral et provincial.
    Le Front de Libération du Québec s'autofinance d'impôts volontaires prélevés à même les entreprises d'exploitation des ouvriers ( banques, compagnies de finances, etc.). Les puissances d'argent du statu quo, la plupart des tuteurs traditionnels de notre peuple, ont obtenu la réaction qu'ils espéraient soit le recul, plutôt qu'un changement pour lequel nous avons travaillé comme jamais et pour lequel on va continuer à travailler. Le Front de Libération du Québec n'est pas vraiment mort, rien de ce que "Octobre 70" nous a montré n'est disparu, malgré notre désir de silence. " Les mesures militaires, pour détruire le FLQ, sont inefficaces et stupides. Chaque Québecois a son petit secret et est, à peu près, une cellule qui peut être rapidement mise en action ". Ce sera le dernier message des felquistes. Le Front de Libération est séparé en deux principales cellules, la cellule Chénier et la cellule Libération.
FLQ

1.3. Organisation F.L.Q.                            Octobre%20-%20Fleurdelise.gif (2298 octets)

    Front de libération du Québec, mouvement révolutionnaire qui utilisait la propagande et le terrorisme pour promouvoir la création d'un Québec indépendant et socialiste. Le mouvement est fondé en mars 1963, alors que le Québec connaît une période de changements remarquables (expansion industrielle, modernisation de l'État), mais il est également stimulé par des facteurs internationaux tels que la décolonisation de l'Algérie. Pierre Vallières, auteur de l'ouvrage intitulé NÈGRES BLANCS D'AMÉRIQUE, adhère au FLQ en 1965 et est généralement considéré comme le théoricien de l'organisation. En 1963, des militants felquistes clandestins, dont certains sont arrêtés, placent des bombes dans les boîtes à lettres de trois manèges militaires fédéraux et à WESTMOUNT, riche quartier de Montréal habité par des anglophones de la classe moyenne supérieure. En 1964, un autre groupe de felquistes vole 50 ,000 dollars en espèces et de l'équipement militaire, puis commet un vol à main armée à l'International Firearms. Au cours de ce vol, le vice-président de la compagnie est tué par le FLQ et un autre employé est abattu par la police, qui le prend pour un des voleurs. De 1965 à 1967, le FLQ s'associe aux activités de travailleurs en grève. Il est impliqué dans plus de 200 attentats à la bombe entre 1963 et 1970 et commence en 1968 à utiliser des bombes plus grosses et plus puissantes. Des bombes sont posées dans une librairie du gouvernement fédéral, à l'U. McGill, au domicile de Jean DRAPEAU, au ministère provincial du Travail et à la Bourse de Montréal, où 27 personnes sont blessées. À l'automne 1969, le mouvement se scinde en deux cellules distinctes comptant environ 12 membres chacune : la bande de la rive Sud, dirigée par Paul Rose, qui devient la cellule Chénier, et la cellule Libération, dirigée par Jacques Lanctôt et établie à Montréal. À l'automne 1970 (voir CRISE D'OCTOBRE), le FLQ kidnappe Pierre LAPORTE et le délégué commercial britannique James Cross. Laporte est ensuite assassiné. En vertu de la LOI DES MESURES DE GUERRE, plus de 450 personnes sont arrêtées, y compris 150 membres " présumés " du FLQ. Paul Rose et Francis Simard sont condamnés à la prison à perpétuité pour le meurtre de Laporte, Bernard Lortie est déclaré coupable de l'avoir kidnappé, et Jacques Rose est condamné en tant que complice. Cinq des ravisseurs de Cross s'enfuient à Cuba, puis en France, et reviennent enfin au Canada. L'un d'entre eux reste à Montréal, mais il est arrêté en 1980 et condamné en 1981. Le mouvement cesse ses activités en 1971.
Auteur MARC LAURENDEAU


1.4. Événements

   Les vagues de violence qui surviennent au Québec entre 1963 et 1971, dont le FRONT DE LIBÉRATION DU QUÉBEC revendique la responsabilité, sont les plus importantes explosions de terrorisme à être survenues au Canada. Comme dans les autres pays, ce type de terrorisme est justifié et rationalisé par divers arguments. Le FLQ se défend en affirmant que les francophones du Canada souffrent de discrimination économique, que le système constitutionnel est injuste et que les voies démocratiques du changement sont bloquées.

   Les gestes terroristes du FLQ gagnent en intensité de 1963 à 1971. Les bombes sont de plus en plus perfectionnées et puissantes, et des enlèvements sélectifs forcent les gouvernements d'alors à entreprendre des négociations. Même si ses militants lancent parfois un avertissement téléphonique avant chaque explosion, le FLQ est responsable de sept morts violentes, incluant celle du ministre québécois Pierre LAPORTE.

   Le terrorisme n'est généralement pas le terme utilisé pour décrire la violence des autorités publiques en raison du monopole légal dont l'État jouit sur certaines formes de pouvoir. Cependant, la proclamation de la LOI DES MESURES DE GUERRE en 1970, l'occupation du Québec par l'armée et, par-dessus tout, l'arrestation sans procédures officielles de plus de 450 personnes ont été contestées comme une réponse démesurée aux actions du FLQ.

MARC LAURENDEAU
Auteurs ayant contribué à cet article:
Auteur MARC LAURENDEAU, THOMAS H. MITCHELL

en_cros.jpg (15622 octets)James Richard-Cross

    Alors que la cellule Chénier était aux Etats-Unis, la cellule Libération passa à l'action de façon unilatérale le 5 octobre 1970 en procédant à l'enlèvement du consul diplomatique James Richard Cross. En échange de la libération de ce Britannique, les ravisseurs exigeaient rien de moins que la libération de 23 prisonniers politiques; un avion pour leur transport vers Cuba ou l'Algérie; le réengagement des gars de Lapalme; une rançon de 500 000$; le nom du délateur qui a vendu les felquistes arrêtés à Prévost quelques mois auparavant.
Vive le Québec libre !   Stupéfaits, les membres de la cellule Chénier assistent impuissants aux événements. Cependant, considérant le ramollissement de la cellule Libération, les Paul Rose, Jacques Rose, Francis Simard et Bernard Lortie en viennent à la conclusion que le FLQ doit encore davantage ébranler le système. Pour ce faire, ils procéderont à un second enlèvement. Le 10 octobre 1970, la cellule Chénier se retrouve devant la résidence du vice-premier ministre du Québec et ministre de l'immigration et du travail Pierre Laporte. Quelques minutes plus tard, ce dernier se retrouvait séquestré dans un lieu de réclusion qu'il ne devrait quitter que pour un monde meilleur.
Vive le Québec libre            

en_plap.jpg (13317 octets)Pierre Laporte

     Pierre Laporte est mort le 17 octobre 1970 entre 12 h 00 et 15 h 00 au moment où il tentait d'attirer l'attention par des cris. Il est décédé en moins d'une minute par strangulation, de l'effet combiné d'un genou appuyé contre son dos et de la torsion d'une chaînette et d'un chandail qu'il avait autour du cou comme pansement, aux mains de membres de la cellule Chénier. Paul et Bernard n'était pas là. Sa mort est donc survenu plus tôt et d'une manière différente que l'affirmait l'atroce communiqué selon lequel le  "ministre du chômage et de l'assimilation" aurait été "exécuté" à 18h18. Les ravisseurs de Pierre Laporte exécutent leur otage après sept jours de séquestration. Peut-être était-ce de façon accidentelle mais nous ne le saurons jamais. Ils abandonnent son cadavre dans le coffre de l'automobile qui a servi à l'enlèvement, et s'évanouissent dans le décor.

    La terrorisation des Québecois se déguise en gigantesque chasse à l'homme.Il faudra trois semaines aux pathologistes pour finaliser le rapport de l'autopsie pratiquée sur le corps de Pierre Laporte, trois semaines également au ministère québecois de la justice pour nommer le coroner qui aura la responsabilité de conduire l'enquête et enfin trois semaines toujours à la police pour arrêter un premier coupable, Bernard Lortie.

    L'enquête sur la mort de Pierre Laporte a été conduite d'une manière telle que des doutes très sérieux subsistent sur la possibilité de tenir un procès équitable pour les personnes qui sont maintenant accusées de son meurtre et, pourrions-nous ajouter, de connaître les véritable circonstances de "l'exécution" du 17 octobre 1970.

    Vingt ans plus tard, les circonstances exactes de la mort de Pierre Laporte sont encore entourées de plus d'ombre que de lumière. Là-dessus, il semble que les autorités et le Front de Libération du Québec n'aient pas encore réussi à accorder leurs violons. Saurons-nous un jour toute la vérité sur l'exécution de cet homme ?

Octobre 1970

 

2.1 Perspective des différents paliers gouvernementaux face à la crise.

    Finalement, le fédéral utilisa les événements d'Octobre à ses propres fins. Les connétables d'Ottawa désiraient depuis longtemps écraser le « séparatisme » québécois. Octobre allait leur en fournir l'occasion. La loi des mesures de guerre, un recours effrontément excessif, conduit environ 500 personnes derrière les barreaux. Ces arrestations effectuées sans mandat de perquisition, firent dire à Gérard Pelletier alors ministre du cabinet Trudeau : « la Loi des mesures de guerre revenait à tuer une mouche avec un canon ». Il est donc évident que le fédéral a voulu engendrer la peur autour du mouvement nationaliste au Québec.

Vive le Québec libre !



2.2. LOI DES MESURES DE GUERRES                      soldat.jpg (4426 octets)

    Adoptée en 1914, la Loi sur les mesures de guerre confère des pouvoirs d'urgence au Cabinet fédéral en lui permettant de gouverner par décret lorsqu'il perçoit la menace " d'une guerre, d'une invasion ou d'une insurrection, réelle ou appréhendée ". La loi est proclamée en vigueur lors des deux guerres mondiales et comporte des règlements détaillés limitant la liberté des Canadiens pendant celles-ci. C'est en vertu de cette loi que des Canadiens d'origine allemande, ukrainienne et slave sont emprisonnés pendant la Première Guerre mondiale et que des Canadiens d'origine japonaise subissent le même sort pendant la Deuxième Guerre mondiale et voient leurs biens confisqués. Ces recours à la loi suscitent de vives discussions jusque dans les années 80. Les personnes touchées obtiennent alors de mesures d'indemnisation et des excuses officielles. Des mesures législatives d'urgence plus restreintes, découlant de la Loi sur les mesures de guerre, sont appliquées durant la démobilisation et après la Deuxième Guerre mondiale de même que pendant et après la GUERRE DE CORÉE, dans les années 50.

    La Loi sur les mesures de guerre est invoquée une seule fois pendant une crise intérieure, en octobre-novembre 1970. On déclare alors un état d'" insurrection appréhendée " au Québec et l'on proclame des règlements d'urgence en riposte à la prise de deux otages par le FRONT DE LIBÉRATION DU QUÉBEC, un groupe terroriste (voir CRISE D'OCTOBRE). Par la suite, le premier ministre Trudeau promet de préciser et de limiter l'application de la loi en cas de crise intérieure, mais la loi n'a pas encore été modifiée lorsque les libéraux sont défaits en 1984. Finalement, une loi plus détaillée et plus limitée, la Loi sur les mesures d'urgence, est adoptée et entre en vigueur en 1988.

Auteur DENIS SMITH

Décrets et règlements :

Gouverneur en conseil
19. (1) Pendant la durée de validité de la déclaration d'état d'urgence, le gouverneur en conseil peut, par décret ou règlement, prendre dans les domaines suivants toute mesure qu'il croit, pour des motifs raisonnables, fondée en l'occurrence :

a) la réglementation ou l'interdiction :

(i) des assemblées publiques dont il est raisonnable de penser qu'elles auraient pour effet de troubler la paix,

(ii) des déplacements à destination, en provenance ou à l'intérieur d'une zone désignée,

(iii) de l'utilisation de biens désignés;

b) la désignation et l'aménagement de lieux protégés;

c) la prise de contrôle ainsi que la restauration et l'entretien de services publics;

d) l'habilitation ou l'ordre donnés à une personne ou à une personne d'une catégorie de personnes compétentes en l'espèce de fournir des services essentiels, ainsi que le versement d'une indemnité raisonnable pour ces services;

e) en cas de contravention aux décrets ou règlements d'application du présent article, l'imposition, sur déclaration de culpabilité :

(i) par procédure sommaire, d'une amende maximale de cinq cents dollars et d'un emprisonnement maximal de six mois ou de l'une de ces peines,

(ii) par mise en accusation, d'une amende maximale de cinq mille dollars et d'un emprisonnement maximal de cinq ans ou de l'une de ces peines.

Mesures d'urgence, Loi sur les...

 

2.3. MODALITÉS DE LA LOI
ORIGINES DE LA LOI

    Adoptée en 1914, la Loi sur les mesures de guerre confère des pouvoirs d'urgence au Cabinet fédéral en lui permettant de gouverner par décret lorsqu'il perçoit la menace " d'une guerre, d'une invasion ou d'une insurrection, réelle ou appréhendée ". La loi est proclamée en vigueur lors des deux guerres mondiales et comporte des règlements détaillés limitant la liberté des Canadiens pendant celles-ci. C'est en vertu de cette loi que des Canadiens d'origine allemande, ukrainienne et slave sont emprisonnés pendant la Première Guerre mondiale et que des Canadiens d'origine japonaise subissent le même sort pendant la Deuxième Guerre mondiale et voient leurs biens confisqués. Ces recours à la loi suscitent de vives discussions jusque dans les années 80. Les personnes touchées obtiennent alors de mesures d'indemnisation et des excuses officielles. Des mesures législatives d'urgence plus restreintes, découlant de la Loi sur les mesures de guerre, sont appliquées durant la démobilisation et après la Deuxième Guerre mondiale de même que pendant et après la GUERRE DE CORÉE, dans les années 50. Finalement, une loi plus détaillée et plus limitée, la Loi sur les mesures d'urgence, est adoptée et entre en vigueur en 1988.
TCE Article


2.4.APPLICATIONS DE LA LOI
15 OCTBRE, LE RÉPRESSION COMMENCE

   Le 15 octobre, le gouvernement du Québec demande l'aide des Forces armées canadiennes pour prêter main forte à la police locale. Le 16 octobre, le gouvernement fédéral déclare un état d' " insurrection appréhendée " aux termes de la LOI SUR LES MESURES DE GUERRE.
E
n application des règlements d'état d'urgence, le FLQ est frappé d'interdiction, les libertés normales sont suspendues, puis des arrestations et détentions sans mise en accusation sont autorisées. Au Québec, plus de 450 personnes sont détenues. La plupart sont par la suite libérées sans comparution ni mise en accusation.
TCE Article Au niveau des intervention policières,Les différents corps policiers ont été très présents durant la crise d'Octobre 1970, étant chargés de l'enquête. Mais, ils ont parfois, même souvent, commis des négligences.  
vivre le Québec libre

3.1 Les effets immédiats
CONTEXTE: Le rassemblement des pays souverains réagit aux gestes posés par Ottawa.

    Un mouvement souverainiste exige des excuses d'Ottawa
MONTREAL (PC 8.1.01) - Le Rassemblement pour un pays souverain exige des excuses d'Ottawa pour avoir trompé les Québécois en exagérant grandement les faits pour justifier l'adoption de la Loi sur les mesures de guerre en octobre 1970. Le mouvement fait référence à la parution de documents rendus publics samedi par The Gazette, faisant état d'un entretien entre les ministres extérieurs canadien et britannique de l'époque, où le gouvernement canadien avouait n'avoir aucune preuve de conspiration felquiste étendue et coordonnée. Le président du RPS, Benoit Roy, affirme que le gouvernement canadien a abusé la population en invoquant une insurrection surfaite.

vigile: vers la république du Québec

Procès et sentence

    Les quatre militants de la celulle Chénier, Jacques Rose, Paul Rose, Francis Simard, et Bernard Lortie , furent arrêtés quelques mois plus tard. Lors de leurs procès, à la question : " coupable ou non coupable ", les quatre hommes répondirent " responsable ".     Le procès de Francis Simard se termine le 20 mai 1971. La sentence : prison à perpétuité, après que les douze jurés eurent délibéré pendant à peine plus de deux heures.     Auparavant, celui qui avait hébergé le trio Rose-Simard avait comparu devant le juge Antonio Lamer pour répondre à une accusation de complicité après le fait de l'enlèvement et de complicité après le fait de meurtre. Michel Viger, l'accusé, aurait donné refuge à Paul et Jacques Rose et Francis Simard, entre le 16 octobre et le 27 décembre. Dès le début du procès, à la demande des procureurs de l'accusé, un des chefs d'accusation est retiré : celui d'avoir aidé des membres de l'association illégale, accusation portée en vertu des article 4 et 5 de la loi Turner. Commencé le 19 mars 1971, le procès de Viger se déroule sans trop de problème. Le lundi, 14 juin, le juge Lamer condamne l'accusé à huit ans de pénitencier, sentence plutôt sévère si on la compare à celles imposées aux Bélisle et aux Therrien. Il est vrai qu'à la toute fin du procès, Viger avait déclaré être en faveur de la violence pour renverser le gouvernement.

    Il y a eu plusieurs autres procès à la suite de celui-ci. Le tout ne s'est pas déroulé sans quelques faits hauts en couleur.
    Le "procès du siècle", celui de Paul Rose, débuta le 25 janvier 1971, mais, comme les autres qui ont suivi, rien n'a révélé les véritables circonstances de la mort de Pierre Laporte.
    À son procès, Paul Rose dit : "Cette cour coloniale est installée par la force et je lui refuse le droit de juger tout québécois... Mon vrai procès, je l'aurai après l'indépendance du Québec et c'est le peuple du Québec qui me jugera."
    Le juge Trahan mettait fin à son enquête et tenait criminellement responsables de la mort de Pierre Laporte, Paul Rose, Jacques Rose, Francis Simard et Bernard Lortie.

Octobre 1970


3.3.COMMISSIONS D'ENQUÊTE
COMMISSION MC DONALD

    Aussi appelée commission McDonald, cette commission fédérale est constituée en 1977 à la suite d'allégations voulant que des crimes aient été commis par le Service de sécurité de la Gendarmerie royale du Canada (GRC). Elle est notamment saisie des questions suivantes...

TCE article

 

3.4.REGARD DES HISTORIENS
Une crise provoqué par l'État?

le gouvernement fédéral avait mis sur pied, le 7 mai 1970, un comité interministériel pour étudier les dispositions à prendre au cas où la Loi sur les mesure de guerre serait mise en application, advenant une inssurection.

vive le Québec libre


4.4.REGARD DES HISTORIENS
La loi sur les mesures de guerres n'était pas justifié

Au moment où il brandissait au pays la menace d'une «insurrection appréhendée» pour expliquer l'adoption de la Loi sur les mesures de guerre pendant la Crise d'octobre 1970, le gouvernement fédéral confiait à Londres qu'il ne détenait «aucune preuve d'une conspiration felquiste étendue et coordonnée», révèlent des document britanniques obtenus par la chaîne Southam News

flw_010701. De plus,en octobre 1970, un drame collectif vient interrompre brutalement la marche normale de la Révolution tranquille, incitant du même coup le sociologue et philosophe Fernand Dumont à s'interrqger sur le sens de celle-ci.
L,impassa révélée par la crise d'octobre est toujours présente. Toujours dans le même ordre d'idée, le cabinet fédéral savait parfaitement que la police arrêterait des centaines de personnes innocentes sans pour autant s'attendre à retrouver les deux otages du Front de libération du Québec, Pierre Laporte et James Cross, lorsqu'il a décrété la loi des mesures de guerre en octobre 1970. C'est ce que révèle les procès-verbaux des réunions du cabinet Trudeau des 14 et 15 octobre 1970, documents gardés secrets pendant 21 ans, qui ont été rendus publics ces derniers jours en vertu de la loi d'accès à l'information.
sur la crise d'octobre 70

 

 

 

 


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L’objet du site FRAME ... est de nous faire connaître les différentes facettes de l’indépendance du Québec avec des rubriques contenant des citations historiques, des biographies, le manifeste du FLQ et la loi C-20. De plus, il donne accès à des forums interactifs et des liens vers d’autre site concernant l’indépendance du Québec. Ce site est pourvu d’une page d’accueil simple et détaillé et la publicité n’est pas omniprésente. Par contre, il n’y a pas de bibliographie et la plupart des textes ne sont pas signés et on ne connaît pas la source. Ce site s’avère donc intéressant, mais pas assez informatifs sur la crise d’octobre de 1970. (FRAME...) Par ailleurs,Théâtre-Octobre concerne la pièce de théâtre « Octobre » de Pierre Falardeau. On y retrouve, entre autre, un prologue qui nous résume les buts du mouvement felquiste, le manifeste d’octobre 1970, la distribution des rôles et des albums photos. La valeur du site est moindre, car il ne contient pas de bibliographie et de textes à valeur historique. Il se contente plutôt de promouvoir la pièce de théâtre. Par contre, la page d’accueil est clair et annonce bien le contenu du site.(Théâtre-Octobre).De plus,le site de L'indépendance Québec-- La souveraineté du Québec nous informe sur notre histoire en tant que patriote. Il contient énormément de rubriques tel que le site historique du FLQ qui lui contient un plan comprenant une recherche complète sur le front de libération du Québec, les vagues du FLQ, les visions du FLQ, une filmographie, des photos etc. C’est un site très complet qui annonce ses couleurs dès le début. La page d’accueil est clair, la table des matière est très bien détaillée et les textes sont signés. Très bonne source d’information. À voir !(L'indépendance Québec-- La souveraineté du Québec).Par la suite, TCE article nous informe, encore une fois, sur le mouvement felquiste de1970. Le site ne comporte qu’un seul et unique texte qui a pour titre : « Le front de libération du Québec ». Le site à une page de présentation sobre, mais ordinaire. Par contre, le texte est signé et provient d’une source fiable qui est celle de l’encyclopédie canadienne 2000. Ce site est donc une bonne référence, mais pas assez complet.(TCE article). Pour sa part, le site : Il y a trente, les Événements d’octobre ébranlaient le Québec traite de la crise d’octobre 70. On peut y voir la lecture du manifeste du FLQ sur les ondes de Radio-Canada le 8 octobre, le manifeste lui-même et les mystères entourant cet événement. En général, le site est pertinent cependant il n’est pas vraiment complet.
(Il y a trente, les Événements d’octobre ébranlaient le Québec). Celui de Survol historique : de 1970 à 1979 traite de l’histoire du Canada de 1970 à 1979. Les différente rubriques (pour ce qui à trait à la crise d’octobre de 1970) font un survol du cinéma québécois. Il traite des acteurs sociaux Michel Chartrand et sa femme Simonne Monet-Chartrant (leurs réflexions concernant le Québec). Se site ne traite pas spécifiquement de la crise d’octobre , cependant, quelques articles sont pertinents à ma recherche. (Survol historique : de 1970 à 1979). Par ailleurs, Octobre 1970 est un site qui fût construit dans le cadre du concours Franco-Québécois : Cela donne une bonne image au site. De plus il se rapporte aux événements de la crise d’octobre 1970. les différentes rubriques du site nous informent à propos des origines de la crise de 70, du mouvement felquiste, des enlèvements de Pierre Laporte et de James Richard Cross, de la mort de M. Laporte, du procès des ravisseurs de celui-ci. Ce site en bien développé, cependant, il n’est pas très exhaustif et il na pas de sources mentionnées. (Octobre 1970 ). Finalement, le site de FLQ - La crise d'octobre traite exclusivement de la crise d’octobre et il est très bien structuré. On peut y voir entre autre les déclarations de Pierre E. trudeau et des documents éclaircissant les événements d’octobre 1970 venant de toutes parts. Ce site me semble idéale pour ma recherche . (FLQ - La crise d'octobre
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Bibliographie flech_h.gif (346 octets)

 

BALENCIE, Jean-Marc, Arnaud de La Grange, Mondes rebelles : guerres civiles et violences politiques, Michalon, Paris, 1999. 1561 p.

BÉDARD, Éric, Chronique d’une insurrection appréhendée : La crise d’Octobre et le milieu universitaire, Septentrion, 1998. 204 p

BOISMENU, Gérard, Laurent Mailhot, Jacques Rouillard, Le Québec en texte 1940-1980, Montréal, Boréal Express, 1980. 566 p.         Ce livre nous offre une vue générale des rapports sociaux dans toutes les sphères d’activités au Québec depuis la deuxième guerre mondiale. Il se divise en deux parties. La première porte la guerre et le développement économique et la deuxième sur la révolution tranquille, la question nationale et les luttes populaires. Tout cela classé par ordre chronologique d’événement. Donc, la pertinence est intéressante, mais seulement pour une petite partie du livre.

CARDIN, François, Comprendre Octobre 1970, Méridien, Montréal, 1990.

CARDIN, Jean-François, La crise d’octobre 1970 et le mouvement syndical québécois , Regroupement des chercheurs-chercheures en histoire des travailleurs et travailleuses du Québec, 1988. 309 p. Ce livre vise à faire connaître les thèses, études et documents sur les travailleurs et les impacts que cette crise a eus sur la société québécoise. Basé sur un discours officiel, des archives syndicale et des témoignages sur l’idéologie felquiste, les mesures de guerres, les enlèvements, le syndicat… Bref, tous les points sont touchés. Cet ouvrage est donc à considérer fortement pour notre recherche, car c’est un ouvrage sérieux et qui possède une bibliographie très impressionnante.

COMEAU, Robert (dir), FLQ : un projet révolutionnaire, Outremont, VLB, 1990. 275 p. Cet ouvrage vise à commémorer la crise en raison de son vingtième anniversaire. Pour ce faire, il sera question des différents objectifs poursuivis par les divers réseaux de militants du FLQ dans le but de mieux faire connaître ce que fut le projet révolutionnaire. Ce document contient une quarantaine de textes comprenant des manifestes, des analyses, des lettres et des autobiographies. Ce livre s’avère donc d’une excellente pertinence, car il contient de bonnes sources tel que des témoignages et des archives.

DAGENAIS, Bernard, La crise d’octobre et les médias : le miroir à dix faces, VLB éditeur, Outremont, 1990. 217 p.

DESLAURIERS, François, La réserve des évèques québécois lors des évènements d’octobre 1970, Québec, Université du Québec, 1979. 352p.  Cet ouvrage fait un portrait général des conceptions ecclésiastiques de la crise d’octobre. Il traite du comportement de la hiérarchie ecclésiastique lors de la situation conflictuelle d’octobre, de ses pratiques, de sa politique, des déclarations d’hommes d’églises. Cet ouvrage sera utile pour comprendre le rôle que l’église à jouée lors des événements de la crise d’octobre.

DION, Germain, Une tornade de 60 jours : La crise d’octobre à la chambre des communes, Asticou, Hull, 1985. 222 p.

DION, Léon, La Révolution dérouté 1960-1976, Montréal, Boréal, 1998. 321p. Cet ouvrage traite de la révolution tranquille en tentant d’y apporter un regard neuf et humaniste. Il traite des aspect de la modernité que le Québec a inventé, il évalue dans quelles mesures il parvient à les assimiler et montre quelle forme revêtit la dialectique du changement et de persistance au cours des années. Cet ouvrage est pertinent à ma recherche puisque par l’entremise d’une bibliographie exhaustive, on peut constater qu’il fût fait avec sérieux.

DUCHAÎNE, Jean-François, Rapport sur les événements d’Octobre 1970, Direction générale des publications gouvernementales, Québec, 1981. 256 p.

FOURNIER, Louis, FLQ : Histoire d’un mouvement clandestin, Outremont, Lanctôt, 1998. 533 p. Qualifié d’encyclopédie du FLQ, cet ouvrage est dit des plus complets. L’objectif visé est de mettre à jour la véritable histoire des luttes menées pour un Québec souverain. C’est une sorte de récit du début du mouvement indépendantiste. Il contient, entre autre, une liste des personnes emprisonnées et une chronologie des évènements. C’est donc à considérer fortement pour notre recherche.

HORGUELIN, Christophe, Manifeste d’Octobre 1970 , Montréal, Comeau et Nadeau, 1998. 54 p. Cet ouvrage nous renseigne sur les revendications du FLQ et de leurs différentes cellules tel que celle de " Chénier ", qui est au cœur de l’assassinat de Pierre Laporte. Ce manifeste été lu à la télévision de Radio-Canada, le 8 octobre 1970.Ce document ne comporte aucune division. Seulement le manifeste et une filmographie. La Pertinence de cet ouvrage est à considérer, car c’est une donné solide pour connaître "l’envers de la médaille ".

LA PRESSE, Une révolution tranquille-(22 juin 60-75), Montréal, La Presse Ltée, 1975. 337p.  L’ouvrage fait un panorama historique du Québec des années 60 à 75. Il traite de l’économie, de la politique, des mouvements syndicaux, etc. Cet ouvrage sera utile pour faire le bilan global de la révolution tranquille. Le but de cet ouvrage est de nous informer sur la loi de la conscription de la première guerre mondiale et des différents mouvements qui ont vu le jour durant cette période. Bref, cet ouvrage n’est d’aucune pertinence pour notre recherche.

LESAGE, Marc. Trente ans de révolution tranquille, Montréal, Maison Bellarmin, 1989. 223p. Cet ouvrage se veut de propager une vision nationale et globale du Québec. Il traite de la présupposée âme québécoise, de son héritage, des luttes collectives servants à l’affirmation de l’individu et du passage d’un beau rêve d’un État québécois à la gestion difficile d’une société incertaine. Cet ouvrage sera utile pour comprendre la dynamique globale de la révolution tranquille.

MAHEU, Pierre, Un parti pris révolutionnaire, Montréal, Éditions parti pris inc, 1983. 303p. Dans cet ouvrage, Pierre Maheu (qui est passé de l’agnosticisme au gnosticisme) tente de faire un bilan de la lutte révolutionnaire au Québec. Il traite de la dynamique du décolonialisme, de la laïcité et de la démocratie au Québec. Je ne croit pas que cet ouvrage sera d’une grande utilité pour ma recherche dû au manque de crédibilité de l’auteur.

MONIÈRE, Denis, Le développement des idéologies au Québec des origines à nos jours, Montréal, Éditions Québec/Amérique, 1997. 377p. Cet ouvrage fait un portrait analytique global des idéologies qui ont forgés le Québec, de leurs dynamiques dans un contexte économique, social et politique. Le tout se fait par une approche marxiste et donc révolutionnaire. Cet ouvrage est essentiel pour comprendre la dynamique de la révolution tranquille et de la crise d’octobre.

NORMAND, Sylvio, Bibliographie sur le code civile du Québec, Wilson et Lafleur, Montréal, 1991. 69 p.

PARIZEAU, Jacques, Pour un Québec souverain, Montréal, VLB éditeur, 1997. 351p.  À travers son développement personnel, Parizeau fait un bilan des idées souverainistes et veut nous démontrer la nécessité d’avoir un Québec souverain.L’ouvrage traite de l’économie québécoise, du rapport anglo-francophone, de la vision des autochtones face à la souveraineté et de l’histoire du Québec avant le référendum de 1995. Cet ouvrage est utile pour bien différencier les différences entre les mouvements felquiste et péquiste.

PELLETIER, Claude, Crise d’octobre : Dossier de presse, Bibliothèque du Séminaire de Sherbrooke, 1988.

PELLETIER, Gérard, La crise d’octobre, Montréal, Éditions du jour, 1971. 264p. Cet ouvrage est une analyse et une prise de position se rapportant à la crise d’octobre de 1970 qui légitimise les mesures de guerre. L’ouvrage comporte beaucoup d’appendices, de témoignages d’acteurs de la crise d’octobre et d’une analyse socio-politique des événements. L’ouvrage est essentiel pour comprendre les idées entourant le fédéralisme.

PICARD, Paulo, Guy Desrosiers, Les programmes électoraux de 1970, Bibliothèque de l’Assemblée Nationale, Québec, 1989. 158 p.

PIOTTE, Jean-Marc (dir), Québec occupé , Montréal, Parti pris, 1971. 249 p. Cet ouvrage vise à informer sur la répression gouvernementale et les enlèvements du FLQ ainsi qu’à éclaircir les fondements de la crise et les conclusions qui s’en dégagent en passant par le rapport de force, les problèmes sociaux, le terrorisme et les contradictions structurelles et politiques. Chaque article est relié par un même "fil conducteur " malgré les différentes lignes politiques de chacun des auteurs. La pertinence pour notre recherche s’avère instructive, car il y a beaucoup d’information.

PIOTTE, Jean-Marc, Un parti pris politique, Montréal, VLB, 1979. 250 p. Ce livre est une étude de la question nationale et vise à dénoncer les injustices néo-libéralistes au profit d’une sociale-démocratie. Les principaux thèmes abordés sont les sens et limites du néo-libéraliste, l’angoisse linguistique et la lutte des classes. La pertinence du livre s’avère intéressante, mais sans plus.

POULIN, Richard, Criss d’octobre ! , Ottawa, Vermillon, 1990. 194 p. Ce livre dresse un portrait plus ou moins ironique des dessous de la crise d’octobre. Regroupé en neuf petites histoires sordides ayant pour thème des titres comme : L’implacable, La traumatisée ou encore La profiteuse. Ce livre est beaucoup plus anecdotique q’historique donc non pertinent pour notre recherche.

PROVENCHER, Jean, Fernand Dumont, Québec sous la loi des mesures de guerres , Montréal, Boréal Express, 1971. 146 p.

QUÉBEC (1945 à 2000)- Tome 2, Les intellectuels et le temps de Duplessis, Québec, Les presses de l’université Laval, 1993. 452p.         L’ouvrage tente de faire un portrait analytique des mouvements intellectuels et politiques, à partir de l’arrivé de M. Duplessis au pouvoir et de l’entrée du Québec dans la modernité. L’ouvrage traite des fondements idéologiques du régime de Duplessis de ses pratiques, de la quête de la modernité, de l’essor de l’élite québécoise (P.E. Trudeau, etc.). cet ouvrage est utile à la compréhension des conceptions étatiques et élitiques de M. Trudeau.

RYAN, Claude, Le Devoir et la crise d’Octobre , Ottawa, Leméac, 1971. 285 p. L’objectif de ce livre a pour but de faire comprendre l’évolution de la crise par le biais d’une pensée nouvelle et courageuse. Il sera donc question des enjeux de cette crise en passant par des chapitres aux titres évocateurs tel que : La chasse au bouc émissaire, La recherche d’une solution négociée ou bien encore La fameuse unanimité a-t-elle existée ? . Bref, c’est un ouvrage intéressant pour notre recherche compte tenu du caractère novateur des propos.

SIMARD, Francis, Pour en finir avec Octobre, Montréal-Paris, Stanké, 1982. 221p. Francis Simard a écrit ce livre pour éclaircir les événements d’octobre 1970. Ce livre démontre comment les événements se sont déroulés et ont étés vécues avant, pendant et après la crise par les membres du F .L .Q.. L’ouvrage est essentiel à la compréhension des événements et des acteurs de le crise d’octobre.

VALLIÈRE, Pierre, L’exécution de Pierre Laporte : les dessous de l’opération, Québec/Amérique, Montréal, 1977. 223 p.

 

ARTICLES DE JOURNAUX

ARCHIBALD, Clinton, "de trente ans…Mais la crise s’achevait", Le Droit, lundi 8 janvier 2001

BERGERON, Pierre, "pierre Elliott Trudeau 1919-2000", Le Droit, vendredi 29 septembre 2000

BRETON, Raymond. "The Socio-Political Dynamics of the October Events." Canadian Review of Sociology and Anthropology, 9:1 (February 1972), pp. 33-56.

__________. "The Socio-Political Dynamics of the October Events." in: THOMPSON, D. C. [ed.]. Quebec Society and Politics: Views from the Inside. Toronto, Can.: McClelland and Stewart, 1973, pp. 213-238. [L-3811]

CAUCHON, Paul, "les secrets des années 70 au Québec ", Le Devoir, mardi 18 septembre 2001 9:1 (Spring 1997), pp. 133-169

CHARTERS, David A. "The Amateur Revolutionaries: A Reassessment of the FLQ." Terrorism and Political Violence,.

CRELINSTEN, Ronald D. "The Internal Dynamics of the FLQ During the October Crisis of 1970." Journal of Strategic Studies, 10:4 (December 1987), pp. 59-89.

JOURDAIN, Jacques, "octobre 70 : Trudeau et Bourassa ont paniqué…avec raison ! ", Le Devoir, samedi 5 mai 2001

VENNE, Michel, "en 1970, Parizeau a craint que le PQ ne s’effondre", Le Devoir, mercredi 16 mai 2001

 

REPÈRES

Ei, Monique Nemni. -- Cité libre, 28, no 4, automne 2000, p. 42-50. -- SDM A153006
Entretien avec l'ex-ministre libéral qui était secrétairentretien avec Marc Lalonde sur la crise d'Octobre / Max Nemn principal de Pierre E. Trudeau lors des événements d'octobre 1970 au Québec

La Crise d'octobre revue et corrigée / J. L. Granatstein. -- Cité libre, 27, no 4, automne 1999, p. 74-78. -- SDM A055897
Examen de l'évolution de la perception de la population canadienne face à l'adoption de la Loi sur les mesures de guerre par le gouvernement Trudeau en 1970; retour sur les événements politiques de l'époque et validation par l'auteur de l'imposition de cette loi pour contrer le mouvement terroriste.

Chronique d'une insurrection appréhendée : la Crise d'octobre et le milieu universitaire montréalais / Eric Bédard. -- L'Action nationale, 88, no 4, avril 1998, p. 53-63. -- SDM 9951332
Le climat qui régnait sur le tout nouveau campus de l'UQAM, dans les premiers jours de la Crise d'octobre

Document d'archives : le recours à la Loi sur les mesures de guerre : [Pierre Elliot] Trudeau explique.-- Cité libre, 25, no 4, sept.-oct. 1997, p. 15-18. -- SDM 9862864
Texte de l'allocution télévisée du 16 octobre 1970 du premier ministre P. E. Trudeau.

La Loi sur les mesures de guerre / Michel Lebel. -- Cité libre, 25, no 4, sept.-oct. 1997, p. 19-20. -- SDM 9862865 Les fondements de cette loi canadienne; sa mise en vigueur lors de la Crise d'octobre 1970 au Québec; son remplacement par la Loi des mesures d'urgence en 1988.

Point de vue d'un ancien felquiste / Raymond Villeneuve. -- Cité libre, 25, no 4, sept.-oct. 1997, p. 21-23. -- SDM 9862866

La mémoire complaisante / Pierre Billon. -- Cité libre, 25, no 4, sept.-oct. 1997, p. 24-30. -- SDM 9862867 Rappel du danger que représentait réellement le FLQ au cours des années 1960 jusqu'à la Crise d'octobre; réflexion sur la réponse des gouvernements de l'époque aux acitivités terroristes; dénonciation de l'exploitation de la Crise d'octobre en faveur de la thèse nationaliste.

Le colonisateur enfin trouvé! / William Johnson. -- Cité libre, 25, no 4, sept.-oct. 1997, p. 31-35. -- SDM 9862868 Le mythe du colonisateur revu dans le contexte de la Crise d'octobre 1970 au Québec.

Octobre 70 : l'occasion rêvée [pour le premier ministre du Canada de mâter les forces indépendantistes du Québec]! / Jacques Lacoursière. -- Cap-aux-Diamants, no 41, printemps 1995, p. 58-60. -- SDM 9565810 Rappel des faits ayant entouré la crise d'octobre 1970 au Québec.

En temps de crise, les médias sont des acteurs à part entière : octobre 1970 au Québec / Bernard Dagenais. -- Communication, 14, no 1, printemps 1993, p. 56-81. -- SDM 9453660 Analyse des différents rôles que se sont donnés les médias et des critiques qui se sont exprimées durant la crise d'octobre 1970 au Québec; comparaison avec l'analyse de la couverture médiatique d'autres événements tragiques; description du cycle (de la succession des rôles attribués aux médias) que l'on retrouve dans les crises les unes après les autres.

 

 




ENQUÊTE flech_h.gif (346 octets)


Notre technique de recherche portera sur l’analyse de contenue. Portant sur la crise d’octobre 1970 et la loi des mesures de guerres, notre recherche prône une analyse approfondie un texte historique, juridiques et manifestes. Donc, l’analyse de contenue offre l’avantage de déceler le non-dit et le sens caché des propos.

Analyse des résultats

1.Corpus:Pour notre recherche, on s'est principalement basé sur des publications officielles et gouvernementales tel que les rapports sur les événements d'octobre 1970 de Jean- François Duchaîne et du site du gouvernement du Canada sur la loi anti-terroriste décrétée le 11 septembre 2201. 


2.
Résultats: La loi sur les mesures de guerres comme la loi anti-terroriste permet tous les écarts dû aux critères qui permettent d'arrêter quiquonque qui est soupçonné de faire parti d'une organisation qui est supposé de mettre en danger la sécurité publique et gouvernementale ou qui   lui apporte un soutient. En outre, l'application de la loi sur les mesures de guerres n'avait pas de fondements réellement valable parce les preuves d'une inssurection appréhendé n'ont jamais été dévoilés tandis que la mise en vigueur de la loi anti-terroriste avait des raisons justifiables dû à l'avènement du terrorisme international et des risques de nouvelles attaques. 

3. Revenir sur l'hypothèse (ce qu'il manque, ce qui est bon, quelle forme pourrait prendre une future recherche):Les résultats de notre recherche viennent prouver a postériori notre hypothèse de départ.(lire les résultats de la recherche dans la tableau plus bas, au numéro 2 plus haut et l'hypothèse dans le chapitre de la présentation flech_h.gif (346 octets)) Pour une future recherche, on pourrait rechercher les différentes perspectives, vis-à- vis la proclamation de la loi des mesures de guerre, des journaliste, du gouvernement provincial, de la population et du gouvernement fédéral.

 

 

Tableau comparatifs de la loi des mesures de guerre de 1970 et de la loi anti-terroriste de 2001

 

              trudeau.jpg (12533 octets)                                        20011209-085554-g.jpg (5714 octets)                                       

 

Éléments de comparaison

  Loi des mesures de guerre

Loi anti-terroriste

Termes utilisés pour désigner les groupes ou personnes visés Le front de libération du Québec ou toutes associations illégales

Les terroristes en générals

Principaux  motifs d'arrestations 1- être soupçonné de faire partie du FLQ

2- être soupçonné de fournir un soutient au FLQ

3- Avoir manisfesté son appui au FLQ dans le passé

4- Appartenir à un groupe d'extrême gauche

1- réunir ou fournir des fonds dans l'intention de commettre des crimes terroristes (même à l'étranger)

2-participer, contribuer ou faciliter les activités d'un groupe terroriste

3-ordonner d'exécuter une infraction terroriste

4-héberger ou cacher un terroriste

l'intervention de l'armée est-elle inclus dans la charte

NON

NON

la libération sous-caution (modalités)

oui, il faut cependant des conditions raisonnables (une juste cause)

non, à moins que le public le réclame

évènements permettant l'application

1- Un état de guerre réelle ou appréhendé

2- Un état d'insurection réelle ou appréhendé

Tout geste qui met en danger la sécurité publique.

Motifs de l'application Déclaration d'une insurection appréhendée qui serait causée par de multiples cellules felquistes qui veulent renverser le gouvernement en place en ayant recours à la violence, à des enlèvements, à des assassinats...

La police de Montréal déclare que les moyens dont ils disposent  sont insuffisants pour contrer la menace qui pèse sur la ville et ils demandent l'aide du gouvernement

Attentats terroristes (par les intégristes talibans) du 11 septembre au États-unis par l'écrasement de deux avions sur les tours du Worlds Trades Center faisant des milliers de morts, la menace de l'anthrax...
Les raisons d'application de la loi sont-elles justifiées? NON, le gouvernement n'a jamais eu de véritable preuves d'une insurrection appréhendée Oui, des enquêteurs américains ont mis la main sur une cassette qui incriminerait Oussama Ben Laden
Justifications des terroristes pour expliquer leurs gestes mettre fin à l'oppression et à la discrimination  que subissent les francophones du Québec mettre fin à l'hégémonie américaine