| L'influence de la violence médiatique
Présentation

Sous toutes les formes médiatiques, la violence joue un grand rôle,
que ce soit par les reportages télévisés, les films, l'internet, les
journaux, etc. Les médias, étant omniprésents dans nos vies, les jeunes
sont de plus en plus contact avec des images violentes. On pourrait
penser que ces images ont des répercussions directes sur les
comportements des jeunes parce qu'ils sont en pleine découverte de leurs
moyens donc, ils sont plus influençables.
La documentation que nous avons pu consulter jusqu'à maintenant, tant
en bibliothèque que sur Internet, tend à montrer que la dimension
sociologique de la question est aussi importante que la dimension
psychologique. Le livre MÉDIAS ET VIOLENCE écrit par plusieurs auteurs
français est d'une grande importance, puisqu'il traite des effets des
médias, de leurs responsabilités sociale et des réglementations
auxquelles ils sont soumis. Il reste cependant que ce livre a été écrit
en 1995 et que les médias et leurs impacts évoluent de façon
fulgurantes.
Nous pouvons donc poser la question suivante: est-ce que les images
véhiculées par les médias ont une part de responsabilités dans les actes
de violence chez les jeunes. Notre variable indépendante pour cette
question sont les images de violence véhiculées par les médias et la
variable dépendante sont les actes de violences chez les jeunes.
Par médias, nous voulons souligner toutes les formes médiatiques
existantes, soit la radio, les journaux, l'Internet, les films, la
publicité et la télévision. Par jeunes, nous entendons toutes les
personnes ayant moins de 20 ans. Par violence, nous désignons tout les
actes blessants, discriminants à l'égard d'autrui, que ce soit sur le
plan physique ou psychologique.
Description

1. Les médias 1.1. Les différentes formes de
médias 1.1.1. Télévision 1.1.2. Radio 1.1.3.
Internet 1.1.4. Journaux 1.2. L'influence des médias 1.2.1.
Dans nos vies quotidiennes 1.2.2. Dans la consommation d'images
1.2.3. L'évolution des médias dans la société occidentale 1.3.
La violence dans les médias 1.3.1. Les formes de violence 1.3.2.
Les impacts sociaux
2. Les jeunes et la
violence 2.1. L'impact des images violentes selon les
tranches d'âges 2.1.1. De 0 à 12 ans 2.1.2. De 13 à 20 ans
2.2. Réduire l'agressivité chez les jeunes 2.2.1. Le rôle des
parents 2.3. Les autres conséquences de la violence dans les
médias
3. Rapport entre la violence véhiculée par les médias et la
violence chez les jeunes 3.1. Lien de causalité 3.1.1.
Les causes 3.1.2. Les effets 3.2. Analyse des deux composantes
3.2.1. Le niveau de violence dans les médias 3.2.2. Le niveau
de violence chez les jeunes
Selon l'information venant de
Réseau-Médias, l’histoire de la télévision canadienne débute en 1952
lorsque la Société Radio-Canada et le Canadian Broadcasting
Corporation commencent leur programmation régulière sur les ondes de
deux stations : CBFT à Montréal et CBLT à Toronto. Chaque chaînes
offrent alors 18 heures de programmation hebdomadaire rejoignant ainsi
30% des foyers canadiens. De nos jours, le Canada peut compter sur un
système de télédiffusion des plus sophistiqués : satellites, réseaux
câblés d’un océan à l’autre, réseaux de télévision privés et
publiques, chaînes spécialisées et à péage. En 1995, une enquête de
Statistiques Canada démontrait que 98% des foyers canadiens
possédaient un téléviseur alors 73% étaient câblés.SOURCE Selon
le Centre d'Études sur les Médias, les médias traditionnels ne
rejoignent pas autant les jeunes adultes, et les préférences des uns
et des autres ne sont pas les mêmes. L'indice le plus frappant de ce
phénomène : la télévision n'occupe pas une place aussi importante dans
leur vie. En effet, les Québécois âgés entre 18 et 24 ans accordent
environ 19 heures de leur temps hebdomadaire à ce média, alors que
leurs aînés du groupe d'âge suivant, les 25 à 34 ans passent
approximativement 5 heures de plus devant la télévision chaque
semaine.SOURCE
D'après une étude réalisée par Media Generation, les 10-14 ans
raffolent de la télévision à 90%, mais les 15-18 la regardent un peu
moins au profit de la radio qui atteint 76% d'audience sur cette
cible. Comme pour la télévision, le public adolescent s'avère
particulièrement difficile de par son caractère mouvant, influençable
et en évolution constante.SOURCE
D'après Réseau-Médias, les enfants et les adolescents
s’initient souvent à Internet avant leurs parents, ce qui signifie que
plusieurs jeunes s’y aventurent avec peu, sinon aucune supervision
parentale. Plusieurs commissions scolaires et écoles ont adopté des
politiques réglementant l’usage acceptable et inacceptable d’Internet
qui soulignent que les élèves ne peuvent visiter des sites à
propagande haineuse, télécharger de la pornographie ou fréquenter les
salles de bavardages (chatrooms) à l’école. De telles lignes
directrices peuvent être utiles, mais les jeunes ont également besoin
de développer leur esprit critique afin de détecter les préjugés,
d’identifier la propagande haineuse ou les techniques de recrutement
des groupes haineux et de protéger leur propre vie privée sur
Internet.SOURCE
Dans le cas des journaux, c’est avec l'imprimerie à
gros tirages que le XIXe siècle connut une véritable révolution
typographique qui favorisa l'impression de masse. Après la presse à
vapeur, c'est au tour de l'allemand Friedrich Koenig, en 1812,
d'inventer la presse cylindrique. Remplaçant les presses planes, elle
permet au journal londonien The Times l'impression de 1000
pages à l'heure. Les éditions massives devenues possibles furent
encore améliorées en 1829 par l'introduction de clichés grâce auxquels
on pouvait dupliquer les plaques d'impression contenant les
caractères. L'américain Richard March Hoe construit la presse rotative
en 1846, à Philadelphie. Cette presse permet des tirages de 95000
exemplaires à l'heure ! La machine à rotation de Marinoni imprime le
journal français La Presse en 1847. La presse de Marinoni
permet d'imprimer en recto verso. Elle guide les feuilles sous les
cylindres, puis les fait basculer pour présenter l'autre face. Quatre
machines alignées permettent une cadence de 60000 journaux à l'heure.
En 1863, l'inventeur américain William A. Bullock déposa un brevet
pour la première presse à journaux alimentée par rouleaux de papier et
non par feuilles. En 1871, l'imprimeur américain Richard March Hoe
perfectionna la presse à rouleaux continus. Sa machine produisait 18
000 journaux à l'heure.SOURCE
D'après Réseau-Média, on évalue que nos enfants sont
exposés à plus de 400 messages publicitaires par jour. Des chaussures
Nike à la petite figurine de Walt Disney, en passant par le logo des
Power Rangers sur leur boîte à lunch, les enfants sont plongés dans un
monde de consommation qui influence leur vision et leur attitude
envers les autres et envers eux-même. La publicité sur le tabac,
l'alcool, la nourriture, l'image corporelle, la sexualité et les
modèles présentés dans la mode, l'image de la violence, les relations
familiales et sociales véhiculées dans les médias, sont quelques-uns
des enjeux.SOURCE Selon
cette même source, les médias, c'est-à-dire les bulletins
d'informations, les films, la publicité et maintenant Internet,
procurent à la plupart des gens leur premier contact avec " l'autre ".
Tout autour du globe, ces médias perpétuent les stéréotypes en
représentant " l'autre " au moyen d'extraits sonores expéditifs ou de
comparaisons visuelles simplistes. Intentionnellement ou non, les
stéréotypes peuvent nourrir les préjugés et le racisme. L'expression
extrême d'une telle ignorance se retrouve chez les groupes prônant la
haine et dans leurs campagnes de propagande et de recrutement. Les
groupes haineux utilisent de plus en plus Internet comme véhicule de
leurs messages. SOURCE
Ceux qui naviguent aujourd'hui sur les réseaux
informatiques tels l'Internet ont rencontré la Société de
l'information. Cette société repose d'abord sur la technique :
informatique communicante, numérisation ou digitalisation et réseaux
multimédias en sont les piliers. Toutes ces techniques sont à priori
neutres : elles ne prédisposent pas forcément à l'aggravation du
chômage, à l'émergence d'idéologies douteuses ou à la domination sans
partage de telle ou telle langue ou de tel ou tel acteur économique.
Mais ces outils sont avant tout en quête de configuration. C'est sans
doute pourquoi il faut se rappeler que dans le terme "société de
l'information ", il y a d'abord le mot "société " c'est-à-dire une
aspiration partagée à vivre ensemble et à communiquer.SOURCE
Une recherche mettant en relation les agresseurs et
les victimes selon les sexes dans les séries télévisées a été
réalisée. Pour chaque tranche de 10 hommes qui commettent des actes de
violence, 9 en subissent les séquelles. Par contre, pour chaque
tranche de 10 femmes qui commettent des actes de violence, 8 en sont
victimes. En ce qui concerne les dramatiques télévisées, à mesure
qu'on descend dans la hiérarchie sociale, la proportion de victimes de
violence augmente. Les femmes appartenant aux minorités et les
étrangères paient le tribut le plus élevé... Pour chaque tranche de 10
personnes commettant des actes de violence, on enregistre 7 et 8
victimes respectivement. Parmi les 10 groupes les plus susceptibles
d'être victimes d'actes de violence, seulement 1 (les hommes âgés) ne
correspond pas à des femmes. SOURCE
On
peut dire que la forme la plus sournoise de la violence reste le
terrorisme. Bien souvent pratiqué par des États, il touche presque
toujours des victimes innocentes, totalement étrangères aux actions
revendicatrices et autres mesures de rétorsion. Durant près de
quarante années, la lutte concertée des États démocratiques s'est
organisée avec plus ou moins de succès. Il trouveront souvent refuge
dans des pays où les Autorités partagent leurs opinions, voire les
défendent contre des mesures d'extradition. Il y a également la
violence contre la police et plus généralement contre tous ceux qui,
jour après jour, s'efforcent de garantir la sécurité intérieure. Ne
parlons pas de noble tâche, mais de devoir. Il ne se passe un jour
sans que l'on relate, le plus couramment dans la colonne des faits
divers, qu'un représentant de la police est victime des agissements
violents de celui ou ceux qu'il entend rappeler à l'ordre.SOURCE
Le centre national d'information sur la violence dans
les familles relate qu'aux États-Unis, un rapport du Surgeon-General
(équivalent au Ministre de la Santé) datant de 1982 a recensé dix
années de recherches sur l'impact de la violence télévisée, confirmant
ainsi "le consensus auquel sont arrivés la plupart des chercheurs ", à
l'effet que la violence à la télévision suscite des comportements
agressifs chez les enfants et les adolescents qui regardent ces
émissions" (cité dans Gerbner, 1988, p. 25). Le rapport du CRTC (1991)
sur les recherches concernant la violence conclut : "Bien que l'on
ne puisse pas imputer uniquement à la violence télévisée les tendances
agressives et les comportements antisociaux... ces images comptent
parmi les facteurs de risque en cause. D'ailleurs, la plupart des
études admettent qu'il existe un lien réel, quoique faible, entre
l'exposition à la violence télévisée et les comportements agressifs. "
(p. 47). SOURCE
Il y a un âge où la consommation de violence peur
avoir un effet plus néfaste. À l'âge de huit ans, l'incidence de la
violence télévisuelle sur le degré d'agressivité manifesté après avoir
regardé une émission violente est plus marquée si le téléspectateur
croit que la violence est le reflet de la réalité.SOURCE
Les diffuseurs ont un rôle à jouer sur ce qui attrait aux images
véhiculées dans les médias. Étant donné que les images stéréotypées
entraînent effectivement des influences néfastes, il appartient aux
diffuseurs de manifester, au meilleur de leur capacité, une
sensibilité lucide envers les problèmes liés aux stéréotypes sexistes,
en évitant d'exploiter ceux-ci et en reflétant dans leur programmation
l'égalité intellectuelle et émotionnelle des deux sexes. SOURCE
Les recherches de psychologues permettent de croire qu'entre 6 et 10
ans, les enfants sont particulièrement sensibles aux effets de la
télévision, d'abord parce que c'est à cet âge qu'ils passent le
maximum de temps à la regarder, ensuite parce que leur agressivité
continue de croître, et que les enfants considèrent encore la
télévision comme très réaliste. Les enfants cet âge constitueraient
donc une cible très importante que toute intervention devrait viser.SOURCE

Chez les adolescents il y a des étapes qui semblent
nécessaires à la perpétration de crimes violents inspirés de la
télévision et du cinéma qui sont les suivantes :
1 ) une forte identification au film, à l'émission ou
à son héros;
2) l'enracinement du projet par le biais d'un
imaginaire tenace et développé en lien avec le film ou l'émission; et,
3) la capacité physique de poser le geste en
question.SOURCE
La maturité psychologique permet aux adolescents de
raisonner autrement face à la violence télévisuelle. Les adolescents
en sont à un stade où ils deviennent capables de raisonner
abstraitement, d'élaborer des principes à partir de données concrètes,
de saisir la complexité et la multiplicité des rôles sociaux,
d'intégrer les contrastes et les contradictions des gens et des
expériences et de départager ce qui les concerne personnellement dans
une grande diversité de situations. Ils ne sont plus ancrés dans
l'immédiateté, ils peuvent faire des plans ou prévoir une orientation
hypothétique. SOURCE
Les parents ont quelques responsabilité face à leurs
enfants. Ils peuvent s'interposer de plusieurs façons pour limiter
l'exposition de leurs enfants à la violence. Restreindre le nombre et
le genre des émissions vues est sans doute le moyen le plus efficace
et commun. Toutefois, différentes méthodes d'intervention peuvent
s'imposer selon l'âge des enfants.SOURCE
L'accroissement de l'agressivité peut ne pas être la
seule conséquence de la consommation de violence télévisuelle.
L'exposition à la violence dans les émissions peut aussi mener à un
accroissement des craintes et des angoisses quant à l'éventualité
d'être victime d'un acte violent.SOURCE
De manière générale, certaines recherches ont montré
que les jeunes enfants ont davantage tendance à imiter l'agressivité
quand celui qui commet l'acte violent est récompensé ou tout au moins
n'est pas puni, ainsi que quand la violence est présentée comme étant
justifiée.SOURCE
Il est certainement vrai que la violence télévisuelle n'est pas à
l'origine de tous les comportements agressifs des enfants. De même, il
est vrai que certains enfants sont beaucoup plus susceptibles que
d'autres d'être touchés par cette violence et que ces enfants sont de
toute façon plus susceptible de devenir agressifs. Mais les effets de
la violence télévisuelle incitent ces enfants " à risque " à devenir
encore plus agressifs qu'ils ne le seraient autrement. SOURCE
La façon la plus simple de décrire comment la
consommation de violence télévisée peut rendre agressif consiste à
dire que les enfants observent des comportements agressifs nouveaux et
qu'ils apprennent indirectement que les actes violents sont
récompensés. Ils mémorisent ces nouveaux comportements qui font
désormais partie de la palette d'actions qu'ils peuvent choisir pour
obtenir ce qu'ils veulent. SOURCE
Le Centre d'études des médias affirme que certaines
études prouvent que l'incidence de contenu violent est tellement
élevée à la télévision que mesurer le nombre total d'heures passées à
regarder la télévision constitue en fait une bonne indication de
l'exposition à la violence : plus on regarde la télévision, plus on
s'exposerait à la violence. Exception faite des familles qui
contrôlent très soigneusement ce que regardent leurs enfants, ceci
peut ne pas être une mauvaise hypothèse, puisque le taux global
d'incidence de comportement agressif à la télévision est en effet très
élevé.SOURCE
Le site du centre d'études des médias rapportent que
des observations longitudinales de 45 enfants, dont le comportement
avait été évalué en première et deuxième années puis réévaluées deux
ans plus tard, révèlent une augmentation de l'agressivité verbale et
physique des enfants qui, au début, n'avaient pas accès à la
télévision. Par ailleurs, l'agressivité des enfants qui avaient pu
regarder une ou plusieurs chaînes durant toute l'étude n'avait pas
changé. Les résultats de cette étude suggèrent fortement qu'il existe
une relation entre regarder la télévision et se comporter de manière
agressive.SOURCE
Enquête
Nous avons réalisé un sondage
auprès de 20 étudiants du Cégep du Vieux-Montréal, lors d'un cours de
méthodologie des sciences humaines. Parmi ces répondants, il y avait 15
filles et 5 garçons. Pris seul, ce sondage semble être biaisé, mais mis
en pourcentage, les résultats peuvent être représentatifs. Voici les
résultats de quelques questions présentés sous formes de graphiques et
une courte interprétation.
 
Malgré les diverses réponses, un fait ressort davantage: il n'y a eu
aucun répondant qui a choisit la violence par l'entremise d'un revolver.
Pourquoi? Nous pouvons penser que ce type de violence a trop été
exploité, à un tel point, que nous en sommes insensibles.
Cette question nous montre qu'il y a beaucoup moins de filles qui ont
participés à une bagarre ayant entraîné des blessures. On peut voir
également qu'il y a plus que 50% des hommes qui ont participé à une
bagarre.
 
La moyenne d'heures d'écoute de télévision hebdomadaire pour les
Canadiens est de 15 heures. On peut voir que les filles passent
légèrement plus de temps devant leur téléviseur que les garçons.
En effet, la majorité d'entre elles (80%) écoutent moins de 15 heures de
télévision par semaine tout comme les garçons. Cependant, 7%
d'entre elles écoutent beaucoup plus que 15 heures de télévision alors
qu'il n'y a aucun garçon dans cette catégorie.
 
De façon évidente, les garçons ne voient aucun inconvénient à ce que
des scènes de violence soient présentes dans un film. Ces scènes
vont même jusqu'à en satisfaire certains. À l'opposé, on voit
qu'une grande partie des filles interrogées se montrent réticentes soit
de façon modérée, soit de façon radicale aux scènes violentes. De
fait, moins de la moitié d'entre elles ont des réactions favorables.
En somme, ce sondage ne permet de confirmer l'hypothèse que de façon
partielle. Nous pouvons voir que certains types de violence sont
banalisés par une surexploitation de la part des médias, dont la
violence par les armes à feux. Malgré le fait que les filles sont plus à
l'affût de la violence médiatique puisqu'elles passent plus de temps
devant la télévision que les garçons, nous voyons qu'ellles sont moins
présentes lors de bagarres entraînant des blessures. Par contre, les
bagarres ne sont pas les seuls manifestations de violence. Donc, notre
sondage n'a pas permis de répondre à la question de départ qui était à
savoir si les médias ont une influence sur les actes de violence chez
les jeunes.
Sites Web
Le site du Centre d'études
sur les médias contient plusieurs articles concernant la
télévision, la radio, la presse écrite, Internet, les télécommunications
et les marchés audiovisuels étrangers. Il est très complet, et les
thèmes des capsules d'information disponibles sont clairement énoncés
pour une meilleure recherche. D'autre part, Qu'est-ce que la
société de l'information? décrit la société comme dominée
par l'immatériel, où le savoir et la flexibilité sont des éléments
déterminants, et entraînent des mutations fondamentales. On fait
référence aux nouveaux moyens de communication, soit l'internet et
l'informatique. On y parle également des nouveaux défis de cette société
d'information ainsi que les moyens à prendre pour les relever. Dans une
thématique parallèle, Les
sexes et la violence dans les médias traite des différents
stéréotypes véhiculés par les médias, soit à travers le sexisme, le
racisme... On y parle également de l'impact de la violence dans les
médias dans notre vie. De plus, on traite de la place des hommes et des
femmes dans les médias. C'est un excellent site rempli de données
précises. Les adolescents,
quant à lui, explique que les jeunes de 13 à 20
ans ont de la difficulté à se faire cerner par les médias puisqu'ils
sont en constante évolution. Les médias ne savent pas s'ils doivent
divertir ou éduquer les jeunes par l'entremise de la presse, de la
télévision ou de la radio. La télévision doit leur plaire et la radio
doit ajuster sa programmation musicale pour attirer le plus d'auditeurs
possible. Alors, ces médias doivent se conformer aux nombreuses
exigences des jeunes. Si vous voulez connaître le point de vue de
journalistes sur la question médiatique, consultez Le journaliste
québécois. Ce site est en
quelque sorte un répertoire sur les médias québécois. Il fournit, entre
autre, plusieurs articles critiques concernant une variété de sujets
comme la politique, la publicité et le trafic de la réalité dans les
communications. Malgré le fait que les textes soient écrits uniquement
selon un point de vue journalistique, le site est complet, varié et
permet une utilisation très efficace. Influences
réciproques: comment la famille et la télévision s'influencent
mutuellement adopte un point de vue davantage
sociologique. Ainsi, il traite du rôle de la télévision dans les
familles et affirme entre autre, que pendant l'écoute en commun de la
télévision, les membres de la famille adoptent les mêmes rôles que dans
la vie familiale en général. La télévision influence souvent de façon
implicite les routines quotidiennes des membres de la famille (l'heure
des repas, du coucher, les périodes de détente, le lieu du centre de la
vie familiale, etc.). La télévision peut être une source de conflits et
un facteur d'inhibition des interactions familiales. Elle
permettrait également, quoique de façon détournée, de renforcer les
relations familiales, facilitant ainsi les échanges entre les membres
d'une famille. Certains sites visent essentiellement les jeunes. C'est
le cas de Réseau
éducation médias. Ce site vise à promouvoir leur
éducation médiatique. Il veut aussi sensibiliser et informer sur
l'influence que les médias peuvent avoir sur eux. Le site sert également
de guide pour les parents et les enseignants afin de mieux renseigner
les jeunes sur le sujet. De plus, il aborde les différents enjeux des
divers moyens de communication. C'est un site intéressant malgré le fait
que les informations sont présentées de manière simpliste.
Finalement, l'organisme Conseil de presse du
Québec vise à protéger la liberté de presse à travers son
site. Il parle des droits et responsabilités des médias. Le conseil a
pour but de promouvoir le respect des plus hautes normes éthiques en
matière de droits et de responsabilités de la presse dans le but
de véhiculer de l'information véridique et non du sensationnalisme. Le
site semble donner quelques informations pertinentes.
Bibliographie

BABIN, Pierre, Langage et culture des médias, Paris,
Éditions universitaires, 1991, 120p. Il faut être passionné pour
critiquer les médias de façon positive. Le médium a envahi toute la
planète. Allons-nous vers un langage et une culture universels?
Comment se comportent les cultures locales à l'égard de
cet envahissement?
BEAUCHAMP, Michel, Communication
publique et société : repères pour la réflexion et l'action,
G.Morin, Boucherville, 1991, p403 Le livre aborde la communication
publique à travers divers thèmes comme l'évolution des pratiques,
l'éthique, la persuasion, l'opinion publique, l'économie politique des
médias, la publicité, la consommation de messages,
etc.
BEAUREGARD, Claude, Saouter, Catherine, Conflits
contemporains et médias, xyz, St-Laurent, 1997 p.187 La
recherche du sensationnalisme ainsi que la compétition entre
les journalistes caractérisent souvent le traitement de l'information
en période de conflits. Les médias ont plutôt tendances à s'attarder
aux aspects controversés ou négatifs des événements.
BRETON,
Philippe, L'utopie de la consommation : l'émergence de "
l'homme sans intérieur ", La Découverte, Paris, " cahiers libres,
essais cahiers libres ", 1992, p.148
CHANTAR,F.;
Legris-Desportes,C. Le traitement des déchets: analyse de la
communication médiatique(revue de presse),Clamar: Électricité de France, Direction des études et
recherches, Collection de notes internes de la Direction des études
et recherche,1997,29p.
CHARON, Jean-Marie, L'état des
médias, boréal, Montréal, 1991, p.461 Les rapports complexes
qu'entretiennent les médias avec la société et les cultures. La
télévision n'abrutit pas parce qu'avant il y avait la radio et les
bandes-dessinées.
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recueil de Textes,Strasbourg:Conseil de l'Europe,
1998,297p.
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L'enfer du décor! (le sexisme dans la publicité et les
vidéo-clips-porte ouverte sur la pornographie!), Éditions de la
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Maranda, Jeanne, Présence et images des femmes dans les médias
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Montréal, 1997,18p.
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et médias, Montréal :L'Harmattan, " Médiation et information " 1997,
175p. Cet ouvrage traite du rôle des médias dans la création d'une
image politique et de l'impact de l'image crée par la photographie. De
plus, il fournit une analyse de la télévision.
DUPONT, Magali;
Niemi, Fo; Campestre, Christine, Les médias québécois et
les communautés ethnoculturelles : la position des entreprises de
médias : sondage et analyse des opinions des dirigeants des grandes
entreprises de médias écrits et électroniques au Québec :
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Les jeunes et leur télévision : Les grandes caractéristiques de
l'univers des jeunes de 8 à 16 ans, La documentation française,
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l'information et de la documentation, 1996,143p.
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à Montréal,1997.
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1991, p445 Le média de masse fait parti du quotidien des gens. Tous
les médias transmettent certaines valeurs, croyances, mythes ou
préjugés s'appuyant soit sur les conditions économiques, soit sur les
tendances politiques et idéologiques qu'ils soutiennent. Les médias
de masse ont une place importante dans le développement
social.
NOËL, Kathy, Ce que les géants des médias nous
apportent, Les Affaires, 72, no39, 23 septembre 2000, p.3 à
5.
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RAMONET,
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monde diplomatique, 1992, " Manière de voir ", p.98
ROBERT,
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Parachute, no96, oct.-nov.-déc. 1999, p.72-73
RÜTTIMANN,
Jean-Paul, Guerre du Golfe et médias : la guerre en direct
: journalistes sans pouvoir, Fribourg-Suisse, " media-paper ", 80
feuillets Ce livre traite des fausses informations qui ont été
circulées par les médias durant la guerre du Golfe, des manipulations et
des conventions avec les autorités militaires.
Semaine social de
France, Les médias et nous : quels pouvoirs?
Quelles libertés?, ESF, Paris, 1994, p.173 Comment les médias
ont changé notre rôle passif en un rôle actif(révolution de
l'information). De plus, il traite du fonctionnement, de la place, de la
liberté et des responsabilités des médias.
Semaines sociales du
Canada, Influence de la presse, du cinéma, de la radio et de la
télévision, Montréal, secrétariat des Semaines sociales du
Canada On accuse la radio et la télévision d'engendrer la passivité
et de supprimer la lecture. Alors, il faut travailler à éveiller le
sens critique de l'auditeur, l'inciter à choisir. De toute façon, la
lecture de qualité est supprimé depuis longtemps.
SPEARS, George,
Seydegart, Kasia, Les sexes et la violence dans les médias
: Rapport, Centre national d'information sur la violence dans la
famille, Ottawa, 1993, 69p.
TURGEON, Danielle, La recherche
marketing, Les Affaires, 73, no3, 20 janvier 2001, p.33 à
35
WASHINGTON,Sally; Deriot,Anna; Consultation et
communications: intégrer des intérêts multiples dans l'élaboration
des politiques: gérer les relations avec les médias.
Paris:Organisation de coopération et de développement économiques,
Études hors série de la gestion publique, 1997,
42p.

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