Module 08- La Crise économique (1929-1933)

 

La crise économique de 1929 et la Grande dépression des années trente représentent certainement, encore de nos jours, la période la plus sombre qu’aient connu les économies capitalistes. Même près de 90 ans plus tard, cette crise reste toujours présente à l'esprit des investisseurs. En effet, comme le naufrage du Titanic, l'effondrement de la bourse la plus puissante du monde a marqué l'imaginaire des gens. La compréhension des causes, des conséquences et des moyens utilisés pour sortir de cette crise majeure est essentielle à une meilleure analyse des relations économiques internationales aujourd’hui.

 

Photo : Le New York stock exchange

Les causes.

- Une croyance aveugle dans le système capitaliste.

Après la première guerre mondiale, soit durant les années 20, surnommées les "années folles " aux États-Unis, la croissance de l’économie (surtout américaine) semble illimitée: On croyait avoir vaincu le cycle économique. L’économie tourne à plein régime et les entreprises augmentent leur production. Cette croissance industrielle s’est répercutée sur le marché boursier. Les occasions de faire des profits sur les placements à la bourse attirent plusieurs investisseurs. Les politiciens américains encourageront la création de bulles spéculatives en étalant des discours teintés d’un optimisme presque euphorique.

- Des pratiques financières imprudentes dans un système financier fragile.

Aux États-Unis, la situation économique particulièrement favorable facilitait l’accès quasi illimité au crédit pour les particuliers, les investisseurs et les entreprises. Poussés par un cet élan d’optimisme, certains de ces investisseurs empruntent même sans garantie pour spéculer sur le marché boursier. Par exemple, un spéculateur n’avait besoin que de 5% en capital pour acheter des actions. Cette mise de fond lui permettait aisément d’emprunter la différence (95%) auprès du courtier ou de la banque. Ce laxisme dans le degré de couverture des emprunts et l’imprudence des banques à prêter pour de la spéculation, sont des causes importantes de la crise boursière qui a entraîné la faillite des banques.

- La surproduction

Selon plusieurs économistes, la surproduction à l’échelle mondiale constitue une des principales causes de la crise. Quatre facteurs peuvent mener à la surproduction : Premièrement, durant les années 20, les États-Unis et le Japon qui avaient augmenté leur production durant la guerre, continuent à produire pour la reconstruction de l’Europe. Deuxièmement; des pays et colonies qui fournissaient des matières premières durant la guerre se sont industrialisés, ce qui augmente la production mondiale. Troisièmement, la reconstruction rapidement complétée en Europe permet aux puissances économiques européennes de retrouver leur capacité de production d’avant guerre, ce qui vient gonfler encore plus la production mondiale. Enfin, une révolution technologique créée par le développement de nouveaux modes de production associés au fordisme, a aussi contribué à la surproduction. Tout est alors en place pour une crise de surproduction : le manque de débouchés fait que les usines ne peuvent plus vendre leurs stocks, les prix chutent rapidement et les faillites se succèdent.

- Le krach boursier de 1929 : l’élément déclencheur de la crise.

Le Krach boursier d’octobre 1929, ne constitue pas une cause en soi de la crise économique, mais plutôt l’élément déclencheur. Après la guerre, la bourse de New York a surpassé celle de Londres. L’indice boursier Dow-Jones est à la hausse et ne semble pas vouloir s’arrêter de grimper... Les investisseurs empruntent pour spéculer sur la valeur des actions: Le prix des actions est alors fortement surévalué. La hausse des taux d’intérêt aux États-Unis incitent plusieurs investisseurs à sortir leurs placements en bourses afin de les déposer dans les banques. Lorsque, pour avoir rapidement de l’argent liquide, certains investisseurs décident de vendre leurs actions à des prix de plus en plus bas, on assiste à une panique sur le marché boursier. Tous voulaient vendre à tout prix et personne ne voulait acheter. La bourse de New York s’effondre lors du célèbre " Jeudi noir " du 24 octobre 1929 entraînant la faillites de milliers d’entreprises, de banques, de courtiers et d’investisseurs.

Graphique 1 : Indice Dow-Jones de 1929 à 1935

Sur le graphique ci-dessus, nous voyons que la bourse de New York plonge en 1929. À la fermeture du marché le 29 octobre 1929, l’indice Dow-Jones avait perdu 39.6% par rapport à son niveau le plus élevé atteint le 3 septembre. Le marché a rebondit quelque peu pour ensuite s’effondrer vers des niveaux records. Cette descente s’est poursuivie jusqu’en juillet 1932. À cette date, le marché avait chuté de 89%. Le marché mettra 25 ans avant d’atteindre son niveau d’avant la crise.

Graphique 2 : l'indicateur  Hemline : le Dow Jones et la longueur des jupes. Peut-on vraiment prédire les fluctuations de la bourse à moyen et longe terme?

 

 

La mondialisation de la Crise.

Protectionnisme et augmentation des taux d’intérêt.

À mesure que la crise se propage, les États ferment leurs portes aux produits étrangers pour préserver les emplois nationaux et éviter une trop grande augmentation du chômage. Les États-Unis, premier pays à entrer dans la crise, est aussi le premier à mettre sur pied des mesures protectionnistes. Dans le but de répondre aux Américains qui ferment leurs frontières aux produits étrangers, plusieurs pays imposent aussi des mesures protectionnistes. Par exemple, pour vendre plus facilement ses produits à l’étranger, l’Angleterre provoque la dévaluation de sa monnaie, la livre sterling. Une dévaluation en chaîne des devises de la plupart des pays créera une période de grande instabilité monétaire qui fera diminuer les échanges entre les pays. De plus, les nombreuses faillites bancaires feront baisser la masse monétaire du tiers aux États-Unis ce qui occasionnera une chute du PIB car la " Federal reserve bank "* ne réagira pas en compensant et en imprimant de la monnaie. Parallèlement, les gouvernements adoptent des politiques monétaires restrictives en augmentant les taux d’intérêt. C’est la Grande-Bretagne qui sera la première à élever son taux d’intérêt afin d’attirer les capitaux étrangers (capitaux flottants) à Londres, en plus de conserver ses capitaux.

La montée du protectionnisme a donc réduit les débouchés pour l’ensemble des produits, provoquant ainsi une détérioration de l’économie de tous les pays : ce qui a contribué à mondialiser la crise. La hausse des taux d’intérêt freinera davantage la consommation et les investissements dans plusieurs pays, compromettant ainsi toute possibilité de reprise.

Le retrait des capitaux en Europe.

Le traité de Versailles a entraîne un flux financier international qui permettait le financement de la dette allemande. Les États-Unis prêtaient des devises à l’Allemagne. L’Allemagne retournait ces devises à la France et dans une moindre mesure la Grande-Bretagne pour payer les réparations telles que convenu dans le traité de Versailles. Finalement, la France et la Grande-Bretagne utilisaient ces devises afin de payer leur dette de guerre aux États-Unis. Le krach boursier de New York ébranlera le système financier américain qui réagira en cessant les prêts à l’Allemagne. Cela affectera énormément l’Allemagne (des banques allemandes feront faillite) et le flux financier international sera bloqué.

La diminution des importations américaines affecte le commerce international.

La crise qui débute aux États-Unis appauvrira les consommateurs américains qui diminueront leurs dépenses. Cette diminution des dépenses provoquera une baisse de l’achat de tous les biens et services (américains et étrangers). On notera donc, suite à cela, une baisse des importations (qui sera amplifiée par un protectionnisme agressif) et ainsi la crise, causée par la faiblesse des dépenses totales, se transmettra aux partenaires commerciaux des États-Unis. Il s’agit d’un point important car les Américains représentent un marché populeux et riche sur lequel dépendent plusieurs économies comme, entre autres, celle du Canada. Comme nous le voyons sur la carte ci-dessous, la chute des importations américaines touche presque l’ensemble des pays capitalistes. Par exemple, la diminution de la demande de blé canadien a contribué à propager la crise au Canada.

CARTE 1 : la provenance des importations américaines

 

Le tableau 7 nous montre comment le commerce international a été affecté par la crise économique durant les années trente. De 1928 à 1938, le volume du commerce mondial a diminué de plus de la moitié. Nous remarquons aussi que les américains ont réduit leurs exportations de 4 077 à 1 151 millions $ US, ce qui a contribué au ralentissement mondial de l’économie.

Tableau 7 : Le commerce international (1) en 1928 et en 1938

 

1928

1938

Pays

Export

Import

Total

Export

Import

Total

États-Unis

5 030

4 077

9 107

1 806

1 151

2 957

Royaume-Uni

3 520

5 239

8 759

1 359

2 478

3 837

Allemagne

2 777

3 339

6 116

1 250

1 296

2 546

France

2 012

2 095

4 107

517

784

1 301

Japon

886

990

1 876

447

444

891

Monde

(sans l’URSS)

29 770

34 475

64 245

13 310

14 237

27 547

(1) Échanges de marchandises en millions de dollars or (avant la dévaluation de 1934)

source : A. Gauthier, L’économie mondiale depuis la fin du XIX siècle, Boréal, 1995, p.81.

La misère de la population

La crise économique touche durement la population américaine après une décennie de croissance que l’on croyait illimitée. Les années folles et le début prometteur de la consommation de masse ne laissaient pas présager une crise aussi profonde. Les faillites se multiplient, les salaires diminuent et le taux de chômage monte en flèche pour atteindre 25% aux États-Unis en 1933 (voir tableau 8 ci-dessous).

Tableau 8 : Le chômage en 1929 et 1933

PAYS

1929

1933

 

Taux de chômage

Taux de chômage

États-Unis

3,1 %

25,0 %

Allemagne

10,0 %

33,0 %

Royaume-Uni

8,0 %

25,0 %

Source : US department of Labor.

Ruinées, et incapables de payer leur loyer, des familles entières sont jetées à la rue et doivent se rendre aux soupes populaires pour subsister. Les programmes sociaux financés par l’État sont quasi inexistants; les individus dans le besoin sont laissés à eux-mêmes et doivent vivre de la charité. Cette grande précarité dans la quelle vivent les individus devient un terrain propice à la contestation du régime capitaliste et, du même coup, nourrit la popularité de la pensée socialiste ou extrémiste.

Encadré : La crise au Québec

Comme nous l’avons vu précédemment, la crise s’est aussi propagée au Canada et au Québec. La chute des ventes de blé et de papier journal vers les États-Unis entraîne de nombreuses faillites et du chômage. Tout comme aux États-Unis, le taux de chômage au Canada atteint le taux record de 25% en 1933. Au début de la crise, le Québec ne dispose d’aucun système de sécurité sociale. Les municipalités tentent de réduire le chômage par le financement de travaux publics, mais cela s’avère insuffisant pour sortir de la crise. Au Québec, des chômeurs des campagnes décident de migrer vers les villes afin de trouver du travail. Ils viendront plutôt grossir les rangs des chômeurs urbains.

  • " La ville de Montréal exerce un attrait sur les chômeurs des villages ou des petites villes. Ceux-ci croient trouver dans la métropole du travail ou plus de charité. Le refuge Meurling ne suffit plus, la nuit, pour héberger les malheureux. On décide donc d’ouvrir un refuge de jour, la maison Ignace-Bourget, pour éviter que les désoeuvrés n’envahissent les parcs publics où les orateurs communistes ou socialiste tentent de les " endoctrinés " ". 1
  • Parallèlement, le clergé et le gouvernement (via le ministère provincial de la Colonisation et des pêcherie), prônent un retour à la terre. Des programmes de colonisation accordent des lopins de terre aux familles qui sont prêtes quitter la ville. C’est ainsi que durant la grande dépression des années trente, plusieurs familles ruinées partiront de Montréal pour coloniser l’Abitibi. Le terme " grande dépression " n’est pas trop fort pour nommer cette époque durant laquelle la population a du vivre dans des conditions difficiles. En fait, on devra attendre jusqu’au déclenchement de la deuxième guerre mondiale pour voir diminuer significativement le taux du chômage au Québec.

    1. Jacques Lacoursière, Histoire populaire du Québec, 1896 à 1960, Tome 4, éd. Septentrion, 1997, p.194.

     

    Pour sortir de la crise

    La crise économique amène les économistes et les gouvernements à élaborer des solutions pour s’en sortir. Dans la prochaine section, nous verrons diverses pistes de solutions proposées en réponse à la crise.

    La réponse du capitalisme :

    La pensée économique traditionnelle est critiquée: le système capitaliste basé sur le libre marché ne semble plus fonctionner. Certains économistes, comme John M. Keynes, critiquent la pensée classique selon laquelle le marché tend toujours vers le plein emploi. Keynes, sans condamner le capitalisme, propose que l’État intervienne dans l’économie pour sortir de la crise des années trente, en accroissant les dépenses totales par un déficit budgétaire. La théorie keynésienne constitue une ébauche de ce qui deviendra plus tard l’État-providence.

    Après son accession au pouvoir en 1932, le président américain Franklin Roosevelt (photo ci-contre) est l’un des premiers à favoriser l’intervention de l’État dans l’économie pour contrôler les prix (des denrées agricoles entre autres) et les salaires. Il adopte aussi des lois qui réglementent la concentration industrielle (loi anti-trust). Cependant, c’est par les dépenses gouvernementales dans l’économie pour le financement des travaux publics, que Roosevelt entend sortir l’économie américaine de la crise. L’ensemble de politiques interventionnistes mises en place par Roosevelt constitue ce qu’on appellera le " New Deal ".

    En Europe, la Suède fait figure de précurseur en appliquant (même avant l’heure !) les théories keynésiennes rapidement après le début de la crise. Déjà en 1936, la Suède s’était sortie de la crise grâce à l’intervention de l’État dans l’économie.

    La réponse de la gauche.

    L’URSS n’est pas touchée par la crise car elle est isolée du monde capitaliste. Déjà depuis 1928, l’État soviétique adopte des plans quinquennaux dans lesquels les objectifs de production sont planifiés pour une période de cinq ans. L’État répartit donc la production de chaque entreprise dans toutes les régions du pays afin d’assurer le plein emploi. La Crise de 1929 conforte l’URSS dans son choix d’un régime socialiste. La stabilité du régime soviétique encouragera les courants socialistes dans les pays fouettés par la crise.

    La réponse de l’extrême droite.

    La montée du totalitarisme en Europe constitue la réponse de l’extrême droite au communisme et au capitalisme. En effet, les dirigeants comme Hitler en Allemagne répondent à la crise en prenant le contrôle de l’économie de leurs pays. Par le corporatisme et en regroupant les citoyens autour d’une forte identité nationale, ces régimes dictatoriaux luttent contre le communisme en Europe et proposent une alternative au capitalisme en crise. Adolf Hitler, par ses positions anti-socialistes, sera fortement appuyé par la bourgeoisie allemande. Le régime national-socialiste (Nazi) d’Hitler qui commence en 1933, prône entre autres l’autarcie, c’est-à-dire l’autosuffisance en économie fermée. Par des mesures protectionnistes ou en substituant les importations par des produits de remplacement (caoutchouc et essence synthétique par exemple), l’Allemagne s’isolera pour sortir de la crise. Cependant, c’est surtout par la relance de l’industrie militaire à partir de 1935, que ce pays réussit à surmonter la crise.

    L’entre-deux guerres et la deuxième guerre mondiale constituent une période durant laquelle chacun tente de prouver la valeur de son modèle. En Europe, le désir de l’Allemagne d’accroître son espace vital se dessine de plus en plus clairement. Il en va de même pour l’Italie de Mussolini et sa volonté d’acquérir des colonies en Lybie et en Éthiopie (1935). Enfin, en Asie, le Japon démontre sa volonté d’accroître son emprise sur cette région du globe en prenant la Mandchourie (qui deviendra le Manchoukouo) à la Chine (1932).

     

    La deuxième guerre mondiale (1939-45): Un moyen de ramener le plein-emploi.

    L’Allemagne nazie, exploitant le ressentiment causé par le traité de Versailles en 1919 et par la crise, décide d’accroître son espace vital en envahissant ses voisins. Hitler annexe d’abord l’Autriche et envahit la Tchécoslovaquie en 1938. Par la suite, ses ambitions territoriales le pousseront à envahir militairement la Pologne en 1939. C’est suite à cette agression que la France et l’Angleterre entreront en guerre le 3 septembre 1939.

    La seconde Guerre mondiale confirme la suprématie des États-Unis sur le monde. En effet, leur facilité à convertir leur production industrielle à l’économie de guerre leur permet de consolider leur position de première puissance économique et militaire. Dans tous les pays participant à l’effort de guerre, le modèle est le même: Toute l’industrie est convertie pour la production de biens militaires. L’économie roule à plein régime : tous les hommes non mobilisés par l’armée travaillent dans les usines. C’est le plein emploi. La deuxième guerre mondiale marque entre autres l’arrivée massive des femmes sur le marché du travail pour participer à l’effort de guerre. Celles-ci occuperont souvent des emplois traditionnellement réservés aux hommes comme l’assemblage en usines de matériel militaire ou la fabrication d’obus et de munitions. Cependant, l’économie de guerre impose des sacrifices à la population, tels que la sollicitation à l’effort de guerre par l’achat de Bonds de la Victoire (obligations émises pour financer la guerre) et le rationnement.

    La guerre a effectivement permis à plusieurs pays de sortir définitivement de la Grande dépression des années trente. Cependant, cette reprise économique s’est fait au dépend de millions de vies humaines. Il est évident que ce remède de cheval ayant fonctionné en 1939-45, ne constitue pas une solution à favoriser pour sortir l’économie d’une crise future. Ce sont surtout les nord-américains qui suggèrent qu’une guerre pourrait nous sortir du marasme. Ils n’ont tout simplement pas vécu les horreurs de la guerre et ont profité de la forte production qu’elle engendre. Par contre, allez donc demander à un Français, un Polonais ou un Allemand s’il serait prêt à déclencher une guerre pour relever leur économie !

    Une telle crise peut-elle se reproduire ?

    La Grande crise est à la base une crise économique conjoncturelle, comme plusieurs crises antérieures ayant touché l’économie capitaliste. En effet, le système capitaliste est caractérisé par des cycles économiques: une phase de croissance plus ou moins longue est toujours suivie d’une phase de récession et d’un creux. En ce sens, la crise de 1929 n’a rien de différent. D’ailleurs, plusieurs économistes de l’époque avaient prédit la crise. Cependant, c’est l’ampleur et la façon dont elle s’est propagée à l’échelle mondiale qui en a fait la pire crise ayant frappé le système capitaliste. La plupart des économistes contemporains sont d’avis qu’une telle crise ne pourrait se reproduire aujourd’hui étant donné les outils mis en place tels que: les politiques de stabilisation économique, les programmes de sécurité sociale, une meilleure surveillance du marché boursier, ainsi que des indicateurs économiques plus performants. De plus, la création d’organismes internationaux et d’ententes commerciales (FMI, OMC), ainsi qu’un système bancaire mieux encadré (l’assurance dépôt, par exemple), réduisent les risques de subir une crise aussi grave que la crise de 1929 à l’échelle mondiale.


    Source: https://www.marketwatch.com/story/the-dows-tumultuous-120-year-history-in-one-chart-2017-03-23?mod=mw_share_facebook

    Cependant, les exemples de la "crise asiatique" de 1997 ainsi que la crise financière de 2008 et leurs impacts sur les marchés boursiers et monétaires internationaux, nous montrent que le système capitaliste n’est pas à l’abri d'une crise majeure.